Valais Libre

septembre 10, 2008

Renforcer les valeurs libérales, d’urgence !

Classé dans : chroniques — vslibre @ 9:37
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C’est à se demander si Mme Calmy-Rey et M Schmid ne se sont pas mis d’accord pour assurer le casting du feuilleton de l’été politique suisse. Les médias, friands d’évènements « annexes » durant cette période de vacances, ont été servis durant tout l’été. Et comme l’appétit vient en mangeant, ils ne se sont pas privés d’en rajouter quelques couches. Mais il faut reconnaître qu’entre les révélations sur l’armée et l’activisme de Mme Calmy-Rey, les occasions de se gausser tombent comme des fruits mûrs, à un rythme soutenu.

Face à ce concert de klaxon, une manœuvre de diversion a presque réussi : la proposition de réfléchir à une éventuelle élection du Conseil fédéral par le peuple. « Ils osent me critiquer ! Et bien, changeons les institutions. » Drôle d’idée, véhiculée par les UDC durant quelques temps et reprise aujourd’hui par Mme Calmy-Rey. Mais la ficelle est un peu grosse. Mis à part redorer l’image un peu chahutée de notre Conseillère fédérale socialiste, on ne voit pas en quoi l’élection du Conseil fédéral par le peuple serait de nature à améliorer le fonctionnement des institutions de ce pays.

Mais au-delà du côté plaisanteries pour l’apéro ce que ces péripéties démontrent, pour autant qu’il soit encore nécessaire de le démontrer, c’est à quel point il est urgent de redonner de la vigueur aux forces libérales, raisonnables et surtout responsables de ce pays. La création le 25 octobre d’un nouveau parti suisse autour des Radicaux et des Libéraux constitue un premier pas dans cette direction. Ce parti rassemblera les citoyens qui ne veulent plus être à la merci de majorités de hasard comme c’est de plus en plus souvent le cas actuellement sous la coupole fédérale. Ceux qui veulent la prospérité du pays plutôt que des coups médiatiques. Ceux qui ont suffisamment confiance en eux pour accepter sans crainte non pas de se fondre dans l’Europe mais de passer des accords bilatéraux durables avec l’UE. Ceux qui veulent trouver un consensus rassembleur sur l’avenir des assurances sociales, et se méfient des promesses de raser gratis et des rodomontades. On aura d’ailleurs l’occasion dès le 30 novembre prochain de se prononcer sur une de ces rêveries ruineuses : l’initiative syndicale dite sur la retraite flexible, en réalité la retraite à 62 ans pour 85% des Suisses. Travailler moins longtemps alors que nous vivons plus longtemps en bonne santé et que nous avons moins d’enfants ne constitue manifestement pas un projet durable.

La voie libérale est peut-être moins spectaculaire, même quelques fois un peu terne, mais tellement plus durable. Et, comme le « durable » est dans l’air du temps, choisir le libéralisme c’est défendre ce qui se fait de plus tendance en cette saison.
A suivre dans les urnes…

Chantal Balet

vice-présidente du parti libéral suisse

Où sont passés les véhicules électriques ?

Classé dans : chroniques — vslibre @ 9:34
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Voilà près d’un demi-siècle, les habitants de Zermatt décident de rouler électrique dans la station, alors qu’aucun véhicule est disponible sur le marché ! Je me souviens très bien du postier et du laitier de mon enfance, qui livraient le lait et les colis avec un véhicule électrique quasi silencieux, émettant un léger sifflement lui donnant un petit côté futuriste. Plus tard il y eut l’aventure du « spirit of Biel », le tour de Sol en Valais en juin 1992, de nombreux congrès mondiaux et européens, avec à chaque fois l’espoir de voir arriver sur le marché un véritable VEL, produit et soutenu par l’industrie automobile. Aujourd’hui, il n’y a toujours pas de véhicules électriques en grande série disponibles dans les conditions habituelles du marché !

Avec une surface d’un hectare, on peut soit nourrir une vache, ou produire des betteraves pour rouler 30′000 kilomètres avec de l’éthanol, ou dépasser largement le million de kilomètres si l’on équipe cette surface avec des panneaux solaires photovoltaïques. Voilà qui donne à réfléchir sur la pertinence d’actionner un véhicule automobile avec un moteur électrique, en comparaison avec les ordres de grandeur de la nature. Les constructeurs s’y emploient déjà partiellement en développant des véhicules hybrides, qui permettent de rouler électrique en ville et de récupérer de l’énergie au freinage et à la descente. Un parc automobile mondial totalement hybride serait déjà une véritable révolution pour nos villes, sur le plan du bruit et de la pollution.

Un véhicule électrique moderne, à un prix abordable, intégrant les nouveaux matériaux, les nouvelles technologies de l’information et des batteries performantes, a sa place dans nos agglomérations. Il semble qu’actuellement, les conditions sont réunies pour une deuxième rentrée des VEL, réussie cette fois, sur le marché. Ces véhicules devront constituer un maillon utile, en complément de réseaux de transports en communs efficaces. Ils ne seraient pas forcément propriété privée et pourraient partiellement se partager pour limiter l’encombrement en ville. La plupart des automobilistes vivent très bien avec des autonomies de l’ordre de 150 kilomètres par trajet. Il s’agit donc, dès à présent, d’anticiper et de planifier les infrastructures indispensables dans un proche avenir, à soutenir et alimenter en énergie ces futurs véhicules hybrides « plug in » ou électriques dans notre pays. Le défi consistera alors garantir cet approvisionnement en restant pragmatiques et ouverts !

Marcel Maurer

Président de e’mobile suisse

Elu par le peuple

Classé dans : Ribordy — vslibre @ 9:32
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Si un jour on décide de d’élire le Conseil fédéral par le peuple, il faut demander aux experts, les Valaisans de mettre en place le système.

D’abord réserver des sièges à la minorité linguistique, ensuite pas plus d’un conseiller fédéral par canton, enfin tenir compte des forces politiques en présence.

Cela pour la représentativité.

Et il y a le fonctionnement institutionnel.

La légitimité du Conseil fédéral venant du peuple, le peuple pratiquant la démocratie directe, les Chambres fédérales disparaîtrait du débat politique et l’affrontement serait direct entre le Conseil fédéral et le peuple, bonjour les dégâts.

Enfin la durée plaide pour le système actuel. Depuis 1848, soit 160 ans, la Suisse n’a pas eu besoin de changer ses institutions. A part les USA mais peut-on se comparer à eux, tous les autres pays démocratiques de la planète ont des systèmes qui ont à peine 50 ans d’âge.

D’ailleurs outre l’opportunisme de certains, on se pose la question plus générale sur l’UDC et le PS qui font des propositions qui vont la plupart dans vers la fin de la Suisse.

C’est comme si ces formations étaient atteintes d’un masochisme tel qu’elles souhaitent la fin de ce pays pour mieux se lamenter.

Rien n’est parfait c’est sûr, mais de là à avoir un Conseil fédéral composé de politicien people avec 2 Vaudois, 2 Bernois, 2 Zurichois et un Argovien pour des lustres, il y a un pas que je ne franchis pas.

Adolphe Ribordy

Refroidissement diplomatique

Classé dans : Bender — vslibre @ 9:30
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Serait-ce le prélude du retour de la guerre froide ? Posée en ces termes la question paraît provocante. Pourtant, l’on est en droit de s’interroger après les événements de Géorgie. Cette guerre éclair, à quelques encablures des frontières de l’UE, est en effet révélatrice, au-delà du drame encouru par les victimes et les dizaines de milliers de déplacés, d’un nouvel ordre mondial en gestation. Sans parler de sa dimension stratégique pour l’approvisionnement énergétique du Vieux-Continent. Ce conflit constitue un formidable défi pour l’Europe politique et un enjeu non moins capital pour l’OTAN, laquelle, issue de la guerre froide, doit encore achever sa mutation.

La Russie rêve d’une présence plus imposante sur la scène internationale. Son histoire, son poids démographique, sa géographie, son développement économique, sa puissance onusienne, tout plaide dans ce sens. La dislocation de l’ancienne Union Soviétique a laissé en friche les aspirations nationales de nombreuses populations, notamment dans le Caucase. Moscou tient à son rang de protecteur de ces micro-états, et ne lésine pas sur son soutien à des régimes autoritaires et souvent corrompus. L’indépendance du Kosovo a fourni aux Russes un prétexte pour faire monter les enchères et pour souffler le froid en direction de l’UE et de l’OTAN, décidées à s’implanter aux portes de l’ancien Empire. Heureusement, l’Europe, malgré ses évidentes faiblesses, réussit à parler d’une seule voix. Il faudra cependant bien plus que l’énergie débordante du président français pour contenir les élans nationalistes de Vladimir Poutine et de Dimitri Medvedev.

Le point de vue russe doit être pris en considération. On peut comprendre que cette grande nation n’éprouve aucun plaisir à l’élargissement de l’UE et de l’OTAN au Caucase. Pour surmonter ses préventions, rien de mieux que la coopération et une diplomatie européenne active et soutenue. Le danger serait que la Russie réactive une politique bipolaire, hostile aux Etats-Unis. Notamment en prenant pied plus fortement au Moyen-Orient, par exemple en Iran, avec le risque d’instabilité qui en découlerait. On peut prendre le problème par n’importe quel bout, seul un renforcement de l’Europe politique et militaire peut prévenir le retour des vieux démons et préserver les équilibres nécessaires au maintien d’une paix durable sur le continent et dans le monde.

Léonard Bender

dessin de la semaine

Classé dans : Guyco - dessin — vslibre @ 9:29
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Y en a point comme nous !

Classé dans : le hibou — vslibre @ 9:27
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C’est connu et l’adage se vérifie chaque jour ; la dernière preuve, s’il en fallait encore une, eh bien c’est la nouvelle loi sur les animaux de compagnie entrée en vigueur ce premier septembre dernier ; un vrai chef d’œuvre, une première mondiale ! voyez son article 13 qui précise « les animaux d’espèces sociables doivent avoir des contacts sociaux appropriés avec des congénères » et devront par conséquent être détenus par paire ; n’en déplaise aux rieurs, il s’agit là d’une sacrée évolution sociale, inclure le PACS chez nos amis les bêtes ; et puis souvenez-vous combien Noé était plus restrictif au plan de la morale en obéissant à Yahvé qui lui demandait d’emporter dans son arche des paires d’animaux en précisant bien le mâle et sa femelle ; la loi reste toutefois lacunaire, en effet le législateur ne pipe que dalle sur la fumée passive ; ben quoi, les animaux, même ceux d’espèces sociables ne sont pas forcément tous fumeurs et les Gardiens de la morale laissent ces pauvres bêtes à la merci de la nocivité du tabac de leurs maîtres.

3… 2… 1… Partez!

Classé dans : embruns — vslibre @ 9:24
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La rentrée des petits c’est fait. C’est donc aux grands de faire la leur. Parmi les échéances les plus importantes de cette rentrée, il y a les élections communales. Ces élections sont certes importantes, mais comme nos collectivités locales ne se trouvent pas dans des périodes difficiles où le sort des urnes est une véritable charnière pour le futur compté en générations, le climat est plutôt serein. Je souhaite qu’il le reste jusqu’à la fin. Participant à cette campagne, j’ai récolté jusqu’ici des rumeurs et le temps passant elles sont devenues moins floues, les cibles sont plus clairement désignées, les enjeux personnels se sont dessinés avec davantage de netteté. Égratigner un collègue sortant avec qui on a partagé durant 4 ans les mêmes joies et les mêmes peines au sein du même conseil ne fait pas grandir son auteur. Les électeurs feront leur choix, pour ne pas dire le tri. Ceux qui adhèrent à un autre parti, spectateurs attentifs et gourmands, selon l’image que nous montrerons de nous, nous feront soit l’obole obligée de quelques voix, soit un vrai apport de voix traduisant leur sympathie.

C’est celui qui saura apporter des idées nouvelles, inattendues et qui véhiculera de lui une image d’homme ou de femme solide, dévoué, franc, attentif qui se haussera au-dessus de la mêlée. Etre dans la moyenne et vouloir en coupant les têtes qui dépassent pour ne pas paraître plus petit que son colistier n’est pas un investissement en politique. Et cela coûte une énergie qui ne sera pas mise au service de la collectivité.

Bonne campagne à toutes et à tous !

Marie Mouther

septembre 3, 2008

A quoi sert la commission de gestion ?

Classé dans : controverse — vslibre @ 1:10
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La lecture du dernier rapport de la commission de gestion (COGEST) du Grand conseil nous oblige à nous poser la question de l’utilité des commissions de haute surveillance. Le Conseil d’Etat accepte en session de juin que les députés examinent la motion du député Coudray concernant les contrôles périodiques au service autos : c’est le dernier moment pour agir ! et 12 jours plus tard tranche le dossier… Le services des automobiles, une fois de plus, est révélateur de dysfonctionnements dans les rapports entre les conseils.

Alors, si vous voulez que cette problématique soit examinée par la commission de gestion, je ne m’y opposerai pas du tout. Je pense même que c’est une solution qui permettrait encore de continuer le dialogue et de chercher une solution, dans la mesure où cette solution existe. Je ne m’oppose ainsi pas à cette manière de faire. Cette déclaration du Conseiller d’Etat Jean-René Fournier faite au plénum du Grand Conseil permettait à la COGEST d’empoigner le dossier des retards dans les contrôles périodiques des véhicules par le service de la circulation routière et de la navigation (SCN). 12 jours plus tard, le 25 juin, le Gouvernement tranchait la question en confiant au TCS une délégation des contrôles. Dès le 2 juillet la COGEST pouvait siéger en toute inutilité !

La question des retards dans les contrôles périodiques des véhicules est un serpent de mer des débats parlementaires. Pendant de longues années, tout le monde s’accommodait de cet état de fait. En 2003, 4 nouveaux collaborateurs étaient engagés, sans que ça ne permette de résorber les retards. Aujourd’hui, il faudrait faire près de 100′000 contrôles par année et les retards se montent à 95′000. Diverses mesures sont en cours et le Conseil d’Etat promet une mise à jour pour 2013.

Un nouveau centre de contrôle à St-Maurice devrait être prêt en 2011, le projet avance. Cela ne suffira pas et une délégation à des partenaires externes est nécessaire. TCS ou garagistes membres de l’UPSA ? Le Conseil d’Etat a tranché, ce sera le TCS qui respecte en tout point l’ordonnance fédérale. La décision n’est pas remise en cause par la COGEST, c’est juste un peu gênant d’avoir travaillé pour rien…

Peut-être pas vraiment pour rien, car un point du rapport est intéressant. La convention prévoit une ristourne de 21 % des montants perçus par le TCS pour frais de convocation, la gestion des dossiers et la mise à jour des données. Ces 21 % couvrent-ils exactement ces frais ou vont-ils permettre au service de faire quelques bénéfices ? Dans ce cas, il faudra examiner en détail les coûts des contrôles, car s’ils sont moins chers en les délégant, le service a une marge pour compresser ses coûts…

Pour conclure la COGEST demande au Conseil d’Etat d’apporter les raisons de ce non-respect d’une décision du Grand Conseil. On attend les réponses de M. Jean-René Fournier avec impatience.

Pierral

élections

Classé dans : Ribordy — vslibre @ 1:08
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15′000 journalistes venant du monde entier suivent les grands rassemblements des deux principaux partis des USA.

L’enjeu la présidence de la première puissance économique et militaire du monde.

Les enjeux de politique intérieure ne diffèrent guère de ceux de tous les pays démocratiques : santé, social, fiscalité, environnement et sécurité.

En revanche en politique extérieure les préoccupations américaines sont différentes. Il s’agit avant tout pour les USA de garder le leadership planétaire et pouvoir ainsi continuer à servir leurs intérêts.

A cet égard Obama et Mc Cain n’ont pas de vision opposée sauf peut-être sur la présence américaine en Irak et encore il s’agit du calendrier de retrait des troupes.

Mais le plus intéressant dans cette course présidentielle c’est le choix fait des candidats à la vice-présidence. Le démocrate recourt à un colistier d’expérience et le républicain à une femme jeune.

On n’est pas très loin des choix qui se font ces jours-ci en Valais tant pour les élections communales d’octobre que pour les élections du Conseil d’Etat en mars 2009.

Quel candidat ou candidate défendra le mieux les couleurs d’une formation ?

Qui donnera la meilleure image du parti ?

Comment présenter une liste qui attire l’électorat ?

Sur le fond les problèmes de politique intérieure soulevés aux USA se retrouvent aussi dans chaque commune valaisanne.

Le reste est une question de méthode et d’échelle.

Au travail donc citoyen du monde !

Adolphe Ribordy

AG de St-Maurice – 30 août 2008

Classé dans : Bender — vslibre @ 1:07
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En nous réunissant ce matin, ici, à St-Maurice, en plein air, sur la place de l’Hôtel de Ville, où fut proclamée, le 4 février 1798, l’indépendance, l’égalité et la liberté du Bas-Valais, ouvrant la voie à la démocratie moderne, et à quelques mètres de la prestigieuse Abbaye, haut lieu de spiritualité et de savoir, nous voulons rappeler trois choses qui nous semblent essentielles :

D’abord que la politique doit toujours rester au contact de la vie réelle des citoyennes et citoyens. C’est pour eux que l’on agit et c’est eux qui nous donnent notre légitimité. Ensuite que le débat public doit occuper une place privilégiée en démocratie. Enfin, que notre parti est profondément enraciné dans la réalité valaisanne ; qu’il veut rester une force politique présente partout et pour tous : dans les villes, les villages, les grands bourgs. Partout où le bien public doit être défendu.

A St-Maurice se jouera dans quelques semaines une partie disputée pour la présidence de la Ville, suite au retrait de notre ami Georges-Albert Barman. Damien Revaz, notre candidat, va mener cette confrontation exemplaire. Il a les qualités requises pour la fonction. Nous lui apportons notre soutien et lui souhaitons bonne chance. (…)

Le redressement que nous avons entamé lors des élections fédérales doit se poursuivre. Aux Etats – élection selon le système majoritaire, comme celle pour le gouvernent cantonal – le candidat unique du parti libéral-radical a clairement devancé le socialiste haut-valaisan fortuné Peter Jossen, et mis dans les cordes le duo UDC qui se voyait déjà en haut de l’affiche. Cette remise à l’ordre d’octobre, – cette remise … dans l’ordre d’octobre, si je puis dire -, doit être opportunément rappelée à l’heure où le PS du Bas rêve tout haut d’une alliance avec l’UDC, allant même jusqu’à promettre à cette formation un siège au Palais de La Planta, fût-ce au prix de notre éviction !

Cette agitation pré-électorale, ces propos de matamore ne nous impressionnent pas. Ces milieux en sont coutumiers ! J’espère néanmoins que, malgré ce brouhaha et ce tumulte, l’excellente socialiste haut-valaisanne, Madame Esther Waeber-Kalbermatten, ne s’en laissera pas conter, qu’elle garde son calme, qu’elle reste zen !

Quant à nous, notre ligne ne variera pas : nous ne sommes pas partisans du mélange des genres et des coups politiques sans lendemain, nous ne sommes pas non plus adeptes des alliances contre-nature, nous ne goûtons guère encore les stratégies à la petite semaine. Pour nous, faire de la politique, c’est agir en conformité avec ses convictions et ses valeurs, pour le bien public.

Et le bien public commande que les grandes forces politiques du Valais soient associées à la conduite des affaires. Pour autant, il vaut mieux privilégier celles qui sont enracinées et disposent des relais suffisants, tant dans les communes qu’au sein du parlement. Cependant, il ne doit pas y avoir d’ostracisme, envers qui que ce soit ; c’est pourquoi, au final, il faut s’en remettre au peuple, en qui nous avons pleine confiance. (…)

Le Gouvernement valaisan doit veiller à valoriser les atouts, nombreux, du Valais.

· En maintenant une fiscalité modérée,

· en veillant à doter le canton des voies de communication optimales,

· en assurant à ses enfants la meilleure formation,

· en permettant à l’économie de se développer sans entraves inutiles, dans le respect de l’environnement,

· en garantissant l’unité cantonale,

· en préservant la cohésion sociale.

Telle est la mission d’un Etat démocratique, telle est notre mission, notre responsabilité, à nous, libéraux-radicaux. (…)

Léonard Bender

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