Valais Libre

9 mai 2012

1917 – La jeune Parque, Paul Valéry ( 1871 – 1945)

Les Parques sont des déesses romaines maîtresses de la destinée humaine de la naissance à la mort. Ambroise Paul Toussaint Jules Valéry nous offre un monologue d’une jeune Parque pour son retour à l’écriture.

Après sa « nuit de Gênes », sa crise existentielle du 4 au 5 octobre 1892, Paul Valéry abandonnera la poésie, puis l’écriture. Il répudiera les idoles et se vouera totalement à sa vie de l’esprit. Il quittera son hiver poétique durant les horreurs de la première guerre mondiale pour livrer un combat entre le corps et l’esprit. Le monologue intérieur de la jeune Parque coule à travers des alexandrins aussi beaux que rigoureux.

Cette main, sur mes traits qu’elle rêve effleurer,


Distraitement docile à quelque fin profonde,


Attend de ma faiblesse une larme qui fonde,


Et que de mes destins lentement divisé,


Le plus pur en silence éclaire un cœur brisé.

Ce départ plein de promesse nous entraînera dans une introspection intransigeante au formalisme impeccable.


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