Valais Libre

novembre 12, 2008

Initiative de l’USS : non à la mise en péril de l’AVS !

Classé dans : Bender — vslibre @ 2:22
Tags: ,

En soi, l’idée de prendre sa retraite le plus tôt possible pour jouir de l’existence, après une vie de labeur, n’a rien de répréhensible. Mais la question que pose l’initiative des syndicats est essentiellement financière. Avons-nous les moyens de réduire l’âge légal de la retraite à 62 ans pour la quasi totalité des assurés ? Alors que le nombre, relatif, des actifs, qui financent cette retraite, est en forte diminution et que l’espérance de vie ne cesse de s’allonger. Le simple bon sens nous invite à répondre non. Les pays qui nous entourent l’ont d’ailleurs bien compris.

Le coût annuel de l’initiative est estimé à 1,5 milliards de francs. Comme il fallait s’y attendre, les partisans du projet sont avares de paroles quand il s’agit d’indiquer comment cette charge nouvelle serait couverte. Avec quelles économies ou quelles recettes supplémentaires ! D’autant qu’en cas d’acceptation du texte syndical, plus de 70′000 personnes, dont 40 % vivent à l’étranger, pourraient prétendre à une rente AVS anticipée non amputée. On peut à cet égard imaginer la complexité des contrôles à mettre en place pour vérifier si ces rentiers n’exercent plus aucune activité lucrative.

De plus, pour de nombreux actifs à bas et moyens revenus, la préretraite proposée ne répond pas aux attentes. En les obligeant à stopper tout travail pour bénéficier du nouveau régime, on les dissuade, en fait, d’opter pour la retraite anticipée. Parce que la plupart d’entre eux n’ont tout simplement pas de deuxième pilier suffisant pour joindre les deux bouts. L’initiative ne profiterait que très peu à ceux-là mêmes qu’elle prétend pourtant privilégier ! Une voie qui me paraît plus féconde est celle qui prône une sortie progressive du monde du travail, en développant le temps partiel, calquée sur des rentes modulées en conséquence. Mais cette flexibilité, moderne, n’a de sens que si elle est accompagnée d’un effort national et résolu en faveur d’une formation continue, propre à faciliter la reconversion professionnelle des jeunes sexagénaires.

Léonard Bender

novembre 5, 2008

Communales 2008 : un bon bilan intermédiaire

Classé dans : Bender — vslibre @ 12:41
Tags: ,

Les communales 2008 resteront, à coup sûr, un bon cru pour le PLR. Au soir du 12 octobre, il augmentait sa force de 6 mandats dans les Conseils communaux, portant sa représentation à 32 % des sièges dans le Valais romand. Dès le surlendemain, dernier délai pour le dépôt des listes pour les présidences et vice-présidences, le PLR obtenait tacitement la présidence de 19 communes. Auxquelles s’ajoutent depuis dimanche 2 novembre, Vernayaz (belle performance de Jean-Marc Gay, qui sera président pour fêter, en 2012, les 100 ans de sa commune !) et St-Maurice (bravo Damien Revaz et chapeau au PLR agaunois). On notera, pour la petite histoire, que toutes les présidences libérales et radicales acquises en 2004, et que nous défendions cette année, ont été confirmées, sans exception. Restent trois batailles présidentielles dans lesquelles le PLR est encore engagé, et pas des moindres : Vollèges, Sierre et la capitale, Sion. Ces trois enjeux ont un point commun : nos candidats (Christophe Maret, François Genoud et Marcel Maurer) ont tous trois obtenus le plus de voix d’apport, le 12 octobre, et sont aussi arrivés en première position chez les « sans en-têtes ». Quand on sait que 9 fois sur 10, celui qui réunit ces caractéristiques gagne au final l’élection, c’est dire à quel point nos candidats disposent de sérieuses chances. Mais la sagesse et l’expérience montrent qu’en dépit de bons augures, une élection n’est jamais jouée. Aussi, le mieux reste encore la bonne vieille méthode, tant éprouvée, qui consiste à se mettre dans la position du challenger qui doit conquérir la présidence. Et qui se dit, chaque jour qui passe, qu’il a encore à combler un retard, et jette donc toutes ses forces dans la bataille. Et qui ne sous-estime pas son concurrent, surtout quand il est de qualité, comme c’est d’ailleurs le cas dans ces trois municipalités. Quoi qu’il en soit, le PLR, qui dispose aussi de 35 % des sièges dans les 10 Conseils généraux du Valais, est, plus que jamais, une force incontournable sur l’échiquier cantonal. On ne peut clore ce bilan sans évoquer Martigny et la perte de substance électorale radicale due essentiellement aux dissensions internes. Que les responsables locaux écoutent la voix du peuple et travaillent sans attendre à panser les plaies, dans un esprit de rassemblement, d’ouverture et de confiance dans l’avenir.

Léonard Bender

octobre 29, 2008

Discours de Sierre, 22 octobre 2008, extraits

Classé dans : Bender — vslibre @ 8:02
Tags: ,

Un premier bilan des communales

Les élections communales 2008 sont, dans l’ensemble, un bon cru pour le PLR valaisan. Malgré la réduction du nombre de communes (71 au lieu de 76) et d’élus (477 au lieu de 512), notre parti a préservé sa force électorale. Il représente désormais 32 % des sièges dans les exécutifs du Valais romand contre 30 %, il y a 4 ans. De plus, 19 présidences et vice-présidences lui échoient déjà. Le PLR doit transformer l’essai dans les scrutins à venir. Une mention spéciale, entre autres, pour la capitale où il s’agissait aussi de vérifier les effets de l’union des listes radicale et libérale. Et bien, c’est un clair succès, un véritable plébiscite de la base en faveur de ce rapprochement. Pour 6 malheureuses listes, le PLR aurait obtenu un cinquième siège au détriment du PDC (en recul à 44 %), lequel aurait alors perdu sa majorité absolue ! Quant aux résultats individuels, en particulier les 2′989 voix de Gérald Pfefferlé et les 3198 de Marcel Maurer en auront étonné plus d’un. M. Maurer, qui a été logiquement désigné candidat à la présidence par l’ensemble de la famille radicale et libérale, est l’élu qui a obtenu le plus de suffrages d’apport (1163 contre 794 à son futur adversaire conservateur ; soit plus que l’excellent président François Mudry en 2004, lequel avait fait 1057 voix d’apport). De même, sur les 702 listes sans en-têtes de la capitale, Marcel Maurer réalise de loin le meilleur score, avec 410 voix contre 320 à son compétiteur.

Le Valais des 300’000

(…) A la fin de l’année dernière, le Valais comptait une population résidente moyenne, selon l’OFS, de 297’000 habitants, soit à 3′000 du seuil symbolique. Sachant que l’augmentation moyenne annuelle de la population est de 1,3 %, selon l’office des statistiques du canton du Valais, cela représente 320 unités supplémentaires par mois. Les maternités de Sion et de Viège m’ont confirmé que du 1er au 20 octobre 2008, elles avaient enregistré 91 naissances, pour Sion, et 41, pour Viège. Le trend de l’année dernière est donc maintenu pour 2008. Il faut encore préciser que l’augmentation de la population est due pour la plus grande part à l’excédent migratoire et non à l’excédent naturel (différence entre les naissances et les décès). Sur cette base, il est permis de dire que le Valais a franchi le cap des 300′000 habitants au cours du 10ème mois de l’année 2008 ! (…)

Léonard Bender

octobre 23, 2008

le Valais des 300′000 habitants

Classé dans : Bender — vslibre @ 10:03
Tags: , ,

Notre canton bouge. Il se développe, il s’agrandit. Nous connaissions le Valais des 4000. De ces sommets montagneux qui bordent notre horizon, le Valais de toujours. Il faudra dorénavant faire avec le Valais des 300′000. Le Valais en mouvement. Entre tradition et modernité, notre canton doit trouver son équilibre. Le franchissement, ce mois d’octobre 2008, de ce seuil symbolique, nous questionne. Quel avenir pour notre canton ? Quelle croissance ? Quelle ambition ? Pour répondre à ces légitimes interrogations, il convient d’ouvrir un vaste débat. Car finalement, le futur du Valais dépendra, pour une grande part, de la volonté politique et des choix cruciaux qui seront faits ces prochaines années. Une chose me semble acquise : face aux défis, nombreux et redoutables qui nous attendent, nous ne sommes pas démunis, nous disposons de solides atouts. Tout d’abord, une population, instruite et capable d’innovations. Le Valais a plus changé lors du XXe siècle que durant le dernier millénaire. Les grands chantiers de l’industrialisation l’ont propulsé dans la modernité. L’extension du tourisme ne devrait pas faiblir, même s’il implique de puissants efforts, notamment quant à l’offre hôtelière et au maintien d’un environnement de qualité. Enfin, le plus sûr moyen de réaliser ces promesses de progrès et de développement durable, est d’associer l’ensemble des forces vives à la conduite des affaires. Le Valais a besoin de toutes ses ressources. Le Valais doit mobiliser tous ses enfants. Maints signes montrent que nous prenons le bon chemin. Confronté aux incertitudes du monde, aux aléas de l’économie et de la finance, un canton rassemblé et uni sur l’essentiel offre une réponse efficace et intelligente. Plus que les jeux de pouvoir, c’est le sens profond de notre engagement politique !

Léonard Bender

octobre 15, 2008

Transformer l’essai

Classé dans : Bender — vslibre @ 9:33
Tags:

Les communales 2008 auront été positives pour le PLR, avec un gain net de 6 fauteuils. Le PLR occupe donc désormais le 32,5 % des sièges dans le Valais romand, soit une progression de 2 % par rapport à 2004 (156 sur 477). Ce résultat illustre l’enracinement du PLR dans le terreau valaisan. A ce tableau s’ajoutent la confirmation de la majorité à Leytron et le plébiscite de Lise Delaloye à Ardon, et surtout de bonnes perspectives présidentielles à Sierre et à Sion. Sans parler du succès remarquable de Champéry, où une liste d’obédience radicale a fait un tabac, ce qui lui ouvre grandes les portes pour la présidence de la célèbre station. Cette présentation serait incomplète sans mentionner certaines déceptions, comme à Martigny, avec une progression en suffrages mais une perte d’un siège due aux aléas de la proportionnelle (le PDC progressant sur le dos de l’UDC notamment). Et le fait que les primaires à l’interne, passionnées et rudes, ont laissé sur le carreau des sortants qui n’avaient nullement démérité. Ou encore à Saxon, où la composition du Conseil s’est jouée à une poignée de listes.

Ce dimanche, l’union libérale et radicale était aussi à l’épreuve. Le test est réussi. Dans la capitale, elle a fait le plein. Pour 6 listes, la coalition rate même un cinquième siège. Le score de ses têtes de liste est particulièrement réjouissant. Ainsi Marcel Maurer réalise un score allant bien au-delà de toutes les espérances, et Gérald Pfefferlé frise les 3000 suffrages : du jamais vu à Sion ! En outre, si ‘UDC est à la peine dans le Valais romand, elle double la mise à Naters, et à Brigue le dissident PDC emporte dan son sillage un second élu UDC. En résumé, ces élections sont marquées par une érosion du PDC qui se maintient cependant à un haut niveau, par une progression des libéraux-radicaux et des socialistes et par un tassement de l’UDC, qui marque le pas dans la partie romande, mais qui s’installe dans le Haut. Le processus électoral n’est pas achevé : reste à désigner les conseils généraux dans 10 importantes communes, le 2 novembre, et à choisir les présidents et vice-présidents, les 2 ou 30 novembre 2008. Le PLR qui pèse près du tiers des sièges dans le Valais romand, et qui a donc consolidé sa position de deuxième force politique du canton, a vocation, plus que jamais, à participer au Gouvernement, pour la défense et la promotion d’un Valais ouvert, moderne, et confiant dans ses atouts.

Léonard Bender

octobre 8, 2008

Le libéralisme en question

Classé dans : Bender — vslibre @ 10:02
Tags: , ,

La crise bancaire insuffle une nouvelle vigueur au débat sur le rôle de l’Etat et, partant, sur les limites du modèle libéral. Les uns voient dans la mauvaise passe actuelle des marchés et les sauvetages successifs d’établissements bancaires en péril, l’échec patent du libéralisme. Les autres, gardiens du temple, mettent en garde contre une intervention trop forte de l’Etat, et estiment que les « canards boiteux » n’avaient d’autres destins que de disparaître (la fameuse destruction créatrice !). N’étant pas spécialiste de ces questions et encore moins expert en matière de produits « structurés » et autres « titrisations », je me garderai bien de trancher en faveur d’une thèse ou de l’autre. Le libéralisme a bon dos.

L’autre soir, à la radio, mon excellent confrère, président du parti libéral genevois, Me Michel Halpérin, a heureusement remis les pendules à l’heure. En rappelant fort opportunément que le libéralisme ne postulait pas l’absence d’Etat. Et que le contraire du libéralisme était le « tout à l’Etat ». Que l’histoire avait montré, notamment avec la dislocation de l’ex-Union Soviétique qui s’est « écroulée sous son propre poids », l’inefficacité irrémédiable du modèle socialiste et collectiviste. En résumé, l’Etat doit assurer la cohésion et la solidarité sociales. Il doit intervenir quand la confiance est ébranlée. Vouloir réduire le libéralisme à sa seule dimension économique, c’est le méconnaître et le pervertir. Car sa vocation est avant tout de favoriser la liberté, dans tous ses aspects.

Bien sûr, les lois du marché sont têtues, mais la fameuse « main invisible » d’Adam Smith – le grand penseur du libéralisme – ne doit pas être mise devant les yeux, si je puis dire ! D’ailleurs sait-on que ce dernier était hostile aux grandes sociétés par actions. Il considérait les actionnaires comme peu au fait des réalités économiques, et il était critique à l’endroit des administrateurs. Ces derniers « étant appelés à gérer l’argent des autres plutôt que le leur, on ne peut guère s’attendre qu’ils le surveillent avec cette vigilance scrupuleuse dont les associés en coparticipation font preuve envers leurs professions. Tout comme l’intendant d’un homme fortuné, ils tendent à considérer qu’accorder trop d’attention aux petites choses n’est pas à l’honneur de leur maître, et il s’en dispensent très volontiers ». Libéralisme rime avec contrôle, mesure et responsabilité. Il ne serait pas mauvais de s’en souvenir !

Léonard Bender

septembre 10, 2008

Refroidissement diplomatique

Classé dans : Bender — vslibre @ 9:30
Tags: , ,

Serait-ce le prélude du retour de la guerre froide ? Posée en ces termes la question paraît provocante. Pourtant, l’on est en droit de s’interroger après les événements de Géorgie. Cette guerre éclair, à quelques encablures des frontières de l’UE, est en effet révélatrice, au-delà du drame encouru par les victimes et les dizaines de milliers de déplacés, d’un nouvel ordre mondial en gestation. Sans parler de sa dimension stratégique pour l’approvisionnement énergétique du Vieux-Continent. Ce conflit constitue un formidable défi pour l’Europe politique et un enjeu non moins capital pour l’OTAN, laquelle, issue de la guerre froide, doit encore achever sa mutation.

La Russie rêve d’une présence plus imposante sur la scène internationale. Son histoire, son poids démographique, sa géographie, son développement économique, sa puissance onusienne, tout plaide dans ce sens. La dislocation de l’ancienne Union Soviétique a laissé en friche les aspirations nationales de nombreuses populations, notamment dans le Caucase. Moscou tient à son rang de protecteur de ces micro-états, et ne lésine pas sur son soutien à des régimes autoritaires et souvent corrompus. L’indépendance du Kosovo a fourni aux Russes un prétexte pour faire monter les enchères et pour souffler le froid en direction de l’UE et de l’OTAN, décidées à s’implanter aux portes de l’ancien Empire. Heureusement, l’Europe, malgré ses évidentes faiblesses, réussit à parler d’une seule voix. Il faudra cependant bien plus que l’énergie débordante du président français pour contenir les élans nationalistes de Vladimir Poutine et de Dimitri Medvedev.

Le point de vue russe doit être pris en considération. On peut comprendre que cette grande nation n’éprouve aucun plaisir à l’élargissement de l’UE et de l’OTAN au Caucase. Pour surmonter ses préventions, rien de mieux que la coopération et une diplomatie européenne active et soutenue. Le danger serait que la Russie réactive une politique bipolaire, hostile aux Etats-Unis. Notamment en prenant pied plus fortement au Moyen-Orient, par exemple en Iran, avec le risque d’instabilité qui en découlerait. On peut prendre le problème par n’importe quel bout, seul un renforcement de l’Europe politique et militaire peut prévenir le retour des vieux démons et préserver les équilibres nécessaires au maintien d’une paix durable sur le continent et dans le monde.

Léonard Bender

septembre 3, 2008

AG de St-Maurice – 30 août 2008

Classé dans : Bender — vslibre @ 1:07
Tags: , ,

En nous réunissant ce matin, ici, à St-Maurice, en plein air, sur la place de l’Hôtel de Ville, où fut proclamée, le 4 février 1798, l’indépendance, l’égalité et la liberté du Bas-Valais, ouvrant la voie à la démocratie moderne, et à quelques mètres de la prestigieuse Abbaye, haut lieu de spiritualité et de savoir, nous voulons rappeler trois choses qui nous semblent essentielles :

D’abord que la politique doit toujours rester au contact de la vie réelle des citoyennes et citoyens. C’est pour eux que l’on agit et c’est eux qui nous donnent notre légitimité. Ensuite que le débat public doit occuper une place privilégiée en démocratie. Enfin, que notre parti est profondément enraciné dans la réalité valaisanne ; qu’il veut rester une force politique présente partout et pour tous : dans les villes, les villages, les grands bourgs. Partout où le bien public doit être défendu.

A St-Maurice se jouera dans quelques semaines une partie disputée pour la présidence de la Ville, suite au retrait de notre ami Georges-Albert Barman. Damien Revaz, notre candidat, va mener cette confrontation exemplaire. Il a les qualités requises pour la fonction. Nous lui apportons notre soutien et lui souhaitons bonne chance. (…)

Le redressement que nous avons entamé lors des élections fédérales doit se poursuivre. Aux Etats – élection selon le système majoritaire, comme celle pour le gouvernent cantonal – le candidat unique du parti libéral-radical a clairement devancé le socialiste haut-valaisan fortuné Peter Jossen, et mis dans les cordes le duo UDC qui se voyait déjà en haut de l’affiche. Cette remise à l’ordre d’octobre, – cette remise … dans l’ordre d’octobre, si je puis dire -, doit être opportunément rappelée à l’heure où le PS du Bas rêve tout haut d’une alliance avec l’UDC, allant même jusqu’à promettre à cette formation un siège au Palais de La Planta, fût-ce au prix de notre éviction !

Cette agitation pré-électorale, ces propos de matamore ne nous impressionnent pas. Ces milieux en sont coutumiers ! J’espère néanmoins que, malgré ce brouhaha et ce tumulte, l’excellente socialiste haut-valaisanne, Madame Esther Waeber-Kalbermatten, ne s’en laissera pas conter, qu’elle garde son calme, qu’elle reste zen !

Quant à nous, notre ligne ne variera pas : nous ne sommes pas partisans du mélange des genres et des coups politiques sans lendemain, nous ne sommes pas non plus adeptes des alliances contre-nature, nous ne goûtons guère encore les stratégies à la petite semaine. Pour nous, faire de la politique, c’est agir en conformité avec ses convictions et ses valeurs, pour le bien public.

Et le bien public commande que les grandes forces politiques du Valais soient associées à la conduite des affaires. Pour autant, il vaut mieux privilégier celles qui sont enracinées et disposent des relais suffisants, tant dans les communes qu’au sein du parlement. Cependant, il ne doit pas y avoir d’ostracisme, envers qui que ce soit ; c’est pourquoi, au final, il faut s’en remettre au peuple, en qui nous avons pleine confiance. (…)

Le Gouvernement valaisan doit veiller à valoriser les atouts, nombreux, du Valais.

· En maintenant une fiscalité modérée,

· en veillant à doter le canton des voies de communication optimales,

· en assurant à ses enfants la meilleure formation,

· en permettant à l’économie de se développer sans entraves inutiles, dans le respect de l’environnement,

· en garantissant l’unité cantonale,

· en préservant la cohésion sociale.

Telle est la mission d’un Etat démocratique, telle est notre mission, notre responsabilité, à nous, libéraux-radicaux. (…)

Léonard Bender

août 28, 2008

Les partis au service de la démocratie

Classé dans : Bender — vslibre @ 1:23
Tags: , ,

Le hasard de mon parcours politique m’aura conduit à assumer des fonctions partisanes à tous les échelons : président d’une section communale, vice-président d’une association de district, président de parti cantonal, vice-président national. Fonctions qui requièrent un engagement différent. Sur le plan local, vous devez soutenir les élu(e)s, tenir les réunions statutaires et diriger les campagnes électorales. Le responsable politique est au prise avec le concret et peut exercer une réelle influence, pour peu qu’il s’implique fortement. A l’échelon du district – du moins en Valais – la tâche est moins prenante. Le district étant surtout une circonscription électorale pour le Grand Conseil. Sur le plan cantonal, la fonction est déjà plus lourde : il faut suivre l’action étatique de près afin de bien positionner le parti dans les nombreux débats publics. A ce niveau se jouent l’élection au Gouvernement et la désignation des députés pour Berne, sans parler des prises de position lors des votations fédérales et cantonales. La tâche peut s’avérer ardue, car il faut veiller en permanence à préserver l’unité du parti et à s’assurer que chacun tire à la même corde. Pourtant, la plupart des dirigeants de partis cantonaux que j’ai côtoyés m’ont presque tous affirmé avoir été très heureux dans leur mandat. Mandat, qui se trouve, en effet, à un carrefour stratégique, au cœur des enjeux de « pouvoir », avec toute la relativité que comporte ce mot dans notre système de démocratie directe.

Quant à la dimension nationale, elle est sans commune mesure, en raison des spécificités de la vie politique suisse. Les partis nationaux sont pourtant assez faibles. Rien de comparable avec les grandes formations gouvernementales des pays voisins, par exemple. Ainsi l’UMP en France, la CDU ou le SPD en Allemagne, sont de gigantesques machines qui disposent de moyens financiers et de ressources humaines substantiels. De plus, il faut le souligner, ces partis détiennent généralement une attribution majeure : ils délivrent les investitures pour les élections législatives. En Suisse, les sections cantonales sont seules compétentes en la matière. En outre, s’agissant du Conseil fédéral, les groupes parlementaires pèsent plus que les partis nationaux, puisque ce sont eux – et eux seuls – qui font cette élection. Reste que le rôle des partis politiques est fondamental, et que celles et ceux qui les dirigent sont finalement au service de la démocratie.

Léonard Bender

août 20, 2008

PS du Bas et UDC du Haut : même combat !

Classé dans : Bender — vslibre @ 10:32

Ainsi le PS du Bas est prêt à mouiller sa chemise pour faire entrer un UDC du Haut au gouvernement valaisan. Au nom du pluralisme et en référence aux forces des partis lors des élections au Conseil national d’octobre 2007. Pour les camarades, la prochaine élection au Conseil d’Etat ne devrait en être qu’un simple décalque. Drôle de raisonnement ! Faut-il rappeler que, l’an dernier, les deux candidats UDC (du Haut et du Bas) aux Conseil des Etats, au système majoritaire, ont été très largement distancés par le candidat unique libéral-radical (du Valais romand) ? De plus, même si l’UDC devait doubler la mise au Grand Conseil, elle pèserait toujours moins de 10 % du plénum. Une telle assise confère-t-elle le « droit » incontestable à occuper un siège sur cinq au Conseil d’Etat ?

La famille libérale-radicale a réalisé 18 % au Conseil national ; elle pèse 25,5 % au Grand Conseil, avec 30 députés sur 130. Qui peut raisonnablement soutenir qu’elle n’aurait pas sa place au Conseil d’Etat ? Que penser dès lors de la déclaration de Stéphane Rossini (en fort recul lors des dernières élections) dans le Nouvelliste du 16 juillet 2008 : « Si les choses devaient se compliquer outre-Raspille, le PS pourrait aussi viser le siège radical ». Son nouvel ami, le conseiller national UDC Oskar Freysinger, a réitéré la même « menace » dans la presse du 7 août. Quelle mouche a piqué ces deux « compagnons de lutte » pour qu’ils décochent ensemble tant de flèches acérées au parti libéral-radical ? Et, partant, à la socialiste haut-valaisanne, Esther Waeber-Kalbermatten, qui, d’ailleurs, ferait une excellente conseillère d’Etat, pour peu que ses camarades ne la flinguent pas auparavant ?

La réponse me paraît évidente : Oskar et Stéphane, qui ont en commun la détestation des libéraux-radicaux, se verraient bien au Conseil d’Etat. Une manière habile de prévenir le couperet des trois mandats successifs à Berne. Pour atteindre leur but, ils doivent impérativement dissuader les autres prétendants. Pour Rossini, c’est cette fois ou jamais ; pour Freysinger, c’est jamais cette fois ! Le parti libéral-radical composera sa liste le 22 octobre 2008. Le 30 août, le conseiller d’Etat Claude Roch dira son intention. En tout état de cause, la famille libérale-radicale continuera de se battre pour servir le Valais au gouvernement, dans un esprit de réforme, de concorde et de respect. Pour les réflexes anti-PDC primaires, pour les stratégies à la petite semaine, pour les alliances contre-nature, prière de passer son chemin !

Léonard Bender

Publié sur WordPress.