Valais Libre

septembre 3, 2008

A quoi sert la commission de gestion ?

Classé dans : controverse — vslibre @ 1:10
Tags: , , ,

La lecture du dernier rapport de la commission de gestion (COGEST) du Grand conseil nous oblige à nous poser la question de l’utilité des commissions de haute surveillance. Le Conseil d’Etat accepte en session de juin que les députés examinent la motion du député Coudray concernant les contrôles périodiques au service autos : c’est le dernier moment pour agir ! et 12 jours plus tard tranche le dossier… Le services des automobiles, une fois de plus, est révélateur de dysfonctionnements dans les rapports entre les conseils.

Alors, si vous voulez que cette problématique soit examinée par la commission de gestion, je ne m’y opposerai pas du tout. Je pense même que c’est une solution qui permettrait encore de continuer le dialogue et de chercher une solution, dans la mesure où cette solution existe. Je ne m’oppose ainsi pas à cette manière de faire. Cette déclaration du Conseiller d’Etat Jean-René Fournier faite au plénum du Grand Conseil permettait à la COGEST d’empoigner le dossier des retards dans les contrôles périodiques des véhicules par le service de la circulation routière et de la navigation (SCN). 12 jours plus tard, le 25 juin, le Gouvernement tranchait la question en confiant au TCS une délégation des contrôles. Dès le 2 juillet la COGEST pouvait siéger en toute inutilité !

La question des retards dans les contrôles périodiques des véhicules est un serpent de mer des débats parlementaires. Pendant de longues années, tout le monde s’accommodait de cet état de fait. En 2003, 4 nouveaux collaborateurs étaient engagés, sans que ça ne permette de résorber les retards. Aujourd’hui, il faudrait faire près de 100′000 contrôles par année et les retards se montent à 95′000. Diverses mesures sont en cours et le Conseil d’Etat promet une mise à jour pour 2013.

Un nouveau centre de contrôle à St-Maurice devrait être prêt en 2011, le projet avance. Cela ne suffira pas et une délégation à des partenaires externes est nécessaire. TCS ou garagistes membres de l’UPSA ? Le Conseil d’Etat a tranché, ce sera le TCS qui respecte en tout point l’ordonnance fédérale. La décision n’est pas remise en cause par la COGEST, c’est juste un peu gênant d’avoir travaillé pour rien…

Peut-être pas vraiment pour rien, car un point du rapport est intéressant. La convention prévoit une ristourne de 21 % des montants perçus par le TCS pour frais de convocation, la gestion des dossiers et la mise à jour des données. Ces 21 % couvrent-ils exactement ces frais ou vont-ils permettre au service de faire quelques bénéfices ? Dans ce cas, il faudra examiner en détail les coûts des contrôles, car s’ils sont moins chers en les délégant, le service a une marge pour compresser ses coûts…

Pour conclure la COGEST demande au Conseil d’Etat d’apporter les raisons de ce non-respect d’une décision du Grand Conseil. On attend les réponses de M. Jean-René Fournier avec impatience.

Pierral

août 20, 2008

Nuançons la parole de Dieu.

Classé dans : controverse — vslibre @ 10:34

Les grandes religions, les philosophies religieuses font volontiers référence à des textes révélés dont certains datent de plus de 2000 ans. Plus l’ancienneté est démontrée plus leur crédibilité est avérée. Bible, Coran, Talmud, textes de Confucius, de Bouddha, etc. ont des millions d’adeptes. Tout n’est pas mauvais dans ces textes loin s’en faut, il y a même des vérités éternelles mais depuis la Déclaration des droits de l’homme, ceux de l’enfant, les droits environnementaux paraissent quand même mieux adaptés aux temps modernes.

Alors pour nuancer la parole révélée et transmise et esquisser un sourire, voici un texte qui n’est pas sans intérêt. Mieux comme un bon théologien transmettez-nous votre exégèse !

Réd.

Récemment une célèbre animatrice radio états-unienne fit remarquer que l’homosexualité est une perversion. « C’est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination ». « C’est clair, non ? La Bible le dit. Un point c’est tout », affirma-t-elle.

Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait : « Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J’apprends beaucoup à l’écoute de votre programme et j’essaie d’en faire profiter tout le monde. Mais j’aurais besoin de conseils quant à d’autres lois bibliques.

Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme une servante, tel que c’est indiqué dans le livre de l’Exode, chapitre 21, verset 7. A votre avis, quel serait le meilleur prix ?

Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu’ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux Mexicains, mais pas aux Canadiens. Pourriez-vous m’éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?

Je sais que je ne suis autorisé à toucher aucune femme durant sa période menstruelle, comme l’ordonne le Lévitique, chapitre 18, verset 19. Comment puis-je savoir si elles le sont ou non ? J’ai essayé de le leur demander, mais de nombreuses femmes sont réservées ou se sentent offensées. J’ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L’Exode, chapitre 35, verset 2, dit clairement qu’il doit être condamné à mort. Je suis obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d’une quelconque manière ?

Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu’on ne peut pas s’approcher de l’autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J’ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100 ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?

Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différente dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d’aller jusqu’au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d’une réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu’il est indiqué dans le livre sacré, chapitre verset 14 ?

Je me confie pleinement à votre aide. Merci de nous rappeler que la parole de Dieu est éternelle et immuable. Un point c’est tout ».

Publié sur WordPress.