Ça y est, la dernière semaine de campagne pour nos candidats à l’exécutif est arrivée. Dés jetés par le vote par correspondance pour certains ou dernières occasions de grappiller des voix pour d’autres, cette semaine s’annonce chaude, très chaude ! En ces temps où les politiciens battent le pavé, j’ai découvert un haut lieu de stratégie politique : la Foire du Valais.
Et je dis cela d’un ton à demi moqueur seulement. A différents endroits, qualifiés de stratégiques, les conversations vont bon train. Ici, j’apprends enfin pourquoi celui-ci ne votera pas pour celui-là : il y a environ 50 ans, le grand-père du candidat n’avait pas salué le père du citoyen en question… Là, j’apprends des histoires quasi ancestrales d’alliances entre des familles ou le pourquoi presque oublié de rancunes qui ne ressortent que chaque 4 ans. Et après, on dit que les vieilles histoires n’ont pas la dent dure ?
Alors, amusement ou réelle utilité quand je parle de ces conversations, qui contribuent à alimenter les légendes urbaines de nos communes ? Un peu des deux. Personnellement, et ma nature très curieuse aidant, j’adore entendre ces vieilles histoires et comprendre pourquoi X et Y, qui se connaissent depuis toujours se détestent depuis à peu près aussi longtemps. Alors, pourquoi ne pas profiter de tous les apéritifs offerts par les candidats pour se réconcilier avec son voisin ? Après tout, c’est une nouvelle période qui va commencer dans quelques semaines, et le vote, n’est-il pas un bon moyen de régler toutes ces additions non payées ?
Marie Mouther