Les communales 2008 resteront, à coup sûr, un bon cru pour le PLR. Au soir du 12 octobre, il augmentait sa force de 6 mandats dans les Conseils communaux, portant sa représentation à 32 % des sièges dans le Valais romand. Dès le surlendemain, dernier délai pour le dépôt des listes pour les présidences et vice-présidences, le PLR obtenait tacitement la présidence de 19 communes. Auxquelles s’ajoutent depuis dimanche 2 novembre, Vernayaz (belle performance de Jean-Marc Gay, qui sera président pour fêter, en 2012, les 100 ans de sa commune !) et St-Maurice (bravo Damien Revaz et chapeau au PLR agaunois). On notera, pour la petite histoire, que toutes les présidences libérales et radicales acquises en 2004, et que nous défendions cette année, ont été confirmées, sans exception. Restent trois batailles présidentielles dans lesquelles le PLR est encore engagé, et pas des moindres : Vollèges, Sierre et la capitale, Sion. Ces trois enjeux ont un point commun : nos candidats (Christophe Maret, François Genoud et Marcel Maurer) ont tous trois obtenus le plus de voix d’apport, le 12 octobre, et sont aussi arrivés en première position chez les « sans en-têtes ». Quand on sait que 9 fois sur 10, celui qui réunit ces caractéristiques gagne au final l’élection, c’est dire à quel point nos candidats disposent de sérieuses chances. Mais la sagesse et l’expérience montrent qu’en dépit de bons augures, une élection n’est jamais jouée. Aussi, le mieux reste encore la bonne vieille méthode, tant éprouvée, qui consiste à se mettre dans la position du challenger qui doit conquérir la présidence. Et qui se dit, chaque jour qui passe, qu’il a encore à combler un retard, et jette donc toutes ses forces dans la bataille. Et qui ne sous-estime pas son concurrent, surtout quand il est de qualité, comme c’est d’ailleurs le cas dans ces trois municipalités. Quoi qu’il en soit, le PLR, qui dispose aussi de 35 % des sièges dans les 10 Conseils généraux du Valais, est, plus que jamais, une force incontournable sur l’échiquier cantonal. On ne peut clore ce bilan sans évoquer Martigny et la perte de substance électorale radicale due essentiellement aux dissensions internes. Que les responsables locaux écoutent la voix du peuple et travaillent sans attendre à panser les plaies, dans un esprit de rassemblement, d’ouverture et de confiance dans l’avenir.
Léonard Bender

