Valais Libre

novembre 5, 2008

Communales 2008 : un bon bilan intermédiaire

Classé dans : Bender — vslibre @ 12:41
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Les communales 2008 resteront, à coup sûr, un bon cru pour le PLR. Au soir du 12 octobre, il augmentait sa force de 6 mandats dans les Conseils communaux, portant sa représentation à 32 % des sièges dans le Valais romand. Dès le surlendemain, dernier délai pour le dépôt des listes pour les présidences et vice-présidences, le PLR obtenait tacitement la présidence de 19 communes. Auxquelles s’ajoutent depuis dimanche 2 novembre, Vernayaz (belle performance de Jean-Marc Gay, qui sera président pour fêter, en 2012, les 100 ans de sa commune !) et St-Maurice (bravo Damien Revaz et chapeau au PLR agaunois). On notera, pour la petite histoire, que toutes les présidences libérales et radicales acquises en 2004, et que nous défendions cette année, ont été confirmées, sans exception. Restent trois batailles présidentielles dans lesquelles le PLR est encore engagé, et pas des moindres : Vollèges, Sierre et la capitale, Sion. Ces trois enjeux ont un point commun : nos candidats (Christophe Maret, François Genoud et Marcel Maurer) ont tous trois obtenus le plus de voix d’apport, le 12 octobre, et sont aussi arrivés en première position chez les « sans en-têtes ». Quand on sait que 9 fois sur 10, celui qui réunit ces caractéristiques gagne au final l’élection, c’est dire à quel point nos candidats disposent de sérieuses chances. Mais la sagesse et l’expérience montrent qu’en dépit de bons augures, une élection n’est jamais jouée. Aussi, le mieux reste encore la bonne vieille méthode, tant éprouvée, qui consiste à se mettre dans la position du challenger qui doit conquérir la présidence. Et qui se dit, chaque jour qui passe, qu’il a encore à combler un retard, et jette donc toutes ses forces dans la bataille. Et qui ne sous-estime pas son concurrent, surtout quand il est de qualité, comme c’est d’ailleurs le cas dans ces trois municipalités. Quoi qu’il en soit, le PLR, qui dispose aussi de 35 % des sièges dans les 10 Conseils généraux du Valais, est, plus que jamais, une force incontournable sur l’échiquier cantonal. On ne peut clore ce bilan sans évoquer Martigny et la perte de substance électorale radicale due essentiellement aux dissensions internes. Que les responsables locaux écoutent la voix du peuple et travaillent sans attendre à panser les plaies, dans un esprit de rassemblement, d’ouverture et de confiance dans l’avenir.

Léonard Bender

octobre 29, 2008

Législation de la drogue 1951 – 2008 Hâte-toi lentement !

Classé dans : chroniques — vslibre @ 8:09
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Pas simple de s’y retrouver parmi les objets soumis au vote le 30 novembre prochain ! Par exemple, en matière de drogues. Si une nette majorité se démarque d’entrée de jeu contre l’initiative sur le chanvre, d’aucuns font un amalgame avec la révision partielle de la loi sur les stupéfiants (LStup). Ils pensent logique de dire deux fois non « à la drogue ». C’est oublier que l’initiative est née de la frustration des milieux insatisfaits par le mouvement de recul du législateur. En 1994 déjà, PRD, PDC et PS ne préconisaient-ils pas l’abolition de la pénalisation de toutes les drogues ? A la fermeture des scènes ouvertes a succédé un affrontement d’initiatives antagonistes balayées par le peuple en Suisse en 1997 et 1998. Le Conseil fédéral entamait alors une marche arrière mémorable. Passée l’envie de dépénaliser la consommation de toutes les drogues, l’objectif se réduisait à reconsidérer le statut des dérivés du cannabis. Mais le projet de révision soumis au Chambres fédérales, en juin 2004, enregistrait un refus d’entrée en matière des députés du Conseil National. La raison de ce cuisant échec résidait dans la proposition visant à dépénaliser la consommation et les actes préparatoires du cannabis. Le législateur renonçait alors au projet de dépénalisation. L’insatisfaction d’une poignée de politiciens, soutenus par les chanvriers, accouchait de l’initiative sur le chanvre. Les deux Chambres acceptaient enfin, en mars 2008, la révision partielle de la Lstup. Malgré l’unanimité des Conseillers aux Etats, un référendum était lancé par qui vous savez. Il est donc sensé de s’opposer à l’initiative tout en soutenant la révision de la LStup. Car le texte déjà accepté ne fait qu’ancrer dans la loi ce que tous les professionnels pratiquent depuis bientôt 20 ans. L’abstinence est l’objectif le plus élevé. Mais d’autres mesures s’imposent en amont. En Valais, il est dit que le canton devra ouvrir des locaux d’injection. Qu’il sera contraint de proposer la prescription médicale d’héroïne. Que les subventions à des centres résidentiels tels que les Rives du Rhône seront supprimées. Ou encore que, pour les initiés, l’article 19 b de la loi révisée ouvre les vannes à une forme de libéralisation. C’est faux. Le canton est autonome quant aux mesures qu’il entend développer. La Confédération ne peut rien imposer en la matière. Elle ne verse plus un centime de subvention aux centres résidentiels. Le fameux article 19 b n’est qu’une copie conforme du texte actuel, avant révision, avec un accent plus marqué pour la protection des mineurs ! Alors qui croire ? On devrait faire confiance aux professionnels engagés de longue date sur ce terrain sensible. Et se dire qu’à refuser encore cette révision, pourtant partielle, on court le risque de se retrouver, en 2008, dans un véritable cul-de-sac législatif avec une loi de 1951 certes modifiée en 1975. Mais 33 ans sans adaptation, quel décalage à la réalité !

Jean-Daniel Barman

dessin de la semaine

Classé dans : Guyco - dessin — vslibre @ 8:07
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La belle bourde

Classé dans : le hibou — vslibre @ 8:05
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– les journalistes du très parisien « Le Monde », obsédés par la « pipolisation » – quel affreux vocable – ont quelque peine à suivre les gesticulations et rodomontades du président de la Gaule et momentanément de l’Europe ; à tel point qu’ils ont commis la grosse bourde de l’année, une gaffe qui aurait pu avoir des conséquences diplomatiques énormes, pensez ! annoncer le 14 octobre 2008 en « une » un entretien de Cécilia Bruni-Sarkozy … sacré nom de bleu ! Cécilia c’était la première à « l’école des fans » de Jacques Martin, la première dame de France aujourd’hui c’est Carla ; ayons toutefois quelque indulgence à l’égard de ces experts de la communication vu que le président gaulois change parfois d’épouse. Solidarité intello-gauchisante oblige, le lendemain ceux de la télé helvétique bredouillent la même bourde. Pour éviter tout malentendu lors du prochain débat au Café du Commerce, le Hibou rappelle que l’épouse du bellâtre patron du FMI Strauss-Kahn empêtré dans une histoire de cocufiage se prénomme Anne, c’est clair, y a pas de crise.

La moitié du cerveau

Classé dans : Ribordy — vslibre @ 8:03
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Le problème des gens de gauche c’est, pour la plupart, qu’ils ne font fonctionner que la moitié gauche de leur cerveau. A relever que des gens de droite, eux, ne font fonctionner que la partie droite on le voit avec la crise.

Ainsi en finances les cris du PS suisse sont étranges.

Berset, Levrat s’insurgent contre le système des bonus, des indemnités.

Ils ont raison. Mais quand tout allait bien aucun d’eux n’a proposé que les autorités fiscales refusent l’impôt sur cet argent indûment versé.

Et e PS de demander le remboursement des bonus soit mais alors la part que le fisc a prélevé doit retourné lui aussi à l’UBS par exemple.

Le ministre socialiste allemand des finances, Peer Steinbrück, est reparti à l’attaque contre la Suisse, qu’il accuse d’encourager l’évasion fiscale. Et de mettre notre pays sur la « liste noire »

L’Allemagne n’est pas à l’origine du problème, dit-il Oui elle l’est par une fiscalité spoliatrice, par essence de gauche.

“Aucun pays ne doit offrir des conditions qui pourraient inviter les contribuables d’un Etat voisin à fuir le fisc”, a-t-il souligné.

La Suisse a déjà été sur « la liste noire » de l’Allemagne et a déjà aidé l’évasion fiscale c’était dans les années 1930 !

La Suisse a une fiscalité raisonnable et coopératrice avec l’UE. Il ne revient qu’aux autres pays d’être aussi raisonnable mais quand il n’y a que la moitié du cerveau qui fonctionne, c’est difficile !

Adolphe Ribordy

Discours de Sierre, 22 octobre 2008, extraits

Classé dans : Bender — vslibre @ 8:02
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Un premier bilan des communales

Les élections communales 2008 sont, dans l’ensemble, un bon cru pour le PLR valaisan. Malgré la réduction du nombre de communes (71 au lieu de 76) et d’élus (477 au lieu de 512), notre parti a préservé sa force électorale. Il représente désormais 32 % des sièges dans les exécutifs du Valais romand contre 30 %, il y a 4 ans. De plus, 19 présidences et vice-présidences lui échoient déjà. Le PLR doit transformer l’essai dans les scrutins à venir. Une mention spéciale, entre autres, pour la capitale où il s’agissait aussi de vérifier les effets de l’union des listes radicale et libérale. Et bien, c’est un clair succès, un véritable plébiscite de la base en faveur de ce rapprochement. Pour 6 malheureuses listes, le PLR aurait obtenu un cinquième siège au détriment du PDC (en recul à 44 %), lequel aurait alors perdu sa majorité absolue ! Quant aux résultats individuels, en particulier les 2′989 voix de Gérald Pfefferlé et les 3198 de Marcel Maurer en auront étonné plus d’un. M. Maurer, qui a été logiquement désigné candidat à la présidence par l’ensemble de la famille radicale et libérale, est l’élu qui a obtenu le plus de suffrages d’apport (1163 contre 794 à son futur adversaire conservateur ; soit plus que l’excellent président François Mudry en 2004, lequel avait fait 1057 voix d’apport). De même, sur les 702 listes sans en-têtes de la capitale, Marcel Maurer réalise de loin le meilleur score, avec 410 voix contre 320 à son compétiteur.

Le Valais des 300’000

(…) A la fin de l’année dernière, le Valais comptait une population résidente moyenne, selon l’OFS, de 297’000 habitants, soit à 3′000 du seuil symbolique. Sachant que l’augmentation moyenne annuelle de la population est de 1,3 %, selon l’office des statistiques du canton du Valais, cela représente 320 unités supplémentaires par mois. Les maternités de Sion et de Viège m’ont confirmé que du 1er au 20 octobre 2008, elles avaient enregistré 91 naissances, pour Sion, et 41, pour Viège. Le trend de l’année dernière est donc maintenu pour 2008. Il faut encore préciser que l’augmentation de la population est due pour la plus grande part à l’excédent migratoire et non à l’excédent naturel (différence entre les naissances et les décès). Sur cette base, il est permis de dire que le Valais a franchi le cap des 300′000 habitants au cours du 10ème mois de l’année 2008 ! (…)

Léonard Bender

octobre 23, 2008

écrits d’ailleurs

Classé dans : écrits d'ailleurs — vslibre @ 10:06
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Radislav Liliescu est un jeune homme de 23 ans. Il débarque en Valais en janvier 2028. Il arrive de ses Carpates natales pour une année d’échanges entre étudiants. Chaque semaine, il envoie une carte postale à sa famille.

Sierre, le 24 octobre 2028

Maman,

Chaque 4 ans se déroule en Valais une compétition immuable. Non, ce n’est pas les Jeux Olympiques, bien que ça puisse un peu y ressembler… Les communes du Canton élisent leur Gouvernement. Chaque citoyenne et chaque citoyen reçoit chez lui une enveloppe contenant les listes de candidats. Il peut, soit renvoyer son choix par courrier, soit, et c’est plus « exotique », se déplacer, le dimanche des élections, au local de vote pour déposer son bulletin dans l’urne. Ensuite, il va attendre, au bistro du coin, la proclamation des résultats.

Depuis la forte réduction du nombre de communes, les passions sont moins vives, les excès aussi. Il se raconte des histoires de cabales assez invraisemblables. On sent encore que ce coin de terre vibre au nom de la démocratie : c’est encourageant et c’est rassurant !

Ta petite cacahuète

dessin de la semaine

Classé dans : Guyco - dessin — vslibre @ 10:04
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le Valais des 300′000 habitants

Classé dans : Bender — vslibre @ 10:03
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Notre canton bouge. Il se développe, il s’agrandit. Nous connaissions le Valais des 4000. De ces sommets montagneux qui bordent notre horizon, le Valais de toujours. Il faudra dorénavant faire avec le Valais des 300′000. Le Valais en mouvement. Entre tradition et modernité, notre canton doit trouver son équilibre. Le franchissement, ce mois d’octobre 2008, de ce seuil symbolique, nous questionne. Quel avenir pour notre canton ? Quelle croissance ? Quelle ambition ? Pour répondre à ces légitimes interrogations, il convient d’ouvrir un vaste débat. Car finalement, le futur du Valais dépendra, pour une grande part, de la volonté politique et des choix cruciaux qui seront faits ces prochaines années. Une chose me semble acquise : face aux défis, nombreux et redoutables qui nous attendent, nous ne sommes pas démunis, nous disposons de solides atouts. Tout d’abord, une population, instruite et capable d’innovations. Le Valais a plus changé lors du XXe siècle que durant le dernier millénaire. Les grands chantiers de l’industrialisation l’ont propulsé dans la modernité. L’extension du tourisme ne devrait pas faiblir, même s’il implique de puissants efforts, notamment quant à l’offre hôtelière et au maintien d’un environnement de qualité. Enfin, le plus sûr moyen de réaliser ces promesses de progrès et de développement durable, est d’associer l’ensemble des forces vives à la conduite des affaires. Le Valais a besoin de toutes ses ressources. Le Valais doit mobiliser tous ses enfants. Maints signes montrent que nous prenons le bon chemin. Confronté aux incertitudes du monde, aux aléas de l’économie et de la finance, un canton rassemblé et uni sur l’essentiel offre une réponse efficace et intelligente. Plus que les jeux de pouvoir, c’est le sens profond de notre engagement politique !

Léonard Bender

le secret bancaire

Classé dans : Ribordy — vslibre @ 10:02
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Répétons-le sans cesse, le secret bancaire n’est pas là pour protéger les banques ou un paradis fiscal mais pour protéger le client de la banque.

Alors me direz-Vous pourquoi s’y attaquer ?

C’est un débat quasi philosophique.

Les uns, estiment que chaque individu dans un groupe social a une sphère de liberté qui lui est propre.

Les autres pensent que l’individu est parti intégrante du groupe social et dès lors le groupe peut tout connaître de lui.

Après la déclinaison est aisée rien de ce qui est gagné ou épargné ne doit être ignorer par l’Etat.

Mais la lutte contre le secret bancaire cache une autre réalité.

Les Etats très centralisateurs, moralisateur ou socialiste ne se remettent jamais en cause et leur regard est constamment posé sur les recettes, jamais sur les dépenses.

Ces mêmes Etats sont souvent des enfers fiscaux et ponctionnent les revenus de façon spoliatrice.

Enfin au lieu d’appliquer leurs règles et leurs investigations chez eux contre leurs concitoyens, les élus préfèrent ne pas déplaire à leurs électeurs et s’en prennent à des Etats voisins comme la Suisse qui a une fiscalité raisonnable, une gestion saine et citoyenne de leurs deniers.

L’Allemagne comme la France ont montré au cours de leur histoire lointaine et récente leur capacité de fouiner chez leurs concitoyens, que ne le font-ils pas en matière fiscale, chez eux ?

Adolphe Ribordy

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