Valais Libre

24 février 2012

Saga québécoise – épisode 8 – Le tournoi des Pee-Wee

Filed under: k. saga québécoise — vslibre @ 7 h 34 min

La défense des "Lynx" a bien tenu le choc lors du premier match.

S’il ne devait rester qu’une institution au Canada, tout comme au Québec, le hockey sera incontestablement celle-là. Plus qu’un sport, le hockey est un véritable phénomène de société si on veut parler branché. Impossible de passer à côté : la région respire hockey.

Les « Nordiques » de Québec n’ayant pas passé le cap du 21ème siècle, la capitale provinciale est orpheline. Il manque une équipe de la ligue nationale… Heureusement « Super Labaume », le maire de la ville de Québec, est arrivé! Un projet de nouvel amphithéâtre à 400 millions de $ et l’envie de racheter une équipe nourrit les discussions des passionnés.

Il faut bien ça, car les « Canadiens » de Montréal ne vont pas très bien non plus, et la rivalité entre les deux villes ne permet pas de s’en faire pour eux. L’envie de hockey passe donc par les jeunes. Le championnat junior majeur soulève l’enthousiasme des fans, la troisième place actuelle des « Remparts » locaux leur assure une présence en séries éliminatoires. Les 16 000 places du Colisée Pepsi ne sont pas toujours pleines, mais l’affluence revient.

Malgré ces aléas, le tournoi international de hockey Pee-Wee de Québec reste une institution incontournable. J’ai profité de la 53ème édition de ce véritable championnat du monde des moins de 13 ans pour découvrir l’amphithéâtre de Québec.

Je suis un peu perdu en ce premier dimanche de compétition, le préposé au parcage des VIP doit me prendre pour un extra-terrestre lorsque je débarque devant lui en bloquant la circulation de l’avenue qui ceinture le Colisée. Mon accent est le meilleur des laisser-passer, il indique clairement que je ne suis pas de la région. Le brave homme interrompt la circulation en sens inverse pour que je puisse rejoindre les abords du stade de glace.

Ces premières pérégrinations passées, j’entre enfin dans le temple du hockey québécois. Une accréditation presse m’y attend. En l’absence momentanée du responsable, je me balade dans les nombreux couloirs. Les allées spacieuses ont des relents de friture et de hot-dog. La vue sur la patinoire où se succèdent les parties du tournoi est parfaite quelque soit l’endroit où on se trouve.

Je pars à la recherche de l’équipe des « Lynx » de Suisse romande. Quelques circonvolutions plus tard et grâce à la rencontre du chef média du tournoi, je me trouve dans les vestiaires des jeunes hockeyeurs romands. Leur premier match se déroulera dans deux heures, mais ils sont déjà sur le pied de guerre. Le tournoi a pris une heure de retard à cause d’un film tourné durant les pauses, les responsables devront meubler l’attente.

Le père Kast en est à sa 29ème édition du tournoi. Chaque année il monte une équipe avec les meilleurs romands de cette classe d’âge. Aujourd’hui son fils Terence a pris le relai au coaching de l’équipe. Les ambitions sont élevées, car la préparation a été intense. Il faut rentabiliser les 100 000 Fr. que coûtent les deux semaines Outre-Atlantique de la vingtaine de jeunes passionnés.

La photo officielle prise sous l’oeil de Patrick Roy, le directeur des « Remparts » et ancien gardien vedette des « Nordiques », fait monter la pression. Mais cette première partie contre les Blue Jackets de Colombus est une formalité. 4 – 0, le score final sera net malgré une grande nervosité.

Ce dimanche se termine, comme il avait commencé, par un exploit automobile. Je réussis à retrouver la Rive Sud et Saint-Jean-Chrysostome tout seul! Les jeunes romands feront presque aussi bien, ils échoueront à deux matchs de la finale en perdant contre Winnipeg… mais l’aventure continuera l’année prochaine au 54ème tournoi des Pee-Wee.

 

St-Jean-Chrysostome

Jeudi 23 février 2012

 

Les fans de l'équipe Suisse étaient nombreux au Colisée de Québec.

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1869 – Les chants de Maldoror, Lautréamont (1846 – 1870)

Filed under: d. petite anthologie de la littérature française — vslibre @ 7 h 27 min

Considéré comme un surréaliste avant l’heure, Lautréamont nous livre ici une œuvre , un long poème proche de la folie. A travers les six chants qui constituent cet hymne à la révolte, à l’adolescence, nous assistons à la victoire de l’imaginaire sur le réel.

Faisant référence aussi bien à La Fontaine, à Hugo qu’à Goethe, Sophocle ou Euripide, ces chants mélangent allègrement allégories, réalités et rêveries. D’un abord difficile pour qui s’attache au réalisme et à la compréhension directe, l’œuvre fait le régal des adeptes d’une écriture presque psychédélique.

Isidore Ducasse, qui se cache derrière le comte de Lautréamont, a eu un succès posthume grâce à ses chants de Maldoror. Né à Montévidéo en Uruguay en 1846 et mort à Paris en 1870, il aura eu une vie à l’image de son œuvre : fulgurante et mystérieuse.

La chute du British Museum, David Lodge

Filed under: f. livres divers — vslibre @ 7 h 24 min

Adam Appleby a un dilemme sexuel et religieux. Il ne doit pas avoir de quatrième enfant avec sa femme, mais la contraception est interdite par la religion. Le concile Vatican II siège actuellement, il n’a pas encore tranché la question.

Nous suivons les tribulations du pauvre Adam durant une journée. Il quitte sa femme Barbara dans l’angoisse des règles en retard pour aller poursuivre sa thèse sur les phrases longues dans le roman anglais. Il passe sa journée à la bibliothèque du British Museum en essayant de travailler malgré un incendie, un Américain arrogant et ses téléphones à Barbara.

David Lodge nous entraîne dans une aventure comique en parodiant divers auteurs. Chaque chapitre possède son style bien particulier. Rafraîchissant.

Rivages 1991

Le retour triomphal des exilés

Filed under: n. histoire du PLR Valais — vslibre @ 7 h 21 min

Le retour triomphal des exilési

Le 28 novembre 1847, dans la nuit du dimanche au lundi, des plénipotentiaires Valaisansii, « nantis des pouvoirs nécessaires pour capituler », se présentent au pont de St.-Maurice pour être conduits au quartier-général des troupes fédéralesiii installé dans la ferme exploitée par Maurice Barman à Sous-Vent près de Bex ; dans son ouvrage « Novembre et décembre 1847 », Rilliet, le commandant de la 1ère division de l’armée fédérale, manifeste sa satisfaction de signer la capitulation des « Sonderbundiens » « chez un proscrit dont le sort m’avait tant occupéiv ». Avec cette capitulation, c’est le dernier bastion du « Sonderbund » qui s’écroule.

Au moment d’occuper le Valais, dans son ordre du jour du 29 novembre, Rilliet rappelle à ses troupes « que ce peuple a été trompé et qu’il est malheureuxv. » Au matin du 30 novembre, la division fédérale entre en Valais par les ponts de la Porte-du-Scex, de Collombey et de St.-Mauricevi.

Après des années d’une injuste proscription, les radicaux, qui avaient dû s’exiler en 1844, entrevoient la fin de leur cauchemar. Dès qu’ils apprennent la dissolution du Sonderbund par la Diète fédéralevii, les plus déterminés manifestent leur volonté par un acte politique fort avec la création du « Comité patriotique valaisan »viii et l’adresse d’une proclamation au peuple du Valais pour l’exhorter à rallier le drapeau fédéralix. Le moment décisif est arrivé et, à ceux qui avaient été lâchement proscrits, incombe la noble tâche de rentrer dans leur patrie en précédant les troupes fédérales pour organiser une assemblée populaire et décider de l’avenir du Valais.

Le 29 novembre, sous la conduite de Casimir Dufour et d’Alexis Jorisx, le corps des réfugiés valaisans entame une marche triomphale ; partis d’Aigle, ils franchissent le pont de Collombey, traversent Monthey, St.-Maurice, Martigny pour atteindre Fully où ils passent la nuitxi ; les Valaisans – certains arborant le brassard fédéral en signe de sympathie pour la Confédération et une feuille de lierre à leur chapeau, emblème de la « Jeune Suisse » – leur réservent un accueil chaleureux ; des drapeaux rouges avec la croix fédérale flottent aux fenêtres ; le lendemain ils poursuivent leur marche vers Sion pour déposer les armes ; dans la nuit du 1er décembre ils s’emparent sans coup férir de l’Hôtel du Gouvernementxii ; les autorités réactionnaires, qui s’étaient mises en rébellion contre la Confédération, sont en fuitexiii; un chroniqueur contemporain rapporte que les « débris du Sonderbund » se sont réfugiés à Domo-D’Ossolaxiv. »

L’Observateur, organe des libéraux, annonce que désormais « nous oserons franchement discuter les intérêts de la Suisse, notre patrie commune, dont le Valais avait un instant méconnu l’autoritéxv. »

i RILLIET Novembre et décembre 1847, p. 82-~100.

ii Henri Ducrey, Antoine-Louis de Torrenté et Tavernier.

iii De la 1ère division commandée par Rilliet.

iv RILLIET, Novembre et décembre 1847, p. 82.

v L’Observateur no 61 du 4 décembre 1847.

vi ROHRER « L’entrée des Troupes en Valais » in La mission Delarageaz, p. 25-26.

vii Le 29 octobre 1847.

viii En se réunissent à Bex aux anciennes Salines cf. CHUARD p. 70 + bio’s.

ix ARLETTAZ Gérald et Sylvie, « Les conflits de l’intégration politique », in Histoire du Valais, t. 3 p. 557.

x Cf. BORTER p. 340.

xi La nuit du 30 novembre 1847.

xii Une correspondance d’Alexis Joris au Courrier du Valais, rectifie les assertions de Rilliet Novembre et décembre 1847.

xiii Le Courrier du Valais no 32 du samedi 21 avril 1849.

xiv GAULLIEUR, p. 295.

xv L’Observateur no 61 du 4 décembre 1847.

23 février 2012

Echos de la Pierre de Chrysostome – 4

Filed under: o. échanges helvético-québécois — vslibre @ 7 h 39 min

Réponse à mon ami le lynx :

Des neiges qui s'abattent sur Chrysostome, "Pierre" répond au lynx

Mon cher Lynx,

Tu me parles d’une votation qui risque d’ébranler le lien confédéral. Lorsque les gens des villes veulent imposer leurs vues aux gens des montagnes, les étincelles sont programmées. En remontant aux sources de notre Helvétie, on trouve la permanence de cette opposition. L’indépendance voulue par les montagnards s’est très vite confrontée aux alliances avec les villes patriciennes. Notre sagesse a toujours permis de surmonter ces écueils, espérons qu’il en soit de même cette fois-ci. Le Mayen bleu mérite un développement conforme aux désirs de ceux qui l’aiment.

Dans ma nouvelle contrée, le référendum est moins fréquent, mais il existe tout de même. Sur le plan local, il y a quelques semaines un quartier de Québec a voté sur un projet immobilier : « l’Îlot Irving ». Le peuple a refusé une dérogation au plan d’aménagement pour permettre de construire plus haut, passer de 6 à 9 étages. Le promoteur détruisait un parking insalubre pour y construire des « condos », comme ils disent ici, et quelques appartements sociaux. La contestation menée par quelques militants extrémistes a gagné de quelques pour-cents.

Aujourd’hui le complexe se limitera à 6 étages, mais, rentabilité oblige, les appartements sociaux ont disparus. Tu devrais entendre les cris d’orfraie des anciens vainqueurs!

L’éternelle histoire de l’arroseur arrosé….

 

1873 – Une saison en enfer, Arthur Rimbaud (1854 – 1891)

Filed under: d. petite anthologie de la littérature française — vslibre @ 7 h 19 min

« Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient ». C’est sur ce souvenir que Rimbaud débute la seule œuvre publiée par ses soins à compte d’auteur.

« Prodigieuse autobiographie psychologique, écrite dans cette prose de diamant qui est la propriété exclusive de son auteur », selon les mots de Paul Verlaine. Celui-ci est certainement une source d’inspiration primordiale de cette œuvre. Rimbaud y crie sa détresse, ses espoirs, son dégoût. On sent tout le génie, tout le désarroi d’un être torturé.

1873, c’est le moment de la rupture avec Verlaine. Celui-ci tire sur Rimbaud dans un moment de débauche à Bruxelles. Les amants terribles quittent le réel pour construire leur légende.

Le présent du passé, Yves Coppens

Filed under: f. livres divers — vslibre @ 7 h 16 min

Lucy est connue de tous, c’est notre maman à tous. Cette australopithèque a été découverte par Yves Coppens en 1974. Depuis le chercheur nous fait partagé la fabuleuse histoire de l’Homme. A travers les plages de ce livre qui reprend ses chroniques « Histoire d’homme prononcées sur France, Info, le conseiller scientifique du film « L Odyssée de l’espèce « nous entraîne vus nos origines.

Les découvertes archéologiques, les recherches des paléontologues sont fascinantes. Chaque étape est sans cesse reconstruite. Suivre les traces de nos ancêtres est un parcours parfois cahotique, parfois hésitant, mais toujours riche en enseignements. Homo Habilis, Homo Erectus, Homo Sapiens, ces noms mystérieux sont nos sources. Les suivre est un régal.

Yves Coppens vulgarise ses connaissances avec bonheur.

Odile Jacob, 2009

Les libéraux rétablissent la concorde

Filed under: n. histoire du PLR Valais — vslibre @ 7 h 13 min

Les libéraux rétablissent la concordei

Le Valais, par une décision du Grand Conseil, devient le septième membre du Sonderbund ; une résolution motivée par le désir des réactionnaires de participer à la lutte contre le radicalisme. Dès lors le Valais prépare la guerreii. Lors de la session extraordinaire du Grand Conseil d’octobre 1847iii, le président du Conseil d’Etat, Maurice de Courten, exhorte les députés à la nécessité de rester fidèle à l’alliance séparée afin de préserver la foi, « la religion dicte notre conduite » ; au moment de terminer son allocution, il meurt foudroyé par une attaque ; les débats se poursuivent néanmoins sous la direction du chanoine de Rivaz […] « nous répondrons à la force par la force ».

Le gouvernement conservateur-clérical obtient l’accord du peuple valaisan qui se détermine massivement, le 10 octobreiv par 12’878 voix contre seulement 257 [beaucoup de libéraux s’abstiennent, d’autres se trouvent en exil], à demeurer fidèle au Sonderbundv. Le clergé n’a pas lésiné pas sur les moyens pour influencer le vote ; ainsi l’évêque de Preuxvi ordonne prières et processions pour inciter les fidèles à accepter la loi avec cette menace : « voulez-vous être catholiques, oui ou non ? »vii. Le Conseil d’Etat décrète la mobilisation des troupesviii, sous le commandement de Guillaume de Kalbermattenix, mais comme les caisses de l’Etat sont vides [le tribunal d’exception a coûté très cher] il est contraint d’emprunter de l’argent auprès du clergé ; c’est ainsi que l’évêque, la Maison du Grand-Saint-Bernard et l’abbaye de St.-Maurice apportent leur obole pour mener le combat armé contre les libérauxx.

Le 4 novembre 1847, lorsque les hostilités éclatent, troupes fédérales et troupes valaisannes se trouvent en face les unes des autresxi ; de Kalbermatten place ses troupes sur la rive gauche du Rhône, de Saint-Maurice à Saint-Gingolph ; la 1ère division de l’armée fédérale, sous le commandement du colonel Louis Rilliet de Constant, occupe la rive droite du fleuve entre Villeneuve et Bex ; dès le début novembre, les exilés radicaux, constitués en « Comité patriotique valaisan » pour « fonder un état de chose plus solide », sont incorporés dans l’armée fédéralexii.

Les cantons du Sonderbund capitulent les uns après les autres devant le général Dufourxiii à qui, quinze jours ont suffi pour ramener « sous l’étendard fédéral » les six cantons catholiques qui avaient « renié cette noble bannière » ; devant cette victoirexiv, le Conseil d’Etat valaisan ne peut que se retirer du Sonderbund et dépêcher des commissairesxv auprès du colonel Rilliet pour, en fin de matinéexvi du 29 novembre, signer la capitulationxvii dans un lieu hautement symbolique : à Sous-Vent à Bex au domaine de Maurice Barman.

i ROHRER Françoise, La mission Delarageaz en Valais – décembre 1847 – février 1848, p. 11 – 15.

+ BORTER Leopold, « L’Eglise, le Clergé et l’Etat du Valais », in … p. 91/333 – 96/338.

ii BORTER p. 91/333.

iii Du 5 octobre 1847.

iv Le 10 octobre 1847.

v LERESCHE, Diète, Jésuites et Sonderbund, p. 75.

vi Le 7 octobre 1847.

vii BORTER p.95/337.

viii Environ 11 300 hommes.

ix Celui qui dirigeait les troupes haut-valaisannes lors du combat du Trient ; nommé général pour la circonstance.

x BORTER p. 94/336.

xi CHUARD Jean-Pierre, « La campagne de 1847 contre le Valais d’après les Souvenirs d’un poète bellerin » in ??? .

xii REY p. 11 ; ils constituent un corps valaisan de 250 hommes ; sont incorporé le 15 novembre 1847.

xiii Fribourg capitule le 14 novembre 1847.

xiv Le 27 novembre 1847.

xv Henry Ducrey et Antoine-Louis de Torrenté.

xvi A 10 heures.

xvii LERESCHE p. 215-226-230.

22 février 2012

Le lynx du Mayen bleu 4 – Môssieur Franz, pas touche au Mayen bleu

Filed under: o. échanges helvético-québécois — vslibre @ 20 h 15 min

Chaque semaine vous retrouverez un échange entre le “lynx du Mayen bleu” et le “Pierre de Chrysostome”. Ce duo tentera avec humour, perfidie et sensibilité de livrer un regard sur deux régions lointaines, mais si proche…

Môssieur Franz, pas touche au Mayen bleu

Photo prise au Mayen bleu vers 1946...

Le Mayen bleu, c’est un espace de paix et de sérénité qui incite à la réflexion – une notion par trop souvent absente chez nos dirigeants ; c’est en quelque sorte aussi un genre de résidence secondaire du temps de l’estive, lorsque le bétail de la plaine y faisait une halte avant de gagner les alpages. C’est un mayen situé sur les terres de Charrat qui arbore un magnifique lynx sur son blason – allusion à la perspicacité et à la clairvoyance des Charratains ? Va donc savoir ! Notre mayen se situe à la limite de Saxon, à proximité du domaine de la Gîte – là où autrefois quelques hardis bougres braconnaient du bois au nez et à la barbe du garde forestier. Aujourd’hui, cet endroit représente un lieu privilégié de villégiature grâce à l’Adonis, cette magnifique fleur or qui ne fleurit qu’en Valais. Ami du Québec, si tu passes par chez nous, allons nous balader du côté du Mayen bleu : rendez-vous au café des Marronniers à Vison, à côté de l’ancienne chapelle, ensuite on grimpe jusqu’au sommet du village, puis on prend la direction du vignoble du Champ-de-la-Combe avant de traverser quelques prairies parsemées d’Adonis ! Nonobstant la beauté du site, je déconseillerais néanmoins à Monsieur Franz Weber de s’aventurer dans ces parages ; le lynx y rode le jour et la nuit et notre bourgeois-écolo, affublé de son manteau en alpaga et chaussé d’escarpins en peau de chevreau si peu adaptés au sentier caillouteux, pourrait encourir quelques désagréments.

1885 – Bel ami, Guy de Maupassant (1850 – 1893)

Filed under: d. petite anthologie de la littérature française — vslibre @ 6 h 26 min

L’homme est prêt à tout pour grimper les échelons de la société. Georges Duroy, qui finira par se faire appeler du Roy, est un jeune provincial qui veut réussir. Il ne se satisfait pas de la médiocrité de son état. Une rencontre fortuite avec un ancien camarade de régiment, Forestier, lui ouvrira les portes du journalisme.

De Clotilde de Marelle, sa maîtresse de toujours, à Suzanne Walter en passant par Madeleine Forestier et Virginie Walter, les femmes sont ses marche-pieds pour la réussite. De mariages en liaisons, de trahisons en opportunités, il finira par dominer tout son petit monde. Son mariage final avec Suzanne, la fille du propriétaire du journal qui l’emploie, est son triomphe.

Ce roman, paru tout d’abord sous la forme d’un feuilleton, est très ancré dans la vie parisienne du 19ème siècle. Maupassant laisse éclater son talent de conteur

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