Valais Libre

5 octobre 2012

Saga Québécoise – épisode 36 – La Cycloroute de Bellechasse

Le soleil matinal qui perce le feuillage automnal: une beauté magique!

Eh M…! J’en ai plein les mains! Je ressens comme une irritation et pourtant en ce vendredi matin je devrais être cool. Mais non, je ne peux pas crier ma frustration, je dois sourire aux gens qui arrive devant l’école de Sainte-Claire. Pas facile, en plus, de remonter la roue avant de mon vélo.

J’ai laissé quelques traces de graisses sur le livre que je ne prendrais pas avec moi. J’ai complété mon sac à dos. Je suis prêt au départ. Il est 8 h 20, la température est de quelques degrés au-dessus de zéro, mais le soleil pointe son nez à l’horizon. Le bonheur!

Fais attention aux zones ombragées, le givre peut rendre la route glissante. Un dernier conseil de Christine la prof de gym et je peux enfourcher mon vélo. Je traverse la rivière Etchemin et remonte la rue vers la piste cyclable. Le parc est vide, encore personne n’est assez fou pour s’élancer à cette heure matinale.

Depuis ce printemps, je me dis que je dois découvrir la cycloroute de Bellechasse. Elle part de Saint-Henri et se termine à Armagh. Mon ami Nicolas est le directeur du parc des chutes d’Armagh, le but est tout trouvé : je vais dîner chez lui et je reviens. Mais depuis Saint-Henri, c’est un peu long pour moi. 75km, 150 aller/retour, je ne suis pas encore aussi prétencieux.

J’ai donc décidé de profiter de la voiture de ma blonde pour aller jusqu’à son école de Sainte-Claire où passe la piste. Me voici donc dans un petit matin d’automne sur cette magnifique cycloroute dans la rougeur des arbres. Je respire l’automne à plein nez.

La cycloroute existe depuis octobre 2008, elle est donc toute récente. Elle est née de l’abandon de la ligne de chemin de fer de Monk en 1985. L’idée naît petit à petit d’utiliser ce parcours pour le tourisme. Quad, motoneige ou vélo, ou un peu des trois, toutes les pistes sont explorées pour finalement aboutir à une cycloroute.

Il aura fallu 4, 5 millions pour transformer les 75 km de voie ferrée en piste cyclable. Province, comté, municipalités et privés ont participé au financement. Je ne pense pas à tous ces éléments en pédalant dans la fraîcheur matinale. Le rythme me paraît un peu lent, j’ai de la peine à me réchauffer. Les nombreux arrêts pour prendre des photos n’arrangent pas les choses.

Un peu avant Saint-Malachie, des travaux m’obligent à un détour. Je frémis, la dernière fois que j’ai vu ce panneau orange à vélo, ça m’a valu 15km de plus. Pas trop de problème cette fois, je rejoins la piste dans le village. Juste un carrefour aux lumières (nos feux en Suisse) incertaines et une côte entre les bâtisses (maisons) et me voilà reparti dans la forêt.

Un petit panneau publicitaire qui jalonne le parcours me fait sursauter : Parc des chutes d’Armagh 36 km.

36 km est la distance que je pensais parcourir depuis Sainte-Claire. Ma lecture des cartes ne s’améliorent pas. J’appuie plus fort sur les pédales et la vitesse de croisière augmente.

Le paysage est splendide. La lumière de cette matinée fait reluire les feuilles. Vert, jaune, rouge, les couleurs étincellent autour de moi. Les kilomètres défilent, je suis sur un nuage. Presque sans m’en apercevoir, j’arrive à Armagh. Quelques écureuils effrayés, une mouche avalée et des images plein la tête, je suis comblé.

Le restaurant ouvre à 11 h, il est 11 h 05. Le sourire de la serveuse termine l’apothéose de la matinée. Une discussion avec Nicolas, un club sandwich, un peu de lecture et déjà l’heure de reprendre la route arrive. Je dois être à Sainte-Claire à 15 h 30 au plus tard.

Le retour sera encore plus rapide. Je m’affale sur l’herbe de l’aire de Sainte-Claire. Il me reste 45 minutes de lecture avant de rejoindre ma blonde. Un peu de travail dans sa classe et c’est le retour à la maison.

Presque 100 km, 97 pour être précis, pour un vendredi de détente, je suis content de moi… je le serai encore plus le lendemain en constatant que je n’ai pas de courbatures. Ma saison de vélo a été bénéfique.

Saint-Jean-Chrysostome

jeudi 4 octobre 2012

Le relais du Parc des chutes d’Armagh apporte une pause bienvenue.

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Un commentaire »

  1. […] nous ouvrait la place en bordure de la piste cyclable. Je vous ai déjà parlé des beautés de la cycloroute de Bellechasse il y a cinq ans, je n’insisterai pas. C’est toujours aussi beau […]

    Ping par 5 ans au Québec – épisode 20 | Valais Libre — 18 mai 2017 @ 4 h 32 min | Réponse


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