Valais Libre

12 février 2013

Succession pontificale

Le cardinal québécois Marc Ouellet est en bonne place pour succéder à Benoît XVI

Le cardinal québécois Marc Ouellet est en bonne place pour succéder à Benoît XVI

L’annonce de Benoît XVI de quitter ses fonctions le 28 février prochain a pris tout le monde de surprise. Le pape a réussi un coup médiatique quasi parfait. La maîtrise de la communication impressionne. Trop tôt pour tirer un bilan de son pontificat, mais une chose est sûre: Benoît XVI sort par la grande porte.

Il sera ainsi un des premiers papes à suivre les vicissitudes de sa succession. Grégoire XII quitta ses fonctions en 1415 afin de mettre un terme au Grand Schisme et de réunir les papes d’Avignon et de Rome sous une même tiare. Ce qui fut fait deux ans plus tard avec l’élection de Martin V. Avant cela, Célestin V avait très vite pris conscience qu’il n’était pas fait pour cette charge. Il fut le premier à se retirer en lisant un discours rédigé par un de ses conseillers. Celui-ci fut élu pape quelques jours plus tard sous le nom de Boniface VIII.

Aujourd’hui la succession risque de prendre un tour plus « normal », en tout cas, moins dramatique. Mais l’histoire avançant, la rumeur d’un premier pape non européen refait surface. Le cardinal québécois Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan et théologien très apprécié du pape, ont été les plus souvent cités ces derniers temps dans le «totopapa», le jeu des pronostics. Le Matin cite l’ancien archevêque de Québec dans le duo des principaux favoris.

La TSR et France 2 donnait le même classement lors de leur édition annonçant le départ du pape actuel. Les preneurs de paris (bookmakers) britanniques et irlandais considèrent également Marc Ouellet comme l’un des principaux candidats à la succession du pape. Deux Africains se retrouvent au sommet du classement pendant que M. Ouellet se retrouve en troisième place.

Inutile de vous dire que du côté de Québec on se plait à rappeler que le cardinal Ratzinger, un des principaux favoris à la succession de Jean-Paul II, a été élu malgré l’adage qui dit que celui qui entre pape au conclave en ressort cardinal.

En 1522, lorsque Mathieu Schiner était favori pour la succession du pape Léon X, le Valais devait être tout aussi fébrile. L’opposition absolue de la France à l’évêque de Sion a brisé le rêve valaisan, qu’en sera-t-il du québécois ?

 

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