Valais Libre

24 septembre 2014

Antoine Gérin-Lajoie (1824 – 1882)

Guérin Lajoie portraitIssu d’une famille dont l’ancêtre était arrivé au Canada avec les troupes de Montcalm en 1755, Antoine Gérin-Lajoie naît à Yamachiche le 4 août 1824. Il fera ses études classiques au collège de Nicolet. À 18 ans, ses talents littéraires naissent. Il écrit une tragédie en trois actes, Le jeune Latour qui sera jouée sur la scène de son collège.

La même année, il écrit, en mémoire de la Rébellion des patriotes et suite à la déportation de 58 d’entre eux en Australie, Un Canadien errant. Cette chanson sera reprise par Léonard Cohen. Deux ans plus tard, il se fixe à Montréal pour étudier le droit. Pour financer ses études, il entre à La Minerve comme correcteur, puis comme rédacteur.

En 1848, il est admis au barreau du Bas-Canada, mais se tourne assez vite vers une carrière de fonctionnaire. Ministère des Travaux publics, arbitrages provinciaux précèdent sa nomination à la bibliothèque du Parlement. Il fondera diverses publications dont Soirées canadiennes et Foyer canadien. Ses romans paraîtront dans ces revues. Frappé d’une attaque de paralysie en 1880, il mourra le 7 août 1882 à Ottawa.

Jean Rivard, le défricheur (1862)

Guérin Lajoie, livreAîné d’une famille de 12 enfants, Jean Rivard a l’esprit poète. Il aime les études. Studieux, d’une conduite régulière, il n’était pas le plus brillant, mais il était constant et réfléchi. Sa mère le rêvait prêtre, lui se régalait déjà de sa future classe de rhétorique. La mort de son père allait bouleverser cet avenir.

Avec un capital de cinquante louis, il doit vivre et s’établir. Les professions libérales sont encombrées, la terre paternelle ne pourra jamais nourrir toute la tribu, il se décide donc à aller défricher un lot dans les nouveaux cantons. Il quitte donc sa paroisse de Grandpré au nord du Saint-Laurent pour la région de Bristol au sud du fleuve. Il engage un journalier, Pierre Gagnon, pour le seconder.

Couper les arbres et arbustes, brûler les branches et les souches inutiles, préparer le sol, l’automne passe vite. L’hiver permettra d’avancer le défrichement pour qu’une première plantation puisse se faire au printemps. Très vite l’ordre et l’organisation alliés au courage et à la persévérance bâtissent un domaine qui deviendra prospère. La belle Louise pourra bientôt rejoindre son amoureux. L’exemple de Jean Rivard donne espoir aux plus jeunes de la famille. Le travail est source d’avenir.

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