Valais Libre

23 septembre 2014

23 septembre 1793 – Carleton revient à Québec

Un gouverneur apprécié

09.23 Guy_carleton_portraitLe gouverneur de l’Amérique du Nord britannique revient à Québec ce 13 septembre 1793. Guy Carleton rentre d’un séjour de près de deux ans en Angleterre. Il est accompagné du nouveau juge en chef Smith. Ils reçoivent une flatteuse réception. Le même jour, il demande à l’Assemblée législative d’adopter des mesures contre les étrangers (Français et Américains) et les citoyens Canadiens séditieux qui menacent le gouvernement britannique au Canada.

Guy Carleton, devenu baron de Dorchester en 1786, est né à à Strabane, en Irlande, le 3 septembre 1724. Il est présent aux côté du général Wolfe à la bataille des plaines d’Abraham le 13 septembre 1759 où il sera blessé. Il deviendra ensuite, en 1766, le deuxième gouverneur de la province de Québec. Protégé par le roi Georges III, il était en faveur des coutumes, lois, traditions et moeurs des Canadiens. Il parviendra à pratiquer une politique conciliante envers les nouveaux sujets de la couronne britannique.

Après l’adoption de l’acte consitutionnel de 1791 dont il ne partageait pas les vue, il rentre en Angleterre. Il revient au début de l’automne 1793 pour ouvrir la deuxième session de la législature du Bas-Canada. Il s’empressa de soumettre à la Chambre un projet de réorganisation militaire, en prévision d’un conflit qu’il supposait certain avec les Américains. Il démisionnera en 1796 et quittera Québec à la grande déception des habitants.

Guy Carleton décèdera dans sa résidence Stubbings House, près de Maidenhead, en Angleterre, le 10 novembre 1808.

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22 septembre 2014

22 septembre 1663 – Première arrivée des Filles du Roy

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Filles à marier

Arrivée des 1ères filles du roy

Arrivée des 1ères filles du roy

Elles sont 36 à débarquer à Québec ce 22 septembre 1663. Leurs pas ne sont pas rassurés, mais ces premières Filles du Roy débutent une aventure peu commune. Recrutée et dotée par Louis XIV, elles ont quitté leur France natale pour venir peupler la Nouvelle-France. Ils sont nombreux les prétendants à les attendre à Québec, Montréal, Trois-Rivières ou ailleurs dans la province. Elles ne tarderont pas à se marier.

Devant les difficultés vécues par la colonie, le jeune roi Louis XIV qui gouverne seul depuis deux ans, décide de reprendre en main l’administration et le développement de ses territoires en Amérique du Nord. Il n’y a qu’une femme pour six hommes en âge de se marier dans la colonie, le roi décide donc d’envoyer des jeunes filles pour remédier à cette situation. Le roi assure non seulement leur traversée à ses frais, mais s’engage de plus à les vêtir et, pour certaines, les munir d’une dot d’au moins 50 livres afin de faciliter leur union.

Elles seront entre 750 et 1000 à immigrer durant les 10 ans que durera cette action. On a longtemps cru, à tort, qu’une majorité était des filles de mauvaises vie, les études récentes montrent que les conditions de recrutement étaient très strictes, même si une partie d’entre elles provenaient des orphelinats. Louis XIV réussit pleinement dans son entreprise puisque la population de la Nouvelle-France doubla entre 1666 et 1672.

21 septembre 2014

21 septembre 1932 – Départ de chômeurs pour l’Abitibi

Nouveaux pionniers

Colons défrichant en Abitibi

Colons défrichant en Abitibi

Ils sont 84 personnes représentants une cinquantaine de famille à quitter Montréal pour l’Abitibi- Témiscamingue ce 21 septembre 1932. En pleine dépression qui frappe durement l’Amérique du Nord depuis le début des années 30, le ministre fédéral Wesley Gordon élabore un plan pour placer des chômeurs sur des terres.

Au mois de décembre 1932, ce seront 2876 personnes qui se seront établies sur des lots de colonisation. Le plan prévoit le versement de 600 $ sur deux ans à chaque père de famille chômeur qui accepte de s’établir sur une terre de colonisation. Malheureusement des citadins ne font pas forcément de bons agriculteurs. Un quart des familles reviendront rapidement en milieu urbain et d’autres délaisseront la terre pour occuper le travail de bûcheron ou de mineur.

Depuis la fin du 19e siècle, il s’agissait de la quatrième vague de colons en Abitibi-Témiscamingue. Dans les années 1940 et 1950, la croissance de population s’est poursuivie dans la région. Puis, à partir des années 1960, la région a été affectée par l’exode rural vers la ville. Cette situation est toujours une réalité.

20 septembre 2014

20 septembre 1697 – Traité de Ryswick

Pause dans la guerre

 

Château de Ryswick

Château de Ryswick

Tous les Pays, Villes, Places, Terres, Forts, Isles et Seigneuries, tant au dedans qu’au dehors de l’Europe, qui pourroient avoir été pris et occupés depuis le commencement de la presente Guerre, seront restitués de part et d’autre au même état, qu’ils étoient pour les Fortifications lors de la prise, et quant aux autres Edifices, dans l’état qu’ils se trouveront, sans qu’on puisse y rien detruire ny deteriorer, sans aussi qu’on puisse pretendre aucun dedommagement pour ce qui auroit pû estre demoli.

Le traité signé ce 20 septembre 1697 entre la France et l’Angleterre et ses alliés met un terme à la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Guillaume III d’Orange est reconnu comme roi d’Angleterre. Mais la petite ville de Ryswick dans les faubourgs de La Haye aux Pays-Bas aura une influence aussi en Amérique du Nord. L’article 8, cité en ouverture, redonnait à la France la colonie de Plaisance, la baie d’Hudson et l’Acadie, alors que l’Angleterre conservait sa colonie de Terre-Neuve.

Toutefois, les dispositions du traité de Ryswick ne furent jamais appliquées en ce qui a trait à la baie d’Hudson, car les commissaires désignés pour arriver à une entente sur le positionnement des postes anglais et français n’ont jamais réussi à s’entendre sur un protocole quelconque. À peine quatre ans plus tard, la guerre de succession d’Espagne éclatait. Le conflit qui déchira l’Europe allait s’étendre aussi à l’Amérique du Nord.

19 septembre 2014

19 septembre 1747 – Arrivée de la Galissonière à Québec

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Un gouverneur visionnaire

La Galissonière

La Galissonière

Le Northumberland, célèbre vaisseau de guerre Anglais capturé par les Français en 1744, arrive dans le port de Québec ce 19 septembre 1747. À son bord, Rolland-Michel Barrin1, comte de La Galissonière, est partagé dans ses sentiments. Il a accepté à contrecœur son nouveau rôle de gouverneur général de la Nouvelle-France. Il aurait préféré poursuivre sa carrière d’officier de la marine du roi de France, il ne se décida à partir pour Québec que lorsqu’on lui a fait envisager que sa présence y étoit nécessaire pendant la guerre.

Il faut dire que les Anglais ont capturé La Jonquière qui venait d’être nommé et que la situation de la Nouvelle-France n’est pas des meilleures. La guerre européenne de succession d’Autriche a ébranlé la fragile économie de la colonie. Le nouveau gouverneur s’aperçoit très vite des carences défensives et demande en vain à la métropole de nouvelles troupes et de nouveaux colons.

La Galissonière sera le premier à concevoir l’idée de réunir la Nouvelle-France à la Louisiane par une ligne de postes qui suivrait la vallée de l’Ohio. Il est convaincu que l’alliance du Saint-Laurent et du Mississippi donnera à la France une supériorité sur l’Angleterre non seulement en Amérique du Nord, mais aussi en Europe. Il n’ira pas au bout de ses idées puisqu’il demande son rappel en 1749, au grand regret des colons, le roi l’accepte, et le nomme chef d’escadre en 1750. Son successeur La Jonquière, libéré par les Anglais, tentera de poursuivre son plan.

18 septembre 2014

Chevalier de Lorimier (1803 – 1839)

Lorimier portraitFrançois-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier naît le 27 décembre 1803 à Saint-Cuthbert, dans la région de Lanaudière. Il est le troisième des dix enfants de la famille. Il reçoit son surnom de Chevalier qui lui est resté d’un de ses oncles. À 10 ans, il débute ses études classiques au petit Séminaire de Montréal. Il devient ensuite apprenti clerc et obtient son diplôme de notaire en 1829 et installe son bureau dans une bâtisse du faubourg Saint-Antoine.

En 1834, il soutient le parti des patriotes et leurs 92 résolutions durant la campagne électorale où ils gagneront 77 des 88 sièges de l’Assemblée législative du Bas-Canada. Devant le refus de ces résolutions en 1837, de Lorimier entre en résistance et devient secrétaire du comité central et permanent du district de Montréal. Le 6 novembre 1837, il est blessé par balle à la cuisse lors d’une altercation avec le Doric Club partisan du gouverneur.

Après les défaites de décembre, il s’enfuit vers les États-Unis d’où il reviendra au printemps 1838 pour servir sous les ordres de Papineau et Nelson. Il sera arrêté le 12 novembre 1838 alors qu’il tentait une nouvelle fois de fuir vers les États-Unis. Il comparaîtra en janvier 1839 devant le conseil de guerre et malgré une défense de tout les instants, les Britanniques veulent faire un exemple. Il est condamné à mort le 21 janvier et exécuté par pendaison le matin du 15 février 1839 dans la prison du Pied-du-Courant de Montréal.

Lettres d’un patriote condamné à mort (2001)

Lorimier livreVous me demandez un mot pour souvenir. Cher ami, que voulez-vous que je vous écrive, je pars pour l’échafaud. Soyez courageux et je meurs votre ami. Le 15 février 1839, vers neuf heures du matin, Chevalier de Lorimier et 3 compagnons sont exécutés à Montréal. Les jours précédents sa mort, il écrit plusieurs lettres où il livre son testament politique.

Le combat des patriotes a été perdu. Si Papineau et quelques autres leaders ont réussi à fuir aux États-Unis, Chevalier de Lorimier sera arrêté et condamné à mort. On sait que le mort ne parle plus et la raison d’État qui me fait expier sur l’échafaud ma conduite politique pourrait bien forger des contes à mon sujet. Il veut éviter que sa pensée soit déformée, il la fixe dans des lettres qu’il enverra de sa prison.

L’homme sait qu’il va mourir, ses lettres sont ses méditations. Condamné à mort le 1er février, il aura 15 jours pour se préparer. Le 13 février, il connait la date de sa fin, le lendemain, il embrasse une dernière fois sa femme et ses enfants. Son seul regret est de les laisser dans l’insécurité. Je meurs sans remords. Je ne désirais que le bien de mon pays dans l’insurrection et l’indépendance.

18 septembre 1967 – Ouverture des premiers CÉGEPS

Nouvelles écoles

 

Cégep de La Pocatière

Cégep de La Pocatière

12 Cégeps ouvrent leurs portes ce 18 septembre 1967. Ils sont les premiers à naître suite à la loi adoptée le 29 juin par l’Assemblée législative. Ces Collèges d’enseignement général et professionnel, communément appelés Cégep, constituent le niveau intermédiaire entre le cours secondaire et l’université.

Le projet de loi 21 avait été déposé en première lecture par le gouvernement unioniste de Daniel Johnson, le 27 janvier 1967. Il reçoit l’appui unanime des députés présents à l’Assemblée législative. Malgré la rapidité de mise en oeuvre, ce nouveau format de la formation intermédiaire découle d’un long processus de réflexion basé sur un premier modèle de base proposé par le rapport Parent et un second configuré par le Comité de planification de l’enseignement préuniversitaire et professionnel.

S’ils n’ont pas été improvisés au niveau de la table à dessin, les collèges d’enseignement général et professionnel ont, par contre, été créés dans l’urgence, la campagne électorale de juin 1966, qui ramène l’Union nationale au pouvoir, retardant d’à peine quelques mois les décisions concernant la réforme déjà enclenchée par le gouvernement libéral. Les enseignants devront, eux, s’adapter rapidement à cette nouvelle organisation.

17 septembre 2014

Robert Lalonde (1947 – …)

lalonde_robertNé à Oka le 22 juillet 1947, Robert Lalonde suivra des cours au Séminaire de Sainte-Thérèse où il obtiendra un baccalauréat en art. Il poursuivra ensuite durant 3 ans des études en interprétation théâtrale au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Il obtient en 1970 le premier prix d’interprétation du Conservatoire et une bourse d’un an qui lui permet de voyager en Europe et aux États-Unis.

Il commence alors une carrière de comédien qui se poursuit tant au théâtre qu’à la télévision. Il fait aussi des adaptations pour la scène, il enseigne l’art dramatique au Cégep Lionel-Groulx, il a aussi enseigné au Conservatoire d’art dramatique de Montréal ainsi qu’à l’Université du Québec de Trois-Rivières. Il sera directeur artistique du Théâtre d’aujourd’hui de 1987 à 1989.

En 1981, son premier roman, La belle épouvante, reçoit le prix Robert-Cliche. Le dernier été des Indiens, publié en 1982, obtient en France le prix Jean-Macé. Une belle journée d’avance publiée en 1986 sera honorée du prix Paris-Québec. Le Grand Prix du livre de Montréal lui est décerné en 1988 pour Le fou du père. On retrouve dans son oeuvre le contact avec la nature sauvage, la liberté obtenue après un parcours initiatique et la présence de la culture amérindienne.

Sept lacs plus au Nord (1993)

Lalonde R livreEt tous deux, avec Angèle aux commandes, avançaient follement vers une mort « qui marche à reculons ». Michel conduit sa mère vers cet indien mystérieux qui lui a donné rendez-vous plus au Nord, après sept lacs. L’errance en voiture et violente, tendue, mais amoureuse. Un fils et sa mère dans une quête d’amour, dans une quête d’histoire.

Un chien décharné les suit. Cette bête malingre a rendu folle Angèle en lui apparaissant comme signe de la mort prochaine de Louis-Paul, son mari. Il sera emporté peu de temps après par un cancer. Il ne les abandonnera pas totalement, il laissera une philosophie, des pensées, des expériences de vie qu’Angèle veut retrouver et partager avec son fils le long du chemin vers la mort.

Elle a rêvé d’un indien, d’un homme de sa race qui tenait toujours avec lui un enfant. Elle, la passeuse, l’accompagnatrice des futurs morts, oblige son fils à voyager. Elle ne quitte pas sa précieuse valise d’où elle sort parfois quelques reliques. Ils finiront par adopter le chien, par perdre la voiture trop usée pour continuer, mais un canot les mènera vers une plage où l’indien et son fils les attendent.

17 septembre 1764 – Ordonnance de Murray

Justice anglaise

James Murray

James Murray

Désormais, toutes les causes civiles et criminelles devront être jugées suivant les lois d’Angleterre et conformément aux ordonnances de cette province. Par une ordonnance de ce 17 septembre 1764, James Murray, 1er gouverneur de la province de Québec, organise et établit des cours judiciaires. L’usage de la coutume de Paris est aboli sauf dans les causes entre Canadiens instruites avant le 1er octobre suivant.

L’organisation de la nouvelle province britannique se précise. Après la capitulation française de 1760, un régime militaire a gouverné la région jusqu’au traité de Paris du 10 février 1763 où le Canada a été officiellement cédé à l’Angle. Le 7 octobre suivant, le Roi émet une proclamation accordant au gouverneur général le pouvoir de créer et d’établir […] des tribunaux civils et des cours de justice publiques […] conformément autant que possible aux lois anglaises.

Après son ordonnance judiciaire Murray qui prône l’assimilation plutôt que la confrontation, le roi impose, le 7 décembre le serment du Test qui ferme la porte des institutions britanniques et des charges officielles aux catholiques francophones en obligeant à renier l’autorité du pape, le culte de la Vierge et des saints. Murray et son successeur Guy Carleton passeront outre et aucun Canadien n’aura à prêter ce serment.

16 septembre 2014

16 septembre 1949 – grève des autobus

Québec paralysé

09.16 Allons_a_l_exposition_0015_wLes autobus circulent normalement en ce 16 septembre 1949. L’information peut paraître banale, mais depuis le 8 septembre la ville de Québec subit la première grève d’autobus de son histoire. Il aura fallu un peu plus d’une semaine de tractation pour que les chauffeurs acceptent de reprendre le travail.

Le Service des Autobus a cessé complètement. L’Action catholique publie en une un grand article le 9 septembre sur la grève des employés de garage de la Compagnie Québec Power. Un conciliateur venu spécialement d’Ottawa dirige les négociations. Les 183 autobus de la compagnie sont à l’arrêt et la ville envisage le recours à des transporteurs privés pour faire face à la situation qui empêche les 130 000 utilisateurs quotidiens de bénéficier de ce service.

La grève cesse le 15 septembre au matin. Le premier véhicule quitte le garage à 3 h 36 du matin, mais il faudra attendre le lendemain pour que la situation redevienne normale. Une trentaine d’agents de la police municipale sont dépêchés dans l’après-midi aux trois garages de la compagnie pour prévenir les troubles, à l’arrivée des briseurs de grève.

Durant ce long bras de fer, ils auront obtenu une augmentation de 8 cents de l’heure avec une rétroactivité de 7 cents de l’heure sera payée à partir du 1er février 1949

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