Valais Libre

4 janvier 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 10 h 00 min
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L’Hubert Aquin (1929-1977)

aquinNé à Montréal en 1929, Hubert Aquin y obtiendra une licence en philosophie en 1951. Il partira ensuite étudier en France à l’Institut d’études politiques de Paris. Il reviendra à Montréal en 1955 où il commencera une carrière de scénariste et de réalisateur à Radio-Canada. Dès 1959, il poursuivra son parcours à l’Office national du film.

Militant pour l’indépendance du Québec, il prend le maquis, la formule est de lui, en 1964. Il sera arrêté et interné quelques mois après qu’on l’ait intercepté avec une arme dans sa voiture. Il plaide alors la folie passagère. Lors de son séjour dans un institut psychiatrique, il débutera l’écriture de son roman Prochain épisode qui sera publié en 1965. Il devient alors un personnage important de la culture québécoise.

Directeur de la revue littéraire La Liberté, professeur dans diverses universités et enfin directeur littéraire aux éditions La Presse, sa carrière professionnelle sera diverse. Hubert Aquin, victime de dépression profonde, se suicidera le 15 mars 1977 dans les jardins du collège Villa Maria à Montréal.

L’invention de la mort (1959)

aquin-livreTout est fini… René Lallement fonce vers la mort. La route entre la chambre 919 de l’hôtel Laurentien et le pont du barrage Beauharnois sera le chemin de croix du journaliste qui a décidé de mettre fin à ses jours. Tout se joue dans les environs de Montréal. Entre le départ de Madeleine Vallin en fin d’après-midi, sa maîtresse doit repasser à minuit, et l’impact dans la nuit, nous assistons aux dernières pensées de René.

Jaloux que sa maîtresse s’offre encore à son mari, René Lallement nous parle longuement de sa liaison passionnée avec cette femme qu’il a séduite après avoir abandonné Nathalie. Aujourd’hui, il regrette l’avortement de Nathalie qu’il a quittée alors qu’elle était enceinte. Il vomit aussi sur son ami Jean-Paul qui lui a refusé un poste de journaliste à Paris. René a refusé ses avances homosexuelles.

Le roman est une longue agonie, la fatigue existentielle du héros est bien présente à toutes les pages. Les sujets sulfureux ne manquent pas, sexualité, adultère, religion, suicide, rien n’est épargné. Écrit en 1959, le roman, par peur du scandale, ne sera publié qu’en 1991, 14 ans après le suicide de l’auteur. Cette fin tragique éclaire d’une lumière nouvelle et crue cette oeuvre de jeunesse.

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