Valais Libre

23 janvier 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 13 h 00 min
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Honoré Beaugrand (1848 – 1906)

beaugrand-honoreNé dans Lanaudière, Honoré Beaugrand fit ses études au collège de Joliette. Diplômé de l’école militaire il commença ses aventures au Mexique. Il servit dans les forces françaises en appui du malheureux empereur Maximilien. Après la défaite, il devint journaliste à la Nouvelle-Orléans.

Fall River, Boston, Ottawa et enfin Montréal, à chaque étape il travaille ou fonde un journal. Sa vie de baroudeur lui laissera tout de même le temps de se marier et d’avoir une fille. La franc-maçonnerie l’attira également, tout comme l’engagement politique. Il deviendra maire de Montréal.

À quarante ans, il a déjà plusieurs vies derrière lui, une fortune, une situation enviable et une multitude de souvenirs de ses voyages à travers le monde. Le Far-West, l’Europe, l’Afrique, partout il part à la recherche des légendes, des histoires des hommes. Sa vie est un roman, mais il trouve tout de même le temps d’en écrire.

Une rue de Montréal et une station de métro porte son nom.

Jeanne la fileuse (1888)

beaugrand-livreLes Montépel et les Girard, deux familles que l’histoire a opposées, deux familles que l’amour va réunir. Les révoltes de 1837 laissent des traces dans la région de Contrecoeur. Le père Montépel est un loyaliste au pouvoir anglais, il a dénoncé le père Girard, partisan de Papineau.

Pierre, le fils Montépel, est souvent en conflit avec son père. Il quitte le riche domaine familial pour passer l’hiver comme bûcheron dans les forêts. Au retour, la paix revient. Il travaille à la ferme et tombe amoureux de Jeanne qui est employée aux champs. Jeanne est la fille de Girard. La deuxième explosion est inévitable. Pierre repart en forêt avec le frère de Jeanne pour gagner l’argent nécessaire au mariage.

Durant l’attente, le père Girard meurt et Jeanne doit s’exiler dans les filatures des États-Unis. Amitiés, travail et drames seront le lot de cette période. Heureusement le dénouement sera heureux et les familles retrouveront la sérénité, les querelles ancestrales seront oubliés.

Beaugrand mêle son récit avec des légendes et des informations documentées. Plus qu’un roman, c’est un plaidoyer contre la politique du gouvernement qui est incapable d’éviter l’exil de la jeunesse québécoise.

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