Valais Libre

15 février 2017

150 de la Confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 13 h 00 min
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Lise Bissonnette (1945 – …)

Lise Bissonette

Lise Bissonette

Détentrice d’un baccalauréat en pédagogie et d’une licence ès sciences de l’Éducation de l’Université de Montréal, elle a poursuivi en 1968-69 des études doctorales à l’Université de Strasbourg puis à l’École pratique des hautes études de Paris. De retour au Québec en 1970, elle est entrée à la toute nouvelle Université du Québec à Montréal (UQAM) où elle a participé à la création du premier bureau d’études institutionnelles avant d’assumer la coordination de la famille des Arts.

Devenue journaliste au Devoir en 1974, elle y a occupé différents postes jusqu’en 1985: chroniqueur d’éducation, correspondante parlementaire à Québec, correspondante parlementaire à Ottawa, éditorialiste, rédactrice en chef. Elle a quitté Le Devoir en 1986 et a alors exercé sa profession de façon autonome en tenant des chroniques dans divers médias canadiens.

En 1998, elle est nommée à la barre de la Grande Bibliothèque du Québec et celle-ci est fusionnée, en 2001, à la Bibliothèque nationale du Québec. Plus tard, en 2006, elle dirige aussi la réunion de la Bibliothèque nationale et des Archives nationales du Québec. Elle est maître d’œuvre du projet de construction de la Grande Bibliothèque, qui ouvre ses portes en avril 2005.

Outre ses nombreux ouvrages de fiction , elle est l’auteur de deux recueils de chroniques culturelles et politiques. Tous ses livres ont été fort bien reçus par la critique et le public, et trois de ces ouvrages ont été en nomination pour le Prix du Gouverneur général du Canada. Tout au long de sa carrière, elle a reçu de nombreux prix.

La Flouve (2006)

bissonnette-livreLa Flouve est le nom français de ce qu’on appelle au Québec le foin d’odeur. Une graminée poussant au hasard, sans prétention, folle au vent, mais résistante. Un de ces foins qu’on arrache et mordille, durant des marches sous le soleil, pour la nonchalance et l’erre d’aller. Sans trop savoir où. L’auteur sait où elle va. Elle suit le parfum de Balzac qui semble habiter cette maison qui doit devenir son cabinet d’écriture, son chalet en ville.

Tout commence à la Côte-de-Misère en 1811. Pierre Gagnon vend ses bras le long du Saint-Laurent pour nourrir sa famille. Onze enfants et sa femme Marguerite Corbeille a nourrir et une maison à construire, c’est bien de l’ouvrage. Le 18 juillet 1811, il achètera devant notaire un terrain au bord de la rivière des Prairies. Il y bâtira sa maison, un rectangle de six mètres par cinq à un seul niveau, avec un comble qu’on atteint par une échelle. Il ne se construit pas d’habitation plus minuscule et plus simple à cette époque dans la vallée du Saint-Laurent.

Mais la bâtisse traversera les ans et l’histoire du Québec. Lise Bissonnette achètera cette maison bleue en 2001. Elle en a vu passer des propriétaires. Son nid d’écriture deviendra son nouveau nid qui resplendit après une transformation qui valorise l’ancien grâce à une architecture résolument moderne. La journaliste nous offre un cri d’amour pour une maison vivante.

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Un commentaire »

  1. […] via 150 de la Confédération canadienne – Histoire littéraire francophone — Valais Libre […]

    Ping par 150 | MONSITE — 15 février 2017 @ 13 h 49 min | Réponse


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