Valais Libre

18 février 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 13 h 00 min
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Marie-Claire Blais (1939-…)

Marie-Claire Blais

Marie-Claire Blais

Née à Québec dans un milieu ouvrier le 5 octobre 1939, Marie-Claire Blais grandit dans le quartier du Limoilou. Elle quittera assez rapidement ses études suivies chez les religieuses catholiques pour rejoindre le monde du travail. Elle suit quelques cours à l’Université Laval où elle fait quelques rencontres qui l’encouragent à écrire.

À 20 ans, elle publie son premier roman La Belle bête qui attire une critique bienveillante. La violence et le langage cru de ce roman détonnent pour l’époque. Le roman est rapidement publié en France et traduit. Marie-Claire Blais décroche une bourse et s’installe aux États-Unis en 1963. Elle publie quelques romans dont Une Saison dans la vie d’Emmanuelle.

En 1972, elle pose ses valises en Bretagne où elle restera deux ans avant de rentrer à Montréal. Cette ville et l’Estrie sont les décors de ses oeuvres qui paraissent régulièrement. Quelques-uns de ses romans seront portés à l’écran et la plupart de ses livres sont traduits dans plusieurs langues. Marie-Claire Blais a reçu de nombreux prix littéraires et récompense pour sa production romanesque.

Le sourd dans la ville (1979)

blais-livreMike est condamné, une tumeur au cerveau progresse inéluctablement. Il vit avec Gloria, sa mère, et l’aide comme il peut dans la pension de famille. L’Hôtel des Voyageurs à Montréal est le repère de Gloria, son univers de jour. C’est aussi le rendez-vous de bien des âmes brisées, en peine ou à la recherche d’un sens. Florence viendra s’y échouer dans sa chute sans espoir.

L’été prochain, Gloria emmènera Mike en moto vers la Californie ou Mike sera soigné. Ce rêve ne se réalisera pas, mais il donne de l’énergie à celle qui, tous les soirs, devient une danseuse nue. Le père n’est plus, victime d’un règlement de compte, mais le reste de la famille est disparate. Tim, l’irlandais, Judith la philosophe complètent la galerie de portrait.

Ce long monologue sans pauses, le roman de 234 pages ne comporte qu’un seul paragraphe, nous promène d’un angle à l’autre dans cette pension impitoyable qui brise les aspirations, où la détresse et l’angoisse sont omniprésente. Nous visitons des tranches de vie qui remonte à la surface, mais rien n’y fera, le suicide final de Florence est là pour montrer la fin inéluctable.

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