Valais Libre

20 février 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 13 h 00 min
Tags:

Paul-Émile Borduas (1905-1960)

Paul-Émile Borduas

Paul-Émile Borduas

Né en 1905 au Mont-Saint-Hilaire, Paul-Émile Borduas grandit dans ce village au bord de la rivière Richelieu en Montégérie. C’est lors de la restauration de l’église villageoise qu’il s’ouvre à l’art. Il devient apprenti d’Ozias Leduc, un peintre et décorateur réputé. Il entrera à l’École des Beaux-Arts de Montréal en 1923. Il poursuivra sa formation artistique durant deux ans à Paris aux Ateliers d’arts sacrés.

À son retour au Québec en 1930, c’est la crise économique. Borduas pense devoir s’exiler en Amérique du Sud lorsqu’il obtient un poste de professeur de dessin dans les classes de l’école primaire de Montréal. En 1937, il devient professeur à l’École du meuble de Montréal. Il évolue alors vers une conception plus radicale de l’art.

Il découvre André Breton et les surréalistes, s’approche des théories du dessin automatique de Léonard de Vinci. De là va naître le concept de l’automatisme pictural. Paul-Émile Borduas devient le leader d’une génération artistique. Il organisera de multiples expositions et son texte le Refus global lui fera perdre son poste à Montréal. Il voyagera ensuite aux États-Unis et en France notamment.

Le 22 février 1960, une crise cardiaque le terrasse dans son atelier parisien.

Refus global (1948)

borduas-livreRompre définitivement avec toutes les habitudes de la société, se désolidariser de son esprit utilitaire. Refus d’être sciemment au-dessous de nos possibilités psychiques. Refus de fermer les yeux sur les vices, les duperies perpétrées sous le couvert du savoir, du service rendu, de la reconnaissance due. (…) Place à la magie ! Place aux mystères objectifs ! Place à l’amour ! Place aux nécessités !

Le Refus global est un texte marquant de la littérature québécoise. Pourtant, Paul-Émile Borduas n’est pas considéré comme un écrivain. Ce peintre et sculpteur a été le leader des Automatistes qui ont publié ce manifeste artistique. Le dogme catholique dominant le Québec est violemment pris à partie et l’immobilisme dans lequel est plongée la Province est rejeté.

Un petit peuple serré de près aux soutanes restées les seules dépositaires de la foi, du savoir, de la vérité et de la richesse nationale. Tenu à l’écart de l’évolution universelle de la pensée pleine de risques et de dangers, éduqué sans mauvaise volonté, mais sans contrôle, dans le faux jugement des grands faits de l’histoire quand l’ignorance complète est impraticable. Le constat est implacable et seul le développement de la liberté individuelle pourra libérer ce peuple.

Le texte deviendra petit à petit une référence et ses interprétations et utilisations se multiplient.

Publicités

Laisser un commentaire »

Aucun commentaire pour l’instant.

RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :