Valais Libre

6 mars 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 13 h 00 min
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Jacques Brault (1933-…)

Jacques Brault

Jacques Brault

Né à Montréal en 1933, Jacques Brault poursuit des études classiques au Collège Sainte-Marie puis à l’Université de Montréal, où il obtient un baccalauréat en philosophie et une maîtrise en arts; il étudie également en France, à la Sorbonne à Paris et à Poitiers. Sa carrière professionnelle s’est principalement déroulée à l’Université de Montréal, où il a été professeur et chercheur au Département d’études françaises et à l’Institut des sciences médiévales.

Parallèlement à ces activités d’enseignement et de recherche, il a participé à de nombreuses émissions culturelles sur les ondes de Radio-Canada. Du recueil de poésie Mémoire, publié en 1965, à l’essai Chemins perdus, chemins trouvés, paru en 2012, sa production littéraire est riche et variée.

Traduite en plusieurs langues, l’oeuvre de Jacques Brault a été souvent saluée par la critique et récompensée par de nombreuses distinctions. Il a obtenu la plupart des prix littéraires d’importance remis au Québec et au Canada. Il a reçu, entre autres, trois fois le prix du Gouverneur général.

L’artisan (2006)

brault-livreVoix de pauvre, voix de magie et songe

fumoïde, l’harmonica des rues

tremble à sa bouche, puis les ritournelles

comme l’enrôlement du liseron…

Les mots sont ciselés, le langage nous emmène dans un univers calme, serein, paisible qui touche à la perfection. Les mains habiles qui ont cultivé cet ouvrage sont bien celles d’un artisan qui soigne son jardin. Au rythme de la terre, de la vie, de la mort, les mots s’épanouissent, vivent, enchantent.

Les vers ne s’estiment ni au nombre, ni au poids, mais au titre. La citation de Joseph Joubert mis en exergue au début du livre colle parfaitement à cet ouvrage. Il est le fruit d’un artisan qui a peaufiné son ouvrage pour en faire de l’art. Jacques Brault maîtrise la langue française, la finesse de son utilisation nous ouvre un univers féérique

La saison qui se relève de mort

comme le temps strophique et tombeau vide

Au chiffre du jour accorde la nuit.

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