Valais Libre

4 avril 2017

Quelle formule pour le foot ?

Filed under: b. Du Lys dans les Étoiles — vslibre @ 4 h 30 min
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Impact de Montréal, Photo : Marc-André Donato | lefooteur.com

Toute la semaine dernière, le Nouvelliste s’est penché sur la meilleure formule possible pour le championnat suisse de football. Après les aléas de la politique, je saisis cette occasion, pour évoquer quelques réflexions sportives tirées de ma nouvelle région. Le sport est  peut-être une activité favorable à la santé, mais ici, on parle de spectacle pour ne pas dire de business.

La Suisse et le Québec sont comparables du point de vue de la population (environ 8 millions) et du développement économique et social. Si le sport professionnel par équipe recouvre le football et le hockey en Suisse, au Québec, il est plus diversifié: le hockey, le soccer (notre football) sont présents, mais il y a aussi du baseball, du football américain, mais pas de basketball. Malgré cette diversité, les équipes professionnelles sont rares.

Sport business

En Amérique du Nord, les cinq grands sports cités ci-dessus sont un véritable business et sont organisés en fonction. Des ligues fermées proposent des franchises qui se disputent des trophées prestigieux. Les séries de la coupe Stanley, les séries mondiales du baseball majeur, la finale du basketball, la finale de la ligue majeure de soccer, sans oublier le gigantisme du Super Bowl, tout est hors de mesure.

Ces ligues attirent les foules, génèrent des revenus hallucinants, des chaînes de télévision, ne reculent devant rien pour assurer le spectacle. Si les sportifs reçoivent des salaires fous (des contrats en dizaines, voire en centaine de millions sont signés pour huit à dix ans), c’est qu’ils sont organisés en syndicats et qu’ils négocient des parts de revenus. En hockey par exemple, il y a un plafond salarial qui met les équipes plus ou moins à parité et qui est mis à jour chaque année en fonction des revenus de la ligue.

Pour participer à ces championnats, les villes doivent se battre pour acquérir ou garder une franchise. Ainsi Québec a perdu en 1995 son équipe de hockey à cause de difficultés économiques. Aujourd’hui, toute la ville rêve d’un retour des Nordiques. La ville avec l’aide de la province a construit une nouvelle patinoire qui a coûté 400 millions de dollars pour espérer un retour d’une équipe. Dès la saison prochaine, la ligue nationale comptera 31 équipes au lieu de 30, mais Las Vegas a obtenu cette franchise supplémentaire au grand dam de Québec.

Les séries

Dans ce business, il est impensable de ne pas avoir de séries éliminatoires pour décerner le titre suprême. La saison régulière n’est qu’une mise en bouche. 82 matchs en hockey, plus de 160 au baseball ou 17 au football américain, la longueur de la saison s’adapte aux spécificités du sport, mais c’est après que tout commence.

Ainsi, d’ici une grosse semaine, le hockey va entrer dans sa phase passionnante, les 16 meilleures équipes vont s’affronter au meilleur des 7 matchs et ce n’est qu’en juin qu’on connaîtra le grand vainqueur. Les résultats de la saison régulière seront bientôt oubliés. On entre dans la phase payante. Il en est ainsi pour tous les sports. Le soccer qui vient de débuter et le baseball qui s’apprête à lancer sa saison verront leur phase passionnante arriver vers l’automne.

Dans cette configuration, le Québec et ses huit millions d’habitants n’ont qu’une équipe de hockey, une équipe de football américain qui joue dans la ligue canadienne et une équipe de soccer pour représenter la province dans les grandes ligues. Pour le baseball, il n’y a que quatre équipes professionnelles, mais aucune dans la ligue majeure. Le basketball professionnel est, lui, inexistant ici.

Pour participer au sport spectacle, il faut des moyens économiques. En Suisse, si quelques équipes de hockey pourraient faire illusion dans une grande ligue européenne, seul le FC Bâle a quelques chances au football. L’histoire et les traditions ne plaident pas pour une évolution à l’américaine, il faut donc chercher un autre équilibre adapté à la réalité helvétique.

Pour terminer, si les différences sont grandes, il y a quand même un point ou plutôt un entraîneur commun entre le FC Sion et l’Impact de Montréal, la seule équipe de soccer professionnelle du Québec. Qui a passé plus de temps sur le banc de l’Impact que sur celui du FC Sion ? Je suis prêt à offrir un tour guidé du Vieux-Québec à la première bonne réponse…

Photo : Marc-André Donato | lefooteur.com

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