Valais Libre

24 avril 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Chevalier de Lorimier (1803 – 1839)

lorimier-portraitFrançois-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier naît le 27 décembre 1803 à Saint-Cuthbert, dans la région de Lanaudière. Il est le troisième des dix enfants de la famille. Il reçoit son surnom de Chevalier qui lui est resté d’un de ses oncles. À 10 ans, il débute ses études classiques au petit Séminaire de Montréal. Il devient ensuite apprenti clerc et obtient son diplôme de notaire en 1829 et installe son bureau dans une bâtisse du faubourg Saint-Antoine.

En 1834, il soutient le parti des patriotes et leurs 92 résolutions durant la campagne électorale où ils gagneront 77 des 88 sièges de l’Assemblée législative du Bas-Canada. Devant le refus de ces résolutions en 1837, de Lorimier entre en résistance et devient secrétaire du comité central et permanent du district de Montréal. Le 6 novembre 1837, il est blessé par balle à la cuisse lors d’une altercation avec le Doric Club partisan du gouverneur.

Après les défaites de décembre, il s’enfuit vers les États-Unis d’où il reviendra au printemps 1838 pour servir sous les ordres de Papineau et Nelson. Il sera arrêté le 12 novembre 1838 alors qu’il tentait une nouvelle fois de fuir vers les États-Unis. Il comparaîtra en janvier 1839 devant le conseil de guerre et malgré une défense de tout les instants, les Britanniques veulent faire un exemple. Il est condamné à mort le 21 janvier et exécuté par pendaison le matin du 15 février 1839 dans la prison du Pied-du-Courant de Montréal.

Lettres d’un patriote condamné à mort (2001)

lorimier-livreVous me demandez un mot pour souvenir. Cher ami, que voulez-vous que je vous écrive, je pars pour l’échafaud. Soyez courageux et je meurs votre ami. Le 15 février 1839, vers neuf heures du matin, Chevalier de Lorimier et 3 compagnons sont exécutés à Montréal. Les jours précédents sa mort, il écrit plusieurs lettres où il livre son testament politique.

Le combat des patriotes a été perdu. Si Papineau et quelques autres leaders ont réussi à fuir aux États-Unis, Chevalier de Lorimier sera arrêté et condamné à mort. On sait que le mort ne parle plus et la raison d’État qui me fait expier sur l’échafaud ma conduite politique pourrait bien forger des contes à mon sujet. Il veut éviter que sa pensée soit déformée, il la fixe dans des lettres qu’il enverra de sa prison.

L’homme sait qu’il va mourir, ses lettres sont ses méditations. Condamné à mort le 1er février, il aura 15 jours pour se préparer. Le 13 février, il connait la date de sa fin, le lendemain, il embrasse une dernière fois sa femme et ses enfants. Son seul regret est de les laisser dans l’insécurité. Je meurs sans remords. Je ne désirais que le bien de mon pays dans l’insurrection et l’indépendance.

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