Valais Libre

19 juin 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 10 h 30 min
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Claude Gauvreau (1925-1971)

Claude Gauvreau

Claude Gauvreau

Né à Montréal le 19 août 1925, Claude Gauvreau fera ses études classiques au collège Sainte-Marie de Montréal. Il obtient en 1947 un baccalauréat en philosophie à l’Université de Montréal. Cette même année sera celle de la parution de sa première oeuvre littéraire: Bien-être. Cette pièce de théâtre a été écrite pour sa muse Murielle Guilbault dont il est amoureux.

Amour à sens unique qui se terminera pas le suicide de Murielle en 1952. Claude Gauvreau, par l’intermédiaire de son frère, fait la connaissance de Paul-Émile Borduas et devient le poète et l’avocat du groupe des Automatistes. Il cosignera en 1948 le Refus global. Après la mort de Murielle, il suivra plusieurs traitements psychiatriques. En 1952, paraîtra également son unique roman, Beauté baroque.

Parallèlement à son oeuvre créatrice, Gauvreau sera critique de théâtre et polémiste pour diverses publications. Il organisera la dernière exposition des Automatistes en 1956.

Sa participation à la nuit de la poésie du 27 mars 1970 sera remarquée. En 1971, après les dernières mises au point avec le metteur en scène des Oranges sont vertes, il se défenestre le 7 juillet.

Les oranges sont vertes (1970)

gauvreau-livreIvirnig est un auteur, critique d’art et polémiste à succès. Il a autour de lui une cour d’artistes qui le courtisent. Cochebenne, Ivulka et Drouvoual viennent tour à tour lui offrir une de leurs oeuvres. Ils sont la crème d’un mouvement encensé par Ivirnig. Mais la belle Cégestelle dont Ivirnig est éperdument amoureux se suicide brutalement.

Commence alors la lente déchéance. Les mots d’Ivirnig se déstructurent petit à petit, seule son écriture est encore fulgurante. Son salon devient poussiéreux et le laisser-aller physique illustre la descente psychique. Une polémique artistique dont le groupe sort vaincu donne le signal de l’abandon. Le groupe semble se désintégrer, chacun veut sauver ce qu’il peut.

La pièce finit avec la mort d’Ivirnig et l’arrivée redoutée durant toute la pièce du mystérieux Batlam qui détruira tout. Le langage « exploréen » est souvent déroutant. Claude Gauvreau nous emmène, dans cette dernière oeuvre, dans une expérience de déstructuration du langage et de recherche du son juste qui peut laisser perplexe, mais la force de la pièce réside dans son expression biographique des tourments d’un artiste.

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