Valais Libre

4 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne

Filed under: b. Du Lys dans les Étoiles — vslibre @ 4 h 30 min
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Ottawa, juin 2017

Samedi dernier, le 1er juillet, c’était jour de fête nationale au Canada. Une semaine exactement après la Saint-Jean-Baptiste, fête nationale du Québec, d’autres concerts et défilé ont ponctué la journée. Comme chaque année, les Québécois ont deux jours fériés à une semaine d’intervalle. Mais 2017 marque aussi le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. L’occasion est belle pour faire un point sur le fédéralisme au Québec.

Le 1er juillet 1867, l’Acte de l’Amérique du Nord britannique entrait en force et avec lui naissait le dominion du Canada, autrement dit la Confédération canadienne. La reine Victoria avait donné son feu vert à ce nouveau traité d’alliance entre le Canada-Uni (Québec et Ontario), le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

Fruit d’âpres négociations, entre autres durant les conférences de Charlottetown et de Québec en 1864, puis de Londres en 1866, cet Acte permettait aux provinces canadiennes de voler un peu plus librement. À la blague, lorsque j’explique sommairement l’histoire du Canada aux touristes que je guide, je dis qu’avant le Canada était dirigé par la reine d’Angleterre et après par la reine du Canada. La même personne avait juste changé de titre.

Aujourd’hui encore, la reine d’Angleterre est le chef d’État et son buste se retrouve sur les billets de banque. Mais l’affaire est un peu plus complexe. Les Pères de la Confédération comme on appelle les chevilles ouvrières du traité qui fête ses 150 ans cette année ont en fait créé une fédération. L’autonomie des provinces n’a rien à voir avec celle des cantons suisses. Le grand dessein à l’époque était de créer une structure capable de supporter le projet d’un train reliant l’océan Atlantique à l’océan Pacifique.

Ce ne fut pas la seule ambiguïté de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique. Longtemps, les francophones ont défendu le mythe de deux nations fondatrices avant que Pierre-Eliott Trudeau, le père du premier ministre actuel, ne jette par-dessus bord cette vision qui a laissé place à des provinces bien soumises à l’État fédéral.

Les velléités indépendantistes du Québec étant mortes avec l’échec du référendum de 1995, même si quelques répliques secondaires ont tenté de raviver la flamme, aujourd’hui, le Canada peut fêter ses 150 ans sans les contestations du centenaire. Seule l’indifférence ternit un peu la fête, la plupart des Québécois ne sachant pas vraiment ce qu’il fête.

Les parcs nationaux sont gratuits, de nombreuses manifestations profitent du label « 150 » et tout va pour le mieux dans ce beau pays qu’est le Canada. Seules les Premières Nations ternissent un peu la belle unanimité. Ils refusent de s’associer à la fête et c’est bien normal. Ils n’ont eu aucune place dans le traité qui réglait la vie sur leur territoire ancestral.

10 000 ans qui sont là, alors 150 ans…

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