Valais Libre

27 juillet 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 3 h 00 min
Tags: ,

Jean-Charles Harvey (1891-1967)

Né à La Malbaie en 1891, Jean-Charles Harvey passera une partie de son enfance au Massachusetts. Il fera ses études primaires à Sainte-Irénée dans Charlevoix avant de poursuivre son secondaire à Chicoutimi. Il entrera au noviciat des jésuites, prononce ses voeux en 1910, mais quitte l’ordre en 1915.

Il s’inscrit alors à la faculté de droit de l’Université Laval à Montréal. Il aura ensuite une carrière de journaliste à La Presse, puis au Soleil dont il sera le rédacteur en chef de 1927 à 1934. Il fondera ensuite Le Jour avant de travailler à Radio-Canada.

Il commencera sa carrière littéraire dans les années 20. Son recueil de contes L’homme qui va… lui vaudra le prix David en 1929. Mais Les demi-civilisés en 1934 lui vaudront bien des ennuis. Le livre est interdit par l’évêque de Québec. Harvey doit quitter Le Soleil et la ville de Québec. Très porté sur la politique, il sera au coeur de nombreuses polémiques. Ses attaques contre les nationalistes, les fascistes et les antisémites ne lui valent pas que des amis. Il meurt à Montréal en 1967.

Les demi-civilisés (1934)

Max Hubert est un homme libre, un homme aimant sa liberté, un homme vivant sa liberté. Sa mère le voulait prêtre, il fuira la vie trop rigide du célibat. Cerveau brillant, il voudra devenir avocat, le droit ne mène qu’aux conventions, tout comme une chaire d’université. Il finira par rencontrer Dorothée, une femme libre qui lui ouvrira une voie littéraire.

Le Vingtième siècle sera sa liberté. Grâce au financement de Meunier, le père de Dorothée, Max lancera une revue où il pourra diffuser ses idées. Il vivra un amour intense avec Dorothée. Un soir, une altercation anodine bouleversera la vie des amoureux. Dorothée ne veut plus voir Max. Il continuera seul son oeuvre sans savoir le pourquoi de la rupture abrupte.

Le passé de Meunier le rattrape et les excès de liberté du Vingtième siècle vont mettre à mal l’aventure. Max devra faire des choix. Finalement, le mystère sera dévoilé et après une dernière épreuve glaciale, les amoureux se retrouveront. Les demi-civilisés, l’élite politique et religieuse de l’époque, étouffent la société québécoise. Harvey livre une critique mal reçue par le clergé, mais c’est un tournant littéraire pour la province.

Publicités

Laisser un commentaire »

Aucun commentaire pour l’instant.

RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :