Valais Libre

26 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

26 juillet 1758 – Prise de Louisbourg

La capitulation de Louisbourg

Les cloches de Boston vont sonner presque un jour entier. Ce 26 juillet 1758, l’Angleterre fête une grande victoire. La forteresse française de Louisbourg vient d’être prise. Le chevalier de Drucourt n’a pas d’autres choix que la capitulation. Cernée, affaiblie et sans espoir de renfort, la garnison ne peut rien devant des forces bien supérieures. Les honneurs militaires sont même refusés aux Français. Ils brûleront certains drapeaux pour ne pas que l’ennemi ne s’en empare.

Louisbourg tombe pour la deuxième fois. Déjà prise en 1745, la forteresse de l’Île du Cap Breton a été rendue par un traité en 1748 à la fin de la guerre de Succession d’Autriche. Le sursis n’aura duré que dix ans. La situation stratégique de Louisbourg qui permet de contrôler les pêches le long des bancs de Terre-neuve et surtout l’entrée du Saint-Laurent est trop importante pour que les Anglais ne mettent pas un maximum de force pour la conquérir. Leur supériorité sur l’Atlantique empêchera tout renfort d’arriver depuis la France.

Les portes du Saint-Laurent sont maintenant ouvertes. Après la victoire française de Carillon au début du mois, l’espoir change de camp. Un mois plus tard, fort Frontenac dans la région des Grands Lacs tombera à son tour. La guerre de Sept Ans prend une très mauvaise tournure en cette année 1758. L’hiver sera terrible et annonce la fin de la Nouvelle-France. Supérieurs sur les mers, les Anglais avanceront inéluctablement vers Québec puis Montréal. La France perdra définitivement ses possessions en Amérique du Nord.

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25 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

25 juillet 1952 – Radio-Canada en direct

Des amateurs de baseball regardant une partie à la télévision.

Trois caméras sont positionnées sur le toit du stade De Lorimier à Montréal. Ce 25 juillet 1952, Radio-Canada diffuse la première émission de télévision en direct au Canada. Il s’agit d’un match de baseball opposant les Cubs de Springfield et les Royaux de Montréal. Gérald Renaud, un pionnier de la télévision au Canada, met en ondes cette émission pour le plus grand plaisir des possesseurs d’un appareil de télévision. Les États-Unis avaient déjà diffusé des parties de la série mondiale de baseball en 1951.

La télévision prendra son essor au Canada en cette année 1952. Dès le mois de septembre, une chaîne voit le jour à Montréal, CBFT propose une programmation bilingue aux téléspectateurs. En août 1952, Radio-Canada commence à diffuser des émissions jeunesse. À Montréal, on compte déjà 7500 postes de télévision. La retransmission de compétitions sportives prendra rapidement une place dans la grille horaire de CBFT. Le 27 août, les débuts des Alouettes feront l’objet d’un reportage. Le 11 octobre, les deux dernières périodes de la joute du Canadien seront également présentées en direct.

Les Canadiens français découvrent dès lors les téléromans et le Téléjournal. La télévision est tellement populaire que, en 1956, plus de la moitié des foyers possède leur propre appareil. La télévision participe à l’essor des médias de masse. Les publicistes profitent de cet avantage et la télévision devient un moyen rapide pour convaincre les consommateurs. Dès 1955, des stations s’implantent dans diverses villes du Québec et proposent des programmes personnalisés.

 

 

Vive le Québec libre !

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La Presse

Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération… […] La France entière sait, voit, entend, ce qui se passe ici et je puis vous dire qu’elle en vaudra mieux.

Vive Montréal !

Vive le Québec !

Vive le Québec libre !

Vive le Canada français !

Et vive la France !

La voix rocailleuse,profonde et inimitable du général de Gaulle, soulevait une foule enthousiaste il y a tout juste 50 ans à Montréal. Le 24 juillet 1967, le président français semblait solder la dette de Louis XV.

Vive le Québec libre ! Est analysé dans tous les sens. Chaque acteur politique québécois détourne aujourd’hui ces mots historiques en sa faveur. Les journaux regorgent d’analyses sur le sens véritable de cette formule, sur la signification profonde de ce message, sur sa préméditation…

Il y a 50 ans, le Canada fêtait le centenaire de la Confédération et le général de Gaulle était invité à visiter l’exposition universelle de Montréal. Il ne voulait pas venir, mais le premier ministre du Québec Daniel Johnson l’avait convaincu lors d’une visite à Paris.

Ne faisant rien comme tout le monde et surtout qu’à sa tête, le général avait accepté, mais il est venu en bateau pour ne pas avoir besoin de commencer sa visite par la capitale fédérale Ottawa. Il voulait suivre les pas de Jacques Cartier et de Samuel de Champlain.

Prenant tout le monde de court et profitant d’une ferveur populaire que personne n’avait prévu, il allait utiliser toutes les tribunes mises à sa disposition pour livrer son message d’émancipation. Personne n’avait vu venir son Vive le Québec libre ! surtout pas Ottawa qui se fâcha très fort.

Le général en profita pour annuler son passage dans la capitale fédérale et rentrer, en avion, directement de Montréal à Paris. Laissant des indépendantistes enchantés et des fédéralistes médusés. 50 ans plus tard, c’est plutôt l’inverse.

Après deux référendums négatifs et surtout dans une société qui a énormément changé, le message de de Gaulle est analysé, déformé, utilisé à toutes les sauces. Que veut dire un Québec libre ? Nous sommes plus libres que jamais, a déclaré le premier ministre Philippe Couillard. Sommes-nous libre de refuser le projet d’oléoduc d’Énergie-Est ?, lui a rétorqué Gabriel Nadeau-Dubois, la nouvelle égérie de Québec Solidaire pendant que Jean-François Lisée, le chef du PQ se désolait du détournement de la formule gaullienne.

Je travaille depuis trois mois avec un fervent indépendantiste. J’écris sa biographie. Il était présent lors du passage de de Gaulle à Québec. Il a vécu intensément cette effervescence. Il se désole aujourd’hui du peu de conscience populaire de l’histoire du Québec, de ses racines françaises, de la conquête britannique et de la colonisation.

J’ai tendance à penser que le Québec est une colonie. Une colonie qui a eu le privilège de pouvoir défendre sa langue, sa culture et son identité, mais que ces défenses sont fragiles et qu’il suffit de peu pour que tout disparaisse dans les oubliettes de l’histoire.

Le Québec est une île de 7 millions de francophones perdue dans un continent de près de 400 millions d’habitants. Le petit village gaulois résiste, mais pour combien de temps encore ?

Il y a 150 ans dans le Confédéré… jeudi 25 juillet 1867

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Arc-en-ciel de lune, souvenir de Jean Huss et biens du clergé en Italie…

24 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

24 juillet 1967 – De Gaulle libère le Québec

Charles de Gaulle au balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal

Voilà ce que je suis venu vous dire ce soir en ajoutant que j’emporte de cette réunion inouïe de Montréal un souvenir inoubliable. La France entière sait, voit, entend, ce qui se passe ici et je puis vous dire qu’elle en vaudra mieux. Vive Montréal ! Vive le Québec ! Vive le Québec… libre ! Vive le Canada français ! Et vive la France ! Ce 24 juillet 1967 restera un moment fort de l’histoire du Québec. La conclusion du discours du président français Charles de Gaulle ne laissera personne indifférent au Canada.

Malgré un sentiment d’improvisation, il avait parfaitement préparé son coup. Parti le 15 juillet à bord du croiseur Colbert de Brest, de Gaulle ne voulait pas arriver par la voie des airs à Ottawa comme l’aurait demandé le protocole. Sur le navire, il confie à son gendre Alain de Boissieu : Je compte frapper un grand coup. Ça bardera, mais il le faut. C’est la dernière occasion de réparer la lâcheté de la France. Il tiendra sa promesse. Son parcours en voiture le long du Chemin du Roy entre Québec et Montréal sera emmaillé de déclaration qui prépare son final du balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal.

La réaction du gouvernement fédéral ne se fera pas attendre, dès le lendemain, le premier ministre Lester Bowles Pearson aura des mots très durs. Le général de Gaulle est déclaré persona non grata au Canada. Il ne se rendra pas à Ottawa et quittera le Québec le 26 juillet après avoir poursuivi sa visite, comme s’il ne s’était rien passé.  Ni vous ni moi n’avons perdu nos heures. Peut-être se sera-t-il passé quelque chose ? 

déclarera-t-il au premier ministre du Québec, Daniel Johnston qui saluera le culte de la liberté de la France.

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

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Germaine Guèvremont (1893 – 1968)

Née à Saint-Jérôme d’un père avocat et d’une mère qui s’adonne à la peinture, Germaine Grignon baigne dès son plus jeune âge dans la littérature. Son père et son oncle ont écrit quelques livres aujourd’hui oublié. Elle fait ses études élémentaires et secondaires, puis étudie le piano. Elle travaillera au palais de justice de Sainte-Scholastique où ses parents résident depuis qu’elle a deux ans.

En 1916, à 23 ans, elle épouse Hyacinthe Guèvremont. Ils auront cinq enfants. Elle devient journaliste pour le Courrier de Sorel et le journal anglophone The Gazette. Elle écrit des contes et des nouvelles inspirée de la famille de la mère de son mari, une Beauchemin de Sorel. Ses contes seront la base de son roman Le Survenant publié à compte d’auteur en 1945, puis de sa suite Marie-Didace paru en 1947. Le succès n’est pas immédiat, mais il va être grand. Son style et sa peinture du terroir rallient les suffrages. Elles obtiendra de nombreux prix et distinction et adaptera son oeuvre pour la radio et la télévision avant de s’éteindre en 1968.

Le Survenant (1945)

L’homme qui frappe à la porte de la maison de Didace Beauchemin est un homme libre. Il vient proposer son travail contre le gîte et le pain. Ils ne le savent pas encore, mais ce Survenant va changer leurs vies et celles de tous les habitants du Chenal du Moine. Travailleur infatigable, entreprenant, voyant comment valoriser la terre et ses richesses, il va vite convaincre Didace le maître des lieux.

Veuf, Didace vit avec son fils Amable-Didace et sa bru Alphonsine. L’hiver venant, les talents de charpentier, de menuisier du Survenant vont permettre aux Beauchemin de gagner quelques sous. Le bel étranger n’a qu’un défaut, il boit. Mais Angelina, la voisine boîteuse et renfermée, va tomber amoureuse. Ils s’entendent bien, le Survenant aime aller jouer sur l’harmonium chez Angelina. Surtout, il aime raconter le monde. Ses histoires rassemblent, malgré les jalousies et les mesquineries, la communauté du Chenal du Moine.

Mais une année après son arrivée, sans crier gare et sans avertir personne, le Survenant disparaît comme il est venu. Laissant derrière lui Angelina et son chagrin et le père Didace qui décide de se remarier.

23 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

23 juillet 1840 – Sanction royale pour l’Union

Situation de l’Amérique du Nord après l’Acte d’Union de 1840

Un Conseil législatif de 20 membres nommés par le gouverneur, une Assemblée législative où chaque province serait représentée par 42 députés, l’orateur du Conseil législatif nommé par le gouverneur et une langue unique, l’anglais, ce 23 juillet 1840, la reine Victoria donne sa sanction royale à l’Acte d’Union, le Canada n’est plus séparé en deux. Haut et Bas-Canada sont unis sous la même législation. La Rébellion des patriotes a engendré ce changement constitutionnel. Londres veut régler l’épineuse question canadienne.

Après les événements de 1837 et 1838, le gouvernement britannique envoie Lord Durham étudier la question des colonies britanniques de l’Amérique du Nord. Si son constat d’un peuple sans culture et sans histoire a marqué les esprits, sa recommandation que les deux provinces canadiennes soient fusionnées en une seule retient toute l’attention de ses commanditaires. Un gouvernement, une assemblée représentant avec un nombre égal de députés deux provinces aux populations inégales et une langue, le verdict est cruel pour les Canadiens-français.

Cet Acte d’Union sera la principale source de l’instabilité politique qui régnera dans le Canada-Uni jusqu’en 1867. En effet, certains membres de l’élite politique, tant francophone qu’anglophone, réclament à hauts cris la représentation selon la population. La situation devient intenable, malgré l’obtention d’un gouvernement responsable en 1849, elle mènera à la création de la Grande Coalition en 1864 et, finalement, à la Confédération en 1867.

 

22 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

22 juillet 1948 – Terre-Neuve rejoint le Canada

Les négociations entre Terre-Neuve et le Canada

Avec 78 323 votes (52,3 %) en faveur de la Confédération, contre 71 334 votes (47,7 %) pour le gouvernement responsable, Terre-Neuve décide, ce 22 juillet 1948 de rejoindre le Canada. Ce scrutin est le deuxième tour d’un processus débuté en juin. Un premier référendum, le 3 juin 1948, avait permis de choisir entre le maintien de la Commission de gouvernement, un retour au gouvernement responsable ou une union avec le Canada. Le maintien de la Commission de gouvernement avait obtenu le moins de voix et avait était éliminé.

Soupçonneux envers le Québec et réticent à participer aux discussions ayant amené la naissance de la Confédération canadienne en 1867, Terre-Neuve finira par participer à la conférence de Québec, mais refusera finalement de se joindre à la nouvelle confédération. Malgré plusieurs tentatives à la fin du XIXe siècle, les pro-confédération ne réussiront jamais à convaincre une majorité de rejoindre le Canada. En 1934, une commission de gouvernement est nommée pour remplacer le gouvernement responsable qui connaît des difficultés à maîtriser les suites de la crise économique.

Cette commission de gouvernement temporaire n’avait pas de date de cessation. La Deuxième Guerre mondiale permettra de rétablir la situation économique de Terre-Neuve qui bénéficie de sa situation stratégique dans l’Atlantique Nord. Après la guerre, la commission de gouvernement n’a plus sa raison d’être et Terre-Neuve doit faire un choix. Après le vote en faveur de la Confédération canadienne, des discussions s’ouvrent avec Ottawa et le 31 mars 1949, Terre-Neuve devient la 10e province canadienne.

 

21 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

21 juillet 1932 – Conférence impériale d’Ottawa

Thérèse Casgrain, Mackenzie King et autres, devant le Parlement lors de la « Conférence économique impériale » de 1932

Canada, Grande-Bretagne, Australie, Union sud-africaine, Nouvelle-Zélande, État libre d’Irlande, Rhodésie du Sud, Inde et Terre-Neuve sont représentés ce 21 juillet 1932 à Ottawa pour l’ouverture de la conférence économique impériale. C’est la première fois que cette conférence se tient en dehors du Royaume-Uni. Le contexte de la crise économique constitue la toile à fond à cette réunion où sont notamment discutées les questions de tarifs douaniers, de commerce, de coopération économique et de monnaie.

Le gouvernement canadien va conclure des ententes commerciales avec le Royaume-Uni et divers autres dominions. Les traités marquent un pas définitif vers une association économique plus étroite. Le premier ministre canadien Richard Bennet salue les grands avantages que procurent ces traités commerciaux. Ils établissent une préférence tarifaire réciproque. Les exportateurs et les producteurs canadiens vont rivaliser de zèle afin de satisfaire les exigences de leurs clients britanniques.

Par contre, ces traités empêchent le Canada de consentir ces mêmes tarifs aux États-Unis qui vont alors se tourner vers d’autres marchés. Lorsqu’il revient au pouvoir en 1935, le premier ministre William Lyon Mackenzie King qui s’était toujours opposé à ces accords conclut une convention commerciale avec les États-Unis, puis il travaillera dans le sens d’une entente commerciale entre Londres, Ottawa et Washington, entente qui sera ratifiée en novembre 1938, à la veille de l’éclatement de la Deuxième Guerre mondiale.

5 ans au Québec – épisode 29

Filed under: k. saga québécoise — vslibre @ 4 h 30 min
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Les canons de Frontenac

Frontenac repoussant l’offre de reddition de l’émissaire anglais : « La seule réponse que je ferai à votre général viendra de la bouche de mes canons et du feu de mes mousquets. » 1915, Charles William Jefferys — Bibliothèque et Archives Canada

Allez, Denis raconte-nous ton rêve ! Non, non … Oui, vas-y ! Bon d’accord. Moi, j’ai rêvé que je mangeais le cuissot de chevreuil… et je crois que mon rêve a dû être vrai, parce que ce matin au réveil, je n’ai retrouvé que les os ! Les deux jeunes enfants ne peuvent s’empêcher de rire.

Je suis content de moi, il ne me reste plus qu’à finir l’histoire. À leur raconter comment en bandant les yeux à l’émissaire anglais, en utilisant les os du cuissot de chevreuil, en faisant crier la foule, en jouant aux habitants repus et sans souci, le comte de Frontenac sauva sa ville.

Sans oublier de crier bien fort sa célèbre phrase: dites à votre amiral que je lui répondrai par la bouche de mes canons ! Vraiment, j’adore ce conte d’Honoré Beaugrand qui glorifie le sauvetage de la ville de Québec en automne 1690. La flotte anglaise commandée par l’amiral William Phips n’aura plus qu’à s’en retourner.

La ville de Québec ne se rend pas facilement. Cette citadelle presque imprenable ne deviendra anglaise qu’en 1759 après la célèbre bataille des plaines d’Abraham. Durant ses 150 premières années d’existence, elle sera française et la Nouvelle-France ne manque pas de héros légendaire. Un des plus truculents est bien le comte de Frontenac.

BUADE, LOUIS DE, comte de FRONTENAC et de PALLUAU, soldat, gouverneur général de la Nouvelle-France ; une des figures les plus turbulentes et les plus influentes de l’histoire du Canada, surtout connu comme l’architecte de l’expansion française en Amérique du Nord et le défenseur de la Nouvelle-France contre les attaques de la confédération iroquoise et des colonies anglaises ; né, après la mort de son père, le 12 mai 1622 à Saint-Germain-en-Laye ; mort le 28 novembre 1698 à Québec, inhumé dans l’église des Récollets de cette ville.

Voilà ce qu’en dit le dictionnaire biographique du Canada, mais il faut surtout retenir qu’il fut deux fois gouverneur général de la Nouvelle-France, soit de 1672 à 1682, puis de 1689 à sa mort en 1698. Aujourd’hui, c’est un personnage incontournable de la ville de Québec parce qu’il a donné son nom au Château Frontenac, l’hôtel qui trône en haut du cap Diamant et qui est certainement l’image la plus connue de la ville.

Louis de Buade, comte de Frontenac, est aussi une inspiration presque infinie pour les conteurs qui s’intéressent à la Nouvelle-France. Que ce soit ses crises d’autorité envers Monseigneur de Laval, le premier évêque de Québec ou sa propension à la fête et aux dépenses somptueuses, tout chez le comte en fait un personnage unique.

Je l’aime bien, parce qu’il me permet d’animer mes visites et ce me laisser aller au plaisir de raconter des histoires. C’est ce que j’ai pu faire en début de semaine avec une famille suisse. Ils avaient deux jeunes enfants. Je leur ai proposé une visite en leur racontant des histoires et Frontenac a été mon fil rouge.

Et ça a marché. Bon, peut-être que mon costume de la Nouvelle-France a aidé un peu, mais le tour de la vieille ville a semblé les intéresser. Quand, à 6 et 8 ans, on est prêt à monter les escaliers Casse-cou, à marcher presque deux heures sans se plaindre, il faut croire que le guide est intéressant ou alors, on est particulièrement bien élevé !

Le Château Frontenac la nuit…

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