Valais Libre

25 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

25 octobre 1939 – Godbout gagne les élections

Adélard Godbout

Je vous affirme avec toute la force dont je suis capable que le gouvernement d’Ottawa ne décrétera jamais la conscription militaire tant que vous laisserez la politique libérale diriger vos destinées. Cette déclaration de campagne du chef des libéraux Adélard Godbout aura peut-être fait pencher la balance. Ce 25 octobre 1939 l’Union nationale de Maurice Duplessis est balayé lors des élections provinciales. Le parti libéral de Godbout remporte 70 sièges contre 15 pour le parti de Duplessis.

Un vote pour Maurice Duplessis, c’est un vote pour l’autonomie…contre la conscription. Le premier ministre élu en 1936 avec de grands espoirs n’aura pas réussi à convaincre. Incapable de satisfaire les attentes suscitées par son élection, Maurice Duplessis entre dans l’opposition, il reviendra avant la fin de la guerre. Le très fort appui des ministres libéraux fédéraux du Québec aura largement contribué au succès de Godbout

Adélard Godbout est un fermier né dans le Bas-Saint-Laurent, à Saint-Éloi, en 1892. Après des études au Séminaire de Rimouski et à l’école d’agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, il devint enseignant dans cette dernière école. Député, puis ministre de l’Agriculture sous l’administration Taschereau, il succède brièvement à son chef en 1936, mais perdit les élections deux mois plus tard. Il revient au pouvoir en 1939, mais sera battu par Duplessis en 1944. Il restera chef de l’opposition jusqu’à sa nomination au Sénat canadien en 1949. Adélard Godbout meurt le 18 septembre 1956.

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24 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

24 octobre 1869 – Canadian Illustrated News

1ère similigravure parue le 24 octobre 1869

La première similigravure paraît ce 24 octobre 1869 dans le premier numéro du Canadian Illustrated News. Georges Desbarats lance à cette occasion l’un des journaux les plus innovateurs qui marquera l’histoire de l’imprimerie au Québec. C’est le premier périodique canadien distribué à l’échelle nationale. Son but est de définir l’identité canadienne et de resserrer les liens entre les populations de l’Est et les nouveaux colons de l’Ouest.

En 1864, Georges Desbarats a inventé avec William Augusto Leggo le procédé de similigravure qu’il appelle photographie grenée, un procédé photographique permettant d’obtenir une reproduction d’un document en demi-teinte. Cette innovation permettra le lancement du nouveau magazine qui n’aura plus besoin d’avoir recours à des gravures faites à la main.

Cette époque est marquée par un renouveau industriel, technologique et commercial, l’émergence des moyens de communication comme le chemin de fer et le développement de l’Ouest canadien. Le Canadian Illustrated News est le reflet de tout cela. En 1870, Desbarats sortira l’Opinion publique selon la même formule. Plus de 15 000 images du Québec paraîtront dans ces revues. Les deux magazines seront publiés jusqu’en décembre 1883.

Il y a 150 ans dans le Confédéré… jeudi 24 octobre 1867

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Retard dans les trains, conventions postales et eau dans le lait…

23 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

23 octobre 1837 – Assemblée des six-comtés

Assemblée des six-comtés

Et bien moi je diverge d’opinion avec M. Papineau et je crois que le temps est venu de fondre nos plats d’étain pour en faire des balles ! Le député Wolfred Nelson est bien plus radical que Louis-Joseph Papineau. Ce 23 octobre 1837, il lance son appel qui restera dans l’histoire comme le tournant dans la rébellion des patriotes.

Ils sont 13 membres de l’Assemblée législative du Bas-Canada présents à cette Assemblée des six-comtés. Près de 6000 partisans les écoutent à Saint-Charles depuis la veille. Wolfred Nelson préside les débats, mais Papineau a une forte influence. Il prône la poursuite de la lutte constitutionnelle par la voie du boycottage économique de produits britanniques. Il est soutenu par Étienne Parent, mais d’autres, comme le Dr Côté, sont plus proches des positions de Nelson.

L’assemblée votera des résolutions qui proclament les droits de l’homme, refusent la reconnaissance du nouveau Conseil exécutif du Bas-Canada et approuvent la Société des fils de la liberté. Elles ne mentionnent pas l’usage de la force. Au même moment, à Montréal, des loyaux sont aussi massés par milliers au marché Sainte-Anne et appelle l’armée à rétablir l’ordre dans la province. La force anglaise pouvait se mettre en marche et elle n’allait pas tarder à s’imposer.

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Louis-Joseph Papineau (1786 – 1871)

Né à Montréal d’un père avocat et politicien, la famille de Louis-Joseph Papineau rejoint la bourgeoisie canadienne française en 1802 lorsque Joseph Papineau achète la seigneurie de Petite-Nation au séminaire de Québec. Louis-Joseph entra au collège de Montréal, puis au Petit Séminaire de Québec. il deviendra avocat, mais sera malheureux dans cette profession.

C’est la politique qui occupera la vie de Louis-Joseph Papineau. Élu député au Parlement du Bas-Canada en 1808, il présidera la chambre dès 1815. Chef du parti Canadien, il s’opposera de toute son énergie à la volonté anglaise de réformer la Constitution de 1791 pour réunir le Canada sous une seule colonie.

Après la rébellion des patriotes en 1837, il s’enfuit aux États-Unis, puis en France. Il rentrera au pays après l’amnistie de 1845. Il siègera au Parlement du Canada-Unis, mais il quittera les rangs du parti réformiste pour siéger en indépendant. Il se retire de la politique en 1854. Il décèdera dans son manoir en 1871.

La vie politique de ce grand homme est gravée, par le burin de l’histoire, en caractères indélébiles; les luttes qu’il a soutenues pour conserver intacte une constitution octroyée par la Grande-Bretagne, et dont l’oligarchie du Canada s’efforçait depuis longtemps d’arracher lambeaux sur lambeaux, sont inscrites en lettres de feu dans le cœur de ses compatriotes. Philippe Aubert de Gaspé a parfaitement résumé la place de Louis-Joseph Papineau dans l’histoire de son pays.

Histoire de la résistance du Canada au gouvernement anglais (1839)

Un récit historique, impartial et succinct, des événements qui se sont passés dans mon pays pendant les deux dernières années portera dans tous les esprits cette conviction que ce ne sont pas les statuts anglais qui régleront le prochain avenir du Canada; mais que cet avenir est écrit dans les déclarations des droits de l’homme et dans les constitutions politiques que se sont données nos bons, sages et heureux voisins, les Américains indépendants.

À la fin de sa réponse en réfutation au rapport de Lord Durham, Louis-Joseph Papineau résume bien sa pensée. Il ne fait aucune confiance au Gouvernement anglais, ni à ses institutions. Le paternalisme de l’Angleterre l’a irrité durant toute sa carrière. La volonté de fusion du Haut et du Bas Canada en 1837 a causé la rébellion des patriotes.

Exilé en France, Papineau a dû fuir la répression anglaise. Le chef des réformistes a vu sa tête mise à prix. Dans une série d’articles parus dans la revue Le Progrès, il donne sa version des faits. Sa tentative de gagner les instances françaises à sa cause restera vaine.

22 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

22 octobre 1661 – Départ de Pierre Boucher pour la France

Pierre Boucher

Ce délégué doit bien connaître le Canada, il doit savoir lire, écrire, être capable de négocier, et il doit faire preuve de courage et d’habileté pour maîtriser des situations complexes. Le baron Pierre du Bois d’Avaugour, gouverneur de la Nouvelle-France est perplexe. La colonie est dans un triste état à son arrivée, il doit prendre des mesures. Il nomme un Conseil général pour le service du Roy et envoie un délégué auprès du nouveau roi, Louis XIV.

Pierre Boucher qui vient d’être anobli pour ses exploits lors de la guerre contre les Iroquois lui apparaît comme la personne idéale. Il s’embarque pour Paris ce 22 octobre 1661. À son arrivée, il rencontrera le prince Condé, le ministre Colbert et surtout le roi Louis XIV qui lui promet de secourir le pays. Par son charme et ses discours, Boucher saura susciter de la curiosité et de la sympathie pour la Nouvelle-France.

Il quitte la France le 15 juillet 1662 emmenant avec lui 100 soldats et près de 200 nouveaux colons. Même si une soixantaine mourront en mer, la réussite de la mission de Pierre Boucher marque une nouvelle étape dans l’histoire de la colonie qui pourra poursuivre son développement. Pierre Boucher, gouverneur de Trois-Rivières, publiera en 1664 L’histoire véritable et naturelle des mœurs et productions du pays de la Nouvelle-France, vulgairement dite le Canada, il fondera Boucherville en 1667 et y mourra en 1717.

21 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

21 octobre 1909 – Inauguration de l’Institut King Edward

Édouard VII

Il pleut sur Montréal ce 21 octobre 1909. Une garde d’honneur et des invités de marque écoutent patiemment des discours dans la nuit. Soudain, un moteur se met à ronronner, un déclic se fait entendre et on hisse le drapeau. Les lumières s’allument et les portes de l’Institut King Edward s’ouvrent en grand. Quelques instants plus tôt, le roi Édouard VII pressait un bouton à 21 h 00 précise. Il était resté dans sa maison de campagne dans le Sussex en Angleterre.

La magie du télégraphe lui avait permis d’ouvrir à 5 000 kilomètres de distance les portes du nouvel hôpital. Fondé par les soeurs Clarissa Jane et Henrietta Hoe et le lieutenant-colonel Jeffrey Hale Burland, il était consacré à la lutte contre la tuberculose. Pour que le roi puisse rester avec ses proches, on a mis à contribution les câbles sous-marins pour envoyer le signal du Sussex au majestueux édifice sis sur l’emplacement de l’actuelle gare Centrale de Montréal.

En 1930, l’Institut King Edward déménagea rue Saint-Urbain et fut rebaptisé Institut thoracique de Montréal. Peu après, il fut affilié à l’Université McGill. Aujourd’hui, deux plaques de bronze se trouvent à l’entrée de l’institut. La première rappelle l’oeuvre de la famille Burland et la deuxième est une reproduction de celle du Sussex qui symbolise l’endroit d’où est parti le signal électrique qui permit de lancer une oeuvre de noblesse et de miséricorde.

20 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

20 octobre 1789 – Lettre de Grenville à Dorchester

Guy Carleton, lord Dorchester

Votre Seigneurie remarquera que cette proposition a surtout pour objet de donner à cette province une Constitution analogue à celle de l’Angleterre, en autant que le permettent les différences résultant des moeurs du peuple et de la situation provinciale actuelle. À cet égard, il faudra soigneusement tenir compte des préjugés et coutumes des habitants français qui forment une si considérable proportion de la population et veiller avec le même soin à leur conserver la jouissance des droits civils et religieux…

La lettre de cachet qu’adresse, ce 20 octobre 1789, William Wyndham Grenville à Lord Dorchester prépare le futur acte constitutionnel. Le secrétaire d’État britannique pour le ministère de l’Intérieur conseille au Gouverneur de Québec de faire des concessions aux Canadiens plutôt que d’attendre qu’ils se rebellent comme les Français qui chahutent leur roi ou les Américains qui viennent d’obtenir leur indépendance.

Contre l’avis de Guy Carleton, devenu lord Dorchester, le roi Georges III partagera la colonie entre le Haut et le Bas-Canada pour tenter de supprimer les causes de controverse entre les deux groupes qui peuplent la vallée du Saint-Laurent. Les colons anglais et américains auront le Haut-Canada et les Canadiens (francophones) le Bas-Canada. La lutte contre le pouvoir du gouverneur pouvait commencer.

Il y a 150 ans dans le Confédéré… dimanche 20 octobre 1867

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Nouveau professeur de littérature, passage du télégraphe pour les Indes et vendanges…

19 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

19 octobre 1988 – Ouverture du Musée de la Civilisation

Musée de la civilisation

À quoi servirait-il de s’afficher comme un musée de la personne et de l’aventure humaine si nos visiteurs avaient le sentiment d’arriver simplement dans une place publique ou dans un centre commercial en entrant au Musée de la civilisation ? Le personnel d’accueil est formé et prêt à recevoir les visiteurs ce 19 octobre 1988. Le bâtiment est terminé et le montage des expositions achevé, tout est prêt pour le début de l’aventure.

Le Musée de la civilisation est situé sur la rue Dalhousie au cœur de la Vieille Capitale, près de la place Royale, à deux pas du Vieux-Port. Construit dans le cadre de la revitalisation du quartier historique de la Basse-Ville de Québec, il assure de multiples fonctions culturelles. Comme prévu, en intégrant à son complexe muséal la maison Estèbe (construite en 1752) et de la Banque de Québec (fondée en 1818; l’immeuble date de 1863), il agit comme moteur de développement du quartier historique.

En 2013, à l’occasion du 25e anniversaire de son inauguration, le musée pouvait s’enorgueillir d’avoir été visité par près de 15 millions de personnes. À cette occasion, il change de nom et devient Les Musées de la civilisation puisqu’il englobe aussi le Musée de l’Amérique francophone, le Musée de la Place Royale et le Musée historique Chevalier.

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