Valais Libre

22 mai 2012

Brèves du Lynx du Mayen bleu

Ah ? l’argent

Que penser des relations incestueuses que les camarades à la rose entretiennent avec l’argent. François Mitterrand fustigeaient à qui mieux-mieux ces nantis qui amassent des fortunes en dormant mais ne rechignait pas à profiter des largesses de ses amis capitalistes. Un autre François, Hollande, affirmait tout au long de sa campagne présidentielle aimer les gens et non l’argent et répétaient à l’envi et « en boucle » sur les plateaux parisiens et les tréteaux de province que « l’ennemi c’est la finance », soit et pourtant il en a dépensé un gros chouïa de millions ces derniers mois ; existerait-il dans la bible socialiste le « vrai argent » ? celui qui permettrait au nouveau président de rembourser l’abyssale dette Gauloise ? Et que conclure du discours de Jean-Luc Mélanchon, reniant les valeurs humanistes auxquelles il se dit attaché en tailladant à coup de canif le dixième commandement, lorsqu’il déclare à Rochebin « on va vous faire les poches  ».

Leurs camarades Helvètes, ceux qui préfèrent la rose européenne à l’Edelweiss des alpes, leur emboîtent le pas avec leur sempiternelle rengaine « prendre aux riches ». L’argent oui, mai celui des autres à l’instar de George Clooney qui annonce participer au financement de la campagne présidentielle du démocrate Barak Obama ; l’homme du Quoi d’autre financerait la gauche américaine avec l’argent que de vilaines multinationales tant honnies par les camarades, lui offre pour ses prestations publicitaires. Faites-ce que je dis et non ce que je fais ou à choix l’argent n’a pas d’odeur, que voilà un bon slogan.

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10 mai 2012

Echos de la Pierre de Chrysostome – 14

Mon cher Lynx,

Parlons femmes. Puisque tu lances le sujet, je parlerai de femmes politiques. Ici au Québec, il n’y a pas de tradition de première dame. En tout cas elle n’est pas très visible, car après quatre mois, je n’en ai jamais entendu parler. Au niveau provincial, il y a actuellement deux femmes politiques sur la sellette.

J’ai parlé longuement de la crise des étudiants qui refusent les droits de scolarité. Elle dure toujours. Ils en sont à la 13ème semaine de boycott des cours et la situation devient tendue. La dernière fin de semaine, des violences ont marqué le congrès du parti libéral au pouvoir. Une manifestation a dégénéré.

Line Beauchamp, la ministre de l’éducation est au front depuis le début. Elle fait face avec fermeté aux événements. Les leaders des étudiants ne semble pas pouvoir infléchir sa détermination. C’est une bonne maîtresse d’école qui ne s’en laisse pas compter. Le dernier refus d’une entente âprement négociée a mis ses nerfs à rude épreuve, mais sa fermeté se maintient. Le premier ministre Jean Charest lui doit une fière chandelle.

L’autre femme qui se distingue est Pauline Marois, la cheffe du Parti Québécois, de l’opposition officielle. Elle guerroie pour défendre les étudiants. Elle fustige le Gouvernement et le premier ministre Jean Charest. Elle promet de rembourser la hausse si elle arrive au pouvoir. La voir abhorrer le carré rouge, symbole de la lutte étudiante, à la boutonnière est une attaque directe au pouvoir. Malheureusement son opportunisme, elle était pour la hausse il y a quelques années, ne semble pas convaincre l’électorat. Ses députés n’en ont cure, ils portent tous le carré rouge durant les débats parlementaires.

Femmes ou hommes, finalement peu de différence, on se positionne au gré des vents…

Brèves du lynx du Mayen bleu – 14

La femme du …président

La Gaule reste l’un des rares pays à accorder un titre particulier à la femme du chef de l’État, celui de Première Dame de France.

Mais voilà, l’évolution des mœurs chambarde le protocole établi ; Nicolas Ier avait changé d’épouse en cours de législature – aurions-nous du alors parler, comme pour les dynasties, de Deuxième Dame de France ; non, ç’aurait été porter ombrage à François Mitterrand qui en entretenait deux, la légitime demeurant néanmoins la Première aux yeux de la bienséance bourgeoise.

Et maintenant, en cette année présidentielle, disputons un peu ; si le nouvel élu Hollande avait gardé son ancienne compagne, Ségolène parlerions-nous dès lors [comme son mentor!] de Première Dame de France ayant échoué au poste suprême ? Cocasse, non ! ou crime de lèse-président.

Mais voilà, ce François-là, futé comme un rad-soc corrézien d’adoption, s’est dégoté une nouvelle compagne ; icelle, après deux autres essais manqués – comme au rugby –, aurait trouvé « chaussure à son pied », mais ne désirerait pas s’installer à l’Élysée ; aux ors du palais elle préfère « remplir le frigo pour sa progéniture » ; que voilà une bonne mère qui aurait ravi Zola.

Nom de bleu ! les changements qui s’opèrent dans la société nous obligent d’aborder cette conjecture : un Monsieur, peu porté sur la chose féminine et ayant jeté son dévolu sur un compagnon est élu à la présidence, qu’adviendrait-il alors de l’étiquette en ce qui concerne la Première … de France ? O tempora o mores comme on aime à déclamer à St-Maurice.

 

3 mai 2012

Échos de la Pierre de Chrysostome 13 – Dialogue de sourds

Dialogue de sourds

Mon Cher Lynx,

Ton escapade en terre appenzelloise nous fait savourer les délices de la démocratie directe, de l’expression immédiate, du lien sans intermédiaire entre le Gouvernement et les citoyennes et citoyens.

Ici au Québec, la démocratie fonctionne avec quelques différences. Actuellement, le dialogue entre étudiants et Gouvernement est au centre de l’actualité. Depuis janvier, un boycott (le mot grève trop souvent utilisé ne s’applique pas dans ce cas) des cours est suivi par de nombreux étudiants qui rejettent la hausse des frais de scolarité.

Bon enfant au début, sûrs de leurs victoires les jeunes manifestaient sans trop se soucier du lendemain. Articles de journaux, soutien des artistes, appui de leurs professeurs et accueil enthousiaste sur les plateaux de télévision, les leaders estudiantins se sont laissés griser. Il faut dire que le Gouvernement libéral de Jean Charest est tellement détesté que cette opposition était du pain béni pour tous ses opposants.

Mais voilà, le temps passant, les blocages de la circulation, les manifestations qui dégénèrent et surtout une intransigeance absolue des révolutionnaires de pacotille, tout cela a permis au Gouvernement de se remettre en selle. Il tient bon et ne veut pas céder sur la hausse. Les sondages sont avec lui, 40 ans de gel des coûts universitaires, ça suffit. La ministre de l’éducation a annoncé de nouvelles mesures de soutien aux plus défavorisés pour que l’université reste accessible à tous.

Malgré cela les étudiants, surtout leurs chefs, campent sur leur position. Ils ont l’appui des syndicats. La lutte est devenue idéologique. La crise dure et aucune solution n’est en vue… Peut-être devra-t-on en arriver à mettre les protagonistes dans un « ring » comme à Appenzell… une solution surgira peut-être.

La Suisse a une tradition de plus de 700 ans de démocratie directe pour éviter les dialogues de sourds, il faut l’apprécier…

 

Brèves du lynx du Mayen bleu – landsgemeinde

Que c’est loin Bruxelles !

Appenzell, c’est très éloigné de la technocratique Bruxelles, aussi bien en terme de kilomètres qu’en principes démocratiques ; un constat illustré par la Landsgemeinde, cette réunion patriotique, symbole de la démocratie directe telle que les Landsleuten des Rhodes Intérieures la pratique depuis 1378.

C’était, comme le veut une coutume ancestrale, ce dernier dimanche d’avril ; juste avant midi, après l’office divin à l’église Saint-Maurice, les membres du gouvernement avec leurs capes sombres et chapeaux, emmenés par l’Harmonie aux couleurs napoléoniennes entonnant une marche solennelle, se rendent à la place de la Landsgemeinde, là où autrefois la justice était rendue ; les citoyennes et citoyens, une épée à la main en guise de carte civique, s’assemblent à l’intérieur du Ring.

Dans son souhait de bienvenue, le Landamann rappelle quelques valeurs essentielles, telles la liberté, la démocratie et la subsidiarité en soulignant qu’ici c’est le peuple qui est souverain ; ensuite quelques citoyens interviennent, qui pour maintenir la maternité de l’hôpital, qui pour contester la candidature de deux frères à des postes clés ; puis on aborde la douzaine de points à l’ordre du jour. Il y a l’élection des membres du gouvernement – le Staatskommission – sans remous ; mais lorsque la fusion des communes est abordée, la tension monte dans le Ring ; finalement, le peuple manifeste son refus … à main levée.

Enfin, à trois heures le peuple a réglé ses affaires ; maintenant il peut étancher sa soif avec une bonne bière – brassée avec l’eau pure du Säntis – et calmer son estomac avec quelques Siedwürst accompagnées de Käsehörnli et d’Apfelmuss, le traditionnel plat de la Landsgemeinde ; ça ne s’explique pas, il faut le déguster sur place..

Un dimanche bucolique, patriotique, illustration de la démocratie directe dont Bruxelles pourrait s’en inspirer !

26 avril 2012

Échos de la Pierre de Chrysostome – 12

Filed under: o. échanges helvético-québécois — vslibre @ 18 h 31 min

Élections

Mon Cher Lynx,

Tu conclus ton dernier message par un rappel de nos anciennes fonctions communes de secrétaire politique. Ça me titille et, pour une fois, je vais laisser les comparaisons Québec/Suisse et revenir sur quelques souvenirs de journées d’élections.

Ton évocation des difficultés de la première dame de France à faire semblant d’hésiter dans ses choix me rappelle des comportements dont je ne suis pas forcément fiers. Tu connais mes origines montagnardes, Evolène pour être précis. Cette commune est réputée pour ces chicanes politiques. Elles datent de la nuit des temps et sont toujours bien d’actualité en ce XXIème siècle. Ma deuxième origine est plus viticole, Savièse fut ma terre d’attache, là aussi l’histoire politique fut chaude voire sanglante dans les années trente. Cette génétique a fait de moi un politicien engagé.

Il existait une coutume, avant la généralisation du vote par correspondance, qui consistait à retirer les bulletins de vote des autres partis dans l’isoloir. À l’exception de ceux de son propre parti, tous les autres bulletins disparaissaient avec l’espoir que quelques personnes qui nous suivaient n’osent pas demander le réapprovisionnement et se contentent du bulletin de notre parti. Je ne sais si ces actions portaient leurs fruits, mais elles ont existé, mais comme tous les partis la pratiquaient, le résultat était nul, dans tous les sens du terme.

Je ne résiste pas à l’envie d’évoquer une autre anecdote vécue. J’étais président des jeunesses radicales valaisannes (JRV) lors des élections nationales de 1995. Nous présentions une liste et je faisais la quête des voix. Je rencontrais une vieille dame de ma connaissance à Evolène et je lui demandais, malgré son ascendance conservatrice, de soutenir la liste JRV. Je la retrouvais quelque temps après les élections. Elle me dit : Tu sais j’ai bien voté comme tu as dit la liste des jeunes radicaux, mais j’ai quand même dû aller me confesser après... Elle ne m’a pas avoué quelle fut sa pénitence!

Belle semaine mon ami le Lynx.

Brèves du Lynx du Mayen bleu

Brève de campagne …électorale

J’aimerais partager cette anecdote observée au bureau de vote du XVIe arrondissement parisien le 22 avril dernier. Un accroc qui oblige le président-candidat Sarkozy à relever plusieurs défis s’il veut encore, au soir du 6 mai prochain, s’asseoir pour un lustre sur le trône présidentiel ; un exercice similaire aux douze travaux d’Hercule dont le premier consiste à donner un cours d’instruction civique à son épouse Carla, notamment au chapitre du « comment voter en respectant les usages en vigueur dans la Ve République ».

Une absolue nécessité au vu des comportements antérieurs de la Première Dame de France ; certes en ce qui concerne les sourires, la pavane et les belles fringues tout est parfaitement orchestré devant les éclairs des caméras présentes, tout à fait par hasard ; mais soudain, patatras ! lorsqu’elle doit se saisir des deux ou trois bulletins de vote étalés sur la table – la règle veut que l’on en prenne plusieurs afin de ne pas sacrifier à la curiosité de quelque quidam à l’affût d’une nouvelle sensationnelle – et là, l’épouse du président-candidat en saisit un seul, comme elle saisirait un petit four sur le plateau présenté par un laquais lors d’une réception huppée ; nom de bleu ! quel crime de lèse-civisme ! Déjà, il y a un quinquenat, elle aurait voté – racontar de méchantes langues – pour la Royale mais elle n’était que l’éventuelle future Première Dame.

Dis-moi Pierrot, quand nous étions secrétaire …. allez trêve de bavardage et tout de bon à toi.

19 avril 2012

Echos de la Pierre de Chrysostome – Votons

Filed under: o. échanges helvético-québécois — vslibre @ 19 h 13 min

Votons!

Mon Cher Lynx,

Je profite de ton dernier billet pour parler un peu de vote. Le Québec n’est pas une démocratie aussi directe que la Suisse. Les landsgemeindes ne font pas partie des mœurs de la région, toutefois c’est tout de même une démocratie. Il y a même certains partis politiques qui s’intéressent à notre système puisqu’ils mettent le « référendum d’initiative populaire » dans leur programme.

Au niveau local, il y a des référendums. Ainsi les citoyens d’un quartier de Québec ont rejeté dernièrement un projet immobilier. Le maire Labeaume n’était pas très content, mais il a décidé de ne plus s’en mêler. Les habitants n’ont pas voulu une dérogation sur la hauteur pour un projet avec des appartements sociaux, qu’ils gardent leur parking. Le journal local, le Soleil, a publié une belle caricature que tu peux voir sur la photo ci-jointe. Je l’ai faite au salon du livre de Québec où le maire est venu commenter quelques caricatures. Un moment distrayant.

Pour en revenir à notre sujet. Les votes directs se multiplie actuellement au Québec. Je t’ai déjà parlé de la grève des étudiants. Leurs premiers votes pour se mettre en grève avait l’air assez folklorique. Un journaliste venu tester les procédures a pu voter aisément dans un collège de Québec. La ministre de l’éducation leur a demandé aussi d’organiser des scrutins à bulletins secrets, car il semble y avoir de l’intimidation…

De l’intimidation, c’est sûr qu’il y en a au syndicat des cols bleus de Québec. Ils ont voté à 98 % pour se mettre en grève. Ils n’ont pas décidé quand, mais leurs leaders pourront le décider à leur place. Alors que les négociations avec la ville de Québec se musclent, un tel vote veut faire peur au maire Labeaume. Il ne semble pas intimidé, mais je te reparlerai de ce dossier quand il aura évoluer. En attendant, je te souhaite une belle semaine démocratique (surtout en France).

Brèves du lynx du Mayen bleu – technologie et tradition

Filed under: o. échanges helvético-québécois — vslibre @ 16 h 07 min

Technologie et tradition

Entre la volonté de vote électronique et la landsgemeinde de Glaris il semble y avoir un monde, mais finalement, ce ne sontt que des expressions de la démocratie.

Un de ces jours derniers, sur un plateau de télévision, quelques experts français, des journalistes, des politologues – par ailleurs de bonne facture – disputaient sur les dangers du vote électronique – dans l’Hexagone bien évidemment, car ces temps-ci le monde se résume à la France et à son élection présidentielle. Ces Messieurs mettaient en exergue les nombreuses perversités et autres dangers d’une telle méthode pour exprimer son choix, soulignant les risques de piratage, de vol ou de manipulation des résultats à l’aide d’onde radio [la peur du Wifi] ; ils doutaient de la capacités des quelques machines à voter déjà en activité chez nos amis Gaulois : peu fiable, peu ceci, peu cela, modèles différents d’une commune à l’autre, etc..

La posture si pessimiste de ces conservateurs, affolés par les effets du progrès, me laissait perplexe, quand soudain je réalisais qu’ils venaient d’abandonner leur fameux Minitel ! Conservateurs devant le progrès !

Et puis, je rêvais avec envie de leur signaler qu’en Valais, au milieu du XIXe siècle, lors d’élection chaque électeur annonçait son choix publiquement devant le président de commune ; et gare aux étourdis ; ou de leur raconter nos Landsgemeinde – il nous en reste encore deux : à Glaris et à Appenzell – illustration idéale d’une démocratie directe où l’on vote à main levée ; certes, une ancienne tradition qui perdure depuis la nuit des temps avec toutefois une amélioration majeure : les femmes votent aussi.

Tout de bon à toi au Pays de l’hiver.

12 avril 2012

Echos de la Pierre de Chrysostome – 10

Filed under: o. échanges helvético-québécois — vslibre @ 7 h 00 min

Prochaines élections?

 

Mon cher lynx,

Le Québec suit aussi attentivement la campagne politique française. Vue d’ici, elle va moins vite et les préoccupations de la Vieille France ne sont pas prioritaires. Le monde politique québécois se focalise actuellement autour de la grève des étudiants.

Plus de 8 semaines que certaines facultés sont en arrêt. La session de printemps risquent d’être compromise car les moments de rattrapage deviennent rares avant la pause estivale. Les enseignants ne peuvent pas travailler au-delà du mois de juin. Le syndicalisme semble plus fort encore que chez les pères français.

Le Gouvernement libéral de Jean Charest ne cède en rien. La hausse prévue des frais de scolarité sur 5 ans ne fera que rattraper un gel éternel. Au final, on ramènera le coût des études au même niveau qu’en 1968… Très soudé il y a quelques mois, ils étaient 200 000 à défiler à Montréal en mars, le mouvement s’essouffle. La ministre de l’éducation Line Beauchamp a promis un renforcement des aides dans les bourses et prêts et l’opinion publique semble la suivre.

Les leaders étudiants tentent maintenant de durcir le ton. Ils veulent devenir des « indignés », mais de plus en plus de jeunes se tournent vers les tribunaux pour avoir accès à leurs cours. Ça sent la fin du mouvement. Si les professeurs semblent être toujours solidaires avec le mouvement de protestation, les principaux chroniqueurs dénoncent l’irresponsabilité du monde étudiant et de leur encadrement professoral.

Pendant ce temps, l’attente de futurs élections est toujours sous-jacente. Ici, les élections ne sont pas à dates fixes, le premier ministre a la prérogative de les déclencher.Les spéculations vont bon train. Après avoir misé sur le printemps, les observateurs parient sur l’automne…

Les excès de vitesse dépendront des sondages.

Chrysostome vous salue.

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