Valais Libre

15 septembre 2017

5 ans au Québec – épisode 37

Filed under: k. saga québécoise — vslibre @ 4 h 30 min
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Secouriste

Les protocoles d’intervention sont connus… j’espère ne pas en avoir besoin !

« Bon eh bien, tu viens de me tuer ! » Mes collègues de cours éclatent de rire. Je viens de faire ma première victime, mais ce ne sera pas la dernière. Durant deux jours, j’ai suivi le cours de secouriste en milieu de travail. La saison de curling peut commencer, je suis prêt à toutes éventualités.

Heureusement, je ne suis pas le seul. Nous étions 13 (aïe, je ne sais pas si c’est bon signe…), mais la superstition n’a rien à voir dans ce que j’ai appris. J’ai pu efficacement réveiller les cours de samaritains suivis il y a… très longtemps.

Je n’étais pas très motivé le vendredi matin en arrivant au local du curling. La perspective de passer deux jours enfermés à suivre ce cours ne m’enchantait pas trop. J’avais accepté, certain que ça pouvait être utile, mais je regrettais presque mon engagement.

Jean-François, notre moniteur, a bien vite su me faire oublier mes réticences. Avec ses histoires et sa personnalité, il a su très vite nous embarquer dans son cours. Je connais maintenant par cœur les 10 étapes à suivre en cas de problèmes sanitaires. « Le Suisse » a su se tenir un peu en retrait pour pouvoir bien enregistrer la matière avant de laisser sortir quelques remarques hilarantes.

Après avoir mal utilisé l’ÉpiPen (pardon, l’auto-injecteur d’épinéphrine) sur un malade cardiaque, j’ai proposé de faire un garrot à la hauteur du cou à une femme qui saignait du nez ! La proposition a été acceptée seulement si on habitait à Saint-Jean-Chrysostome. Les femmes du coin sont prévenues, elles risquent leur vie en saignant en ma présence.

Plus sérieusement, j’ai appris que le BAC remplaçait le RRSS de ma jeunesse. Comment, vous ne savez pas ce que veulent dire ces lettres ? Répond-il – Respire-t-il – Saigne-t-il – Son pouls est-il normal ? De mes cours de samaritains est devenu Breathing – Airways – Circulation, mais au fond, ça reste toujours la même chose.

Chacun peut être un bon samaritain, il suffit de sécuriser les lieux et de rassurer le patient. Ensuite, si les secours sont avertis (ici, au Québec comme en Amérique du Nord, c’est simple un seul numéro : 911, prononcé 9 – 1 – 1) il suffit d’attendre 12 minutes pour leur passer le relais.

Évidemment, en cas de non-respiration, il faut un massage cardiaque en priorité durant ce temps. Et 12 minutes de massage cardiaque, c’est un excellent entraînement pour le brossage au curling !

J’ai dit en priorité, car vous pensez que les plaies sont importantes ?… Vous avez tout faux. Il ne faut pas se laisser impressionner par le sang. C’est rare qu’on en perde beaucoup. Une bonne compression, jamais de garrot, suffit avant l’arrivée des secours. Évidemment, pour les petits bobos un diachylon est toujours possible.

Eh oui, un diachylon… la première fois qu’on m’en a demandé un au bar, je me suis informé de ce qu’on mettait dans ce cocktail ! « Emplâtre considéré comme résolutif et dans lequel il entre des substances mucilagineuses; toile sur laquelle on étend le diachylon et qui se colle aux parties sur lesquelles on l’applique », bref tout simplement un pansement.

Ah oui, j’ai aussi révisé la position latérale, la même qu’en Suisse. Notre instructeur Jean-François est paraplégique après mes manipulations, mais au moins, il n’est pas mort étouffé !

Facile sur un mannequin !

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Il y a 150 ans dans le Confédéré… dimanche 15 septembre 1867

Filed under: c. calendrier historique du Valais — vslibre @ 3 h 00 min
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Garibaldi en Valais, vol d’avocat, endiguement de la Saltine et Japonais à Thoune…

14 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

14 septembre 1759 – Mort de Montcalm

Louis-Joseph de Montcalm

– Combien de temps me reste-t-il à vivre ? – Quelques heures à peine. – Tant mieux, je ne verrai pas les Anglais à Québec…C’est un marquis de Montcalm à l’agonie qui a cette petite discussion avec son chirurgien peu avant de mourir ce 14 septembre 1759. Le lieutenant-général des armées royales ne survivra pas longtemps à ses blessures subies la veille lors de la bataille des Plaines d’Abraham.

Louis Joseph de Montcalm-Gozon, marquis de Saint-Véran (dit de Montcalm), naît le 28 février 1712 à Candiac dans le Gard. Issu d’une noble famille de robe, le marquis de Saint-Véran fera une carrière militaire qui le voit participer aux guerres de successions de Pologne, puis d’Autriche. Après 11 campagnes et 5 blessures. Il est envoyé à Québec en 1756 comme commandant des troupes françaises en Amérique du Nord pendant la guerre de Sept Ans.

La victoire de Fort Carillon est 1758 lui permet d’accéder au grade de lieutenant-général. Il soutiendra ensuite durant trois mois le siège de la ville de Québec qu’il pensait impossible en raison des difficultés de navigation sur le fleuve. Surpris par l’assaut des Plaines d’Abraham, il ne voudra pas attendre les renforts avant de faire face aux troupes britanniques commandées par James Wolfe. Après une demi-heure d’engagement Wolfe est tué, mais Montcalm est mortellement blessé et ses troupes en déroute.

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 9 h 00 min
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Jean Lemieux (1954 – …)

Jean Lemieux

Jean Lemieux est un médecin, romancier et nouvelliste québécois né à Saint-Jean-sur-Richelieu (Iberville), le 21 janvier 1954. Après des études secondaire dans sa ville natale, il fera des études de médecine à l’université de Montréal. Son diplôme en poche, il fera un long voyage à travers l’Europe.

Jean Lemieux pratique ensuite la médecine aux Îles-de-la-Madeleine durant trois ans, entre 1980 et 1982. Il voyage ensuite pendant une année complète entre l’Australie, l’Asie et les Antilles. Après un séjour d’une année dans sa région natale du Richelieu, il retourne aux Îles en 1984 et y renoue avec la médecine et l’écriture.

Il s’installe à Québec en 1994. Il y pratique toujours la médecine. L’œuvre de Jean Lemieux, essentiellement peuplée de personnages masculins, explore les thèmes de la quête d’identité et des liens familiaux. Il écrit aussi bien pour la jeunesse, pour l’adolescence que pour les adultes.

Le trésor de Brion (1995)

Guillaume Cormier est un jeune des Îles-de-la-Madeleine. Il pêche les moules en attendant le retour de son amoureuse Aude Brousseau. Ils se sont rencontrés l’été précédent, ils se sont écrits durant toute l’année. Aude revient passer l’été aux îles sur le bateau de son père. En attendant, Guillaume découvre une mystérieuse croix dans la mer.

Ce sera le début d’une fabuleuse chasse au trésor. Une énigme a patiemment recomposé, des personnages pittoresques à rencontrer, des méchants concurrents à déjouer, tous les ingrédients de l’aventure sont là pour nous emmener dans le récit. Mais c’est aussi un prétexte pour découvrir les Îles-de-la-Madeleine, quelques habitants, les coutumes et un pan d’histoire grâce au mystère de l’abbé Donnegan.

Aude et Guillaume sortiront vainqueur de ce défi, ils vaincront les mystères de l’île de Brion surmonteront les obstacles de leur concurrent américain, reviendront en héros, mais surtout, découvriront l’amour et renoueront avec leurs pères respectifs qui vivent le même abandon de leurs femmes.

13 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

13 septembre 1759 – Bataille des Plaines d’Abraham

4800 soldats britanniques avec à leur tête le général James Wolfe débarquent dans l’aube à peine naissance de ce 13 septembre 1759. Le lieutenant-général Louis-Joseph de Montcalm les attend dans le secteur de Beauport, mais Wolfe avait repéré un ancien ruisseau desséché qui permettait d’atteindre les Plaines d’Abraham. La bataille décisive aura donc lieu à l’ouest de la ville de Québec.

Montcalm est averti par un Canadien de l’arrivée de Wolfe sur les Plaines et décide de faire face à l’ennemi immédiatement sans attendre les renforts. Il regroupe 3500 hommes et engage le combat vers 9 h 30. La bataille rangée durera à peine une demi-heure. Les Français sont en déroute. Les deux chefs Montcalm et Wolfe laisseront leur vie. Le sort de Québec est réglé, c’est la fin d’un long siège. La ville capitulera quelques jours plus tard.

Le siège naval des Anglais durait depuis le 26 juin. La flotte du vice-amiral Charles Sanders bloquait le ravitaillement. Les aides arrivaient difficilement de Montréal, mais la bataille des Plaines d’Abraham sera celle des erreurs tactiques. Le demi-succès de Wolfe tient à ce que Montcalm commet plus d’erreurs que lui… l’historien Guy Frégault résume bien cette défaite.

12 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

12 septembre 1665- Arrivée à Québec du gouverneur de Courcelles

Daniel de Rémy de Courcelles

Le Saint-Sébastien arrive dans le port de Québec ce 12 septembre 1665 après une longue traversée de 117 jours. Parti de Saint-Malo, il emmène en Nouvelle-France la compagnie Laubias et deux personnages illustres: l’intendant Jean Talon et le nouveau Gouverneur Daniel de Rémy de Courcelles qui dirigera les affaires au nom du roi jusqu’en 1672 lorsqu’il sera remplacé par Louis de Buade, comte de Frontenac.

Le nouveau gouverneur est un homme de 39 ans sans grande expérience du terrain et des conditions climatiques extrêmes. L’officier est fougueux et il n’hésite pas à lancer immédiatement une campagne d’hiver contre les Indiens Agniers et Onneyouts. Accompagné de 600 hommes, il s’égare faute de guides algonquins. Un brusque dégel l’oblige alors à rentrer à Québec sans avoir pu attaquer de villages indiens.

En 1667, il arrivera tout de même, après les expéditions du marquis de Tracy à conclure une paix avec les Iroquois. Une période de prospérité et d’essor de la Nouvelle-France peut débuter sous l’impulsion de l’intendant Jean Talon. Les relations entre les deux hommes se tendent pour la répartition des compétences. Il sera rappelé en France en septembre 1672, deux mois avant son intendant.

Daniel de Rémy de Courcelles se mariera en 1675, aura 3 enfants et mourra le 4 octobre 1698 à Toulon.

Il y a 150 ans dans le Confédéré… jeudi 12 septembre 1867

Filed under: c. calendrier historique du Valais — vslibre @ 3 h 00 min
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Au secours des journalistes, émigration et mort dans le train…

11 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

11 septembre 1960 – Lendemain de naissance du RIN

logo du Rassemblement pour l’Identité Nationale

En se réveillant, ce matin du 11 septembre 1960, André D’Allemagne est heureux. La veille, avec une trentaine d’autres personnes, ils se sont retrouvés à l’auberge Le Châtelet à Morin-Heights, dans les Laurentides. Avec enthousiasme, ils ont fondé le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN). Ce mouvement citoyen doit s’efforcer de faire l’unité des canadiens-français sur la question de l’indépendance nationale au-delà des divergences partisanes.

Les mouvements séparatistes ont émaillé l’histoire du Canada depuis l’émergence de la Confédération à la fin du 18e siècle. Juste après la fondation la Nouvelle-Écosse veut se séparer, mais le mouvement est bien maté. Quelques décennies plus tard, le manifeste des patriotes et la rébellion de 1837 tentent séparer la province du reste du Canada. L’échec est encore une fois au rendez-vous. Des personnalités comme le journaliste Jules-Paul Tardivel à la fin du 19e siècle ou l’abbé Groulx dans les années 1920/1930 flirtent avec l’idée, mais sans rien de concret.

La Révolution tranquille et la fin du règne Duplessis permettront l’émergence d’un mouvement qui perdurera. Le RIN deviendra un parti politique en 1963 et participera aux élections de 1966. Après la fondation du Parti québécois en 1968, le RIN votera sa dissolution et l’intégration individuelle de ses membres dans la nouvelle formation.

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

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Roger Lemelin (1919 – 1992)

Roger Lemelin

Roger Lemelin né à Québec le 7 avril 1919, voit le jour dans un milieu ouvrier modeste du quartier Saint-Sauveur dans une famille de 10 enfants. Il fréquentera l’école durant 8 ans avant de pratiquer plusieurs petits métiers. Autodidacte, il travaille entre autres pour un marchand de fruits et légumes, puis comme comptable. À l’adolescence, sportif, une grave blessure à la jambe stoppe ses ambitions olympiques et le force à une quasi-immobilité.

Il découvrira alors sa « vocation » d’écrivain. En 1944 paraît son premier roman Au pied de la pente douce. L’accueil est favorable et il connaît rapidement le succès. Lemelin devient journaliste. De 1944 à 1952, il sera correspondant canadien des magazines américains Times et Life. Durant cette période, il publie Les Plouffe qui connaîtront un immense succès. Le roman sera adapté pour la radio et pour la télévision.

Roger Lemelin fera de bonnes affaires dans la charcuterie et dirigera ensuite La Presse de 1972 à 1981 sans cesser de publier des romans ou des nouvelles. Il recevra d’innombrables prix littéraires. Autopsie d’un fumeur sera son dernier ouvrage en 1988.

Les Plouffe (1948)

La famille Plouffe est une famille ouvrière de Québec. Joséphine mène d’une main de fer sa maisonnée. Elle suit les consignes de l’abbé Folbèche et impose sa loi. Théophile, son mari typographe, est un ancien champion cycliste qui vit dans le souvenir de ses exploits passés. Fervent indépendantiste, il se méfie des anglais.

Napoléon l’aîné, collectionneur d’articles de presse sur le sport est un passionné de baseball. Il tombera amoureux de Jeanne, la bonne tuberculeuse. Cécile, célibataire dans la quarantaine cause bien des soucis à sa mère par la fréquentation d’Onésime qui, lassé d’attendre, en a marié une autre. Guillaume, le petit dernier, surdoué du baseball, signe un contrat pour les États-Unis et en attendant traîne ses pieds à la maison. Ovide, enfin, le jeune premier chéri de sa mère deviendra frère convert par dépit amoureux.

La guerre viendra faire exploser et évoluer cette famille si bien réglée et chacun suivra son destin. Roger Lemelin nous propose une saga qui décrit un monde finissant qui s’interroge sur son avenir qui lui paraît sombre.

10 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

10 septembre 1910 – Discours de Notre-Dame

Henri Bourassa

…Mais, dira-t-on, vous n’êtes qu’une poignée; vous êtes fatalement destinés à disparaître; pourquoi vous obstiner dans la lutte » (mouvement)? Nous ne sommes qu’une poignée, c’est vrai; mais ce n’est pas à l’école du Christ que j’ai appris à compter le droit et les forces morales d’après le nombre et par les richesses (longues acclamations). Nous ne sommes qu’une poignée, c’est vrai; mais nous comptons pour ce que nous sommes, et nous avons le droit de vivre (ovation)

L’orateur qui prononce ces mots dans le cadre du Congrès eucharistique de Montréal ce 10 septembre 1910 marque profondément les auditeurs de l’église Notre-Dame. Henri Bourassa est alors un homme politique chevronné et reconnu. Ses critiques de la politique européenne et sa défense de l’utilisation de la langue française même dans les églises étonnent dans une époque résignée. Il défend le catholicisme et le français dans une Confédération canadienne qui doit s’affranchir de l’Europe.

Journaliste né en 1868 à Montréal, Bourassa aura une carrière politique complète qui débutera au niveau municipal en 1890 pour se terminer, après un passage au fédéral, en 1935 où il perd son poste de député provincial. Entre-temps, il fonde le journal le Devoir qui paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Il restera directeur du journal jusqu’en 1932.

Henri Bourassa meurt le 31 août 1952 à Montréal.

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