Valais Libre

17 juillet 2017

Il y a 150 ans dans le Confédéré… mercredi (jeudi) 17 juillet 1867

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Liberté de culte pour les juifs, chiffons interdits et remède contre le choléra…

16 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

16 juillet 1847 – Premier numéro de l’Avenir

Dorion, Jean-Baptiste-Éric

Dorion, Jean-Baptiste-Éric

Journal publié dans les intérêts populaires, tel est le sous-titre du journal L’Avenir qui paraît pour la première fois à Montréal ce 16 juillet 1847. Sous la direction de George Batchelor, qui en partage la propriété avec Jean-Baptiste-Éric Dorion, ce nouveau titre se veut le porte-parole de la jeunesse sur toutes les questions d’intérêt public. Mesuré au départ, très vite L’Avenir radicalisera ses positions et prendra position en faveur de Louis-Joseph Papineau.

Moins de 10 ans après la Rébellion des patriotes et la riposte de Londres avec son Acte d’Union, L’Avenir devient l’outil d’expression du parti rouge. Le journal défend les positions du parti: souveraineté populaire, suffrage universel, séparation de l’Église et de l’État, abolition de la tenure seigneuriale, réformes constitutionnelles et judiciaires. Ils veulent aussi la fin de l’Union au nom des intérêts des Canadiens français.

L’oeuvre de la régénération politique est commencée, elle se continue sans relâche et s’accomplira infailliblement… La publication de 1’Avenir n’aura donc pas été inutile et si le journal a pu préparer la voie aux idées républicaines, je m’estimerai toujours heureux d’avoir participé aux travaux qui auront amené cet état de choses. Ainsi se termine l’éditorial d’adieu signé Jean-Baptiste-Éric Dorion qui met un point final à l’aventure de l’Avenir le 21 janvier 1852.

 

 

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

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Claude-Henri Grignon (1894 – 1976)

Claude-Henri Grignon nait à Sainte-Adèle dans les Laurentides. Son père est médecin-vétérinaire. Après avoir fréquenté l’école communale, il suivra durant deux ans les cours classiques au collège Saint-Laurent à Montréal. Il poursuivra ensuite sa formation à domicile. Très tôt, il baigne dans la littérature française et devient un lecteur vorace.

À la mort de son père en 1915, il débute une carrière d’agent de douane à Montréal, avant de verser dans le journalisme. Il commencera cette carrière à L’Avenir du Nord de Saint-Jérôme en 1916. En 1922, il publie son premier livre, un recueil d’essais: Les Vivants et les autres. Il en publiera quatre autres, mais c’est l’homme et son péché qui feront de lui un auteur reconnu et lu.

Dès 1936, il lance la revue Les pamphlets de Valdombre. Je n’ambitionne qu’une chose: défendre la cause de la Vérité. Défendre la lumière. La lumière est une, perpendiculaire, brutale et foudroyante Pamphlétaire né, Grignon collaborera ensuite à la radio et à la télévision. Il toucha aussi à la politique puisqu’il fut maire de Sainte-Adèle de 1941 à 1951. Il finira d’ailleurs sa vie dans son village natal en 1976.

Un homme et son péché (1933)

Séraphin est avare. Sa pingrerie deviendra de plus en plus aiguë. Elle finira par tout détruire. Le roman de Claude-Henri Grignon pourrait se résumer ainsi. Ce thème est éternel. Mais s’il est devenu un des romans les plus connus de la littérature québécoises, c’est parce qu’il peint magistralement une époque, un terroir, un mode de vie.

La belle et pauvre Donalda a épousé Séraphin qui a le double de son âge, pour son plus grand malheur. Elle ne connaîtra qu’une fois le plaisir de la chair. Son mari ne veut pas risquer un enfant, ça coûte si cher. L’homme cultive sa terre, soigne ses animaux et prête de l’argent. Il n’en dépense pas. Donalda en mourra faute de soins appropriés. Alexis, Bertine et Arthémise n’y pourront rien. La famille parente arrive trop tard.

Veuf, Séraphin sombrera toujours plus dans l’avarice. Il en oubliera de manger parfois. Le goût de l’or fait oublier la faim. Il finira brûlé dans sa maison en essayant de sauver sa richesse. Un homme et son péché deviendra un feuilleton radiophonique, puis télévisé, faisant connaître cette oeuvre à toutes les familles québécoises.

15 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

15 juillet 1867 – Pierre-Joseph-Olivier Chauveau premier ministre

Pierre-Joseph-Olivier Chauveau

Pierre-Joseph-Olivier Chauveau

La résidence officielle du lieutenant-gouverneur du Québec Narcisse-Fortunat Belleau est en fête ce 15 juillet 1867. Pour la première fois, on assermente un premier ministre du Québec. Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, le surintendant de l’instruction publique, aura la tâche de conduire le premier cabinet de la province de Québec. Le premier choix du gouverneur, le maire de Québec, Joseph Cauchon n’ayant pas réussi à former un cabinet suite à l’antipathie des anglophones québécois, le lieutenant-gouverneur fera appel à Chauveau.

Celui-ci sera confirmé après les premières élections suite à la création de la Confédération canadienne qui auront lieu en août et septembre. Son parti conservateur obtiendra une cinquantaine de sièges sur les 65 mis en jeu. Il sera reporté au pouvoir en 1871 et démissionnera en 1873 lorsqu’il deviendra président du Sénat du Canada. Durant toute sa carrière, Chauveau sera vu comme l’homme de Georges-Étienne Cartier, un des Pères de la Confédération.

Au début de la Confédération, les gouvernements provinciaux n’ont que peu de pouvoirs. N’ayant presque pas de moyens financiers, le Québec doit souvent laisser les initiatives aux privés. Pourtant Chauveau se distinguera sur les questions d’éducation en créant un ministère de l’Instruction publique qu’il dirigera au grand dam de l’aile ultramontaine de son parti. Après la fin de sa carrière politique en 1874, il se consacrera à l’enseignement du droit romain. Pierre-Joseph-Olivier Chauveau mourra à Québec le 4 avril 1890 à l’âge de 70 ans.

 

14 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

14 juillet 1987 – Montréal inondé

Montréal est sous l'eau.

Montréal est sous l’eau.

Des voitures submergées, des ponts bloqués, les égouts débordés, les métros et les trains de banlieue paralysés, une ville sans électricité et des citoyens dépassés par les événements, ce 14 juillet 1987, Montréal est sous les eaux. Après un début du mois caniculaire, de violents orages s’abattent soudain sur la région de Montréal. Pendant deux heures, une pluie diluvienne déverse jusqu’à 100 millimètres de pluie, selon l’endroit de la ville. La plus grande quantité tombe du côté du mont Royal.

Près de 40 000 habitations sont inondées, la circulation est interrompue à certains endroits durant plusieurs heures. L’autoroute Décarie sera le théâtre d’un drame rare. Un homme de 80 ans meurt noyé dans sa voiture. D’autres, plus chanceux, sont secourus au dernier moment, certains par des chauffeurs de poids lourds qui sont les seuls à pouvoir encore circuler dans la rivière qui s’est formée. Une autre personne succombera des suites d’une électrocution.

Gaston Moreau, directeur adjoint des travaux publics de la ville de Montréal mentionne qu’ une telle intensité de pluie ne revient qu’une fois tous les dix ans, disent les calculs des experts. Et le design de notre système d’égouts, comme celui de la plupart des grandes villes d’Amérique du Nord a été conçu pour faire face à ce genre de précipitation. Pas plus. Il aurait fallu un système d’égouts capable de faire face à une pluie dont la récurrence est d’une fois tous les 50 ans.

5 ans au Québec – épisode 28

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Même un ami !

Caricature de Serge Chapleau (1998)

Chez Jean Coutu, on trouve de tout même un ami ! Cette publicité mythique qui appartient aux 10 publicités marquantes du Québec selon le journal La Presse, me donne le sujet de cette chronique hebdomadaire. C’est en sortant de chez mon pharmacien que j’ai enfin trouvé mon sujet de la semaine.

Parce que oui, Jean Coutu est un pharmacien, certainement le plus connu au Québec puisqu’il a donné son nom à une chaîne de pharmacie qui compte aujourd’hui 419 établissements franchisés au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Ontario.

Son objectif principal? Vous offrir les avantages d’une grande chaîne de pharmacies tout en préservant cette qualité de service personnalisé offerte par un pharmacien de quartier. Voilà pour ce qu’en dit le site internet officiel du groupe.

Jean Coutu et Louis Michaud fondent leur première pharmacie, appelée « Pharm-Escomptes Jean Coutu » en 1969 à Montréal. Principe révolutionnaire à l’époque, ils basent leur commerce sur la vente de produits pharmaceutiques à escompte et sur des heures d’ouverture prolongées. (merci Wikipédia)

Le concept a réussi puisqu’aujourd’hui, le Groupe Jean Coutu, abrégé PJC (Pharmacies Jean Coutu) est le 4e au Canada. Son fondateur, du haut de ses 90 ans, il est né le 29 mai 1927 à Montréal, a toujours son franc-parler. Il n’hésite pas à donner son opinion sur l’actuel ministre de la Santé.

Ce qui m’a le plus étonné, c’est le manque de respect dans ce débat public, a-t-il lancé au cours de son discours. Un manque de respect avec des tactiques de négociations, de réductions d’honoraires (…) presque toujours injustifiées, a-t-il déclaré mardi dernier à l’occasion de l’assemblée annuelle des actionnaires de son entreprise.

Il faut dire que le milieu de la santé est un peu dans la tourmente permanente au Québec. Et l’omnipotent ministre de la Santé, Gaëtan Barrette règne en maître depuis 2014. Ce médecin radiologiste en impose. Il a des solutions et des réponses à tout et personne ne peut le faire dévier.

Mais je ne vais pas ici refaire la politique de la santé au Québec, comme dans la plupart des pays développés, ça coûte cher et ce n’est pas assez efficace !

Non, je vais vous faire part de ma surprise lorsque je suis rentré pour la première fois dans une pharmacie au Québec. On y trouve vraiment de tout. Cosmétiques: c’est normal, produits de soins corporels: c’est évident, papeterie: c’est plus particulier, chocolats et autres friandises: sûrement pour la santé, livres: pour le mal de tête, fleurs: et tout va pour le mieux !

Et j’en oublie, d’ailleurs, c’est là que je vais faire mes photos d’identité où il faut avoir l’air malade, sans sourire ni lunettes pour passer le test. L’impression de photos occupe une belle place au coin de la pharmacie de ma ville.

Au milieu de tout ça, il y a bien sûr les médicaments. Ceux sans ordonnance sont en libre-service dans des rayonnages abondants. Heureusement, il y a des employés pour nous conseiller et nous montrer que souvent, des produits génériques (fabriqués par le groupe PJC) ont la même composition pour un coût moindre.

Et, il y a les pharmaciens qui préparent nos prescriptions. C’est là que j’ai eu ma plus grande surprise pharmaceutique en arrivant au Québec. Je prends des médicaments tous les jours depuis 16 ans et mon opération de l’hypophyse. En Suisse, j’allais à la pharmacie avec mon ordonnance annuelle et on me remettait mes boîtes de médicaments pour six mois ou une année, comme je le désirais.

Rien de tout ça au Québec,  mes pilules pour un mois sont mises dans de petits contenants, pas question de me donner une boîte originale ! Et j’en ai pour un mois seulement, enfin presque, parce qu’après de multiples demandes, j’ai réussi à en avoir pour deux mois… mais ne dites rien, Jean Coutu c’est mon ami.

Il y a 150 ans dans le Confédéré… dimanche 14 juillet 1867

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Droits d’entrée du fer, péril sur le Léman, choléra dans la vallée d’Aoste, …

13 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

13 juillet 1855 – Arrivée de la Capricieuse

Corvette La Capricieuse  © Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Corvette La Capricieuse © Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Ce beau jour fut pour nous presque la délivrance ;

L’embrassement fut long ; on pleurait à genoux : °

Car, si nous étions fiers de notre belle France, °

Notre France, elle aussi, pouvait l’être de nous

La verve lyrique de Louis Fréchette est à la hauteur de l’événement. Ce 13 juillet 1855, la foule est nombreuse à Québec. Elle envahit la terrasse et les quais pour accueillir avec ferveur La Capricieuse, le premier navire français à arriver dans le port depuis la conquête presque un siècle auparavant.

En 1849, le gouvernement britannique avait aboli les lois interdisant les eaux canadiennes aux navires étrangers. L’Empire mettait fin à la doctrine économique du mercantilisme ouvrait ses colonies aux échanges internationaux. Alliés, depuis le début de l’année 1855 pour la guerre de Crimée, Anglais et Français ne se font plus face et le Canada n’est plus un enjeu entre les deux puissances. Tout est en place pour l’arrivée d’un pavillon français dans le port de Québec.

Commandée par Paul-Henry de Belvèze, la corvette a pour mission d’établir des relations commerciales et culturelles. Mais, la France reste prudente, elle a un peu peur de la réaction de la population canadienne. Celle-ci sera enthousiaste. Le commandant Belvèze ira de réception en réception. Il participera à la pose de la première pierre du monument aux Braves sur les plaines d’Abraham. La France rafraîchira un peu la chaleur de cet accueil en tardant à nommer un consul, ça n’empêchera pas les poètes de la nation de saluer hautement cet événement.

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

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Alain Grandbois (1900 – 1975)

Né en au début du 20ème siècle à Saint-Casimir tout près de Portneuf au Québec, Alain Grandbois est le troisième d’une famille qui comptera neuf enfants. Il commencera des études classiques à Montréal qu’il terminera au Petit Séminaire de Québec. Ensuite il voyagera en Europe avec ses parents tout en étudiant la philosophie et le Droit au Petit Séminaire.

Grâce à un héritage, il voyagera ensuite à travers l’Europe où il rencontrera de nombreux artistes et poètes. Il publie son premier livre, Né à Québec, en 1933. De retour au Québec en 1939, il écrira Les voyages de Marco Polo qui sera publié en 1939. Il travaillera pour des bibliothèques, des revues et enfin à Radio Canada, avant de devenir fonctionnaire au Musée provincial de Québec.

Rompant avec le classicisme québécois, Alain Grandbois sera un précurseur. Son lyrisme et son écriture symbolique influencera les générations suivantes. Il mourra à Québec en 1975. L’académie des lettres du Québec a créé un prix en son honneur.

Avant le chaos (1945)

J’ai écrit ces nouvelles pour retrouver ces parcelles du temps perdu, pour ressusciter certains visages évanouis, pour repêcher mes propres jours. Car il y eut une époque invraisemblable où un jeune garçon pouvait entreprendre de parcourir la vaste terre sans matricule au col, sans havresac au dos, sans godillots réglementaires, sans casque d’acier…

La préface d’Alain Grandbois est claire, son projet est de nous emmener dans son monde d’avant les dévastations du second conflit mondial. Djibouti, Paris, le midi de la France, Shanghai, nous errons plaisamment dans un univers insouciant. Les amours, les voyages, la vie de bohème nous permet de découvrir des personnages étonnants et attachants.

Bill Carlton, conteur, buveur et secret, Tania, la belle et énigmatique ukrainienne, Grégor le jeune prince russe, le major D et Mantoni, personnages de cette Chine énigmatique des colonies, les portraits sont multiples. Mais toujours ils nous raconte des histoires prenantes et profondément touchantes.

12 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

12 juillet 1759 – Québec bombardée

Les restes de la Place royale, gravure de Richard Short

Les restes de la Place royale, gravure de Richard Short

Sur les 8 heures du soir, ils ont commencé à bombarder; [les Anglais] nous ont jetté pendant la nuit 80 bombes et quelques coups de canons; une femme a été écrasée dans la maison de M. Gaspé par une bombe qui a tombé dedans; [les Anglais] continuent toujours le même jeu et nous avons à présent plus de trente maisons ou églises d’écrasées[…]. Cet extrait du journal d’un employé du magasin du roi à Québec nous met dans la triste ambiance du siège de Québec. Ce 12 juillet 1759, les Anglais commencent le bombardement de la ville.

Dès le printemps, la ville et la région se préparaient au siège qu’elle savait inéluctable. Lorsque la flotte anglaise arriva devant l’île d’Orléans, à la fin de mois de juin, la colonie savait qu’elle allait jouer son existence. Le général Montcalm fixe son camp sur la côte de Beauport qu’il sait vulnérable. Les Anglais prennent position sur l’île d’Orléans, puis au-delà de la rivière Montmorency sur la côte nord et enfin à la Lévis où, après avoir chassé les miliciens qui devaient défendre l’endroit, ils installent des batteries de canons qui font face à Québec.

Dès les premières heures, Québec subit des dommages importants. La canonnade durera presque sans interruption durant toute la durée du siège. Plus que les boulets, ce sont les bombes incendiaires qui causeront d’énormes dégâts. Après trois jours, plus de 14 000 projectiles avaient déjà été lancés. Le 9 août, la Basse-Ville est particulièrement ciblée et près de 150 maisons seront détruites. Le déluge de feu ne cessera qu’avec la défaite sur les plaines d’Abraham. Les Anglais prennent alors possession d’une ville en ruine.

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