Valais Libre

13 avril 2018

366 histoires suisses

13 avril – Albertine Necker de Saussure (1841)

Albertine Necker de Saussure

ce qui nous semble essentiel, c’est de laisser souvent la jeune machine aller seule et d’en voir le jeu, tandis que nous sommes encore à temps pour les reprendre en sous-oeuvre… Arrivé à l’âge de 10 ans, l’élève… sera l’enfant de la civilisation, sans cesser d’être celui de la nature…

Cette fine observation est tirée du premier volume de L’Éducation progressive d’Albertine Necker de Saussure. Parue dès 1828, cette première partie sera suivie de deux autres qui paraîtront sur une période de dix ans. C’est l’oeuvre de toute une vie.

Albertine de Saussure nait à Genève en 1766. Elle est la fille d’Horace-Bénédict de Saussure, le naturaliste pionnier de l’alpinisme, connu pour son ascension du Mont-Blanc. À 19 ans, elle épouse Jacques Necker, le neveu du ministre des Finances du roi de France Louis XVI. Elle devient ainsi la cousine de Germaine de Staël.

Initiée aux sciences naturelles très tôt, Albertine se passionne également pour les lettres. Elle va fréquenter le salon de sa cousine. Malheureusement souffrant de surdité, elle se retirera pour se consacrer à ses enfants et à l’étude. Ce n’est qu’après la mort de sa cousine en 1817 qu’elle s’ose à publier une première Notice sur Mme de Staël.

Son ouvrage pédagogique, n’est pas révolutionnaire, mais fait référence. Basée sur une observation minutieuse, elle remet en cause l’éducation négative de Rousseau. Mais dans sa troisième partie consacrée à l’éducation des filles, elle n’ose pas sortir des sentiers battus par son époque.

Albertine Necker de Saussure mourra paisiblement dans sa demeure de la vallée du Salève, ce 13 avril 1841.

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12 avril 2018

366 histoires suisses

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12 avril – République helvétique (1798)

Art. 1.- La République helvétique est une et indivisible.


Il n’y a plus de frontière entre les cantons et les pays sujets ni de canton à canton. L’unité de patrie et d’intérêt succède au faible lien qui rassemblait et guidait au hasard des parties hétérogènes, inégales, disproportionnées et asservies à de petites localités et des préjugés domestiques. On était faible de toute sa faiblesse individuelle ; on sera fort de la force de tous.


Art. 2.- L’universalité des citoyens est le souverain.

Aucune partie ou aucun droit de la souveraineté ne peut être détaché de l’ensemble pour devenir une propriété particulière.
La forme de gouvernement, quelques modifications qu’elle puisse éprouver sera toujours une démocratie représentative.

Ce 12 avril 1798, l’ancienne Confédération est définitivement morte. Pierre Ochs et Frédéric-César de la Harpe ont réussi. La Révolution française a déteint sur la Suisse. Mais à quel prix: Les troupes françaises occupent le pays. Bonaparte fait ce qu’il veut et exclut plusieurs régions comme Genève, Bâle, les Grisons ou le Valais.

Des révoltes éclatent en Suisse centrale. Les massacres de Stans sont la réponse de l’occupant qui malgré une tentative d’une coalition de libérer le pays, sont les nouveaux maîtres. La France rétablit l’ordre et des institutions centralisatrices peuvent fonctionner sous l’emprise d’un Directoire de 5 membres.

Aarau, Lucerne, puis Berne furent tour à tour capitale du pays. Ce régime fut éphémère. Il dura jusqu’au 10 mars 1803 et l’Acte de Médiation de Napoléon.

11 avril 2018

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11 avril – Première hôtesse de l’air (1934)

avion de Swissair

Ce 11 avril 1934, la compagnie d’aviation Swissair innove en étant la première compagnie aérienne européenne à engager une hôtesse de l’air. Elle s’inspire des États-Unis où la présence de femmes est censée rassurer les passagers, le personnel de bord étant jusqu’alors exclusivement masculin. Nelly Diener, une jeune femme de 22 ans commence son service le 1er mai suivant.

La première hôtesse de l’air d’Europe aura une carrière très courte. En effet, le 27 juillet de la même année, Nelly Diener trouve la mort dans ce qui fut le premier accident de Swissair. Un Condor de la compagnie s’écrase à Wurmlingen alors qu’il effectuait le vol Zurich – Berlin. Il n’y aura aucun survivant parmi les neuf passagers et trois membres d’équipage.

Ce drame n’empêchera pas la jeune compagnie, créée en 1931, de se développer. C’est surtout après la Deuxième Guerre mondiale que Swissair déploie pleinement ses ailes. En 1947, elle inaugure son premier vol intercontinental régulier, Genève – New York. Cette même année, elle devient compagnie nationale.

Compagnie aérienne luxueuse, fleuron de l’industrie suisse, Swissair remplira pleinement sa mission durant 70 ans. En 1998, elle connaîtra le plus grave accident de son histoire. Le vol SR-111 New York – Genève s’écrase au large de la Nouvelle-Écosse. Les 229 occupants de l’appareil trouveront la mort dans ce crash en mer.

C’est le début de la fin. En 2000 la compagnie connaît son premier déficit. Les attentats du 11 septembre 2001 donneront un coup violent au trafic aérien. Il sera fatal pour Swissair qui n’a plus de liquidité. Ses appareils restent cloués au sol le 2 octobre 2001, laissant 39 000 passagers sur le tarmac. Ce sera la faillite le 2 mars 2002.

10 avril 2018

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10 avril – La trahison de Novare (1500)

Bataille de Novare

Alors que les soldats suisses au service du duc de Milan Ludovic Sforza obtiennent le droit de quitter le champ de bataille de Novare pour regagner leur pays, le duc va être fait prisonnier. Pour le sauver, les Suisses le déguisent en lansquenet pour l’emmener avec eux. Stratagème vain, les Français l’arrêtent. Les Suisses sont accusés de trahison, ils désigneront un coupable, Hans Turmann, qui sera exécuté une année plus tard pour laver l’honneur national.

Mais l’affaire n’est pas claire sur le degré de culpabilité des troupes confédérées. Quelques témoignages incriminent d’autres personnages, voire même plus simplement l’échec du déguisement qui ne trompe pas les contrôles français. Le duc est mort en captivité 8 ans plus tard et les Suisses porteront à jamais la responsabilité de la fin de Ludovic le More, duc de Milan et protecteur des Arts.

Il faut dire qu’ils n’ont pas belle réputation à cette époque. Cet épisode de ce 9 avril 1500 devant Novare illustre toutes les contradictions des mercenaires helvétiques. Louis XII, roi de France, veut faire valoir ses droits sur le duché de Milan, mais il n’a plus le soutien des Suisses refroidis par des promesses non tenues. En agitant quelques sacs d’écus, il convainc des cantons d’accepter la levée de troupes.

Pourtant la Diète avait interdit cette levée, car des Suisses sont au service du duc de Milan. Une guerre fratricide mettrait à mal l’unité du pays. L’interdiction de se battre entre Confédérés est décrétée. Ainsi lorsque les armées se font face le 8 avril 1500 à Novare, il faut trouver une solution pour éviter que des Suisses s’entretuent.

Devant la force du roi de France, les gens au service du duc négocient leur rentrée au pays, mais ils tentent de sauver le duc. Après un échec pour que Ludovic Sforza soit détenu comme prisonnier en Suisse, la malheureuse tentative de déguisement jettera l’opprobre sur les mercenaires.

9 avril 2018

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9 avril – Bataille de Naefels (1388)

Carte postale commémorant la bataille de Näfels

Les bourrasques de neige aveuglent les chevaliers en fuite. Lorsqu’ils se précipitent sur le pont qui traverse la rivière Maag pour tenter de rejoindre leur garnison de Weesen, celui-ci s’effondre. Ils seront plusieurs centaines à se noyer dans la rivière. Cette journée du 9 avril 1388 marque la fin des combats pour la survie des Waldstätten. Une fois de plus, à Näfels, les troupes du duc d’Autriche sont écrasées.

Après leur victoire à Sempach en 1386, les Confédérés avaient occupé la petite ville de Weesen à l’entrée de la vallée de Glaris. Les Glaronnais poussent l’outrecuidance jusqu’à se réunir en landsgemeinde en mars 1387. Le duc Albert d’Autriche décide de donner une leçon à ces montagnards insoumis.

Par surprise, lors de la nuit sanglante du 22 au 23 février 1388, il va massacrer la garnison des Confédérés postée à Weesen. Les Glaronnais sont furieux et appellent leurs alliés à l’aide. Ceux-ci ne sont pas nombreux, quelques douzaines de Schwytzois principalement, à se joindre aux quelque 400 Glaronnais qui vont devoir faire face aux 6000 soldats du duc Albert.

Face à cette disproportion des forces en présence, les Glaronnais préparent le même piège qu’à Morgarten avec des troncs et des rochers. Le premier choc à l’entrée de la vallée permet aux Autrichiens de mettre rapidement en déroute leurs ennemis qui remontent la vallée. Les vainqueurs de cette première escarmouche se dispersent et se mettent à piller la région.

Ils progressent dans la vallée, complètement désorganisés. Arrivés à la hauteur de Näfels, des avalanches de tronc et de rochers les déciment. Le temps neigeux et venteux ajoute à la confusion. Les Autrichiens se débandent, ceux qui ne sont pas massacrés tomberont à l’eau. Près de 2000 Autrichiens y laisseront la vie contre 55 Confédérés.

Un pèlerinage commémore chaque année depuis lors cette grande victoire de Glaris.

8 avril 2018

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8 avril – Scission confessionnelle (1524)

Soupe au lait de Kappel

Nous assistons chaque jour aux progrès de cette doctrine frivole, car la nature de l’homme est singulièrement encline à vivre comme le bétail, sans loi et sans ordre… Considérez dans quelle unité, quelle paix et quelle tranquillité nos ancêtres vivaient dans leur foi, et quelle envie, quelle haine, quelle inimitié et quelle discorde sont nées de cette nouvelle croyance…

Réunis en Diète à Beckenried, les Cinq Cantons, les cantons catholiques, envoient, ce 8 avril 1524, une lettre aux autorités où ils dénoncent les troubles qui secouent les régions où la nouvelle foi se développe. Nous jurons de rester fidèles à l’ancienne, vraie et juste foi chrétienne, de déraciner, réprimer, châtier et anéantir cette doctrine luthérienne, zwinglienne, hussite erronée et inventée…

Tout est dit, la Confédération est durablement divisée. Deux camps, deux religions vont s’affronter durant les trois prochains siècles. Les cantons réformés rétorqueront à cette Alliance chrétienne par une Combourgeoisie chrétienne unissant les villes passées à la nouvelle foi. Il faudra attendre la guerre du Sonderbund en 1847 pour apaiser ces tensions religieuses.

Avant d’en arriver là, plusieurs guerres et 4 paix nationales jalonneront l’histoire de la Confédération. Souvent l’éclatement fut proche, mais toujours l’unité nationale fut préservée. Des hommes providentiels, mais aussi des circonstances extérieures ont permis au pays de survivre et de trouver son équilibre. La volonté ou les pressions extérieures pour cheminer en commun ont permis ce miracle.

7 avril 2018

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7 avril – Matthäus Merian (1642)

Sion selon Matthäus Merian

Aux puissants, nobles, sévères, savants, solides, pieux, honorables, prévoyants et sages bourgmestres, avoyers, ammans, conseillers, bourgeois et citoyens de la très fameuse , ancienne et puissante Confédération des Treize Louables Cantons de Haute-Allemagne…C’est ainsi que dédicace le topographe Matthäus Merain sa Topographia Helvetiae, Rhaetiae et Vallesiae en ce 7 avril 1642.

C’est le premier volume, 15 autres suivront de sa Topographia Germaniae. L’oeuvre est unique, elle regroupe des gravures et des dessins de vues de villes, paysages et cartes que l’auteur collectionnait depuis trois décennies. Son fils poursuivra ensuite la collection, toujours considérée comme l’une des œuvres majeures de l’illustration géographique.

Matthäus Merian est né à Bâle en 1593 dans une famille influente de la cité rhénane. Après son lycée, il apprend la gravure, le dessin et l’eau-forte à Zurich. Il voyagera, en Alsace notamment, pour parfaire son art. Très tôt il se consacra au plan des villes. Il travaillera chez un éditeur de Francfort dont il épousera la fille et reprendra la maison d’édition.

Il se spécialise dans les vues plongeantes des villes où son génie du dessin pallie le manque d’informations. Son plan de Paris datant de 1615 est très connu. Il éditera également des livres d’histoires ainsi que des ouvrages religieux. Ces succès commerciaux lui permettent de réaliser l’oeuvre de sa vie en collaboration avec le géographe allemand Martin Zeiler qui rédige les textes qui accompagnent les gravures.

6 avril 2018

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6 avril – Hans Waldmann (1489)

Exécution d’Hans Waldmann

La table est opulente le premier jour du mois d’avril 1489, les discussions vont bon train et les tensions semblent retombées. La délégation des Confédérés dîne joyeusement à la table du bourgmestre de Zurich. Pourtant, lorsqu’il entend sonner la cloche qui convoque le Conseil, Hans Waldmann ne sait pas encore que c’est sa dernière heure qui sonne.

Il accourt à l’Hôtel de Ville. Là, ses adversaires l’attendent et l’arrêtent. Il est conduit avec quelques-uns de ses amis à la tour de Wellenberg où la torture lui extorquera de nombreux aveux. Le peuple n’en a pas assez, il veut sa tête. Elle roulera quelques jours plus tard, ce 6 avril 1489. L’épée du bourreau a frappé.

Le parcours du tanneur né à Blikensdorf (ZG) est étonnant et chaotique. Il fera fortune dans le commerce du fer avant de connaître la gloire sur les champs de bataille des guerres de Bourgogne. Adoubé chevalier après la bataille de Nancy, il est reçu en héros à Zurich. Il prendra petit à petit le pouvoir et créera une nomenklatura bourgeoise au détriment de la noblesse. Sa volonté de tout régler et de lutter contre les excès du peuple, tout comme son rapprochement avec les Habsbourg lui vaudront ne nombreuses inimitiés.

L’assassinat de l’ancien banneret de Lucerne Theiling qui avait osé le critiquer et surtout les limitations de la chasse pour les paysans des environs de Zurich causeront sa perte. Hans Waldmann avait quelques bonnes idées en voulant améliorer l’agriculture et la gestion des biens du clergé, malheureusement ses excès lui auront coûté la vie.

5 avril 2018

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5 avril – Othon Ier de Grandson (1328)

Gisant d’Othon I à la cathédrale de Lausanne

L’emplacement, dans le «Saint des Saints», tout près du maître-autel, est vraiment très particulier et montre bien le statut tout à fait extraordinaire de cet homme. L’archiviste et historienne de la cathédrale de Lausanne relève bien la particularité du gisant d’Othon Ier.

Il était en effet très rare qu’un laïc puisse s’y faire ensevelir. Othon Ier doit sans doute cette exception autant à son rang qu’aux dons conséquents faits aux chanoines, notamment pour un autel. L’explication semble naturelle. Le vieil homme qui est mort à 90 ans à Aigle, ce 5 avril 1328, alors qu’il était en marche pour Rome fut un personnage d’envergure européenne.

Né vers 1238, il grandit tout d’abord au château familial, mais assez rapidement, il rejoint son père qui fait partie de l’entourage de Pierre II de Savoie à la cour d’Angleterre. Le jeune Othon se lie d’amitié avec le prince Édouard. Il accompagne le prince lors de la neuvième croisade en Terre sainte en 1271 et 1272.

Othon Ier touchera ensuite une pension de Jacques de Molay. Le grand maître de l’ordre du Temple récompense ainsi les mérites du commandant de l’armée anglaise au siège de Saint-Jean-d’Acre. Il gouvernera les îles Normandes, puis la Guyenne au nom du roi Édouard Ier.

Proche des rois, des papes et des empereurs, Othon amassera une immense fortune. Mais, il n’oubliera pas sa terre natale. Il y revient parfois retrouver le calme, mais très vite l’aventure le reprend. Il fonde plusieurs couvents: les cordeliers de Grandson, la Chartreuse de la Lance à Consice, l’Abbaye de Joux.

Oncles, cousins et neveux se succèdent à l’évêché de Lausanne. Il ira même jusqu’à organiser ses funérailles et sa place privilégiée dans la cathédrale.

4 avril 2018

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4 avril – Ouverture de l’Université de Bâle (1460)

Ouverture de l’Université de Bâle

En ce jour de la Saint-Ambroise, l’évêque de Bâle célèbre une messe pontificale. Les délégués du Conseil s’avancent et lui remettent une bulle du pape Pie II. L’évêque et le Bourgmestre peuvent, d’une seule voix, déclarer ouverte l’Université. C’est la première qui voit le jour en Suisse. Ce 4 avril 1460 restera une date clé dans l’histoire intellectuelle du pays.

Des universités, il en existe déjà quelques-unes à travers l’Europe: Bologne, Paris, Prague, Salamanque ou Oxford. L’idée bâloise est née dans l’esprit de quelques bourgeois influents lors du Concile qui s’est réuni dans la ville entre 1431 et 1447. Ils y ont pris le goût de l’étude et ressentent le vide lors du départ des prélats et docteurs.

Profitant des liens qu’ils ont créés lors de ce concile avec le secrétaire du pape Pie II, ils obtiennent une bulle datée du 12 novembre 1459 qui les autorise à ouvrir une Université. Ils doivent ensuite convaincre les autorités de la ville. La crise économique frappe la région et les dépenses occasionnées par ses responsabilités nouvelles ne semblent pas sages. L’argent que les étudiants dépenseront en ville convainc les plus récalcitrants.

Dès le lendemain de la messe pontificale, les cours débutent. Théologie, droit, médecine et arts sont les quatre premières facultés. Les étudiants y entrent entre 12 et 14 ans et vivent en internat où la discipline tient autant du couvent que de la caserne.

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