Valais Libre

22 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

22 novembre 1806 – Premier numéro du Canadien

Fiat justitia ruat caelum … Que le ciel s’écroule, mais que justice soit faite ! C’est sous cette devise que paraît, ce samedi 22 novembre 1806, le premier numéro du journal Le Canadien. Le journal sort des presses de Charles Roy à Québec. Il a été fondé par le chef du Parti canadien, Pierre-Stanislas Bédard, avec l’appui de plusieurs chefs du mouvement réformiste naissant et de plusieurs collègues députés de l’Assemblée législative du Bas-Canada.

Jusque-là, la Gazette de Québec, journal bilingue fondé en 1764 et le Quebec Mercury qui paraît en anglais depuis 1805 étaient les seules sources d’information. Plus loyalistes que le roi, ces journaux ne permettaient pas une expression des idées et des opinions des Canadiens francophones. Dès février 1807, le Canadien est imprimé par Charles Lefrançois, propriétaire de l’Imprimerie canadienne, située à Québec sur la rue Saint-François.

Le samedi 17 mars 1810, celui-ci est arrêté suite à un mandat délivré par le Conseil exécutif et le numéro du jour est confisqué. Une vingtaine de collaborateurs dans toute la province sont également arrêtés. Ils seront relâchés sans procès et le journal reparaîtra dès le mois de juin. Après une courte interruption entre décembre 1819 et janvier 1820, Le Canadien paraîtra jusqu’en 1825 où il disparaîtra. Il renaîtra entre 1831 et 1893. Le Canadien aura marqué son époque et est considéré comme l’un des symboles du Canada français du XIXe siècle.

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21 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

21 novembre 1763 – James Murray nommé gouverneur

James Murray

Et afin de parvenir à établir l’Église d’Angleterre, tant en principe qu’en pratique, et que lesdits habitants puissent être graduellement induits à embrasser la religion protestante et à élever leurs enfants dans les principes de cette religion. Nous désirons que tout l’encouragement possible soit donné à la construction d’écoles protestantes. Les instructions données à James Murray, nommé, ce 21 novembre 1763, capitaine général et gouverneur en chef de la province de Québec en Amérique, sont claires.

Heureusement, le premier gouverneur anglais appliquera avec réalisme ces directives. Il saura respecter les justes réclamations des Canadiens. Il voudra, par sa modération, faciliter l’assimilation de ce peuple nouvellement conquis. Né en 1721 dans une famille de la petite noblesse écossaise, James Murray s’enrôle dans l’armée à 25 ans. Parvenu au grade de lieutenant-colonel de son régiment, il arrive en Amérique du Nord en 1758 pour servir sous les ordres de James Wolfe.

Après la victoire des plaines d’Abraham et la mort de Wolfe, il aura la responsabilité de conserver Québec durant l’hiver 1759/60. Il sera gouverneur de la ville durant le gouvernement militaire anglais. Après la proclamation royale de 1763, James Murray devient le premier gouverneur de la province. En 1766, il quitte le Canada et est remplacé par Guy Carleton. Il mourra dans ses propriétés du Sussex le 18 juin 1794.

20 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

20 novembre 1841 – Naissance de Wilfrid Laurier

Wilfrid Laurier

La petite maison au bord de la rivière l’Achigan, à Saint-Lin-de-Lachenaie, actuellement Saint-Lin–Laurentides, est en fête ce 20 novembre 1841. Carolus Laurier et Marie-Marcelle Martineau accueillent la naissance d’un garçon qu’ils prénomment Wilfrid. Après des études à l’école primaire du village, un passage dans le village anglophone voisin de New Glasgow, des études classiques au collège de l’Assomption, Wilfrid Laurier sortira diplômé en droit de l’Université McGill de Montréal en 1864.

Il fera ses débuts politiques en 1871 lorsqu’il est élu député libéral à l’Assemblée législative de Québec pour le district électoral de Drummond-Arthabaska. En 1874, il quitte la politique provinciale et est élu député fédéral. En 1877, il devient ministre du Revenu. Après la défaite des libéraux en 1878, il se retire de la politique active. Il reviendra en 1887 lorsqu’il succède à Édouard Blake comme chef du Parti libéral fédéral. Chef de l’opposition, il mène son parti à la victoire en 1896 et devient alors le premier Québécois francophone à diriger le gouvernement fédéral.

Il conservera le pouvoir pendant 15 ans. Les réalisations du gouvernement Laurier sont spectaculaires : profitant d’une prospérité économique, le Canada connaît une grande expansion du commerce, la construction des chemins de fer transcontinentaux, l’ouverture sur l’immigration, la création de nouvelles provinces (Alberta et Saskatchewan en 1905), le développement et la spécialisation de l’agriculture. Mais en 1911, il est battu et entre à nouveau dans l’opposition. Il restera le chef des libéraux jusqu’à sa mort le 17 février 1919.

19 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

19 novembre 1794 – Traité de Jay

Traité de Jay

Il existera entre Sa Majesté britannique, ses héritiers et successeurs, et les États-Unis de l’Amérique ainsi qu’entre leurs domaines, territoires, cités, villes et peuples de toute dénomination sans exception de personnes et de lieux, respectivement, une paix ferme, inviolable et universelle, et une amitié vraie et sincère. John Jay, juge en chef de la Cour suprême des États-Unis et le baron de Grenville, plénipotentiaire du roi Georges III, signent à Londres, ce 19 novembre 1794, une entente entre les deux pays.

Malgré le traité de Paris de 1783, des litiges subsistent entre la Grande-Bretagne et les États-Unis. L’occupation britannique de forts sur le territoire américain dans la région des Grands Lacs est contestée par les Américains qui réclament également des compensations pour les navires, marchandises et esclaves confisqués durant la guerre d’indépendance. Georges Washington, président des États-Unis, veut éviter une nouvelle guerre, il envoie à Londres John Jay pour négocier.

Ce traité pose aujourd’hui quelques problèmes au Canada à cause de la question des Amérindiens. Ceux-ci ont obtenu le droit de s’installer et de travailler aux États-Unis sans restriction ainsi qu’une exemption des droits de douane sur les biens qu’ils transportent au-delà des frontières. Le Canada n’a jamais reconnu ce traité et des conflits ont régulièrement cours au sujet des droits de douane, notamment en Ontario.

18 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

18 novembre 1869 – Mort de Joseph Guibord

Joseph Guibort

La mort à Montréal, ce 18 novembre 1869, du typographe Joseph Guibord allait déclencher une polémique qui ne s’achèvera que 5 ans plus tard devant les tribunaux. Membre de l’Institut canadien de Montréal, le pauvre homme allait payer chèrement son appartenance à cet organisme mis à l’index par Monseigneur Bourget.

Celui qui persiste à vouloir demeurer dans le dit Institut ou à lire ou seulement garder le sus-dit annuaire sans y être autorisé par l’Église se prive lui-même des sacrements à l’heure de la mort. La sentence était claire et la paroisse refusa le droit d’inhumer sa sépulture dans la partie catholique du cimetière de la Côte-des-Neiges. Sa veuve, soutenue par des membres de l’Institut canadien poursuivit devant les tribunaux le curé et les marguilliers de la paroisse de Notre-Dame.

En 1870, la Cour supérieure du Québec rappela à l’église son rôle et ordonna l’enterrement de Guibort au cimetière. Ce jugement fut cassé tant par la Cour d’appel du Québec que par la Cour du banc de la reine. Finalement, en 1874 le Comité judiciaire du Conseil privé à Londres, le plus haut tribunal de l’Empire, ordonna le déménagement du corps de Joseph Guibort au sein du secteur catholique du cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Ce qui fut fait sous escorte militaire et policière en septembre 1875.

17 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

17 novembre 1965 – Accord culturel Canada/France

Christian Foucher et Paul Guérin-Lajoie

Animés d’un égal désir de développer les échanges entre les deux pays dans le domaine de la culture, de la science, de la technique et des arts, persuadés que cette coopération contribuera à renforcer les liens d’amitié traditionnelle qui unissent la France et le Canada, également attachés à favoriser la diffusion de la langue française… La France et le Canada signent à Ottawa, ce 17 novembre 1965, un accord culturel d’une durée de cinq ans.

Depuis la fin du 19e siècle, le Québec est actif sur la scène diplomatique internationale et tout particulièrement du côté de Paris. Longtemps basé sur l’action personnelle de certains de ses gouvernants, ce travail ouvre de nouveaux marchés et fait connaître le Québec aux touristes étrangers. Ces activités restent sporadiques jusque dans les années 1960 où elles s’organisent dans des délégations générales sous l’autorité de différents ministères.

1961 marque un tournant, le gouvernement libéral du Québec affirme son droit d’agir directement avec l’extérieur, sans passer par Ottawa, pour ses domaines de compétences. En février 1965, le Québec signe avec la France un accord de coopération en matière d’éducation. Le gouvernement fédéral mène en parallèle ses propres discussions pour ne pas laisser ce champ uniquement aux provinces. L’accord culturel de ce mois de novembre 1965 se veut un cadre pour les démarches provinciales.

16 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

16 novembre 1885 – Pendaison de Louis Riel

pendaison de Louis Riel

Héros, sauveur ou traître, le personnage qui se balance au bout d’une corde ce 16 novembre 1885 ne laisse pas indifférent. Louis Riel a été la voix des Métis durant près de 20 ans. Il est considéré par beaucoup comme le père du Manitoba. Son exécution dans les quartiers de la Police à cheval du Nord-Ouest à Regina au Saskatchewan soulève des controverses. Les drapeaux sont mis en berne dans la province de Québec et les patriotes portent le crêpe du deuil.

Louis Riel est né le 22 octobre 1844 dans la colonie de peuplement de la rivière Rouge, dans la Terre de Rupert. Une de ses grands-mères était métisse, il fait partie de cette communauté. Il fait ses études à Saint-Boniface et, sous les conseils de l’évêque Taché, se prépare à la prêtrise. La mort de son père vient changer ses plans. Il devient commis dans un cabinet d’avocats pour subvenir aux besoins de sa famille.

En 1869, il prend la tête de la rébellion de la rivière Rouge qui s’oppose à l’arpentage de la Terre de Rupert et forme un gouvernement provisoire. L’exécution d’un résistant anglais le fait fuir aux États-Unis en 1870. Élu plusieurs fois à la Chambre des communes, Riel n’osera pas siéger. Il souffre d’anxiété et doit se faire soigner sous de faux noms à Montréal et Québec. De retour au pays en 1884, il reprend la tête de la rébellion. Il sera arrêté, jugé et exécuté en 1885.

15 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

15 novembre 1976 – Victoire du parti québécois

René Lévesque

Je n’ai jamais pensé que je pouvais être aussi fier d’être Québécois que ce soir. On n’est pas un petit peuple, on est peut-être quelque chose comme un grand peuple… René Lévesque est acclamé par des salves d’applaudissements interminables ce 15 novembre 1976. Le nouveau premier ministre est surpris de cette victoire inespérée. La promesse d’être un bon gouvernement et de tenir un référendum avant toute décision de souveraineté-association a convaincu l’électorat.

La victoire du parti québécois (PQ) est très large. Il rafle 71 sièges sur 110 et obtient 41 % des suffrages. René Lévesque est largement élu avec près de 22 500 voix d’avance dans sa circonscription de Taillon à Montréal. Les libéraux perdent le pouvoir qu’ils détenaient depuis 1970, ils ne restent que 26 députés élus. Leur chef Robert Bourassa est battu dans sa circonscription de Mercier par le péquiste Gérald Godin.

Le PQ adopte au cours de sa campagne électorale une stratégie voulant rassurer l’électorat. Mise au point par Claude Morin, cette stratégie de l’étapisme propose la réalisation graduelle de l’indépendance. Elle rassure l’électorat en veut aux libéraux pour les troubles sur les chantiers de la baie James et pour les coûts des Jeux olympiques de Montréal qui ont pris l’ascenseur. Le déclenchement anticipé des élections n’aura pas souri à Robert Bourassa.

14 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

14 novembre 1930 – Mort d’Adélard Turgeon

Adélard Turgeon

Le parlement de Québec perd un de ses hommes influents ce 14 novembre 1930. Adélard Turgeon décède en fonction suite à une longue maladie pulmonaire et respiratoire. L’avocat, homme d’affaires et homme politique aura droit, trois jours plus tard, à des funérailles quasi nationales. Plusieurs fois ministre, député de Bellechasse durant 19 ans, il a fini sa carrière comme président du Conseil législatif de Québec durant 21 ans.

Né le 18 décembre 1863 à Saint-Étienne-de-Beaumon, Adélard Turgeon étudiera au collège de Lévis puis le droit à l’Université Laval à Québec. Il est admis au barreau du Québec en 1887. Il exercera son métier d’avocat à Lévis et dirigera plusieurs sociétés. Il est élu comme député de Bellechasse en 1890. Il sera ministre de l’Agriculture sous le gouvernement de Simon-Napoléon Parent avant de démissionner brutalement en 1905.

Toujours député, il est sali par des soupçons de corruption et financement politique illicite dans une transaction avec des syndicats belges. Il démissionne de député et défie alors le journaliste et homme politique Henri Bourassa de venir le combattre sur ses terres. Bourassa relève le défi, mais Turgeon est réélu avec 750 voix d’avance. Par les nombreux postes qu’il a occupés durant sa carrière, il a joué un grand rôle dans la vie politique de son temps, mais il aurait pu aller plus loin s’il était devenu premier ministre du Québec ou ministre influent à Ottawa.

13 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

13 novembre 1775 – Capitulation de Montréal

mort de Montgomery à Québec le 31 décembre 1775

Le brigadier général Richard Montgomery occupe le château Ramezay, lieu de résidence des autorités politiques de la Province de Québec. Ce 13 novembre 1775, Montréal capitule sans affrontement. Le gouverneur Guy Carleton quitte précipitamment la ville et laisse 12 marchands pour négocier la reddition. Il se retire sur Québec pour organiser la résistance à l’invasion des troupes américaines. Plusieurs habitants influents, aussi bien anglophones que francophones, ne tardent pas à manifester leur sympathie aux Américains victorieux.

Eh quoi! Nous les Américains, avons-nous dépensé autant de sang et de richesse au service de la Grande-Bretagne dans la conquête du Canada, pour que les Britanniques et les Canadiens puissent maintenant nous subjuguer? L’Acte de Québec de 1774 qui redonne le territoire de l’Ohio au Québec, qui accepte la religion catholique et qui conserve les lois civiles françaises provoque l’ire des 13 colonies américaines. La révolution est en marche.

Les Américains tentent de rallier les Canadiens Français à leur cause et marche simultanément sur Montréal et sur Québec. Après la prise de Montréal, Montgomery marche sur Québec, mais il trouvera la mort dans la bataille du 31 décembre 1775. Ce sera la défaite et le retrait des Américains du Québec. Leur proclamation d’indépendance du 4 juillet 1776 déclenchera une guerre de 8 ans plus au sud.

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