Valais Libre

21 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

21 septembre 1932 – Départ de chômeurs pour l’Abitibi

Colons défrichant en Abitibi

Ils sont 84 personnes représentants une cinquantaine de famille à quitter Montréal pour l’Abitibi- Témiscamingue ce 21 septembre 1932. En pleine dépression qui frappe durement l’Amérique du Nord depuis le début des années 30, le ministre fédéral Wesley Gordon élabore un plan pour placer des chômeurs sur des terres.

Au mois de décembre 1932, ce seront 2876 personnes qui se seront établies sur des lots de colonisation. Le plan prévoit le versement de 600 $ sur deux ans à chaque père de famille chômeur qui accepte de s’établir sur une terre de colonisation. Malheureusement des citadins ne font pas forcément de bons agriculteurs. Un quart des familles reviendront rapidement en milieu urbain et d’autres délaisseront la terre pour occuper le travail de bûcheron ou de mineur.

Depuis la fin du 19e siècle, il s’agissait de la quatrième vague de colons en Abitibi-Témiscamingue. Dans les années 1940 et 1950, la croissance de population s’est poursuivie dans la région. Puis, à partir des années 1960, la région a été affectée par l’exode rural vers la ville. Cette situation est toujours une réalité.

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20 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

20 septembre 1697 – Traité de Ryswick

Château de Ryswick

Tous les Pays, Villes, Places, Terres, Forts, Isles et Seigneuries, tant au dedans qu’au dehors de l’Europe, qui pourroient avoir été pris et occupés depuis le commencement de la presente Guerre, seront restitués de part et d’autre au même état, qu’ils étoient pour les Fortifications lors de la prise, et quant aux autres Edifices, dans l’état qu’ils se trouveront, sans qu’on puisse y rien detruire ny deteriorer, sans aussi qu’on puisse pretendre aucun dedommagement pour ce qui auroit pû estre demoli.

Le traité signé ce 20 septembre 1697 entre la France et l’Angleterre et ses alliés met un terme à la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Guillaume III d’Orange est reconnu comme roi d’Angleterre. Mais la petite ville de Ryswick dans les faubourgs de La Haye aux Pays-Bas aura une influence aussi en Amérique du Nord. L’article 8, cité en ouverture, redonnait à la France la colonie de Plaisance, la baie d’Hudson et l’Acadie, alors que l’Angleterre conservait sa colonie de Terre-Neuve.

Toutefois, les dispositions du traité de Ryswick ne furent jamais appliquées en ce qui a trait à la baie d’Hudson, car les commissaires désignés pour arriver à une entente sur le positionnement des postes anglais et français n’ont jamais réussi à s’entendre sur un protocole quelconque. À peine quatre ans plus tard, la guerre de succession d’Espagne éclatait. Le conflit qui déchira l’Europe allait s’étendre aussi à l’Amérique du Nord.

19 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

19 septembre 1747 – Arrivée de la Galissonière à Québec

La Galissonière

Le Northumberland, célèbre vaisseau de guerre Anglais capturé par les Français en 1744, arrive dans le port de Québec ce 19 septembre 1747. À son bord, Rolland-Michel Barrin1, comte de La Galissonière, est partagé dans ses sentiments. Il a accepté à contrecœur son nouveau rôle de gouverneur général de la Nouvelle-France. Il aurait préféré poursuivre sa carrière d’officier de la marine du roi de France, il ne se décida à partir pour Québec que lorsqu’on lui a fait envisager que sa présence y étoit nécessaire pendant la guerre.

Il faut dire que les Anglais ont capturé La Jonquière qui venait d’être nommé et que la situation de la Nouvelle-France n’est pas des meilleures. La guerre européenne de succession d’Autriche a ébranlé la fragile économie de la colonie. Le nouveau gouverneur s’aperçoit très vite des carences défensives et demande en vain à la métropole de nouvelles troupes et de nouveaux colons.

La Galissonière sera le premier à concevoir l’idée de réunir la Nouvelle-France à la Louisiane par une ligne de postes qui suivrait la vallée de l’Ohio. Il est convaincu que l’alliance du Saint-Laurent et du Mississippi donnera à la France une supériorité sur l’Angleterre non seulement en Amérique du Nord, mais aussi en Europe. Il n’ira pas au bout de ses idées puisqu’il demande son rappel en 1749, au grand regret des colons, le roi l’accepte, et le nomme chef d’escadre en 1750. Son successeur La Jonquière, libéré par les Anglais, tentera de poursuivre son plan.

18 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

18 septembre 1967 – Ouverture des premiers CÉGEPS

Cégep de La Pocatière

12 Cégeps ouvrent leurs portes ce 18 septembre 1967. Ils sont les premiers à naître suite à la loi adoptée le 29 juin par l’Assemblée législative. Ces Collèges d’enseignement général et professionnel, communément appelés Cégep, constituent le niveau intermédiaire entre le cours secondaire et l’université.

Le projet de loi 21 avait été déposé en première lecture par le gouvernement unioniste de Daniel Johnson, le 27 janvier 1967. Il reçoit l’appui unanime des députés présents à l’Assemblée législative. Malgré la rapidité de mise en oeuvre, ce nouveau format de la formation intermédiaire découle d’un long processus de réflexion basé sur un premier modèle de base proposé par le rapport Parent et un second configuré par le Comité de planification de l’enseignement préuniversitaire et professionnel.

S’ils n’ont pas été improvisés au niveau de la table à dessin, les collèges d’enseignement général et professionnel ont, par contre, été créés dans l’urgence, la campagne électorale de juin 1966, qui ramène l’Union nationale au pouvoir, retardant d’à peine quelques mois les décisions concernant la réforme déjà enclenchée par le gouvernement libéral. Les enseignants devront, eux, s’adapter rapidement à cette nouvelle organisation.

17 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

17 septembre 1764 – Ordonnance de Murray

James Murray

Désormais, toutes les causes civiles et criminelles devront être jugées suivant les lois d’Angleterre et conformément aux ordonnances de cette province. Par une ordonnance de ce 17 septembre 1764, James Murray, 1er gouverneur de la province de Québec, organise et établit des cours judiciaires. L’usage de la coutume de Paris est aboli sauf dans les causes entre Canadiens instruites avant le 1er octobre suivant.

L’organisation de la nouvelle province britannique se précise. Après la capitulation française de 1760, un régime militaire a gouverné la région jusqu’au traité de Paris du 10 février 1763 où le Canada a été officiellement cédé à l’Angle. Le 7 octobre suivant, le Roi émet une proclamation accordant au gouverneur général le pouvoir de créer et d’établir […] des tribunaux civils et des cours de justice publiques […] conformément autant que possible aux lois anglaises.

Après son ordonnance judiciaire Murray qui prône l’assimilation plutôt que la confrontation, le roi impose, le 7 décembre le serment du Test qui ferme la porte des institutions britanniques et des charges officielles aux catholiques francophones en obligeant à renier l’autorité du pape, le culte de la Vierge et des saints. Murray et son successeur Guy Carleton passeront outre et aucun Canadien n’aura à prêter ce serment.

16 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

16 septembre 1949 – grève des autobus

Les autobus circulent normalement en ce 16 septembre 1949. L’information peut paraître banale, mais depuis le 8 septembre la ville de Québec subit la première grève d’autobus de son histoire. Il aura fallu un peu plus d’une semaine de tractation pour que les chauffeurs acceptent de reprendre le travail.

Le Service des Autobus a cessé complètement. L’Action catholique publie en une un grand article le 9 septembre sur la grève des employés de garage de la Compagnie Québec Power. Un conciliateur venu spécialement d’Ottawa dirige les négociations. Les 183 autobus de la compagnie sont à l’arrêt et la ville envisage le recours à des transporteurs privés pour faire face à la situation qui empêche les 130 000 utilisateurs quotidiens de bénéficier de ce service.

La grève cesse le 15 septembre au matin. Le premier véhicule quitte le garage à 3 h 36 du matin, mais il faudra attendre le lendemain pour que la situation redevienne normale. Une trentaine d’agents de la police municipale sont dépêchés dans l’après-midi aux trois garages de la compagnie pour prévenir les troubles, à l’arrivée des briseurs de grève.

Durant ce long bras de fer, ils auront obtenu une augmentation de 8 cents de l’heure avec une rétroactivité de 7 cents de l’heure sera payée à partir du 1er février 1949.

15 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

15 septembre 1663 – Arrivée de Mgr Laval à Québec

Mgr François de Laval devant le Séminaire de Québec

Ce 15 septembre 1663, Monseigneur de Laval est de retour à Québec. Il arrive en compagnie du nouveau gouverneur Augustin de Saffray de Mézy, du commissaire royal Louis Gaudais-Dupont et de 150 colons et artisans. Le futur évêque de Québec rentre après un voyage d’un peu plus d’une année dans son pays natal.

François de Montmorency-Laval est né le 30 avril 1623 à Montigny-sur-Avre. Il est issu d’une famille de haute noblesse parente du roi de France. Premiers barons du royaume, les Montmorency ont leurs entrées à la cour. Il est ordonné prêtre en 1643. Le 8 décembre 1658, il est nommé vicaire apostolique de la Nouvelle-France. Il arrive à Québec le 16 juin 1659.

L’oeuvre de Monseigneur de Laval est colossale. Il organisera la nouvelle église et fondera le Grand, puis le Petit Séminaire de Québec. En 1674 il deviendra le premier évêque de Québec lors de la fondation du diocèse qui couvre une grande partie de l’Amérique du Nord. Il parcourra avec courage, en canot, à pied ou en raquette son vaste diocèse qu’il administre avec sagesse. Il luttera, entre autres, contre le trafic d’eau-de-vie qu’il interdit de troquer contre des fourrures avec les Indiens.

Il meurt à Québec le 6 mai 1708 et sera canonisé par le pape François le 3 avril 2014.

14 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

14 septembre 1759 – Mort de Montcalm

Louis-Joseph de Montcalm

– Combien de temps me reste-t-il à vivre ? – Quelques heures à peine. – Tant mieux, je ne verrai pas les Anglais à Québec…C’est un marquis de Montcalm à l’agonie qui a cette petite discussion avec son chirurgien peu avant de mourir ce 14 septembre 1759. Le lieutenant-général des armées royales ne survivra pas longtemps à ses blessures subies la veille lors de la bataille des Plaines d’Abraham.

Louis Joseph de Montcalm-Gozon, marquis de Saint-Véran (dit de Montcalm), naît le 28 février 1712 à Candiac dans le Gard. Issu d’une noble famille de robe, le marquis de Saint-Véran fera une carrière militaire qui le voit participer aux guerres de successions de Pologne, puis d’Autriche. Après 11 campagnes et 5 blessures. Il est envoyé à Québec en 1756 comme commandant des troupes françaises en Amérique du Nord pendant la guerre de Sept Ans.

La victoire de Fort Carillon est 1758 lui permet d’accéder au grade de lieutenant-général. Il soutiendra ensuite durant trois mois le siège de la ville de Québec qu’il pensait impossible en raison des difficultés de navigation sur le fleuve. Surpris par l’assaut des Plaines d’Abraham, il ne voudra pas attendre les renforts avant de faire face aux troupes britanniques commandées par James Wolfe. Après une demi-heure d’engagement Wolfe est tué, mais Montcalm est mortellement blessé et ses troupes en déroute.

12 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

12 septembre 1665- Arrivée à Québec du gouverneur de Courcelles

Daniel de Rémy de Courcelles

Le Saint-Sébastien arrive dans le port de Québec ce 12 septembre 1665 après une longue traversée de 117 jours. Parti de Saint-Malo, il emmène en Nouvelle-France la compagnie Laubias et deux personnages illustres: l’intendant Jean Talon et le nouveau Gouverneur Daniel de Rémy de Courcelles qui dirigera les affaires au nom du roi jusqu’en 1672 lorsqu’il sera remplacé par Louis de Buade, comte de Frontenac.

Le nouveau gouverneur est un homme de 39 ans sans grande expérience du terrain et des conditions climatiques extrêmes. L’officier est fougueux et il n’hésite pas à lancer immédiatement une campagne d’hiver contre les Indiens Agniers et Onneyouts. Accompagné de 600 hommes, il s’égare faute de guides algonquins. Un brusque dégel l’oblige alors à rentrer à Québec sans avoir pu attaquer de villages indiens.

En 1667, il arrivera tout de même, après les expéditions du marquis de Tracy à conclure une paix avec les Iroquois. Une période de prospérité et d’essor de la Nouvelle-France peut débuter sous l’impulsion de l’intendant Jean Talon. Les relations entre les deux hommes se tendent pour la répartition des compétences. Il sera rappelé en France en septembre 1672, deux mois avant son intendant.

Daniel de Rémy de Courcelles se mariera en 1675, aura 3 enfants et mourra le 4 octobre 1698 à Toulon.

10 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

10 septembre 1910 – Discours de Notre-Dame

Henri Bourassa

…Mais, dira-t-on, vous n’êtes qu’une poignée; vous êtes fatalement destinés à disparaître; pourquoi vous obstiner dans la lutte » (mouvement)? Nous ne sommes qu’une poignée, c’est vrai; mais ce n’est pas à l’école du Christ que j’ai appris à compter le droit et les forces morales d’après le nombre et par les richesses (longues acclamations). Nous ne sommes qu’une poignée, c’est vrai; mais nous comptons pour ce que nous sommes, et nous avons le droit de vivre (ovation)

L’orateur qui prononce ces mots dans le cadre du Congrès eucharistique de Montréal ce 10 septembre 1910 marque profondément les auditeurs de l’église Notre-Dame. Henri Bourassa est alors un homme politique chevronné et reconnu. Ses critiques de la politique européenne et sa défense de l’utilisation de la langue française même dans les églises étonnent dans une époque résignée. Il défend le catholicisme et le français dans une Confédération canadienne qui doit s’affranchir de l’Europe.

Journaliste né en 1868 à Montréal, Bourassa aura une carrière politique complète qui débutera au niveau municipal en 1890 pour se terminer, après un passage au fédéral, en 1935 où il perd son poste de député provincial. Entre-temps, il fonde le journal le Devoir qui paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Il restera directeur du journal jusqu’en 1932.

Henri Bourassa meurt le 31 août 1952 à Montréal.

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