Valais Libre

29 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

29 mai 1914 – Naufrage de l’Empress of Ireland

 Empress of Ireland

Empress of Ireland

Ces choses ne se racontent pas; il faut en avoir été témoin; de même il est impossible de définir les émotions d’un homme séparer (sic) des siens, de ses parents, de sa famille, de ses amis, en face d’un péril aussi grand, voyant tout s’engloutir sous lui, ne pouvant espérer de secours de personne dans la nuit, dans le noir, au milieu des cris, des plaintes lugubres, des appels désespérés d’un millier d’êtres humains, réalisant en quelques minutes l’horrible situation, et descendant dans la mort. Monsieur Gosselin, témoin de la scène tragique de ce 29 mai 1914, raconte le naufrage de l’Empress of ireland.

Le paquebot océanique appartenant au Canadien Pacifique a quitté le port de Québec la veille vers 16 h 30 pour une traversée de l’Atlantique qui devait le mener à Liverpool en Angleterre. Le navire est expérimenté, il en est à sa 192e traversée, mais son capitaine Henry Kendall en est lui à sa première. Durant la nuit, vers 2 h 00 du matin, il aperçoit le navire norvégien Storstad à environ 8 miles avant que la brume n’enveloppe le fleuve.

Lorsqu’il reverra le navire charbonnier norvégien, il sera trop tard. La collision est inévitable. Le paquebot coule en 14 minutes emportant avec lui 1012 personnes, il n’y aura que 465 survivants. La catastrophe est l’une des plus grandes de l’histoire maritime du Canada. Malgré quelques tentatives, l’épave ne pourra pas être renflouée et git toujours au fond du Saint-Laurent près de Rimouski. Elle est aujourd’hui classée comme bien historique et archéologique. Cette épave reste un témoignage de l’époque des grands navires transatlantiques de la Belle Époque.

28 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

28 mai 1845 – Saint-Roch en feu

L'incendie de Saint-Roch par Légaré

L’incendie de Saint-Roch par Légaré

Les habitations d’un tiers de la population sont en ruines, et la plupart des incendiés ont tout ou presque tout perdu. Du faubourg Saint-Valier où il commença, l’incendie fut poussé par un gros vent d’est dans les parties les plus denses du faubourg Saint-Roch, qui bientôt devint  « une mer tempétueuse de feu » suivant l’expression de l’honorable rédacteur de la Gazette. Des flammèches furent portées dans le quartier du Palais et dans les rues les plus voisines du faubourg Saint-Jean, qui devinrent la proie des flammes. Le Canadien décrit ainsi l’incendie de ce 28 mai 1845 qui détruit le quartier Saint-Roch à Québec.

Le feu se déclare vers 11 heures du matin à la tannerie d’Osborne L. Richardson, sur la rue Arago, près de l’intersection de la rue Saint-Vallier. Il y a du vent et les flammes se propagent rapidement sur les toits environnants. Un changement de vent, de l’ouest au sud-ouest, et des torrents de pluie sauvèrent la Haute et la Basse-Ville, et la plus grande partie du faubourg Saint-Jean. Tout le reste de la cité, excepté une partie du faubourg Saint-Valier et quelques rues isolées du faubourg Saint-Roch, vers l’Hôpital-Général, est en cendres.

Le bilan sera très lourd pour le faubourg et pour la ville. L’incendie fera 50 victimes et réduira en cendres plus de 1 630 résidences ainsi que 3 000 boutiques et hangars. Les pertes sont estimées à 2 millions de dollars et 12 000 personnes se retrouvent sans logis. La ville ouvrira des écoles et des édifices publics comme logement d’urgence. À la suite de cet incendie, les autorités municipales réglementeront de manière plus stricte le choix des matériaux pour la construction dans les faubourgs de Québec.

27 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

27 mai 1838 Lord Durham devant Québec

Lord Durham

Lord Durham

On ne peut guère concevoir nationalité plus dépourvue de tout ce qui peut vivifier et élever un peuple que les descendants des Français dans le Bas-Canada, du fait qu’ils ont gardé leur langue et leurs coutumes particulières. C’est un peuple sans histoire et sans littérature. L’heure n’est pas encore à ses conclusions lorsque le Hasting arrive, ce 27 mai 1838, devant Québec. À son bord, John George Lambton, comte de Durham, a déjà une idée de la situation qu’il va trouver dans la colonie où les Canadiens-français viennent de se rebeller.

Il attendra deux jours avant de mettre le pied à terre, le temps qu’on lui prépare une cérémonie fastueuse pour célébrer son arrivée. En février 1838, le Parlement britannique avait suspendu la constitution du Bas-Canada suite aux événements de la fin 1837. Il veut une enquête sur la situation et nomme lord Durham pour la mener. Ce diplomate qui vient d’enquêter sur la révolte des Polonais lors d’une mission à Saint-Pétersbourg à la réputation d’être libéral. Sa réputation et son intégrité l’ont précédé et les Canadiens le reçoivent chaleureusement.

Il ne restera pourtant que 6 mois au Canada. Ses premières mesures d’amnistie générale pour les moins coupables et d’exil temporaire des principaux leaders comme Papineau sont assez bien accueillies par les Canadiens, beaucoup moins bien en Angleterre. Apprenant en septembre que sa politique est désavouée par Londres, il demande son congé et décide de rentrer. Mais ses consultations lui ont permis de prendre la mesure de la situation et de préparer son rapport. Sa publication en février 1839 mettra fin aux illusions des francophones. L’Acte d’Union se prépare.

 

26 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

26 mai 1603 – Champlain à Tadoussac

La grande tabagie de Tadoussac

La grande tabagie de Tadoussac

Samuel de Champlain et le capitaine François Pontgravé débarquent à Tadoussac ce 26 mai 1603. Parti le 15 mars de France, la Bonne renommée aura mis 10 semaines pour traverser l’Atlantique, mais Champlain écrira que ce fut un heureux voyage. Il ramène avec lui deux Montagnais qui avaient séjourné en France durant une année. Champlain veut utiliser cette expédition pour établir de bonne relation avec les autochtones et jeter les bases d’une fructueuse collaboration avec la colonie qu’il rêve d’installer sur le Saint-Laurent.

La mode en Europe est au chapeau de castor, la traite des fourrures devient un commerce de plus en plus important. De nombreux marchands veulent acquérir le monopole. Le roi Henri IV accordera à Pierre Chauvin un monopole de commerce pour la région de Tadoussac. Celui-ci fait un voyage en 1600 et laisse 16 hommes pour hiverner à cet endroit. Seuls cinq survivront au premier hiver. Pontgravé veut poursuivre l’oeuvre en 1603 et s’associe à Samuel de Champlain qui a pu visiter les colonies espagnoles du Nouveau Monde entre 1599 et 1601.

Champlain est convaincu qu’une bonne entente avec les indigènes est gage de succès. Elle est nécessaire à la bonne marche du commerce. Il veut construire une Nouvelle-France sur un autre modèle que les colonies espagnoles qui traitent les indigènes comme des sous-hommes. Au lendemain de son arrivée à Tadoussac, la chance est avec Champlain qui peut assister à une grande Tabagie. Son sens diplomatique lui permettra de sceller une alliance avec le chef montagnais Anadabijou. Ce sera le point de départ de l’Amérique française.

25 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

25 mai 1995 – Les Nordiques vendus

La Une du Soleil sur le départ des Nordiques

La Une du Soleil sur le départ des Nordiques

Les nouvelles exigences de l’industrie du hockey, la taille du marché de Québec et l’absence d’une aide gouvernementale adéquate sonnent le glas des Nordiques de Québec. L’annonce, ce 25 mai 1995, de la vente du club de hockey de la Capitale nationale vient assommer les fans de la région. Marcel Aubut, un des propriétaires, annonce en conférence de presse que les Nordiques ont été vendus au groupe américain Comsat Video pour la somme de 75 millions de dollars américains. L’équipe devient l’Avalanche du Colorado et prend la direction de Denver.

Les Nordiques de Québec ont été créés en 1972 et faisaient partie de l’AMH, l’Association mondiale de hockey, une ligue concurrente de la Ligue nationale de hockey (LNH). Les deux ligues fusionneront en 1979 et les Nordiques poursuivront leur carrière dans la compétition la plus prestigieuse du monde du hockey. Avez-vous toujours de l’intérêt pour nous? Nous sommes prêts! Ces quelques mots de Peter Stasny adressé par téléphone à Marcel Aubut lancent une rocambolesque évasion qui va permettre de voir les trois frères Peter, Anton et Marian jouer pour les Nordiques après leur évasion de la Tchécoslovaquie.

Le printemps 1995 est celui de tous les espoirs sportifs, les Nordiques terminent en tête de l’Association de l’Est. Ça sent la coupe Stanley à Québec. Malheureusement, le 16 mai le rêve prend fin avec l’élimination face aux Rangers de New York. Quelques jours plus tard, le couperet tombe et c’est l’Avalanche du Colorado qui gagnera la coupe Stanley dès la saison suivante. Les dirigeants de l’époque voulaient un nouveau Colisée. Il ouvrira ses portes en 2015, vingt ans après la vente de l’équipe.

24 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

24 mai 1867 – Déclaration royale

Armoiries du Canada avec la devise A MARI USQUE AD MARE.

Armoiries du Canada avec la devise A MARI USQUE AD MARE.

Un bill privé unissant deux ou trois hameaux, ainsi est vue la loi qui obtient la sanction royale ce 24 mai 1867. L’Acte de l’Amérique du Nord britannique qui entrera en vigueur le 1er juillet suivant ne suscite pas beaucoup d’intérêt au parlement de Londres. Certains parlementaires anglais évoquent même la possibilité de céder le Canada aux États-Unis. La délégation qui représente les différentes colonies britanniques d’Amérique du Nord arrivera à convaincre que leur constitution leur permettra de se développer.

Le ministère anglais a laissé aux Canadiens le soin d’élaborer à leur gré leur nouvelle constitution et n’apportera aucun changement. La proclamation royale, dernière étape du processus législatif, consacre l’existence du nouveau dominion qui prend le nom de Canada. Colombie, Cabotie ou encore Boréalie sont les autres noms évoqués, mais Canada retiendra les suffrages de la majorité des parlementaires. Le gouvernement britannique garantit aussi un emprunt de trois millions de livres pour la construction d’un chemin de fer intercontinental.

Et dominatur a mari usque ad mare, Qu’il domine d’une mer à l’autre, le psaume 72 de la bible donne la devise du pays communément traduite par: d’un océan à l’autre. C’est bien ce qui a motivé la constitution de la Confédération canadienne. La volonté d’avoir un chemin de fer qui relie ces deux océans aura pesé lourd dans la balance au moment de convaincre les différentes colonies d’adhérer au nouveau dominion qui pourra, dès le 1er juillet 1867, voler de ses propres ailes, Londres ne conservant qu’un pouvoir symbolique sur la constitution.

 

 

23 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

23 mai 1967 – Mort de Lionel Groulx

Le chanoine Lionel Groulx

Le chanoine Lionel Groulx

Un peuple ne se sépare pas de son passé, pas plus qu’un fleuve ne se sépare de sa source, la sève d’un arbre, de son terroir. L’homme, l’historien, l’auteur de ces lignes meurt ce 23 mai 1967 dans la ville qui l’avait vu naître 89 ans plus tôt. Mais Lionel Groulx n’a pas passé sa vie à Vaudreuil, il a beaucoup voyagé. Il a été, en somme, le père spirituel du Québec moderne. Tout ce qui s’est fait ici depuis quelques années de marquant et de neuf porte l’empreinte de la pensée de Groulx. Claude Ryan, dans Le Devoir du 24 mai 1967 le décrit comme un pilier d’un Québec en pleine mutation.

Joseph Adolphe Lyonel Groulx, est né le 13 janvier 1878 à la ferme du rang des Chenaux à Vaudreuil. Son père décède cette même année et sa mère se remariera une année plus tard. Le jeune Groulx fréquente l’école des Frères Saint-Viateur, à Vaudreuil, avant d’entreprendre des études classiques au séminaire de Sainte-Thérèse de Blainville. De 1900 à 1903, il étudie la théologie au Grand séminaire de Montréal et est en même temps professeur au collège de Valleyfield. Il est ordonné prêtre le 28 juin 1903.

Il partira ensuite en Europe pour étudier la philosophie et la théologie à Rome et à Fribourg en Suisse. À son retour au pays, il inaugurera la première chaire d’histoire de l’Université de Montréal. Son implication dans la société sera forte. Il dirigera L’Action française, puis la Revue d’histoire de l’Amérique française. Lionel Groulx est l’auteur d’une œuvre littéraire imposante comprenant des ouvrages d’histoire, des essais, des romans, des conférences, des cours, des mémoires et de nombreux articles.

22 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

22 mai 2008 – Rapport Taylor-Bouchard

Charles Taylor (à gauche) et Gérard Bouchard (à droite)

Charles Taylor (à gauche) et Gérard Bouchard (à droite)

En ce qui concerne le port de signes religieux par les agents de l’État, nous recommandons qu’il soit interdit à certains d’entre eux (magistrats et procureurs de la Couronne, policiers, gardiens de prison, président et vice-présidents de l’Assemblée nationale). Mais pour tous les autres agents de l’État (enseignants, fonctionnaires, professionnels de la santé et autres), nous estimons que le port de signes religieux devrait être autorisé. Voilà une des trente-sept recommandations déposées ce 22 mai 2008 par la commission Taylor-Bouchard.

Au début 2007, le gouvernement libéral de Jean Charest avait créé la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles. Le philosophe Charles Taylor et le sociologue Gérard Bouchard étaient nommés à la tête de cette commission qui prendra le nom de ses deux coprésident. L’affaire d’Hérouxville est à l’origine de ce processus. En janvier 2007, ce village de Mauricie prit une initiative qui fit rapidement le tour du monde. Elle adopta un code de conduite pour les immigrants qui disait, entre autres, que la lapidation et l’excision des femmes étaient interdites.

De septembre à novembre 2007, la commission a tenu des audiences publiques dans 17 villes à travers toute la province afin de brosser un portrait des pratiques d’accommodements qui ont cours au Québec, d’analyser les différents enjeux et de formuler des recommandations. Les discussions publiques, les polémiques médiatiques ont été vives pendant les travaux et après le dépôt du rapport. La mort du jeune immigrant Freddy Villanueva, abattu par la police à Montréal en été 2008, provoqua quelques nuits d’émeutes. Malgré ce rapport, cette question reste un sujet polémique au Québec.

21 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

21 mai 1744 – Prise de fort Canseau

Prise de Louisbourg en 1745

Prise de Louisbourg en 1745

Deux mois avant les Anglais, les Français d’Amérique du Nord apprennent que la guerre a repris en Europe. Ils passent directement à l’offensive pour reprendre les territoires acadiens perdus en 1713. Ce 21 mai 1744, Joseph Dupont, sieur Duvivier, à la tête d’une troupe de 374 hommes, s’empare du fort de Canseau. Les Anglais ne résistent pas, leurs officiers ne savaient pas que leur pays était en guerre avec la France. Le petit fort de bois situé sur le détroit entre l’Acadie et l’île Royale est brûlé et ses occupants et la population alentour sont emmenés comme prisonniers à Louisbourg.

Cette expédition qui semble de peu d’importance aura pourtant des conséquences douloureuses. Le commandant de l’île Royale renvoie les Anglais à Boston après leur avoir fait promettre de ne pas prendre les armes contre la France dans un délai d’un an. Dès leur arrivée dans la ville britannique, ils s’empressent de décrire toutes les faiblesses de Louisbourg. La forteresse imprenable a des fortifications inachevées et déjà en mauvais état. Sa garnison est mal payée, trop peu nombreuse et ne dispose que de peu de munition.

Les Anglais enverront une flotte d’une centaine de voiliers assiéger la forteresse au printemps 1745. Duvivier, de son côté, poursuivra sa campagne en Nouvelle-Écosse et tentera en vain de prendre Annapolis, un autre poste aux mains des Anglais. Ce sera un échec, la population acadienne restera neutre dans ce conflit. Après 47 jours de siège, Louisbourg doit se rendre. C’est la stupeur en France, l’entrée du Saint-Laurent est perdue. Québec apprendra au début août la chute de Louisbourg qui reviendra dans le giron français en 1748 lors du traité d’Aix-la-Chapelle qui met fin à la guerre en Europe.

20 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

20 mai 1873 – Mort de George-Étienne Cartier

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Sir George-Étienne Cartier

Sir George-Étienne Cartier

ohn A. Macdonald est très ému. Il interrompt son discours pose la main sur le siège vide à ses côtés et fond en larmes. Ce 20 mai 1873, devant la Chambre des communes, le premier ministre du Canada annonce la mort de son compagnon de lutte depuis 20 ans. George-Étienne Cartier est mort à Londres à 6 heures du matin et le télégramme transatlantique que l’homme politique avait salué avec joie en 1866 amène la nouvelle à Ottawa en début d’après-midi. Le corps d’un des Pères de la Confédération reviendra au pays en juin et des funérailles suivies par une foule inégalée seront célébrées.

George-Étienne Cartier est né le 6 septembre 1814 dans le village de Saint-Antoine-sur-Richelieu à l’est de Montréal. La famille Cartier, marchands de père en fils, est au Canada depuis 1738 et l’arrivée de Jacques Cartier dit l’Angevin. Il n’avait aucun lien de parenté connu avec l’explorateur Jacques Cartier qui découvrit le Canada deux siècles plus tôt. George-Étienne étudiera chez les sulpiciens à Montréal puis fera son droit dans l’étude d’Édouard-Étienne Rodier où il découvrira les idées des patriotes. Il se lancera en politique en 1848.

Outre ce qu’il a fait pour l’avancement et la prospérité matérielle de notre patrie, M. Cartier peut revendiquer l’honneur d’avoir refondu la législation du Bas-Canada et de nous avoir dotés d’un cade de lois qui, sous ce rapport, nous élève au niveau de la nation la plus civilisée de l’Europe. Ces quelques mots parus dans La Minerve du 21 mai 1873 résument une partie de l’oeuvre politique de George-Étienne Cartier qui laissera son nom intimement attaché à la création de la Confédération canadienne de 1867.

 

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