Valais Libre

22 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

22 juillet 1948 – Terre-Neuve rejoint le Canada

Les négociations entre Terre-Neuve et le Canada

Avec 78 323 votes (52,3 %) en faveur de la Confédération, contre 71 334 votes (47,7 %) pour le gouvernement responsable, Terre-Neuve décide, ce 22 juillet 1948 de rejoindre le Canada. Ce scrutin est le deuxième tour d’un processus débuté en juin. Un premier référendum, le 3 juin 1948, avait permis de choisir entre le maintien de la Commission de gouvernement, un retour au gouvernement responsable ou une union avec le Canada. Le maintien de la Commission de gouvernement avait obtenu le moins de voix et avait était éliminé.

Soupçonneux envers le Québec et réticent à participer aux discussions ayant amené la naissance de la Confédération canadienne en 1867, Terre-Neuve finira par participer à la conférence de Québec, mais refusera finalement de se joindre à la nouvelle confédération. Malgré plusieurs tentatives à la fin du XIXe siècle, les pro-confédération ne réussiront jamais à convaincre une majorité de rejoindre le Canada. En 1934, une commission de gouvernement est nommée pour remplacer le gouvernement responsable qui connaît des difficultés à maîtriser les suites de la crise économique.

Cette commission de gouvernement temporaire n’avait pas de date de cessation. La Deuxième Guerre mondiale permettra de rétablir la situation économique de Terre-Neuve qui bénéficie de sa situation stratégique dans l’Atlantique Nord. Après la guerre, la commission de gouvernement n’a plus sa raison d’être et Terre-Neuve doit faire un choix. Après le vote en faveur de la Confédération canadienne, des discussions s’ouvrent avec Ottawa et le 31 mars 1949, Terre-Neuve devient la 10e province canadienne.

 

21 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

21 juillet 1932 – Conférence impériale d’Ottawa

Thérèse Casgrain, Mackenzie King et autres, devant le Parlement lors de la « Conférence économique impériale » de 1932

Canada, Grande-Bretagne, Australie, Union sud-africaine, Nouvelle-Zélande, État libre d’Irlande, Rhodésie du Sud, Inde et Terre-Neuve sont représentés ce 21 juillet 1932 à Ottawa pour l’ouverture de la conférence économique impériale. C’est la première fois que cette conférence se tient en dehors du Royaume-Uni. Le contexte de la crise économique constitue la toile à fond à cette réunion où sont notamment discutées les questions de tarifs douaniers, de commerce, de coopération économique et de monnaie.

Le gouvernement canadien va conclure des ententes commerciales avec le Royaume-Uni et divers autres dominions. Les traités marquent un pas définitif vers une association économique plus étroite. Le premier ministre canadien Richard Bennet salue les grands avantages que procurent ces traités commerciaux. Ils établissent une préférence tarifaire réciproque. Les exportateurs et les producteurs canadiens vont rivaliser de zèle afin de satisfaire les exigences de leurs clients britanniques.

Par contre, ces traités empêchent le Canada de consentir ces mêmes tarifs aux États-Unis qui vont alors se tourner vers d’autres marchés. Lorsqu’il revient au pouvoir en 1935, le premier ministre William Lyon Mackenzie King qui s’était toujours opposé à ces accords conclut une convention commerciale avec les États-Unis, puis il travaillera dans le sens d’une entente commerciale entre Londres, Ottawa et Washington, entente qui sera ratifiée en novembre 1938, à la veille de l’éclatement de la Deuxième Guerre mondiale.

20 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

20 juillet 1871 – La Colombie-Britannique rejoint la Confédération

Carte du Canada à la fin du XIXe siècle

A mari usque ad mare … D’un océan à l’autre…La devise du Canada prend tout son sens ce 20 juillet 1871. La Colombie-Britannique adhère à la Confédération canadienne. La promesse d’une reprise par le gouvernement fédéral de la dette de la colonie ainsi que l’engagement de terminer le chemin de fer reliant l’océan Pacifique au système ferroviaire du Canada a convaincu le gouverneur de la colonie britannique de se joindre à la Confédération fondée en 1867.

La région est peuplée depuis la fin de la dernière ère glaciaire, des preuves de présence humaine datent de près de 8 000 ans. Les Européens n’arrivent sur la côte du Pacifique en nombre significatif qu’après le voyage de James Cook en 1778 et l’expédition de cartographie de George Vancouver dans les années 1790. En 1849, le pays abrite quelque 50 000 Autochtones et à peine quelques centaines de colons britanniques. Les colons établissent la colonie de l’île de Vancouver cette année-là.

Tout change à partir de 1858 avec la ruée vers l’or du fleuve Fraser, lorsque 30 000 chercheurs d’or, surtout en provenance des États-Unis, accourent pour s’en mettre plein les poches. L’afflux de colons incite la Grande-Bretagne à créer une colonie continentale. Après l’achat de l’Alaska par les États-Unis, la menace d’une annexion par le voisin du sud afin de se relier avec son nouveau territoire, l’épuisement des réserves d’or, les soucis de construction de voies de communication pousseront la région dans les bras du Canada.

19 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

19 juillet 1629 – Champlain abandonne Québec

Champlain remet Québec aux mains des frères Kirke

La mort en combattant nous sera honorable. La famine aura finalement raison de la résistance de Champlain et des 80 Français qui habitent Québec. La réponse de 1628 ne sert plus à rien ce 19 juillet 1629. Samuel de Champlain signe la capitulation de la ville et la remet aux mains des frères Kirke. La Company of Adventures to Canada, fondée en 1627,a atteint son but: installer le commerce et la colonisation sur les bords du Saint-Laurent.

La guerre récemment déclarée entre la France et l’Angleterre a précipité la création de cette compagnie anglaise qui engage les frères Kirke pour réaliser ce projet. Au printemps 1628, une flotte française emmenée par Claude de Roquemont est interceptée par les frères Kirke dans la région de Tadoussac, les 400 colons de la Compagnie de la Nouvelle-France sont ramenés en France. Les frères Kirke se présentent une première fois devant Québec en vain. Une année plus tard à court de vivres, sans espoir de renfort, Champlain doit se résoudre à abandonner sa colonie.

Entre temps, les choses ont changé en Europe, la paix a été signée à Suse en avril 1629 entre la France et l’Angleterre. La prise de Québec est donc illégale. Dès son arrivée en Europe, Champlain se démènera pour retrouver sa colonie. Il fera même le voyage de Londres pour stimuler les efforts de l’ambassadeur de France. Charles Ier, roi d’Angleterre reconnaît la prise illégale, mais il ne rendra Québec qu’après que le roi de France Louis XIII aura fini de payer la dot de sa soeur qui a épousé Charles Ier. En 1632 tout sera réglé et Champlain sera de retour à Québec en 1633.

 

 

18 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

18 juillet 1900 – Loi de conciliation

Travailleurs du tabac au début du XXe siècle

Les bonnes relations entre le capital et le travail ou entre les patrons et les ouvriers est une des préoccupations du gouvernement libéral de Wilfried Laurier. Ce 18 juillet 1900, il fait adopter une loi dite de conciliation. Sur le modèle d’une loi anglaise, la loi vise à la prévention et au règlement des conflits de travail par un recours volontaire à la conciliation et à l’arbitrage. Le ministre des Postes, William Mulock a le devoir de faire appliquer cette loi.

Cette loi cherche à atténuer les tensions dans le monde ouvrier et à réduire le nombre de grèves qui croît de façon importante depuis quelques années. Le principe du recours volontaire la rend cependant peu susceptible de contribuer au règlement des conflits. Il faudra attendre quelques années pour voir un renforcement des mesures législatives plus interventionnistes. Comme les prérogatives sur ces questions sont prioritairement provinciales, le gouvernement de Wilfried Laurier doit négocier avec elle des ententes.

En 1907, la loi Lemieux prohibera les grèves et les contre-grèves dans les services publics. Les litiges doivent être soumis à un conseil de conciliation et d’enquête. Ce conseil ne peut imposer ses solutions, mais le Parlement espère que l’opinion publique pèsera suffisamment pour accélérer les règlements selon les propositions du Conseil. Enfin, en 1909, un premier ministère du Travail sera fondé. William Lyon Mackenzie King en sera le premier titulaire.

17 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

17 juillet 1976 – Ouverture des Jeux de Montréal

La vedette incontestée des Jeux de Montréal avait été la gymnaste roumaine Nadia Comaneci.

Je proclame l’ouverture des Jeux olympiques de Montréal célébrant la XXIe Olympiade de l’ère moderne. Dans un français aux sonorités anglophones, la reine Élisabeth II ouvre, ce 17 juillet 1976, les Jeux olympiques de Montréal. 73 000 spectateurs sont massés dans le stade olympique pour saluer les 12 000 athlètes et accompagnateurs qui défilent dans le stade. Le Montréalais Stéphane Préfontaine et la Torontoise Sandra Henderson, qui représentent les deux peuples fondateurs du pays, sont les derniers porteurs de la flamme olympique qui va brûler jusqu’au dernier jour des jeux, le 1er août 1976.

En 1970, la ville de Montréal avait obtenu ces jeux en devançant les villes de Moscou et Los Angeles, devant ainsi la première ville canadienne à obtenir cet honneur. Le maire Jean Drapeau est fier, 10 ans après l’Expo 67, de présenter à nouveau une manifestation planétaire. Taïwan et 29 pays africains boycotteront ces jeux pour des raisons politiques. Malgré cela, 92 pays sont représentés. Ils se disputeront les honneurs dans 21 sports répartis dans 27 lieux différents.

La gymnaste roumaine Nadia Comaneci sera la reine incontestée des ces jeux grâce à la perfection des ses prestations. La gymnastique devient un art. Moins reluisante avec le recul du temps sont les performances des nageuses de l’Allemagne de l’Est ainsi que la triste disqualification de l’épéiste russe Boris Onischenko, jugé coupable d’avoir truqué son épée. La princesse Anne, fille d’Élisabeth II sera la première membre de la famille royale à participer à des compétitions olympiques. Elle chutera sans gravité sur le parcours équestre de Bromont.

16 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

16 juillet 1847 – Premier numéro de l’Avenir

Dorion, Jean-Baptiste-Éric

Dorion, Jean-Baptiste-Éric

Journal publié dans les intérêts populaires, tel est le sous-titre du journal L’Avenir qui paraît pour la première fois à Montréal ce 16 juillet 1847. Sous la direction de George Batchelor, qui en partage la propriété avec Jean-Baptiste-Éric Dorion, ce nouveau titre se veut le porte-parole de la jeunesse sur toutes les questions d’intérêt public. Mesuré au départ, très vite L’Avenir radicalisera ses positions et prendra position en faveur de Louis-Joseph Papineau.

Moins de 10 ans après la Rébellion des patriotes et la riposte de Londres avec son Acte d’Union, L’Avenir devient l’outil d’expression du parti rouge. Le journal défend les positions du parti: souveraineté populaire, suffrage universel, séparation de l’Église et de l’État, abolition de la tenure seigneuriale, réformes constitutionnelles et judiciaires. Ils veulent aussi la fin de l’Union au nom des intérêts des Canadiens français.

L’oeuvre de la régénération politique est commencée, elle se continue sans relâche et s’accomplira infailliblement… La publication de 1’Avenir n’aura donc pas été inutile et si le journal a pu préparer la voie aux idées républicaines, je m’estimerai toujours heureux d’avoir participé aux travaux qui auront amené cet état de choses. Ainsi se termine l’éditorial d’adieu signé Jean-Baptiste-Éric Dorion qui met un point final à l’aventure de l’Avenir le 21 janvier 1852.

 

 

15 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

15 juillet 1867 – Pierre-Joseph-Olivier Chauveau premier ministre

Pierre-Joseph-Olivier Chauveau

Pierre-Joseph-Olivier Chauveau

La résidence officielle du lieutenant-gouverneur du Québec Narcisse-Fortunat Belleau est en fête ce 15 juillet 1867. Pour la première fois, on assermente un premier ministre du Québec. Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, le surintendant de l’instruction publique, aura la tâche de conduire le premier cabinet de la province de Québec. Le premier choix du gouverneur, le maire de Québec, Joseph Cauchon n’ayant pas réussi à former un cabinet suite à l’antipathie des anglophones québécois, le lieutenant-gouverneur fera appel à Chauveau.

Celui-ci sera confirmé après les premières élections suite à la création de la Confédération canadienne qui auront lieu en août et septembre. Son parti conservateur obtiendra une cinquantaine de sièges sur les 65 mis en jeu. Il sera reporté au pouvoir en 1871 et démissionnera en 1873 lorsqu’il deviendra président du Sénat du Canada. Durant toute sa carrière, Chauveau sera vu comme l’homme de Georges-Étienne Cartier, un des Pères de la Confédération.

Au début de la Confédération, les gouvernements provinciaux n’ont que peu de pouvoirs. N’ayant presque pas de moyens financiers, le Québec doit souvent laisser les initiatives aux privés. Pourtant Chauveau se distinguera sur les questions d’éducation en créant un ministère de l’Instruction publique qu’il dirigera au grand dam de l’aile ultramontaine de son parti. Après la fin de sa carrière politique en 1874, il se consacrera à l’enseignement du droit romain. Pierre-Joseph-Olivier Chauveau mourra à Québec le 4 avril 1890 à l’âge de 70 ans.

 

14 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

14 juillet 1987 – Montréal inondé

Montréal est sous l'eau.

Montréal est sous l’eau.

Des voitures submergées, des ponts bloqués, les égouts débordés, les métros et les trains de banlieue paralysés, une ville sans électricité et des citoyens dépassés par les événements, ce 14 juillet 1987, Montréal est sous les eaux. Après un début du mois caniculaire, de violents orages s’abattent soudain sur la région de Montréal. Pendant deux heures, une pluie diluvienne déverse jusqu’à 100 millimètres de pluie, selon l’endroit de la ville. La plus grande quantité tombe du côté du mont Royal.

Près de 40 000 habitations sont inondées, la circulation est interrompue à certains endroits durant plusieurs heures. L’autoroute Décarie sera le théâtre d’un drame rare. Un homme de 80 ans meurt noyé dans sa voiture. D’autres, plus chanceux, sont secourus au dernier moment, certains par des chauffeurs de poids lourds qui sont les seuls à pouvoir encore circuler dans la rivière qui s’est formée. Une autre personne succombera des suites d’une électrocution.

Gaston Moreau, directeur adjoint des travaux publics de la ville de Montréal mentionne qu’ une telle intensité de pluie ne revient qu’une fois tous les dix ans, disent les calculs des experts. Et le design de notre système d’égouts, comme celui de la plupart des grandes villes d’Amérique du Nord a été conçu pour faire face à ce genre de précipitation. Pas plus. Il aurait fallu un système d’égouts capable de faire face à une pluie dont la récurrence est d’une fois tous les 50 ans.

13 juillet 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

13 juillet 1855 – Arrivée de la Capricieuse

Corvette La Capricieuse  © Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Corvette La Capricieuse © Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Ce beau jour fut pour nous presque la délivrance ;

L’embrassement fut long ; on pleurait à genoux : °

Car, si nous étions fiers de notre belle France, °

Notre France, elle aussi, pouvait l’être de nous

La verve lyrique de Louis Fréchette est à la hauteur de l’événement. Ce 13 juillet 1855, la foule est nombreuse à Québec. Elle envahit la terrasse et les quais pour accueillir avec ferveur La Capricieuse, le premier navire français à arriver dans le port depuis la conquête presque un siècle auparavant.

En 1849, le gouvernement britannique avait aboli les lois interdisant les eaux canadiennes aux navires étrangers. L’Empire mettait fin à la doctrine économique du mercantilisme ouvrait ses colonies aux échanges internationaux. Alliés, depuis le début de l’année 1855 pour la guerre de Crimée, Anglais et Français ne se font plus face et le Canada n’est plus un enjeu entre les deux puissances. Tout est en place pour l’arrivée d’un pavillon français dans le port de Québec.

Commandée par Paul-Henry de Belvèze, la corvette a pour mission d’établir des relations commerciales et culturelles. Mais, la France reste prudente, elle a un peu peur de la réaction de la population canadienne. Celle-ci sera enthousiaste. Le commandant Belvèze ira de réception en réception. Il participera à la pose de la première pierre du monument aux Braves sur les plaines d’Abraham. La France rafraîchira un peu la chaleur de cet accueil en tardant à nommer un consul, ça n’empêchera pas les poètes de la nation de saluer hautement cet événement.

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