Valais Libre

1 mai 2012

Mardi 1 mai

La droite extrême

Mathieu Bock-Côté, un sociologue québécois, fait une analyse dans le Journal de Québec du phénomène Marine Le Pen.

La montée de l’extrême droite est maintenant un phénomène durable. Le dernier résultat de Marine Le Pen qui fait 18 % au premier tout de la présidentielle française, vient confirmer le mouvement. Un peu partout en Europe une frange non négligeable de l’électorat se retrouve dans ces mouvements. Les tristes moments de la deuxième guerre mondiale semblent petit à petit s’oublier.

En Suisse l’UDC peut s’inscrire dans cette mouvance qui se reconnaît aujourd’hui dans la défense de la primauté des Etats nationaux et dans un contrôle stricte de l’immigration. A la sortie de la dernière guerre mondiale, une envie de fraternité, de « plus jamais ça » a dominé le débat. Elle a abouti à la construction européenne que nous connaissons aujourd’hui et à une forte volonté d’intégration.

Malheureusement, on doit constater un double échec. L’Europe est coupée de sa population. Elle ne s’est pas construite en accord avec les aspirations des peuples.

Lorsqu’elle était principalement une alliance économique, la domination technocratique et bureaucratique ne causait pas trop de dommages, mais dès le moment où l’Union politique est devenue plus forte, l’insuffisance de la structure démocratique a engendré un mouvement de rejet.

Ce rejet est plus fort encore quand on parle d’intégration. Le laxisme et l’angélisme des politiques de sécurité qui découlent des utopies soixante-huitardes, tout comme le fait d’oublier qui on est et quelles sont nos valeurs au nom d’une tolérance de façade, on conduit à un rejet de plus en plus fort de l’autre.

Devant ce double échec, le monde politique doit, tout d’abord, le prendre en compte sans tabou, sans diabolisation. Ensuite la naissance de nouvelles utopies, de nouveaux rêves qui tiennent compte des leçons des quarante dernières années devront permettre un nouveau découpage démocratique.

Veut-on aller plus loin dans la mondialisation?

Quelle place veut-on donner aux Etats nationaux?

Qu’est-ce qui prime, les droits fondamentaux de l’Homme ou les coutumes et les croyances ancestrales?

Quel système économique voulons-nous?

?

L’heure est venue de se regarder en face et de réinventer un paysage politique avant qu’un nouveau cataclysme nous y oblige.

30 avril 2012

lundi 30 avril

Une armée pourquoi?

Le Matin de ce jour nous parle de 27 000 dossiers d’anciens soldats qui doivent être revus… des armes non répertoriées seraient dans la nature!

Quelle gabegie! lorsqu’on sent que les choses ne sont pas essentielles, l’à-peu-près règne. Ça me rappelle mes cours de répétition, parfois des soldats disparaissaient trois semaines sans que personne ne se rende compte. Il venait le premier jour déposer leur livret de service et revenait le dernier pour le récupérer…

Je travaillais au bureau. J’en ai fait des listes de présence qui sont restées dans mes classeurs sans que jamais personne ne me demande rien. Sans que personne ne m’explique ce que je devais en faire. J’avais simplement un formulaire à remplir et à mettre dans un classeur… Bien des années plus tard, j’ai brûlé tout ça.

Il va falloir qu’on s’interroge sans tabou sur la mission de l’armée et ensuite qu’on l’organise en conséquence. Continuer à gaspiller de l’argent de l’énergie et à disséminer des armes dans la nature est un luxe impardonnable.

Nous avons besoin d’une armée, d’une défense nationale, mais sans gaspillage et avec des missions claires.

25 avril 2012

Mercredi 25 avril – incertitude économique

Emplois

 

À Québec, l’usine Papiers White Birch est fermée depuis de longs mois. Les négociations ont été très dures, les employés ont fait de lourdes concessions, mais le travail n’a pas repris. Plus de 600 ouvriers sont dans l’incertitude.

À Genève, l’annonce de la fermeture de Merk Serono a secoué tous les milieux économiques. 1250 emplois perdus ou qui quittent la région, ce n,est pas banal. Les autorités veulent rencontrer la direction, mais que peuvent-elles bien faire?

L’économie est de plus en plus volatile, les certitudes en ce domaine sont de plus en plus éphémères. Les fleurons d’un jour deviennent rapidement les boulets du lendemain. Malheureusement dans ce tourbillon, il y a toujours des victimes, toujours des hommes et des femmes qui subissent des décisions souvent incompréhensibles. Entre réalités des productions et des marchés mondialisés et dignité des ouvriers, ces derniers sont souvent perdants.

Il faudra bien pourtant revenir à des réflexions plus basiques : la rentabilité ne sert à rien si elle est réservée à un petit nombre. La prospérité générale ne fait qu’augmenter si l’on regarde l’ensemble de la planète. Il faut veiller à que les déséquilibres ne soient pas trop grand et que le développement de nouvelles régions ne se fasse pas au détriment de d’autres.

À quand une économie au service de l’Homme, de tous et pas seulement de quelques-uns?

23 avril 2012

Lundi 23 avril – actualité

Extrême droite

Le score de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle française révèle que l’extrémisme de droite est toujours bien présent, peut-être plus que jamais. Si cette situation inquiète, cela ne suffit pas, il faut tenir compte du message qui est transmis à nos sociétés à travers ce vote. On ne peut plus nier qu’il y a malaise et que beaucoup ne se reconnaissent plus dans la cohabitation actuelle entre les différentes cultures et plus particulièrement sur la place que prend l’islam en occident.

Le Québec et la Suisse n’échappent pas à ce phénomène et la montée de l’extrême-droite y est aussi palpable. Il ne sert à rien de jeter des cris d’orfraie, de jouer les vierges effarouchées ou encore de maudire ces extrémistes qui ne comprennent rien. Le procès d’Anders Behring Breivik, le tueur d’Oslo vient nous rappeler combien cette situation est potentiellement explosive.

Les accommodements raisonnables prônés au Québec n’ont en rien amélioré la situation. La tolérance absolue ne peut engendrer que l’exacerbation des différences ne semble pas être la meilleure voie. Les initiatives extrêmes comme l’interdiction des minarets en Suisse ne donnent pas non plus des résultats satisfaisants.

Il faut trouver un moyen de mieux vivre ensemble dans un respect mutuel, c’est un défi lancé à nos sociétés. Sommes-nous prêts à le relever? 

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :