Valais Libre

25 janvier 2014

Calendrier historique du Valais: 25 janvier – 1946 – Le Rawyl tremble.

Tremblement de terre

 

Église de Chippis

Église de Chippis

Nous avons pénétré au quartier de Beaulieu à Sierre, dans un ou deux immeubles qui avaient été particulièrement délabrés par le tremblement de terre et nous avons été frappés du spectacle. Ainsi la maison Ruedin qui abrite le Café de l’Avenue ressemble, avec de profondes lézardes, extérieures à un puzzle géant…

Les descriptions se poursuivent, nombreuses. André Marcel, je journaliste du Confédéré l’avoue, il a eu peur. La terre a tremblé ce vendredi 25 janvier 1946. À 18 h 35 une première violente secousse a été ressentie. Si violente, qu’à l’Avenue de la Gare de Sierre, Mme Tonossi tomba morte foudroyée par la peur.

On annoncera ensuite, deux autres morts en Valais à cause de la forte émotion et un mécanicien écrasé par son camion dont le cric avait cédé à Aix-les-Bains en France. Mais ce tremblement de terre mesuré à 6,1 sur l’échelle de Richter dont l’épicentre était dans la région du Wildhorn causa surtout des dégâts matériels.

412 cheminées à Sierre et de nombreux clochers se sont écroulés. Les services techniques de l’État du Valais dénombrèrent 3 485 bâtiments endommagés pour un total des dommages se montant à 5 265 345 francs. En dehors de ces chiffres, des réactions assez fantaisistes sur les causes du tremblement de terre circulèrent. Certains témoignèrent avoir vu une météorite traverser le ciel peu avant…

Diverses répliques furent ressenties les jours suivants et un autre gros tremblement de terre survint le 30 mai 1946.

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9 décembre 2013

Calendrier historique du Valais: 9 décembre – 1954 – Mort de Joseph Escher

1er Conseiller fédéral valaisan

9 décembre Josef_EscherC’était un grand magistrat, M. Joseph Escher, mais c’était mieux que cela, dans les heures où l’on ne peut tricher, ni avec la vie ni avec la mort: c’était un homme. L’hommage est d’André Marcel, le rédacteur du Confédéré salue la mémoire du premier conseiller fédéral valaisan. Démissionnaire, mais encore vice-président de la Confédération en fonction, Joseph Escher décède brusquement ce 9 décembre 1954 dans l’enceinte du Palais fédéral.

Né le 17 septembre 1885 à Simplon-Village, Joseph Escher suivra son école obligatoire à Brigue avant de passer sa maturité fédérale au collège de Saint-Maurice. Après l’obtention de sa licence de droit à l’Université de Berne, il ouvre un cabinet d’avocat et notaire à Brigue en 1913. Mais c’est la politique qui occupera sa vie.

Avant l’apothéose du 14 septembre 1950 où il est élu, à la veille de son 65e anniversaire, conseiller fédéral, Joseph Escher aura gravi tous les échelons politiques. Conseiller général, conseiller communal, vice-président, il fut enfin président de Glis de 1920 à 1928. Député et président du Grand conseil valaisan, il siégea aussi comme conseiller d’État et au Conseil national qu’il présida en 1948.

Son énergie hors du commun le lâcha et, à la veille d’être nommé président de la Confédration, il dut démissionner. Le sort ne lui laissa pas le temps de quitter ses fonctions.

28 octobre 2013

Calendrier historique du Valais: 28 octobre – 1949- Charles Haegler

Mort du fondateur du Nouvelliste

28 octobre Haegler…j’ai consacré toutes mes forces à Dieu, à l’Église, au cher peuple du Valais ; il aurait fallu faire plus et mieux ; j’ai agi selon mes lumières et mon coeur. Il est des hommes qui m’ont fait souffrir : j’ai pardonné et je pardonne. Il en est d’autres qui m’ont compris, soutenu, aidé : qu’ils soient remerciés ! L’homme qui prononce ses paroles à la veille de sa mort est une personnalité marquante de la presse valaisanne.

Charles Haegler décède à Saint-Maurice ce 28 octobre 1949. Charles Saint-Maurice, la signature était bien connue dans le Nouvelliste qu’il a fondé en 1903. Ce journal fut son oeuvre durant les 46 ans où il fut rédacteur en chef. Né à Saint-Maurice le 8 avril 1875, Charles Haegler a un père bâlois et une mère valaisanne. Après ses études au collège de Saint-Maurice, il étudiera aux universités de Lausanne et Louvain.

Son engagement pour la presse valaisanne est grand, membre fondateur de l’Association de la presse valaisanne en 1921, il la présidera dès 1937. Catholique fervent, son engagement politique au sein du parti conservateur lui vaudra une place centrale dans le Valais de la première moitié du XXe siècle. Conseiller municipal, juge de commune, député et président du Grand conseil, son engagement fut total. J’avais gagné en lui un adversaire et voilà que je perds un ami… Les mots d’André Marcel, rédacteur du journal rival, le Confédéré, montrent qu’il avait le respect aussi de ceux qui ne partageaient pas ses opinions.

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