Valais Libre

30 avril 2016

Histoire du Canada – 30 avril

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Brian Mulroney signe l'accord du lac Meech

Brian Mulroney signe l’accord du lac Meech

6 mai 2015

6 mai 1975 – Dépôt du rapport Cliche

Syndicalisme et construction

La commission Cliche

La commission Cliche

Personne n’a échappé à l’offensive. Aucune région ne fut épargnée : Mont-Wright, Mirabel, Saint-Romuald, Sept-Îles, la Baie-James — chaque chantier important subissait le même sort, par les mêmes individus. Ce 6 mai 1975, le rapport de la commission Cliche est rendu public. Ses conclusions sont accablantes pour les syndicats. 134 recommandations viennent conclure une exposition et une analyse claire des faits qui se sont produits les années précédentes sur de nombreux chantiers du Québec.

La Commission d’enquête sur l’exercice de la liberté syndicale dans l’industrie de la construction avait été mise sur pied le 1er mai 1974 à la suite des actes de violence survenus sur les chantiers de la Baie James au cours de la semaine du 18 mars 1974. Le mandat confié au juge Robert Cliche et à Brian Malroney et Guy Chevrette, membres de la commission était d’enquêter non seulement sur la liberté syndicale, mais aussi sur les comportements des agents syndicaux et patronaux. Le climat de violence qui durait depuis plusieurs années à cause de la concurrence syndicale entre la FTQ, la CSN et la CSD venait de franchir un palier qui obligea le gouvernement à intervenir.

À l’aide d’enquêtes policières, la commission démontra que des éléments criminels avaient infiltré les quatre grands syndicats du Conseil des métiers de la construction, soit les plombiers, les électriciens, les opérateurs de machinerie lourde et les mécaniciens d’ascenseur. La commission recommande alors une mise sous tutelle pour trois ans. Le gouvernement suivra cette recommandation et la tutelle ne sera levée qu’en octobre 1981.

30 avril 2015

30 avril 1987 – Accords du lac Meech

Question constitutionnelle

Brian Mulroney signe l'accord du lac Meech

Brian Mulroney signe l’accord du lac Meech

[…] la reconnaissance explicite du Québec comme société distincte; la garantie de pouvoirs accrus en matière d’immigration; la limitation du pouvoir fédéral de dépenser; la reconnaissance d’un droit de veto; la participation du Québec à la nomination des juges à la Cour suprême du Canada. Ces cinq conditions posées par le premier ministre Robert Bourassa permettraient une ratification de la Constitution canadienne par le Québec. La province avait refusé le rapatriement de la Constitution organisée par Trudeau au début des années 80.

Ce 30 avril 1987, le premier ministre du Canada, Brian Mulroney et les premiers ministres des provinces canadiennes s’entendent sur une solution à ce problème constitutionnel. Ils acceptent les conditions du Québec. C’est l’accord du lac Meech. Cet accord de principe sera confirmé en juin à Ottawa par la signature du texte officiel. Les provinces ont dès lors trois ans pour faire ratifier ce texte par leurs assemblées provinciales.

Le Québec sera le premier à entériner l’accord constitutionnel le 23 juin suivant. La Chambre des communes canadiennes l’acceptera en octobre par une très large majorité, mais la suite ne sera pas toujours aussi simple. Les provinces de Terre-Neuve et du Manitoba remettront en question cet accord. À l’échéance du délai, les deux provinces n’auront pas ratifié l’accord, celui-ci est donc un échec. Le processus qui devait amener le Québec à accepter la constitution prend fin sur ce rejet et le nationalisme québécois retrouvera un nouvel élan.

8 mars 2015

8 mars 2001 – Démission de Lucien Bouchard

Départ d’un nationaliste convaincu

Lucien Bouchard

Lucien Bouchard

[…] je reconnais que mes efforts pour relever rapidement le débat sur la question nationale sont restés vains. Il n’a donc pas été possible d’engager une démarche référendaire à l’intérieur de l’échéancier rapproché que nous aurions souhaité. […] J’assume toute la part de responsabilité qui m’échoit pour n’avoir pas réussi à raviver la flamme et à sensibiliser nos concitoyens à la gravité de la situation. Ce 8 mars 2001, Lucien Bouchard n’est plus premier ministre du Québec.

La carrière politique de celui qui a succédé à Jacques Parizeau au lendemain de l’échec du référendum de 1995 prend fin en cette fin d’hiver. Beaucoup de spéculations circuleront sur les raisons de ce départ inattendu. Raisons familiales, affaires Yves Michaud, déceptions des indépendantistes, peu importe, le bilan du premier ministre tourne autour du thème du déficit zéro et les difficiles négociations que le gouvernement a menées avec les employés du secteur public.

Né à Saint-Coeur-de-Marie dans la région du lac Saint-Jean le 22 décembre 1938, Lucien Bouchard aura toute sa vie une relation complexe avec la politique. Nationaliste convaincu, il travaille avec Brian Mulroney après le premier référendum de 1980. Il sera nommé ambassadeur du Canada à Paris en 1985, puis deviendra ministre du cabinet Mulroney. Il se rapprochera du Parti québécois après les accords du lac Meech et participera activement à la campagne référendaire de 1995. Depuis sa démission, Lucien Bouchard est retourné à la pratique du droit.

24 février 2015

24 février 1993 – Démission de Mulroney

Fin d’un premier ministre

Brian Mulroney

Brian Mulroney

Qu’on soit d’accord ou non avec nos solutions, personne ne peut nous accuser d’avoir voulu échapper à nos responsabilités en esquivant les questions les plus controversées de notre temps.Quelques mois après l’échec de l’Accord constitutionnel de Charlottetown, ce 24 février 1993, le premier ministre du Canada Brian Mulroney annonce sa démission. La ministre de la Défense, Kim Campbell le remplace alors à la tête du pays.

Arrivé au pouvoir en 1984, le chef des progressistes-conservateurs bénéficie de la plus forte majorité parlementaire dans l’histoire du Canada, gagnant 211 sièges sur 282. Il tentera de résoudre l’épineuse question constitutionnelle léguée par l’ancien premier ministre Trudeau en voulant inclure le Québec dans une nouvelle entente avec le reste du Canada. Le rejet de l’accord du Lac Meech par le Manitoba et Terre-Neuve, puis l’échec en référendum national de l’accord de Charlottetown en octobre 1992 le pousseront à la démission.

Né le 20 mars 1939 à Baie-Comeau, Brian Malroney a étudié les sciences politiques à l’Université d’Antigonish en Nouvelle-Écosse, puis le droit à Halifax au Nouveau-Brunswick et à Laval au Québec. En 1976, il se lance en politique, devient chef de l’opposition officielle en 1983 et premier ministre en 1984. Il sera réélu en 1988. Après son départ de la politique, il profite de son expérience pour se lancer dans une carrière d’avocat et de consultant d’affaires internationales.

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