Valais Libre

29 mai 2015

29 mai 1914 – Naufrage de l’Empress of Ireland

Le Saint-Laurent comme tombeau

 Empress of Ireland

Empress of Ireland

Ces choses ne se racontent pas; il faut en avoir été témoin; de même il est impossible de définir les émotions d’un homme séparer (sic) des siens, de ses parents, de sa famille, de ses amis, en face d’un péril aussi grand, voyant tout s’engloutir sous lui, ne pouvant espérer de secours de personne dans la nuit, dans le noir, au milieu des cris, des plaintes lugubres, des appels désespérés d’un millier d’êtres humains, réalisant en quelques minutes l’horrible situation, et descendant dans la mort. Monsieur Gosselin, témoin de la scène tragique de ce 29 mai 1914, raconte le naufrage de l’Empress of ireland.

Le paquebot océanique appartenant au Canadien Pacifique a quitté le port de Québec la veille vers 16 h 30 pour une traversée de l’Atlantique qui devait le mener à Liverpool en Angleterre. Le navire est expérimenté, il en est à sa 192e traversée, mais son capitaine Henry Kendall en est lui à sa première. Durant la nuit, vers 2 h 00 du matin, il aperçoit le navire norvégien Storstad à environ 8 miles avant que la brume n’enveloppe le fleuve.

Lorsqu’il reverra le navire charbonnier norvégien, il sera trop tard. La collision est inévitable. Le paquebot coule en 14 minutes emportant avec lui 1012 personnes, il n’y aura que 465 survivants. La catastrophe est l’une des plus grandes de l’histoire maritime du Canada. Malgré quelques tentatives, l’épave ne pourra pas être renflouée et git toujours au fond du Saint-Laurent près de Rimouski. Elle est aujourd’hui classée comme bien historique et archéologique. Cette épave reste un témoignage de l’époque des grands navires transatlantiques de la Belle Époque.

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25 mars 2015

25 mars 1891 – Lancement de l’Empress of China

Transpacifique

Empress of China

Empress of China

Le gouvernement britannique et la compagnie de chemin de fer du Canadien Pacifique s’entendent, à la fin du XIXe siècle pour établir un service de courrier entre la Grande-Bretagne et Hong Kong. Après la traversée de l’Atlantique, le courrier empruntera le chemin de fer transcontinental jusqu’à Vancouver. Ce 25 mars 1891, le RMS Empress of China est mis à l’eau. Ce paquebot à vapeur a droit à l’acronyme RMS pour Royal Mail Ship, navire de courrier royal en français.

Le navire construit en Angleterre permet à 770 passagers de voyager. Il partira de Liverpool en juillet pour rejoindre Hong Kong par le canal de Suez, puis Vancouver pour débuter ses trajets réguliers entre la côte ouest du Canada et la côte est de l’Asie. Comme ses deux frères jumeaux, le RMS Empress of India et le RMS Empress of Japan, il transportait une majorité de passagers, près de 600 dans l’entrepont. Il avait aussi 120 places de première classe et 50 de seconde.

L’Archiduc François-Ferdinand d’Autriche voyagea sur le navire en 1893 pour faire une traversée de Yakahoma au Japon à Vancouver. Le 25 juillet 1911, le RMS Empress of China rencontre un épais brouillard et une mer agitée à 65 miles au sud du port de Tokyo. Il heurte alors un récif sous-marin. Deux navires sont dépêchés sur les lieux et récupèrent tous les passagers et leurs bagages. Le navire est abandonné, mais on ne déplore aucune victime. Il sera renfloué et remorqué en 1912 jusqu’à Yakahoma où il sera démonté.

14 janvier 2015

14 janvier 1904 – Les usines « Angus » de Montréal

Complexe industriel

Les usines Angus à Montréal

Les usines Angus à Montréal

L’aspect de ces mines est grandiose; et lorsque la fumée s’échappera des hautes cheminées, que l’on entendra le marteau résonner sur l’enclume, ainsi que le ronflement des puissantes machines servant à travailler l’acier; que l’on verra le va-et-vient des milliers d’ouvriers, alors on se fera une idée de la vie que la construction de ces ateliers va amener dans cette partie de notre ville… Le journaliste de La Presse annonce avec enthousiasme, ce 14 janvier 1904, que les usines du Canadien Pacifique près de Montréal prendront le nom de Richard Angus.

L’homme d’affaires toujours vivant fut un des artisans du Canadien Pacifique. Les usines emploieront 3000 personnes lors de leur inauguration. Le village de Rosemont sera créé à cette occasion. Rapidement 5000 personnes travailleront à la fabrication de locomotives. Le complexe est jugé moderne et confortable. Il offre à ses employés une bibliothèque, des équipements de loisirs, un hôpital, une banque, etc. Avec ses 68 bâtiments, Angus est considéré comme le plus vaste domaine industriel au Canada.

Durant les deux guerres mondiales, les usines seront converties pour produire des chars d’assaut et du matériel pour l’armée canadienne. Elles emploieront un maximum de 12 000 ouvriers. Elles subiront des ralentissements dans les années 60 et 70. Angus fermera alors une partie de ses ateliers. La fermeture définitive surviendra en janvier 1992.

7 novembre 2014

7 novembre 1885 – Dernier clou du transcontinental

D’un continent à l’autre

11.07 LastSpike_Craigellachie_BC_CanadaDonald Smith ressent une grande fierté en levant le lourd marteau qui lui permet d’enfoncer le dernier crampon de la voie ferrée qui a occupé son esprit depuis de longues années. Ce 7 novembre 1885, le plus âgé des 4 administrateurs du Canadien Pacifique a l’honneur de relier les rails provenant de l’est à ceux de l’ouest. La voie de chemin de fer transcontinentale est achevée.

La Colombie-Britannique avait reçu la promesse lors de son entrée dans la Confédération en 1871 qu’un train relierait le pacifique à l’atlantique avant dix ans. Le premier ministre John A. McDonald sentait bien que cette voie était nécessaire à la création d’une nation canadienne unifiée qui s’étendrait sur toute la largeur du continent. En 1872, McDonald accorda d’importants contrats fédéraux à la Canada Pacific Railway Company.

Les travaux furent difficiles dès le début et causèrent la perte du pouvoir des conservateurs de McDonald qui fut remplacé par le libéral Alexander Mackenzie en 1874. De retour au pouvoir en 1878 McDonald relança la machine avec un prêt de 25 millions de dollars à la compagnie qui s’appuyait sur une main d’oeuvre chinoise à bon marché pour la difficile conquête des rocheuses et des plaines canadiennes. Très rapidement, ce train fut un succès commercial et la compagnie put rembourser ses prêts.

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