Valais Libre

28 avril 2017

5 ans au Québec – épisode 17

Filed under: k. saga québécoise — vslibre @ 4 h 30 min
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J’ai raté la Cage aux sports

Le Centre Belle vu de ma loge en 2013 au moment de l’échauffement

Price quitte son filet, l’attaque à six des Canadiens se déploie et prend d’assaut le but de Lundqvist. Le temps s’écoule, il reste vingt secondes à ce sixième match de la série, Montréal tourbillonne, mais Les Rangers récupèrent la rondelle et dégagent. L’image est prise depuis le filet, la rondelle s’amène et, à 17 secondes de la fin du temps réglementaire, New York marque un troisième but.

J’imagine la stupéfaction dans la Cage aux sports. Le silence qui s’installe pour quelques secondes. Le désespoir qui se lit sur les visages. Très vite, quelques murmures reprennent, les mots deviennent distincts, les discussions augmentent, on cherche les premiers coupables. La colère succède à la déception. Les supporters sont exigeants. J’imagine, car, je n’étais pas à la Cage aux sports samedi dernier, j’ai assisté à ce dénouement tragique depuis mon salon.

Pourtant, les astres étaient alignés cette année. Après 25 ans d’attente, les Canadiens devaient gagner leur 25e coupe Stanley. Leur gardien miracle Carey Price n’a pas été blessé. Le remplacement de l’entraîneur à mi-saison avait permis de retrouver de l’énergie et de finir le championnat régulier en tête de la section. New York avait été battu trois fois en trois parties en saison régulière. Tout devait se jouer en finale de conférence au troisième tour, avant le sacre ultime contre la conférence de l’Ouest.

Je ne verrai pas encore pour cette année la rue Sainte-Catherine à Montréal s’enflammer. Je dois me contenter des émotions vécues sur l’avenue de la Gare et sur la Planta. Attention à la malédiction du chiffre 25: ça se jouera un 25 mai, mais heureusement pour Sion ce ne sera que la 14e coupe. Je m’égare, je raterai aussi ce rendez-vous.

Inutile de vous dire que le hockey est une religion qui dépasse au Québec ce que le football peut être à Sion. J’ai eu la chance d’aller une fois au Centre Bell voir jouer les Canadiens, il y a quelques années. J’en garde un souvenir intense. Invité, j’ai vécu cette expérience dans une loge en compagnie de quelques Suisses. Saint-Louis devait être l’adversaire qui avait gagné, mais peu importe, c’était au début de la saison.

Ce n’est qu’au moment des séries que ce sport devient intense. Il faut vivre un match décisif dans un bar sportif, la Cage aux sports est l’enseigne la plus connue, pour comprendre un peu cette religion. Je sentais samedi dernier que je devais y aller, mais après ma journée au curling (deux parties au tournoi 4 bouts), la fatigue l’a emporté et un septième match aurait lieu lundi.

Il n’y a pas eu de septième match. Les Canadiens sont en vacances. New York l’a emporté 4 parties à 2, 3 à 1 au sixième match. Tout le reste n’est plus que littérature. Les journaux expliquent en long et en large que c’est la faute de Price qui a été ordinaire, du capitaine Pacioretty qui n’a pas marqué en série, du directeur général Bergevin qui n’a pas su bâtir une équipe qui résiste au printemps…

Bref, d’ordinaire 75% des pages sportives sont consacrées aux Canadiens, pour quelques jours ce taux augmente. Mais dès que le « post-mortem » sera achevé, les spéculations sur la saison prochaine vont reprendre et 2018 sera la bonne année. Il ne fait aucun doute que « ça sent la coupe ! » Pendant ce temps, Québec attend le retour des Nordiques et le centre Vidéotron est toujours vide.

Une Cage aux sports joyeuse quand les Canadiens gagnaient… (lapresse.ca)

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15 avril 2014

Ligue nationale de hockey (LNH) – Les choses sérieuses commencent

Enfin les séries !

e2f238ad45dd8ba8350d339c3735Ils étaient 30 au départ, après 1230 matchs, ils ne sont plus que 16 à rêver encore de la Coupe Stanley. La fin de la saison régulière de la Ligue nationale de hockey annonce le printemps. Le rude hiver nord-américain aura tenu en haleine les partisans, mais les choses sérieuses ne commencent que maintenant. Les séries éliminatoires débutent ce mercredi 16 avril.

Chicago, détenteur de la coupe, et Boston, finaliste malheureux en 2013, sont bien sûr présents. Ils font à nouveau figure de favoris. Pittsburgh et Los Angeles, autres vainqueurs récents, ont répondu aux attentes et seront des prétendants redoutables. Parmi les autres qualifiés, Montréal focalise beaucoup d’attentes.

Canadiens

Il faut avoir vécu une partie au Centre Bell pour prendre la mesure de la place du hockey à Montréal. Les 21 273 places en font l’aréna de hockey le plus grand en Amérique du Nord. Son public est certainement un des plus connaisseurs et passionnés du monde. L’ambiance y est toujours électrique. La partie la plus banale des Canadiens de Montréal devient un spectacle unique.

La plus ancienne équipe toujours en activité rêve de grandeur passée. Malgré ses 24 victoires, record inatteignable pour longtemps puisque Toronto n’a en que 13, la Coupe Stanley se fait attendre à Montréal. La dernière victoire date de 1993, mais les 100 points obtenus durant cette saison régulière font rêver les partisans.

Canada

Les Canadiens de Montréal sont la dernière équipe canadienne en lice. Si le Canada est sans conteste la meilleure nation de hockey, ses victoires aux Jeux olympiques le prouvent, ses équipes de la ligue nationale sont à la peine cette année. De Vancouver à Ottawa, en passant par Edmonton, Calgary, Winnipeg ou Toronto, dans toutes les autres villes canadiennes, la saison est terminée.

Montréal portera donc le poids de tout un pays. Ça n’était plus arrivé depuis 1973. Cette année-là, le Canadien portait déjà seul les espoirs du pays. Il avait été à la hauteur en remportant la Coupe Stanley. Si les joueurs canadiens sont nombreux dans les équipes américaines et gravent souvent leur nom sur le prestigieux trophée, une victoire d’une franchise canadienne se fait attendre depuis 21 ans et la dernière victoire de Montréal.

Système

La Ligue nationale de hockey est, comme les principaux sports en Amérique du Nord, une association sportive professionnelle regroupant 30 franchises. Ici, pas de promotion/relégation comme en Europe, la ligue est fermée. La gestion est professionnelle et économique. Les affaires dominent. Les gains sont importants grâce à la télévision. La LNH est un produit qui se vend de mieux en mieux.

Elle se compose de 2 conférences et de 4 divisions. Les divisions Atlantique et Métropolitaine composent l’Association de l’Est et les divisions Centrale et Pacifique forment l’Association de l’Ouest. Chaque franchise dispute 41 matchs à domicile et 41 matchs à l’extérieur. 4 ou 5 matchs contre un rival de division, 3 matchs face aux équipes de l’autre division de la conférence et 2 contre toutes les franchises de l’autre conférence.

Raphaël Diaz

La ligue nationale est un grand marché et les joueurs ne sont souvent que des pions, des rouages du système. L’exemple du parcours du joueur suisse Raphaël Diaz durant cette saison 2013/2014 est assez éloquent. Le défenseur de 28 ans né à Baar dans le canton de Zoug a connu 3 clubs en quelques mois.

Sous contrat avec le Canadien de Montréal depuis mai 2011, Diaz a joué 46 matchs avec le Canadien en début de saison. Le 3 février 2014, il est échangé contre Dale Weise un attaquant des Canucks de Vancouver. Il jouera seulement 6 matchs avec sa nouvelle équipe avant d’être échangé à nouveau et prendre la route de New York. Il a joué le dernier match de la saison régulière au Centre Bell, mais sous l’uniforme des Rangers contre son ancienne équipe.

Suisses

Si Raphaël Diaz fait un beau parcours au sein de la ligue nationale, il n’est pas le seul Suisse dans ce cas. Depuis quelques années, notre pays est dans le collimateur des recruteurs des équipes nord-américaines. Ils sont aujourd’hui une dizaine à écumer les patinoires de la LNH.

C’est en 1987 que Ken Baumgartner devenait le premier Suisse à jouer en ligue nationale. En 2001, à sa première saison en LNH, le gardien d’origine fribourgeoise David Aebischer, devient le premier Suisse à conquérir la Coupe Stanley. Aujourd’hui, Raphaël Diaz avec les Rangers de New York, Jonas Hiller et Luca Sbisa avec les Ducks d’Anaheim, Mark Streit avec les Flyers de Philadelphie, Nino Niederreiter avec les Wild du Minnesota et Reto Berra avec l’Avalanche du Colorado sont toujours en course pour graver leur nom sur le célèbre trophée.

Favoris

Mais la tâche sera particulièrement ardue. Les favoris sont bien évidemment les Bruins de Boston. Les finalistes de l’an dernier ont gagné le trophée des présidents qui récompense l’équipe qui a obtenu le plus de points en saison régulière. Avec 117, ils devancent d’un point les Ducks d’Anaheim. Jonas Hiller pourrait donc bien être le deuxième gardien suisse à gagner la coupe Stanley.

À moins que ce ne soit Reto Berra et l’Avalanche du Colorado. L’équipe du jeune entraîneur Patrick Roy est la belle surprise de la saison. Le gardien québécois qui gagna la coupe avec David Aebischer et l’Avalanche en est à sa première saison derrière un banc de ligue nationale. Son équipe parmi les dernières de la saison 2012/2013 vole de succès en succès. Le rêve ira-t-il jusqu’au bout ?

Elles sont 16 équipes à faire encore le même rêve. Les séries de 7 matchs au maximum débutent mercredi 16 avril. En juin une seule équipe atteindra le toit du hockey.

Une partie au Centre Bell est toujours un moment magique.

Une partie au Centre Bell est toujours un moment magique.

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