Valais Libre

18 février 2015

18 février 1690 – Attaque de Corlaer

Raids contre les Anglais

Attaque de Corlaer

Attaque de Corlaer

Cependant, je crus qu’il serait bon d’occuper de telle manière les Anglais chez eux, qu’ils le fussent plus du soin de se défendre que de celui de nous venir attaquer avec les Iroquois par plusieurs endroits, comme ils se vantaient de le faire, et que nous avions avis qu’ils en sollicitent ces derniers. Le gouverneur Frontenac juge bon de perturber l’alliance entre les Anglais et les Iroquois. Ils organisent plusieurs expéditions avec les forces jeunes du pays.

Un premier groupe, sous la direction d’Ailleboust de Manthet et de Le Moyne de Saint-Hélène, secondés par Le Moyne d’Iberville attaque, ce 18 février 1690, le village de Corlaer à six lieues d’Albany. Le village est incendié, une soixantaine d’Anglais dont des femmes et des enfants sont tués et vingt-sept autres, dont cinq esclaves noirs sont emmenés au Canada. Un autre groupe dirigé par François Hertel incendie un village et tue 34 Anglais au nord de Boston. Un troisième groupe emmené par Portneuf détruit le bourg de Casco aussi dans la région de Boston.

Ces raids créent la panique dans la région de Boston et d’Albany et redonnent confiance aux habitants de la Nouvelle-France. La cruauté des raids s’explique par les moeurs de l’époque. L’intendant Champigny ne sera pas totalement d’accord avec la stratégie de Frontenac, il aurait préféré une attaque plus concentrée sur Albany par exemple afin d’humilier plus fortement Iroquois et Anglais. Les Anglais préparent leur riposte et une année plus tard, Phips sera devant Québec et Frontenac lui répondra par la bouche de ses canons.

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15 août 2013

Calendrier historique du Valais: 15 août – 1810 – Des Valaisans à Paris

Fin d’une République

15 août de Rivaz

Charles-Emmanuel de Rivaz

 

Il est 11 heures ce 15 août 1810, la délégation valaisanne arrive enfin à destination. L’évêque de Sion, Joseph-Xavier de Preux, le magistrat Charles-Emmanuel de Preux, quelques autres personnalités emmenées par l’ancien grand baillif de Sépibus qui préside la délégation, ont obtempéré à l’appel de Napoléon qui a quelques remontrances à leur faire.

Partis de Lausanne le 6 août à bord d’un équipage de chevaux, ils étaient à Dijon le 9, les voici à Paris. Ils attendront jusqu’au 20 pour être reçus par Champigny, le ministre des Relations extérieures. L’empereur, dit-il, comme souverain de la France et de l’Italie ne pouvait pas être indifférent à l’administration du Valais; qu’elle contenait des vices intérieurs auxquels il s’agissait d’apporter remède ; (…) que l’état de nos routes était dans un abandon contraire à nos engagements avec la France; (…) Sa Majesté avait été instruite, à Vienne, qu’il y avait des correspondances entre le Haut-Valais et les insurgés du Tyrol…

Les souvenirs de Paris de Charles-Emmanuel de Rivaz décrivent l’ambiance de ces entrevues. La délégation est impuissante, l’Empereur a déjà pris sa décision. Le Valais perdra son indépendance et sera rattaché à la France. Le 10 novembre 1810, ce sera chose faite, le Département du Simplon remplace la République rhodanienne qui n’aura vécu que 8 ans.

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