Valais Libre

8 février 2013

Du Lys dans le Étoiles 4

Retrouvez le quatrième numéro du Lys dans les Étoiles et télécharger le PDF: semaine 4

semaine 4

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5 février 2013

Argent et politique

normalisation2La question de l’argent et de la politique est toujours bien présente au Québec. La commission Charbonneau délivre des révélations jours après jours depuis quelques mois. Face au cynisme qui monte dans la population vis-à-vis du monde politique, le Gouvernement de Pauline Marois veut modifier les règles de financement des partis politiques en limitant à 100$ les dons par personne.

Devant cette mesure, le chroniqueur du Journal de Montréal, Richard Martineau s’est interrogé, dimanche dernier, sur les effets que va induire cette mesure. Selon lui, elle va encourager la fraude, les dessous de table, les célèbres « enveloppes brunes » qui font la une de la commission Charbonneau. Je partage son avis. Plus on met de règles, plus on pousse à les détourner.

Les partis politiques, encore plus au Québec qu’en Valais, on besoin d’argent pour fonctionner et pour assurer une vie démocratique saine, dynamique et active. Entre le complet financement public et la liberté totale, je balance bien évidemment du côté de la liberté. Si l’État se doit de soutenir les partis politiques dans la mesure où ils exercent une partie de la mission civique, il ne saurait tout contrôler. Tout d’abord parce que ce n’est pas son rôle, ensuite la mission est impossible.

«Le mieux est l’ennemi du bien» Richard Martineau cite ce proverbe en se posant la question sur la limite des dons à 100$. Dans ce cas c’est évident. Déjà aujourd’hui, des noms d’emprunts, des « hommes de paille » permettent de contourner les règles. Avec cette limitation, l’anarchie va régner et il faudra encore plus de temps et d’énergie pour récolter de l’argent. Bref, on va augmenter l’administration des partis et aussi celle de l’État qui devra contrôler. Bref un auto-goal.

En Valais, comme en Suisse, il n’y a pas de règles, il n’y a pas d’abus flagrants non plus. J’y vois deux raisons prioritaires. Premièrement, personne ne détient le pouvoir absolu, personne ne peut distribuer du travail et des postes sans contrôle. Même si à une époque, l’État conservateur nommait systématiquement les siens au canton, la Confédération radicale équilibrait un peu les choses en nommant les siens aux postes fédéraux. Aujourd’hui les abus sont rares et rapidement dénoncés, l’opinion publique ne les supportent plus. Deuxième raison, les campagnes politiques ont un coût raisonnable. Il n’y a pas de publicité à la télévision avec des tarifs démentiels, le territoire à couvrir est assez restreint et on ne peut pas distribuer plus d’affiches ou de documentation que tant pour ne pas saturer le public.

Certes certains crieront au déséquilibre, mais c’est de bonne guerre. La situation est saine. Il faut travailler à la maintenir.

22 mai 2012

Echos de la Pierre de Chrysostome

Corruption

Le Québec n’échappe pas à la règle. Les partis politiques ont besoin d’argent pour faire passer leurs idées et faire fonctionner la démocratie. Le financement du système est un casse-tête universel. Du libéralisme helvétique aux règles françaises très strictes, il y a autant de solution que de pays.

Le Québec vit sous une grande réglementation, mais tout ne va pas au mieux. Le parti libéral du premier ministre Jean Charest, au pouvoir depuis 2003, passe pour un des Gouvernements les plus corrompu de ces dernières années. Des scandales défraient régulièrement la chronique. Une commission a été mise sur pied pour tenter de tirer au clair l’attribution des marchés publiques et une cellule policière se consacre uniquement à la lutte contre la corruption.

La commission Charbonneau, née dans la douleur à la fin 2011, est composée de trois juges. Elle a reçu un mandat clair du parlement :

  1. d’examiner l’existence de stratagèmes et, le cas échéant, de dresser un portrait de ceux-ci qui impliqueraient de possibles activités de collusion et de corruption dans l’octroi et la gestion de contrats publics dans l’industrie de la construction incluant, notamment, les organismes et les entreprises du gouvernement et les municipalités, incluant des liens possibles avec le financement des partis politiques;
  2. de dresser un portrait de possibles activités d’infiltration de l’industrie de la construction par le crime organisé; 
  3. d’examiner des pistes de solution et de faire des recommandations en vue d’établir des mesures permettant d’identifier, d’enrayer et de prévenir la collusion et la corruption dans l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction ainsi que l’infiltration de celle-ci par le crime organisé.

Elle débute ces travaux aujourd’hui et le public peut s’informer en tout temps sur le site : www.ceic.gouv.qc.ca

Mais la police n,est pas en reste puisque une unité permanente anticorruption (UPAC) est active depuis février 2011. Elle a mis du temps à se mettre en marche, mais après une année, elle a déjà réalisé quelques coups d’éclats en arrêtant, par exemple, le maire Marcotte et 14 autres personnes actives dans les travaux publics.

Tout dernièrement, divers grands groupes de travaux publics ont été perquisitionnés. L’indépendance envers le Gouvernement semble total, puisque des proches du parti libéral et de son premier ministre ont été arrêté.

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