Valais Libre

12 mai 2014

Calendrier historique du Valais: 12 mai – 1815 – Rattachement à la Suisse

Nouvelle constitution

12 mai ConfédérationAprès la chute de Napoléon, les puissances européennes alliées décident que le Valais sera rattaché à la Suisse. Ils désirent que la route du Simplon soit sous la protection de la Confédération. Ce désir est confirmé par la Diète qui siège à Sion à la fin mai 1814. Une année plus tard, ce 12 mai 1815, une nouvelle constitution est acceptée après de longues et âpres négociations.

Après le départ des Français en décembre 1813, un gouvernement provisoire voit le jour sous le contrôle de l’armée autrichienne. Il préconise un retour à la situation économique et politique d’avant 1798, soit de la domination du Haut sur le Bas-Valais. Le Bas refuse cette restauration et envoie Charles-Emmanuel de Rivaz à Zurich pour négocier avec la Confédération helvétique.

Le nombre de Dizains est une des pierres d’achoppement. Les propositions de découpage territorial varient entre dix, comme l’éphémère République du Valais de 1798, jusqu’à quinze selon une demande du Bas-Valais. Ce sera finalement treize. Chaque dizain envoyant quatre députés à la Diète cantonale où quatre voix sont également attribuées à l’évêque de Sion. L’acceptation de cette constitution convainc la Diète fédérale d’accepter le Valais comme XXe canton suisse.

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5 février 2014

Calendrier historique du Valais: 5 février – 1798 – Liberté du Bas-Valais

Dix-Dizains

5 février DizainsRéunis en assemblée générale du Bas-Valais, ils ont proclamé votre liberté, et le lendemain les hauts députés du louable État de Valais ont apporté gracieusement au milieu d’elle l’acte par lequel la haute session des Sept Dizains renonce formellement à tous droits de souveraineté sur votre pays et vous reconnaît pour un peuple libre et indépendant…Cette déclaration rédigée ce 5 février 1798 par Charles-Emmanuel de Rivaz met un terme à l’assemblée des délégués du Bas-Valais, à laquelle assistait une délégation des VII dizains du Haut.

Et de suite il a été procédé à la nomination des membres qui composeront provisoirement le comité général des communes du Bas-Valais, et les citoyens ci-après ont été élus :

Pour la bannière d’Entremont : banneret Dallèves, capitaine Gard, banneret Duc, avocat Joris.

Pour la bannière de Saint-Maurice : major [Isaac de] Rivaz, avocat Pittier, curial Favre.

Pour la bannière de Monthey : capitaine [Ch.-Emm. de] Rivaz, major Dufour, châtelain[Du] Fay.

Lesquels députés exerceront définitivement la charge de membre du comité général s’ils ne sont pas expressément révoqués par les communes d’ici au 13 février, et céderont leur place, ou s’adjoindront à ceux que les communes jugeront à propos de nommer.

Cette République des Dix-Dizains n’aura qu’une vie éphémère et cette déclaration se révèlera inutile, car déjà l’autorité française en dispose autrement. Elle ne veut plus d’un Valais indépendant. Les Valaisans n’ont qu’à se soumettre.

23 novembre 2013

Calendrier historique du Valais: 23 novembre – 1801 – Arrivée d’un général

Turreau en Valais

 

général Louis-Marie Turreau

général Louis-Marie Turreau

La fin du 18e siècle est tourmentée en Valais tout comme le reste de l’Europe. Un vent de liberté remonte la vallée du Rhône. L’arrivée des troupes de la Révolution française donne naissance à la République helvétique. Ce même élan permet la révolution bas-valaisanne. Dès 1790, l’affaire du Gros-Bellet à Monthey, puis la Conjuration des crochets secouent le pouvoir des dizains du haut.

En 1798, le Valais devient un canton de la République helvétique. Des troupes françaises viennent soumettre les insurgés du Haut-Valais avant de se retirer en 1799. Mais, ce 23 novembre 1801, le général Turreau arrive à Sion. Il ordonne de ne plus envoyer au gouvernement helvétique les impôts du Valais. De fait, malgré les efforts du préfet national, Charles-Emmanuel de Rivaz, le Valais ne fait plus partie de la République helvétique.

Le 23 janvier 1802, Joseph-Louis Pittier, le préfet intrus, sera nommé par Turreau et la République rhodanienne pourra naître à la fin du mois d’août. Le général Turreau quittera le Valais également à la fin août 1802, la volonté de Bonaparte est accomplie, le Valais est de fait, un protectorat français. Le futur empereur s’est assuré le contrôle des passages du Simplon et du Grand-Saint-Bernard.

18 novembre 2013

Calendrier historique du Valais: 18 novembre – 1798 – Impôts modernes

République helvétique

 

Charles-Emmanuel de Rivaz

Charles-Emmanuel de Rivaz

À la fin du mois de novembre 1798, les citoyens valaisans sont soumis, pour la première fois, à un impôt moderne. Ainsi s’achève une année mouvementée qui marque un tournant dans l’histoire du canton. La Révolution française atteint de plein fouet le canton qui passe rapidement d’une organisation moyenâgeuse au modernisme étatique.

Dès 1797, Bonaparte s’intéresse au Valais, la route du Simplon lui est nécessaire pour s’assurer une liaison avec le nord de l’Italie. Il envoie un chargé d’affaires de la République française en Valais. Mangourit arrive à Saint-Maurice le 2 janvier 1798. Dès lors, les choses se précipitent. Le 22 février, le Bas-Valais affirme son indépendance.

En mars, une république éphémère des Dix-Dizains est proclamée pour l’unité de la vallée. En avril, le peuple accepte son rattachement à la toute nouvelle République helvétique, mais le Haut-Valais entre en rébellion. Une armée helvétique formée de Français et de Vaudois vient reprendre la situation en main. Avec la nomination en juin de Charles-Emmanuel de Rivaz comme préfet national du Valais, la région devient un canton de la République helvétique une et indivisible.

15 août 2013

Calendrier historique du Valais: 15 août – 1810 – Des Valaisans à Paris

Fin d’une République

15 août de Rivaz

Charles-Emmanuel de Rivaz

 

Il est 11 heures ce 15 août 1810, la délégation valaisanne arrive enfin à destination. L’évêque de Sion, Joseph-Xavier de Preux, le magistrat Charles-Emmanuel de Preux, quelques autres personnalités emmenées par l’ancien grand baillif de Sépibus qui préside la délégation, ont obtempéré à l’appel de Napoléon qui a quelques remontrances à leur faire.

Partis de Lausanne le 6 août à bord d’un équipage de chevaux, ils étaient à Dijon le 9, les voici à Paris. Ils attendront jusqu’au 20 pour être reçus par Champigny, le ministre des Relations extérieures. L’empereur, dit-il, comme souverain de la France et de l’Italie ne pouvait pas être indifférent à l’administration du Valais; qu’elle contenait des vices intérieurs auxquels il s’agissait d’apporter remède ; (…) que l’état de nos routes était dans un abandon contraire à nos engagements avec la France; (…) Sa Majesté avait été instruite, à Vienne, qu’il y avait des correspondances entre le Haut-Valais et les insurgés du Tyrol…

Les souvenirs de Paris de Charles-Emmanuel de Rivaz décrivent l’ambiance de ces entrevues. La délégation est impuissante, l’Empereur a déjà pris sa décision. Le Valais perdra son indépendance et sera rattaché à la France. Le 10 novembre 1810, ce sera chose faite, le Département du Simplon remplace la République rhodanienne qui n’aura vécu que 8 ans.

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