Valais Libre

17 septembre 2012

1933 – La jument verte, Marcel Aymé (1902 – 1967)

La jument verte trône sur les murs de la salle à manger des Haudoin. Le tableau représente le célèbre équidé qui fit la fortune et la notoriété de son propriétaire Jules Haudoin. Il finira par gagner la mairie de son village de Claquebue. À la mort du cheval, son tableau restera le témoin de la vie de la famille.

Ferdinand, le vétérinaire puritain et faussement anti-clérical, héritera de l’oeuvre. La jument verte nous racontera les vicissitudes de la vie du village, les rivalités des Haudoin et des Maloret, mais surtout sera le témoin des us, des frasques et des déviations sexuelles de la région.

Les pressions politiques de Ferdinand Haudoin sur son frère Honoré pour qu’il soutienne l’ennemi de la famille, Zèphe Maloret seront le prétexte à la remontée à la surface de vieilles histoires locales. Honoré Haudoin violera sans violence Anaïs, la femme de Zèphe pour venger sa mère qui subit le même sort d’un officier prussien à cause du même Zèphe. L’honneur de la famille passera avant les succès politiques.

Bousculant la morale de l’époque, Marcel Aymé nous livre un roman satirique où le fantastique côtoie le réalisme.

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