Valais Libre

29 janvier 2013

Collusion, corruption, où quoi commence?

L'ingénieur Michel Lalonde a décrit devant la commission un mécanisme de financement des partis politiques.

L’ingénieur Michel Lalonde a décrit devant la commission un mécanisme de financement des partis politiques.

La commission Charbonneau a repris l’antenne au Québec. Après la pause des fêtes et du début de l’année, les témoins occupent à nouveau l’espace médiatique. Depuis une semaine, chaque jour nous amène son lot de révélation. Le financement des partis politiques municipaux est au coeur des dernières auditions.

Pour rappel, la commission Charbonneau est une commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction. Elle a été instaurée par le Gouvernement du Québec en fin 2011 pour faire la lumière sur de récurrentes allégations de corruption. C’est une commission publique et non pas judiciaire, elle n’a pas le pouvoir de condamner. Elle doit émettre des recommandations au Gouvernement lors de son rapport final prévu fin 2013.

Ses audiences sont publiques et la chaîne d’information télévisée de Radio-Canada les diffuse en direct. Les révélations de l’ingénieur Michel Lalonde qui travaille dans la Couronne Nord de Montréal, font aujourd’hui la une des médias. Il a avoué avoir fait des dons entre 8 000 $ et 100 000 $ selon la grandeur de la municipalité pour la caisse électorale des partis au pouvoir.

Ces pratiques, que cet ingénieur présente comme courante, voire « normale » pour obtenir des travaux de la part de municipalité, me renvoie aux pratiques valaisannes. Le financement des partis politiques est nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie. Que des entreprises soutiennent tel ou tel partis est une chose évidente. Où commence la corruption ? Quand peut-on parler de collusion ?

Le moins qu’on puisse dire c’est que le flou règne dans ce domaine. En Valais, il n’y a pas de réglementation sur le financement des partis. Une part vient de l’État par le biais des subventions aux groupes parlementaires, mais au niveau communal, chacun se débrouille comme il peut. Et il n’est pas rare que les entreprises qui oeuvrent pour une commune soit mise à contribution.

Ce mode de faire choque le Québec, car la commission Charbonneau démontre qu’en parallèle les marchés publics dans le domaine de la construction sont truqués. En serait-il de même en Valais?

 

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