Valais Libre

22 décembre 2015

La grève, est-ce bien nécessaire ?

Filed under: a. Valais Libre — vslibre @ 15 h 25 min
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Source: csn.qc.ca

Source: csn.qc.ca

L’actualité de ces derniers jours au Québec a été marquée par l’accord trouvé entre le gouvernement et sa fonction publique. La convention collective du secteur public, échue depuis la fin mars 2015, pourra être renouvelée pour 5 ans. Une année de tension entre rigueur budgétaire et défense des conditions de travail a abouti à un compromis. Les syndicats assurent que leur mouvement de grève a été décisif.

Grève dans les hôpitaux, dans les écoles ou dans des services publics, l’automne a été chaud au Québec. Le gouvernement libéral au pouvoir depuis avril 2014 a fait de la rigueur budgétaire et du retour à l’équilibre des finances provinciales la priorité du début de son mandat. Le retour dans les chiffres noirs lui a donné une marge pour conclure cet accord.

Rien n’était pourtant gagné au début du mois de décembre. Une offre d’une hausse de 3,5 % sur 5 ans contre une demande de 13,5 %, une retraite à 62 ans contre un statu quo à 60 ans, les positions semblaient inconciliables. Malgré les grèves tournantes de novembre et du début décembre, la situation semblait bloquée et l’on se dirigeait tout droit vers une loi spéciale et des conditions de travail imposées par le gouvernement.

Alors, comment expliquer ce revirement et cet accord avec une hausse de 9 à 10 % sur 5 ans et une retraite à 61 ans ? Les chefs syndicaux plaident pour la victoire de leur mobilisation alors que le gouvernement se félicite que les premiers résultats de leur gestion rigoureuse leur ont donné la possibilité d’aller à la rencontre des demandes de leurs employés.

Un vrai compromis suisse à la veille de Noël ! Quoique je ne sois pas sûr que la Suisse fasse encore longtemps exception dans les rapports de travail. Les grèves de la fonction publique genevoise témoignent d’un changement dans les comportements.

J’ai été 20 ans enseignant en Valais et jamais nous n’aurions imaginé faire la grève. Jamais cette possibilité n’a été évoquée dans nos discussions. J’ai été délégué durant de longues années à la SPR (Société pédagogique romande) devenue SER (Syndicat des enseignants romands) et je me souviens de discussions houleuses, mais pas de grèves en vue.

Pourtant, durant toute cette période, nos conditions de travail ont évolué plutôt favorablement. Nous avons connu une revitalisation dans les années 80, puis une longue période de stagnation où seule l’inflation retouchait notre rémunération. Malgré cela, les discussions entre les dirigeants de la SPVal (Société pédagogique valaisanne) et le gouvernement ont toujours été cordiales.

Alors, la grève est-elle vraiment un moyen de pression adéquat pour la fonction publique ? À chacun son avis. Au final, chacun trouve toujours des éléments de satisfaction pour faire croire que son camp a gagné. Si je reviens à la situation québécoise, je constate que la prime de 500 $ promise à tous les employés en cette fin d’année 2015 revient, en moyenne pour le gouvernement, à rembourser la retenue de salaire faite après 3 journées de grève… Les uns exultent, les autres sont restés dans leur cadre budgétaire.

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6 mai 2015

6 mai 1975 – Dépôt du rapport Cliche

Syndicalisme et construction

La commission Cliche

La commission Cliche

Personne n’a échappé à l’offensive. Aucune région ne fut épargnée : Mont-Wright, Mirabel, Saint-Romuald, Sept-Îles, la Baie-James — chaque chantier important subissait le même sort, par les mêmes individus. Ce 6 mai 1975, le rapport de la commission Cliche est rendu public. Ses conclusions sont accablantes pour les syndicats. 134 recommandations viennent conclure une exposition et une analyse claire des faits qui se sont produits les années précédentes sur de nombreux chantiers du Québec.

La Commission d’enquête sur l’exercice de la liberté syndicale dans l’industrie de la construction avait été mise sur pied le 1er mai 1974 à la suite des actes de violence survenus sur les chantiers de la Baie James au cours de la semaine du 18 mars 1974. Le mandat confié au juge Robert Cliche et à Brian Malroney et Guy Chevrette, membres de la commission était d’enquêter non seulement sur la liberté syndicale, mais aussi sur les comportements des agents syndicaux et patronaux. Le climat de violence qui durait depuis plusieurs années à cause de la concurrence syndicale entre la FTQ, la CSN et la CSD venait de franchir un palier qui obligea le gouvernement à intervenir.

À l’aide d’enquêtes policières, la commission démontra que des éléments criminels avaient infiltré les quatre grands syndicats du Conseil des métiers de la construction, soit les plombiers, les électriciens, les opérateurs de machinerie lourde et les mécaniciens d’ascenseur. La commission recommande alors une mise sous tutelle pour trois ans. Le gouvernement suivra cette recommandation et la tutelle ne sera levée qu’en octobre 1981.

24 septembre 2014

24 septembre 1921 – fondation de la confédération des travailleurs catholiques

Syndicalisme naissant

09.24 csn70-02Ils sont 220 délégués représentant 80 syndicats réunis à Hull ce 14 septembre 1921 pour fonder la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC). La nouvelle confédération est issue de deux sources différentes: les syndicats catholiques, dont l’apparition au Québec remonte à 1907, et les syndicats non confessionnels qui ont émergé au Québec au tournant du siècle. Pierre Beaulé, un ouvrier de la chaussure de la ville de Québec en devient le premier président.

Son objectif prioritaire repose sur l’intérêt professionnel des travailleurs. Il se distingue par là des autres organisations catholiques où l’intérêt religieux prime. Le projet de constitution s’inspire de la constitution de la Fédération américaine du travail (FAT) et des statuts de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Les délégués prennent également position sur 52 résolutions.

Lors de la fondation du mouvement, la majeure partie des 17 000 membres de la CTCC sont regroupés dans le secteur des services, de la construction et de la métallurgie. En 1960, la CTCC se déconfessionnalisa pour devenir la Confédération des syndicats nationaux (CSN), telle que nous la connaissons aujourd’hui.

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