Valais Libre

25 mai 2018

366 histoires suisses

25 mai – Pas d’alliance suédoise (1632)

Baden

La Diète extraordinaire de Baden réunie à la demande des cantons catholiques réaffirme nettement la neutralité du pays. Ce 25 mai 1632, Jean-Rodolphe Wettstein, futur bourgmestre de Bâle, rédige une réponse diplomatique, mais ferme, au roi de Suède. Sa demande d’alliance est refusée par la Confédération.

La guerre de Trente Ans qui déchire l’Europe depuis 1618 n’épargne pas totalement la Suisse. Certes, le pays n’est pas ravagé par les combats, mais les tensions entre les cantons catholiques et protestants deviennent vives. Par chance, personne ne noue d’alliance séparée. Pourtant les pressions extérieures sont vives.

L’Union des protestants allemands verrait d’un bon oeil l’appui des villes évangéliques de la Confédération et la Ligue emmenée par les Habsbourg d’Autriche courtise les cantons catholiques. Les pressions deviennent plus grandes lorsque Gustave-Adolphe de Suède demande le concours des Suisses. Il est au faîte de sa puissance en 1631 et le discours de son ambassadeur sur l’Origine commune des peuples suédois et suisse impressionne la Diète.

La méfiance croit entre les cantons. Une Diète extraordinaire est convoquée à Baden dès le 16 mai 1632 pour évoquer la question. Chacun exprime son avis, la présence de nombreux ambassadeurs étrangers donne des airs de congrès européens à la rencontre des Confédérés. Sagement, ils réaffirment leur neutralité.

Bien leur en a pris, puisque 16 ans plus tard, la Confédération est reconnue pleinement indépendante et neutre lors du Traité de Westphalie qui met un terme à la guerre de Trente Ans en 1648.

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22 janvier 2014

Calendrier historique du Valais: 22 janvier – 1561 – Plainte valaisanne à la Diète

Toujours catholique

 

Charles Borromée

Charles Borromée

Pierre Allet et Jérôme Welschen, les deux délégués valaisans à la Diète fédérale de Baden, se plaignent, ce 22 janvier 1561, que les cantons catholiques répandent trop souvent de faux bruits comme quoi leur le pays et ses dirigeants seraient luthériens. Il n’en est rien, le Valais veut rester dans l’ancienne fois assurent les deux délégués. Malgré cette déclaration, les cantons catholiques restent sceptiques.

En cette moitié du XVIe siècle le Valais est au centre des préoccupations et des déchirements de la Confédération helvétique. Le nonce Volpe et le cardinal Borromée s’inquiètent avec les cantons catholiques du passage du Valais à la Réforme. Ce peuple fort et habile guerrier est d’une grande importance pour eux et l’influence grandissante de la Berne protestante dans la vallée les inquiète.

La dissolution du clergé valaisan cause des soucis à l’évêque Jean Jordan qui entreprend une réforme, mais la résistance des prêtres est si forte que son autorité ne suffit pas à les remettre à l’ordre. L’évêque ira même jusqu’à demander au cardinal Charles Borromée, fer de lance du retour de la discipline ecclésiastique, s’il devait livrer les réfractaires à la justice civile. La réponse du cardinal a été perdue par l’histoire, mais le Valais restera dans la foi catholique.

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