Valais Libre

11 mai 2012

Saga québécoise – épisode 19 – Avant-Première

Avant-Première

 

Deux jeunes guitaristes ont enflammé le public avec leur virtuosité.

Qu’est-ce qu’il souffle! Ma remarque bien innocente en ce vendredi soir de grand vent déclenche un rire franc et massif dans notre voiture, pardon notre char. André, un ami, et ma blonde s’esclaffent. Décidément, j’ai de la peine à me faire au vocabulaire de ma nouvelle région. Il ne souffle pas, il vente.

Il ventera encore plus fort et de manière plus surprenante quelques heures plus tard. La pauvre suppléante de Kate Winslet se fera souffler par une machine à feuilles sous le regard hilare d’un Léonardo DiCaprio d’opérette. La scène mythique de Titanic est revue à la sauce étudiante.

Le spectacle des élèves de l’école secondaire les Etchemins nous entraîne dans le monde du cinéma. Avant-Première est le 24ème spectacle de variété des classes 3, 4 et 5 de cette école. 18 shows, entrecoupés de scénettes du Titanic, sont au programme. Plus de 400 personnes, essentiellement des parents et amis des élèves, emplissent les sièges de la salle de spectacle de l’école.

Que fais-je dans cette galère, devez-vous vous demander? J’accompagne ma blonde et un ami. Nous sommes venus voir le travail de Paule, une amie d’enfance de ma blonde. Elle travaille comme professeur d’art dramatique dans cette école. Elle possède également une école de danse. Ce spectacle est un peu son spectacle. André, le chum de Paule qui aime tant mes expressions suisses, nous accompagne.

Mais revenons au spectacle. La salle de l’école secondaire ressemble à toutes les salles de spectacle. Des chaises en pente douce, une scène de taille respectable et surtout un système d’éclairage des plus imposants, sans oublier quelques places au balcon, le tout est un peu vieillot, mais les sièges sont confortables. Surtout que nous avons trois places de choix réservées par notre amie.

Pourquoi ont-ils mis de la broderie sur le grand mur du fond autour de l’écran? Je mets du temps à me rendre compte que ce décor n’est pas composé de boutons géants, mais de bobines de film de cinéma… Ce tableau est complété, sur les côtés, par quatre grands cylindres de tissu blanc qui se coloreront au gré des scènes, en vert, en rouge, en bleu, selon l’inspiration de l’éclairagiste.

Quelques chorégraphies endiablées ou plus lascives présentent le travail des danseuses et de rares danseurs. Mais la plus grande partie des productions met en valeur les talents musicaux et vocaux des élèves. La chanson en anglais est à l’honneur, la majorité des chants est dans cette langue dominatrice. Où sont les défenseurs du Québec francophone? Heureusement un duo amoureux nous réconcilie avec Molière. Deux sœurs guitaristes m’impressionnent également par leur dextérité et leur virtuosité.

Un extrait du film Beetlejuice de Tim Burton (http://www.youtube.com/watch?v=AQXVHITd1N4) nous présente une scène burlesque où des personnages envoûtés s’obligent à danser. Pas le temps de se demander qu’est-ce que ce film vient faire là, les images qui suivent déclenchent des fous-rires dans la salle. Le directeur de l’école, notre amie Paule, la secrétaire de l’école et 3 autres professeurs apparaissent à l’écran. Ils rejouent cette scène désopilante sur la chanson Banana Boat Song d’Harry Belafonte.

Pas de doute, l’école secondaire Etchemins est en de bonnes mains. Lorsque directeur, administration et professeurs savent rire d’eux-mêmes et se lancer dans une telle aventure, la qualité est au rendez-vous.

Une scène finale tirée du film les Choristes permet d’apprécier quelques plus jeunes chanteurs invités. Tout se termine avec l’ensemble des protagonistes sur scène pour recueillir une acclamation bien méritée.

Nous ressortons de l’école la tête pleine d’images, de chansons et de rires… Il souffle toujours autant.

 

St-Jean-Chrysostome

jeudi 10 mai 2012

 

Les élèves de l’école secondaire les Etchemins ont fait honneur au cinéma.

10 mai 2012

Echos de la Pierre de Chrysostome – 14

Mon cher Lynx,

Parlons femmes. Puisque tu lances le sujet, je parlerai de femmes politiques. Ici au Québec, il n’y a pas de tradition de première dame. En tout cas elle n’est pas très visible, car après quatre mois, je n’en ai jamais entendu parler. Au niveau provincial, il y a actuellement deux femmes politiques sur la sellette.

J’ai parlé longuement de la crise des étudiants qui refusent les droits de scolarité. Elle dure toujours. Ils en sont à la 13ème semaine de boycott des cours et la situation devient tendue. La dernière fin de semaine, des violences ont marqué le congrès du parti libéral au pouvoir. Une manifestation a dégénéré.

Line Beauchamp, la ministre de l’éducation est au front depuis le début. Elle fait face avec fermeté aux événements. Les leaders des étudiants ne semble pas pouvoir infléchir sa détermination. C’est une bonne maîtresse d’école qui ne s’en laisse pas compter. Le dernier refus d’une entente âprement négociée a mis ses nerfs à rude épreuve, mais sa fermeté se maintient. Le premier ministre Jean Charest lui doit une fière chandelle.

L’autre femme qui se distingue est Pauline Marois, la cheffe du Parti Québécois, de l’opposition officielle. Elle guerroie pour défendre les étudiants. Elle fustige le Gouvernement et le premier ministre Jean Charest. Elle promet de rembourser la hausse si elle arrive au pouvoir. La voir abhorrer le carré rouge, symbole de la lutte étudiante, à la boutonnière est une attaque directe au pouvoir. Malheureusement son opportunisme, elle était pour la hausse il y a quelques années, ne semble pas convaincre l’électorat. Ses députés n’en ont cure, ils portent tous le carré rouge durant les débats parlementaires.

Femmes ou hommes, finalement peu de différence, on se positionne au gré des vents…

Brèves du lynx du Mayen bleu – 14

La femme du …président

La Gaule reste l’un des rares pays à accorder un titre particulier à la femme du chef de l’État, celui de Première Dame de France.

Mais voilà, l’évolution des mœurs chambarde le protocole établi ; Nicolas Ier avait changé d’épouse en cours de législature – aurions-nous du alors parler, comme pour les dynasties, de Deuxième Dame de France ; non, ç’aurait été porter ombrage à François Mitterrand qui en entretenait deux, la légitime demeurant néanmoins la Première aux yeux de la bienséance bourgeoise.

Et maintenant, en cette année présidentielle, disputons un peu ; si le nouvel élu Hollande avait gardé son ancienne compagne, Ségolène parlerions-nous dès lors [comme son mentor!] de Première Dame de France ayant échoué au poste suprême ? Cocasse, non ! ou crime de lèse-président.

Mais voilà, ce François-là, futé comme un rad-soc corrézien d’adoption, s’est dégoté une nouvelle compagne ; icelle, après deux autres essais manqués – comme au rugby –, aurait trouvé « chaussure à son pied », mais ne désirerait pas s’installer à l’Élysée ; aux ors du palais elle préfère « remplir le frigo pour sa progéniture » ; que voilà une bonne mère qui aurait ravi Zola.

Nom de bleu ! les changements qui s’opèrent dans la société nous obligent d’aborder cette conjecture : un Monsieur, peu porté sur la chose féminine et ayant jeté son dévolu sur un compagnon est élu à la présidence, qu’adviendrait-il alors de l’étiquette en ce qui concerne la Première … de France ? O tempora o mores comme on aime à déclamer à St-Maurice.

 

3 mai 2012

Échos de la Pierre de Chrysostome 13 – Dialogue de sourds

Dialogue de sourds

Mon Cher Lynx,

Ton escapade en terre appenzelloise nous fait savourer les délices de la démocratie directe, de l’expression immédiate, du lien sans intermédiaire entre le Gouvernement et les citoyennes et citoyens.

Ici au Québec, la démocratie fonctionne avec quelques différences. Actuellement, le dialogue entre étudiants et Gouvernement est au centre de l’actualité. Depuis janvier, un boycott (le mot grève trop souvent utilisé ne s’applique pas dans ce cas) des cours est suivi par de nombreux étudiants qui rejettent la hausse des frais de scolarité.

Bon enfant au début, sûrs de leurs victoires les jeunes manifestaient sans trop se soucier du lendemain. Articles de journaux, soutien des artistes, appui de leurs professeurs et accueil enthousiaste sur les plateaux de télévision, les leaders estudiantins se sont laissés griser. Il faut dire que le Gouvernement libéral de Jean Charest est tellement détesté que cette opposition était du pain béni pour tous ses opposants.

Mais voilà, le temps passant, les blocages de la circulation, les manifestations qui dégénèrent et surtout une intransigeance absolue des révolutionnaires de pacotille, tout cela a permis au Gouvernement de se remettre en selle. Il tient bon et ne veut pas céder sur la hausse. Les sondages sont avec lui, 40 ans de gel des coûts universitaires, ça suffit. La ministre de l’éducation a annoncé de nouvelles mesures de soutien aux plus défavorisés pour que l’université reste accessible à tous.

Malgré cela les étudiants, surtout leurs chefs, campent sur leur position. Ils ont l’appui des syndicats. La lutte est devenue idéologique. La crise dure et aucune solution n’est en vue… Peut-être devra-t-on en arriver à mettre les protagonistes dans un « ring » comme à Appenzell… une solution surgira peut-être.

La Suisse a une tradition de plus de 700 ans de démocratie directe pour éviter les dialogues de sourds, il faut l’apprécier…

 

Brèves du lynx du Mayen bleu – landsgemeinde

Que c’est loin Bruxelles !

Appenzell, c’est très éloigné de la technocratique Bruxelles, aussi bien en terme de kilomètres qu’en principes démocratiques ; un constat illustré par la Landsgemeinde, cette réunion patriotique, symbole de la démocratie directe telle que les Landsleuten des Rhodes Intérieures la pratique depuis 1378.

C’était, comme le veut une coutume ancestrale, ce dernier dimanche d’avril ; juste avant midi, après l’office divin à l’église Saint-Maurice, les membres du gouvernement avec leurs capes sombres et chapeaux, emmenés par l’Harmonie aux couleurs napoléoniennes entonnant une marche solennelle, se rendent à la place de la Landsgemeinde, là où autrefois la justice était rendue ; les citoyennes et citoyens, une épée à la main en guise de carte civique, s’assemblent à l’intérieur du Ring.

Dans son souhait de bienvenue, le Landamann rappelle quelques valeurs essentielles, telles la liberté, la démocratie et la subsidiarité en soulignant qu’ici c’est le peuple qui est souverain ; ensuite quelques citoyens interviennent, qui pour maintenir la maternité de l’hôpital, qui pour contester la candidature de deux frères à des postes clés ; puis on aborde la douzaine de points à l’ordre du jour. Il y a l’élection des membres du gouvernement – le Staatskommission – sans remous ; mais lorsque la fusion des communes est abordée, la tension monte dans le Ring ; finalement, le peuple manifeste son refus … à main levée.

Enfin, à trois heures le peuple a réglé ses affaires ; maintenant il peut étancher sa soif avec une bonne bière – brassée avec l’eau pure du Säntis – et calmer son estomac avec quelques Siedwürst accompagnées de Käsehörnli et d’Apfelmuss, le traditionnel plat de la Landsgemeinde ; ça ne s’explique pas, il faut le déguster sur place..

Un dimanche bucolique, patriotique, illustration de la démocratie directe dont Bruxelles pourrait s’en inspirer !

1 mai 2012

Mardi 1 mai

La droite extrême

Mathieu Bock-Côté, un sociologue québécois, fait une analyse dans le Journal de Québec du phénomène Marine Le Pen.

La montée de l’extrême droite est maintenant un phénomène durable. Le dernier résultat de Marine Le Pen qui fait 18 % au premier tout de la présidentielle française, vient confirmer le mouvement. Un peu partout en Europe une frange non négligeable de l’électorat se retrouve dans ces mouvements. Les tristes moments de la deuxième guerre mondiale semblent petit à petit s’oublier.

En Suisse l’UDC peut s’inscrire dans cette mouvance qui se reconnaît aujourd’hui dans la défense de la primauté des Etats nationaux et dans un contrôle stricte de l’immigration. A la sortie de la dernière guerre mondiale, une envie de fraternité, de « plus jamais ça » a dominé le débat. Elle a abouti à la construction européenne que nous connaissons aujourd’hui et à une forte volonté d’intégration.

Malheureusement, on doit constater un double échec. L’Europe est coupée de sa population. Elle ne s’est pas construite en accord avec les aspirations des peuples.

Lorsqu’elle était principalement une alliance économique, la domination technocratique et bureaucratique ne causait pas trop de dommages, mais dès le moment où l’Union politique est devenue plus forte, l’insuffisance de la structure démocratique a engendré un mouvement de rejet.

Ce rejet est plus fort encore quand on parle d’intégration. Le laxisme et l’angélisme des politiques de sécurité qui découlent des utopies soixante-huitardes, tout comme le fait d’oublier qui on est et quelles sont nos valeurs au nom d’une tolérance de façade, on conduit à un rejet de plus en plus fort de l’autre.

Devant ce double échec, le monde politique doit, tout d’abord, le prendre en compte sans tabou, sans diabolisation. Ensuite la naissance de nouvelles utopies, de nouveaux rêves qui tiennent compte des leçons des quarante dernières années devront permettre un nouveau découpage démocratique.

Veut-on aller plus loin dans la mondialisation?

Quelle place veut-on donner aux Etats nationaux?

Qu’est-ce qui prime, les droits fondamentaux de l’Homme ou les coutumes et les croyances ancestrales?

Quel système économique voulons-nous?

?

L’heure est venue de se regarder en face et de réinventer un paysage politique avant qu’un nouveau cataclysme nous y oblige.

27 avril 2012

Saga québécoise – épisode 17 – curling

Curling

 

Balayer ou brosser, différence de vocabulaire, mais pas d'effort...

Championnat du monde de curling féminin 2012, pays organisateur : Canada, pays vainqueur : Suisse. Championnat du monde de curling masculin 2012, pays organisateur : Suisse, pays vainqueur : Canada. Mon arrivée au Canada avec un passé de curleur Suisse devrait me permettre une belle carrière dans ce sport commun aux deux contrées.

Wouah! Le sourire me montre aux lèvres, l’intérieur du bâtiment qui appartient au curling club Etchemin à Saint-Romuald est magnifique. J’entre presque sur la pointe des pieds, je suis un peu géné, mais je serai vite bien reçu. Mon accent exotique fait des miracles.

Je vais avoir l’occasion de jouer dans la ligue des retraités du journal le Soleil, les vendredis matins. La saison a déjà débuté lors de mon arrivée en janvier, je serai donc un remplaçant occasionnel. Il ne me reste plus qu’à me montrer à la hauteur. Le curling est une affaire sérieuse au Canada. En attendant ma première partie, je me promène nonchalamment dans la salle qui jouxte les 4 pistes glacées. Différents fanions sont accrochés aux murs, ils témoignent des succès du club. Jean-Michel Ménard, la vedette du lieu, a emmené son équipe non seulement à de nombreux titres de la Province ces dernières années, mais jusqu’au titre national en 2006 ce qui lui a ouvert les portes du championnat du monde où il a obtenu la médaille d’argent. Les femmes du club ne sont pas en reste, Marie-France Larouche est championne du Québec pour la sixième fois. Une championne du Québec, un vice-champion du monde, je vais devoir m’accrocher. Heureusement, les plus de 300 autres membres n’ont pas tous ce niveau. Ma première partie me fera prendre conscience de l’écart de niveau qu’il existe entre les différents joueurs. Claude, le responsable de la ligue du vendredi matin m’accueille avec le sourire. Pas besoin d’être membre du club pour jouer, il suffit de payer le droit de jeu de 10 $ et les pierres sont à nous. Je joue avec une équipe mixte et nous allons affronter les leaders de la ligue. 15 – 0 le score sera sans appel! Ce n’est pas que nous avons mal joué, Guy, Marie-Ange et Michel m’ont bien accompagné, mais notre capitaine a eu de la peine. Pourtant nos adversaires ne semblaient pas flamboyants, malheureusement le résultat est là, brutal. Au-delà du score, j’ai découvert qu’au Québec, il n’y a pas de skips, mais des capitaines, on ne balaie pas, mais on brosse, les pierres ne curlent pas, elles courbent, la force devient la pesanteur, on ne joue pas des ends, mais des bouts, etc. Le vocabulaire change, mais les règles et l’habileté nécessaire restent les mêmes. Après quelques balbutiements, j’ai trouvé le bon rythme.

D’ailleurs, j’ai eu deux autres occasions de participer à cette ligue du vendredi. Les résultats ont été nettement meilleurs puisque deux victoires ont ponctué ces prestations. Malheureusement, j’ai un peu de peine à me faire aux coutumes locales.

Si la pause après 4 ends, pardon, 4 bouts est une adaptation facile, le fait que tout le monde s’en aille directement après la fin de la partie me laisse pantois. C’est pourtant l’heure de l’apéritif!

Bon, je vais travailler sur ces traditions à changer. J’ai un peu de temps devant moi, la saison est terminée. Je me suis inscrit comme joueur régulier pour la prochaine ligue du Soleil. J’ai jusqu’à l’automne pour me préparer…

 

St-Jean-Chrysostome

jeudi 26 avril 2012

 

Les 4 pistes de Saint-Romuald proposent une glace de grande qualité.

26 avril 2012

Brèves du Lynx du Mayen bleu

Brève de campagne …électorale

J’aimerais partager cette anecdote observée au bureau de vote du XVIe arrondissement parisien le 22 avril dernier. Un accroc qui oblige le président-candidat Sarkozy à relever plusieurs défis s’il veut encore, au soir du 6 mai prochain, s’asseoir pour un lustre sur le trône présidentiel ; un exercice similaire aux douze travaux d’Hercule dont le premier consiste à donner un cours d’instruction civique à son épouse Carla, notamment au chapitre du « comment voter en respectant les usages en vigueur dans la Ve République ».

Une absolue nécessité au vu des comportements antérieurs de la Première Dame de France ; certes en ce qui concerne les sourires, la pavane et les belles fringues tout est parfaitement orchestré devant les éclairs des caméras présentes, tout à fait par hasard ; mais soudain, patatras ! lorsqu’elle doit se saisir des deux ou trois bulletins de vote étalés sur la table – la règle veut que l’on en prenne plusieurs afin de ne pas sacrifier à la curiosité de quelque quidam à l’affût d’une nouvelle sensationnelle – et là, l’épouse du président-candidat en saisit un seul, comme elle saisirait un petit four sur le plateau présenté par un laquais lors d’une réception huppée ; nom de bleu ! quel crime de lèse-civisme ! Déjà, il y a un quinquenat, elle aurait voté – racontar de méchantes langues – pour la Royale mais elle n’était que l’éventuelle future Première Dame.

Dis-moi Pierrot, quand nous étions secrétaire …. allez trêve de bavardage et tout de bon à toi.

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