Valais Libre

24 mai 2012

Echos de la Pierre de Chrysostome – 16 – révolte québécoise

Étudier moins…

Mon Cher Lynx,

Ici au Québec, on ne parle pas de travailler plus actuellement, c’est plutôt étudier moins… La révolte des étudiants québécois commence à se faire entendre à travers toute la planète. 100 jours de grève, ce n’est pas banal.

Tout a commencé par une banale hausse des frais de scolarité, assez forte certes, mais comme rien n’avait bougé depuis les années 70, le Gouvernement prévoyait de pratiquement la doubler d’ici cinq ans. Les organisations étudiantes ont dit non! Ils avaient refusé de participer aux négociations l’année dernière et ils ne proposent aucun compromis : Non à la hausse, voire la gratuité des études universitaires!

Rien n’y a fait, les quelques embryons de négociations n’ont rien donné. Après une première manifestation rassemblant plus de 200’000 personnes en mars, les violences ont commencé à réchauffer les soirées montréalaises. Blocages des routes, des ponts, la situation se crispait sans que le Gouvernement du libéral Jean Charest ne recule.

Le congrès du parti libéral, déplacé de Montréal à Victoriaville a été le théâtre d’une déferlante de violence et d’une entente éphémère. Pendant que des casseurs saccageaient les abords de l’hôtel où étaient réunis les libéraux, une entente était passée avec les trois associations. Mais, elle n’a pas duré, les assemblées ont désavoués les leaders et refusé les propositions de la ministre de l’éducation.

Hausse sur 7 ans au lieu de 5 et renforcement des prêts et bourses n’ont pas suffit, la promesse d’économie dans les autres frais par une meilleure gestion des universités n’a pas convaincu les étudiants appuyés par les grandes centrales syndicales. La ministre de l’éducation a démissionné devant l’impasse.

Les tribunaux ont été saisi par des étudiants voulant suivre leurs cours. Des injonctions ont été ordonnées afin que les cours aient lieu : nouvelles violences et blocages des accès par les plus irréductibles. Même le métro de Montréal a été le théâtre d’un attentat aux bombes fumigènes… 4 explosions simultanées ont semé la pagaille. Les coupables ont été vite retrouvé grâce aux films de certains témoin.

Face à cette impasse, le Gouvernement a fait passé, vendredi dernier, une loi spéciale suspendant les sessions jusqu’en août et interdisant le blocage des salles de cours. Elle restreint également de droit de manifester. Dès 50 personnes, le parcours doit être annoncé 8 heures à l’avance sinon la manifestation est illégale et des amendes salées sont prévues.

Ça n’a servi à rien, ils étaient toujours près de 200’000 mardi dernier dans les rues de Montréal pour marquer les 100 jours de la révolte sans que l’itinéraire ne soit précisément annoncé. On parle de désobéissance civile. Même le député dirigeant le parti Québec Solidaire a appelé à désobéir!

Finalement la question de la hausse des frais de scolarité semble bien loin. C’est une contestation du Gouvernement actuel et de la rigueur qui s’annonce. L’État social très fort au Québec ne doit pas être touché aux yeux de certains. La rigueur n’a pas sa place au Québec….

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10 mai 2012

Echos de la Pierre de Chrysostome – 14

Mon cher Lynx,

Parlons femmes. Puisque tu lances le sujet, je parlerai de femmes politiques. Ici au Québec, il n’y a pas de tradition de première dame. En tout cas elle n’est pas très visible, car après quatre mois, je n’en ai jamais entendu parler. Au niveau provincial, il y a actuellement deux femmes politiques sur la sellette.

J’ai parlé longuement de la crise des étudiants qui refusent les droits de scolarité. Elle dure toujours. Ils en sont à la 13ème semaine de boycott des cours et la situation devient tendue. La dernière fin de semaine, des violences ont marqué le congrès du parti libéral au pouvoir. Une manifestation a dégénéré.

Line Beauchamp, la ministre de l’éducation est au front depuis le début. Elle fait face avec fermeté aux événements. Les leaders des étudiants ne semble pas pouvoir infléchir sa détermination. C’est une bonne maîtresse d’école qui ne s’en laisse pas compter. Le dernier refus d’une entente âprement négociée a mis ses nerfs à rude épreuve, mais sa fermeté se maintient. Le premier ministre Jean Charest lui doit une fière chandelle.

L’autre femme qui se distingue est Pauline Marois, la cheffe du Parti Québécois, de l’opposition officielle. Elle guerroie pour défendre les étudiants. Elle fustige le Gouvernement et le premier ministre Jean Charest. Elle promet de rembourser la hausse si elle arrive au pouvoir. La voir abhorrer le carré rouge, symbole de la lutte étudiante, à la boutonnière est une attaque directe au pouvoir. Malheureusement son opportunisme, elle était pour la hausse il y a quelques années, ne semble pas convaincre l’électorat. Ses députés n’en ont cure, ils portent tous le carré rouge durant les débats parlementaires.

Femmes ou hommes, finalement peu de différence, on se positionne au gré des vents…

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