Valais Libre

18 mai 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 10 h 30 min
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Fernand Dumont (1927-1997)

dumont_fernandNé à Montmorency le 24 juin 1927, Fernand Dumont suivra ses études classiques au Petit Séminaire de Québec avant d’aller étudier les sciences sociales à l’Université Laval. Il obtiendra sa maîtrise en 1952 avec une thèse sur L’institution juridique. Au même moment, il publie son premier recueil de poésie, L’ange du matin.

Il partira ensuite pour Paris où il étudiera la psychologie à la Sorbonne. En 1960, il y soutient une thèse de doctorat en sociologie. En parallèle, il sera professeur à l’Université Laval depuis 1955. Au cours de sa carrière, il sera invité par de nombreuses universités. En 1975, il devient président de l’Association internationale des sociologues. Fernand Dumont est considéré comme un des intellectuels les plus marquants que le Québec ait produits.

En 1977, il participe à l’élaboration de la Charte de la langue française (loi 101). Il sera entre 1979 et 1989, président et directeur scientifique de l’institut québécois de recherche sur la culture. En dehors de ses nombreux ouvrages de sociologie et théorisation de la culture, il publie trois recueils de poésie.

Fernand Dumont décède à Québec le 1er mai 1997.

La part de l’ombre (1996)

dumont-livreRien n’est en place à part mon enfance


Peut-être aussi le corps de la femme


Et Dieu encore


Mais il parle si peu…

Le poète est celui qui poursuit le déchiffrement de sa vie intérieure. Le poème n’est pour lui qu’un texte: texte de cette liturgie que souvent l’âme itinérante doit se faire à elle-même. Dans l’introduction du premier des trois recueils de poésie contenus dans cette compilation, Fernand Dumont expose sa conscience du poème. La poésie respectera la liberté du lecteur. Tout est dit, il ne reste plus qu’à laisser la place aux mots, ceux qui ont précédé de peu sa mort:

Quand je serai très vieux

Demain peut-être

Quand l’ange tournera discrètement la page inachevée

Quand j’aurai fini de traquer les mots

(…)

J’abandonnerai ma main consolée dans la tienne

Ce sera le matin je pense

16 octobre 2013

Fernand Dumont, La part de l’ombre

Fernand Dumont (1927-1997)

dumont_fernandNé à Montmorency le 24 juin 1927, Fernand Dumont suivra ses études classiques au Petit Séminaire de Québec avant d’aller étudier les sciences sociales à l’Université Laval. Il obtiendra sa maîtrise en 1952 avec une thèse sur L’institution juridique. Au même moment, il publie son premier recueil de poésie, L’ange du matin.

Il partira ensuite pour Paris où il étudiera la psychologie à la Sorbonne. En 1960, il y soutient une thèse de doctorat en sociologie. En parallèle, il sera professeur à l’Université Laval depuis 1955. Au cours de sa carrière, il sera invité par de nombreuses universités. En 1975, il devient président de l’Association internationale des sociologues. Fernand Dumont est considéré comme un des intellectuels les plus marquants que le Québec ait produits.

En 1977, il participe à l’élaboration de la Charte de la langue française (loi 101). Il sera entre 1979 et 1989, président et directeur scientifique de l’institut québécois de recherche sur la culture. En dehors de ses nombreux ouvrages de sociologie et théorisation de la culture, il publie trois recueils de poésie.

Fernand Dumont décède à Québec le 1er mai 1997.

La part de l’ombre (1996)

Dumont livreRien n’est en place à part mon enfance


Peut-être aussi le corps de la femme


Et Dieu encore


Mais il parle si peu…

Le poète est celui qui poursuit le déchiffrement de sa vie intérieure. Le poème n’est pour lui qu’un texte: texte de cette liturgie que souvent l’âme itinérante doit se faire à elle-même. Dans l’introduction du premier des trois recueils de poésie contenus dans cette compilation, Fernand Dumont expose sa conscience du poème. La poésie respectera la liberté du lecteur. Tout est dit, il ne reste plus qu’à laisser la place aux mots, ceux qui ont précédé de peu sa mort:

Quand je serai très vieux

Demain peut-être

Quand l’ange tournera discrètement la page inachevée

Quand j’aurai fini de traquer les mots

(…)

J’abandonnerai ma main consolée dans la tienne

Ce sera le matin je pense

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