Valais Libre

24 septembre 2012

24 septembre

Des russes à l’assaut du Gothard (1799)

 

La nuit tombe sur l’hospice du Gothard, les troupes russes du général Souvarov sont maîtres des lieux. L’exploit surprenant est de taille. Après ses succès en Italie, le général russe espérait fondre sur la Provence. Ses soldats cosaques, montés sur leurs célèbres petits chevaux, rêvaient de soleil.

Mais c’est vers les montagnes suisses pour prendre à revers les français et assister le général Korsakov que le mouvement par les Alpes est nécessaire. Malheureusement, quelques jours de retard au Monte-Ceneri pour attendre des mulets auront peut-être changé la face de l’Europe. Souvarov arrive trop tard, Korsakov sera battu à la bataille de Zürich le 25 septembre. La France reprend le dessus.

Pourtant la deuxième coalition formée par la Grande-Bretagne, l’Autriche, la Russie et la Turquie pensait prendre le dessus sur les révolutionnaires français et profiter de l’absence de Napoléon, retenu en Egypte, pour tuer la Révolution. Les jalousies autrichiennes après les victoires russes en Italie et le retour de Napoléon réduiront à néant leurs ambitions.

L’exploit de Souvarov en passant le Gothard, sera effacé par le franchissement du Saint-Bernard l’année suivante par l’armée de Napoléon.

 

Autres 24 septembre

 

1454,

Naissance à Zürich de Gerold Edlibach, chroniqueur

 

1541,

Mort à Salzbourg de Paracelse, célèbre alchimiste, astrologue et médecin né à Einsielden (SZ)

 

1663,

Signature à Soleure d’un traité d’alliance entre la Suisse et la France de Louis XIV

24 août 2012

24 août

Saint-Barthélémy (1572)

 

Martin Koch, fribourgeois fourrier du duc d’Anjou reçoit dix mille livres du roi Charles IX pour avoir tué Coligny au petit matin du 24 août 1572… les massacres de la Saint-Barthélémy pouvaient débuter.

Durant plusieurs jours le sang coulera sur le pavé de Paris. Ce déchaînement de violence est le dernier acte d’une série de tension entre le clan des Guises et celui des Châtillon-Montmorency.

Les protestants sont chassés de France. Certains trouveront asile en Suisse, dont la veuve et les enfants de Coligny recueillis à Berne. Malgré cela le rôle de la garde suisse est central. Elle a protégé le roi Charles IX et laisser faire les massacres. Elle s’est ensuite servie lors des pillages des biens des protestants.

Épisode peu glorieux de nos mercenaires, ces journées resteront tâchées, mais la loyauté à un maître, même s’il est un tyran finit toujours par se payer. Cette même garde suisse sera massacrée aux Tuileries près de deux cent ans plus tard…

 

 

Autres 24 août

 

1740,

Entrée des troupes françaises à Porrentruy pour y rétablir l’ordre à la demande du prince-évêque.

 

1767,

Naissance à Zürich de Hans Conrad Escher, qui sera dit « de la Linth », homme politique et ingénieur suisse qui sera directeur administratif et technique des travaux de correction de la Linth.

 

1815,

Bâle fait raser le fort de Huningue.

 

1878,

Désignation des trois premiers inspecteurs fédéraux des fabriques qui ont la charge de faire respecter la loi.

30 mai 2012

Brèves du lynx du Mayen bleu – 17 – résidences post-présidentielles

Résidence secondaire

Nom de bleu ! Le Nicolas dispose désormais de bureaux gracieusement offerts par la République française ; la dette souveraine est abyssales mais les taux d’emprunts sont tellement plus favorables que ceux appliqués à l’Espagne ou à la Grèce pourquoi se priver d’emprunter pour faire la vie belle à ses anciens serviteurs ; quoique dans ce cas de figure on pourrait gloser sur la maxime « servir et non se servir ».

Bref, revenons à ce privilège – ils auraient été abolis le 4 août 1789 – dont bénéficie tout président de la République dès la fin de son mandat, savoir la mise à disposition d’un bureau et des accommodements y relatifs ; la procédure tient-elle compte des résultats, des réalisations de l’ancien président ? que nenni ! Point de méritocratie ici, cette notion convient au peuple et non à l’élite. Nous n’en rajouterons point aux détails relatifs à la superficie ni au nombre de pièces ni à rien d’autre, laissons ces ragots à la presse boulevardière de la cité de Lutèce.

Quelque chose me chicane néanmoins ; les Helvètes, dans le cadre des relations diplomatiques à peaufiner avec la Gaule voisine, n’auraient-ils pas du faire un geste gracieux ; par exemple mettre une résidence secondaire à la disposition de cet ancien homme d’état déchu ; la sérénité du mayen bleu doit certes être préservée, en revanche un chalet comme celui de Polanski ou de Johnny à Gstaad – avec un stöckli attenant pour loger Jack Lang ou Éric Woerth – eût été un beau geste.

22 mai 2012

Brèves du Lynx du Mayen bleu

Ah ? l’argent

Que penser des relations incestueuses que les camarades à la rose entretiennent avec l’argent. François Mitterrand fustigeaient à qui mieux-mieux ces nantis qui amassent des fortunes en dormant mais ne rechignait pas à profiter des largesses de ses amis capitalistes. Un autre François, Hollande, affirmait tout au long de sa campagne présidentielle aimer les gens et non l’argent et répétaient à l’envi et « en boucle » sur les plateaux parisiens et les tréteaux de province que « l’ennemi c’est la finance », soit et pourtant il en a dépensé un gros chouïa de millions ces derniers mois ; existerait-il dans la bible socialiste le « vrai argent » ? celui qui permettrait au nouveau président de rembourser l’abyssale dette Gauloise ? Et que conclure du discours de Jean-Luc Mélanchon, reniant les valeurs humanistes auxquelles il se dit attaché en tailladant à coup de canif le dixième commandement, lorsqu’il déclare à Rochebin « on va vous faire les poches  ».

Leurs camarades Helvètes, ceux qui préfèrent la rose européenne à l’Edelweiss des alpes, leur emboîtent le pas avec leur sempiternelle rengaine « prendre aux riches ». L’argent oui, mai celui des autres à l’instar de George Clooney qui annonce participer au financement de la campagne présidentielle du démocrate Barak Obama ; l’homme du Quoi d’autre financerait la gauche américaine avec l’argent que de vilaines multinationales tant honnies par les camarades, lui offre pour ses prestations publicitaires. Faites-ce que je dis et non ce que je fais ou à choix l’argent n’a pas d’odeur, que voilà un bon slogan.

10 mai 2012

Brèves du lynx du Mayen bleu – 14

La femme du …président

La Gaule reste l’un des rares pays à accorder un titre particulier à la femme du chef de l’État, celui de Première Dame de France.

Mais voilà, l’évolution des mœurs chambarde le protocole établi ; Nicolas Ier avait changé d’épouse en cours de législature – aurions-nous du alors parler, comme pour les dynasties, de Deuxième Dame de France ; non, ç’aurait été porter ombrage à François Mitterrand qui en entretenait deux, la légitime demeurant néanmoins la Première aux yeux de la bienséance bourgeoise.

Et maintenant, en cette année présidentielle, disputons un peu ; si le nouvel élu Hollande avait gardé son ancienne compagne, Ségolène parlerions-nous dès lors [comme son mentor!] de Première Dame de France ayant échoué au poste suprême ? Cocasse, non ! ou crime de lèse-président.

Mais voilà, ce François-là, futé comme un rad-soc corrézien d’adoption, s’est dégoté une nouvelle compagne ; icelle, après deux autres essais manqués – comme au rugby –, aurait trouvé « chaussure à son pied », mais ne désirerait pas s’installer à l’Élysée ; aux ors du palais elle préfère « remplir le frigo pour sa progéniture » ; que voilà une bonne mère qui aurait ravi Zola.

Nom de bleu ! les changements qui s’opèrent dans la société nous obligent d’aborder cette conjecture : un Monsieur, peu porté sur la chose féminine et ayant jeté son dévolu sur un compagnon est élu à la présidence, qu’adviendrait-il alors de l’étiquette en ce qui concerne la Première … de France ? O tempora o mores comme on aime à déclamer à St-Maurice.

 

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