Valais Libre

29 juin 2015

29 juin 1864 – Catastrophe du mont Saint-Hilaire

Un train dans la rivière

Catastrophe du pont de Beloeil

Catastrophe du pont de Beloeil

Le gardien du pont avait donné le signal de rigueur  en pareille circonstance, et avait mis une lanterne rouge. Malheureusement, l’ingénieur, on ne sait pour quelle cause, négligea cet avertissement et continua la route toujours à pleine vitesse. Mais tout fut inutile; les chars arrivèrent sur le pont et se précipitèrent dans l’abîme ouvert sous leur route; ils tombèrent tous les uns à la suite des autres d’une hauteur d’environ soixante pieds. La Minerve relate ainsi la tragédie qui s’est jouée, ce 29 juin 1864 sur la rivière Richelieu.

Un train de la compagnie Grand Tronc emmenant près de 500 immigrants allemands et norvégiens de Lévis vers Montréal plonge dans la rivière Richelieu vers une heure vingt du matin. Le pont tournant de Beloeil était ouvert pour laisser passer un convoi de barges. Le conducteur du train qui connaissait mal cette ligne et qui n’était titulaire que depuis peu de temps n’a pas respecté la signalisation. Apercevant l’abîme au dernier moment, il n’a pas réussi à éviter la catastrophe. Les wagons s’empilent les uns sur les autres. On retirera 99 morts de cet amas de bois et de ferraille qui fit également de nombreux blessés.

Ça reste, à ce jour, l’accident ferroviaire le plus meurtrier au Canada. Quelques jours plus tard, on dénombra une centième victime. Un homme qui regardait par la fenêtre d’un train passant à cet endroit fut décapité par des débris encore présents. Le conducteur du train fut tenu pour responsable de cet accident qui suscita de vives polémiques sur la sécurité des transports ferroviaires.Il sera condamné à 10 ans de prison, mais sa peine sera réduite lorsque l’émotion retomba quelques années plus tard.

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18 décembre 2014

18 décembre 1902 – Conférence interprovinciale à Québec

Premiers ministres à Québec

Laurier s'adressant à la foule.

Laurier s’adressant à la foule.

Si on en croit les conférenciers, ils se sont entendus pour garder le secret de leurs délibérations. Le journaliste de la Presse est un peu déçu, la Conférence interprovinciale qui s’ouvre à Québec ce 18 décembre 1902 prend des allures de secret. Mais les informations sur les deux sujets principaux au coeur des discussions ne tarderont pas à être connus. Les projets de chemins de fer pancanadiens et le rajustement à la hausse des subsides fédéraux aux provinces donneront lieu à des résolutions des provinces transmises au gouvernement fédéral de Wilfried Laurier.

Le premier ministre du Québec, Simon-Napoléon Parent est l’hôte de la conférence. Il est également maire de Québec et le projet de chemin de fer transcanadien intéresse particulièrement sa ville, mais il se soucie de la concurrence du Grand-Tronc qui veut utiliser Portland dans le Maine. Les provinces plaident pour un tracé et un terminus sur le territoire canadien.

Les premiers ministres plaident aussi pour une subvention fédérale de 20 cents par habitant pour l’administration de la justice dans les provinces. Les résultats de cette conférence sont mitigés dans un premier temps. En 1903, le projet d’un réseau de chemin de fer débutant à Moncton, traversant le Saint-Laurent à Québec, puis filant vers Winnipeg est approuvé. Un accord sur les subsides fédéraux ne sera trouvé qu’en 1907.

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