Valais Libre

16 juillet 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 3 h 00 min
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Claude-Henri Grignon (1894 – 1976)

Claude-Henri Grignon nait à Sainte-Adèle dans les Laurentides. Son père est médecin-vétérinaire. Après avoir fréquenté l’école communale, il suivra durant deux ans les cours classiques au collège Saint-Laurent à Montréal. Il poursuivra ensuite sa formation à domicile. Très tôt, il baigne dans la littérature française et devient un lecteur vorace.

À la mort de son père en 1915, il débute une carrière d’agent de douane à Montréal, avant de verser dans le journalisme. Il commencera cette carrière à L’Avenir du Nord de Saint-Jérôme en 1916. En 1922, il publie son premier livre, un recueil d’essais: Les Vivants et les autres. Il en publiera quatre autres, mais c’est l’homme et son péché qui feront de lui un auteur reconnu et lu.

Dès 1936, il lance la revue Les pamphlets de Valdombre. Je n’ambitionne qu’une chose: défendre la cause de la Vérité. Défendre la lumière. La lumière est une, perpendiculaire, brutale et foudroyante Pamphlétaire né, Grignon collaborera ensuite à la radio et à la télévision. Il toucha aussi à la politique puisqu’il fut maire de Sainte-Adèle de 1941 à 1951. Il finira d’ailleurs sa vie dans son village natal en 1976.

Un homme et son péché (1933)

Séraphin est avare. Sa pingrerie deviendra de plus en plus aiguë. Elle finira par tout détruire. Le roman de Claude-Henri Grignon pourrait se résumer ainsi. Ce thème est éternel. Mais s’il est devenu un des romans les plus connus de la littérature québécoises, c’est parce qu’il peint magistralement une époque, un terroir, un mode de vie.

La belle et pauvre Donalda a épousé Séraphin qui a le double de son âge, pour son plus grand malheur. Elle ne connaîtra qu’une fois le plaisir de la chair. Son mari ne veut pas risquer un enfant, ça coûte si cher. L’homme cultive sa terre, soigne ses animaux et prête de l’argent. Il n’en dépense pas. Donalda en mourra faute de soins appropriés. Alexis, Bertine et Arthémise n’y pourront rien. La famille parente arrive trop tard.

Veuf, Séraphin sombrera toujours plus dans l’avarice. Il en oubliera de manger parfois. Le goût de l’or fait oublier la faim. Il finira brûlé dans sa maison en essayant de sauver sa richesse. Un homme et son péché deviendra un feuilleton radiophonique, puis télévisé, faisant connaître cette oeuvre à toutes les familles québécoises.

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