Valais Libre

15 octobre 2017

5 ans au Québec – épisode 41

Filed under: k. saga québécoise — vslibre @ 11 h 07 min
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Un automne à Québec

La ville de Québec est belle en automne

Je suis en retard pour la chronique de cette semaine. C’est la faute à l’automne ! L’automne est trop beau à Québec et je ne suis pas le seul à en profiter. Les touristes sont très nombreux. Si la tendance se maintient (c’est la formule consacrée pour les soirées électorales au Québec avant d’annoncer le vainqueur…), 2017 battra le record de visiteur de 2008.

L’année des festivités du 400e anniversaire de la naissance de la ville détient toujours ce record. Je ne pense pas que ce soit le 150e de la Confédération canadienne qui soit à l’origine du record qui va être battu à la fin de cette année. Ce jubilé n’a pas eu beaucoup d’écho en ville de Québec. Je crois simplement que la hausse constante de la notoriété touristique de la Capitale nationale explique plus sûrement ce record.

Il faut dire que ce n’est pas d’hier que la ville de Québec joue la carte touristique. Si c’est en 1985 que le Vieux-Québec est devenu un site du Patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO, lord Dufferin avait donné une impulsion décisive un siècle plus tôt.

Frederick Hamilton-Temple-Blackwood, né le21 juin 1826 et mort le 12 février 1902, fut le premier comte de Dufferin. La reine Victoria le nomma gouverneur général du Canada. Il occupa se poste entre le 25 juin 1872 et le 19 octobre 1878.

Quand les fonctionnaires municipaux de la ville de Québec commencèrent à démolir les murs de la vieille cité, Dufferin était consterné, et les persuada d’arrêter la démolition et de réparer et restaurer ce qui avait été déjà endommagé.

Cette phrase tirée de sa biographie sur Wikipédia résume son action. Il a été un visionnaire en voulant faire de Québec une destination touristique, c’est ce que je raconte aux touristes que je guide à travers la ville. Il a aussi donné son nom à la terrasse publique qui offre un belvédère incomparable devant le Château Frontenac dominant le fleuve Saint-Laurent.

Lord Dufferin est donc aussi un peu responsable du record battu. L’achalandage touristique de ce mois d’octobre mobilise tous les guides du Vieux-Québec. Les beautés de la saison, mais aussi les ouragans de l’Atlantique qui poussent les bateaux croisières sur le Saint-Laurent, expliquent la masse de visiteurs présents dans les rues de Québec.

C’est donc presque quotidiennement que je marche dans les rues. Parfois avec un groupe d’une quinzaine de touristes de tous les horizons francophones, parfois en visite privée avec un couple et même une fois, en taxi avec deux soeurs québécoises qui voulaient profiter des beautés de leur capitale. Je ne m’en lasse pas. Je raconte des histoires et, même si je n’ai pas l’accent d’Amérique, les visiteurs semblent attentifs.

« À l’époque, les guerres se réglaient plus vite, car on mettait les chefs devant… » J’aime voir les sourires apparaître sur les visages qui me font face. Je n’ai pas toujours le temps de parler de la jambe du général Arnold ou de raconter la légende des canons de Frontenac, mais l’amour de la ville née du rêve de Samuel de Champlain est partagé par beaucoup.

Un automne à Québec, c’est un moment agréable et même si elle ne supprime pas tous les soucis et aléas de la vie, la saison est exquise et il faut profiter de son soleil, car l’hiver ne va pas tarder.

Un permis bien utile…

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24 février 2017

5 ans au Québec – épisode 8

Filed under: k. saga québécoise — vslibre @ 4 h 30 min
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Vin, Chocolats et lunettes Rhône FM

Lunettes Rhône FM et Château Frontenac

Lunettes Rhône FM et Château Frontenac

Une bouteille à Varone, des tablettes de chocolat, Yesss ! … Et des lunettes Rhône FM, je suis gâté. J’aime mon métier de guide touristique, j’aime partager ma passion de la ville de Québec, j’aime faire découvrir des coins, des histoires, des personnages méconnus. Ce que j’aime surtout c’est raconter des histoires et quand on sillonne les rues d’une ville comme Québec, les occasions ne manquent pas.

Mon cousin Jeannot, un cousin éloigné, nos grands-parents étaient de la même fratrie, je crois, mais quand on est loin, les liens de parenté se resserrent; mon cousin donc, passait à Québec avec sa bande de motoneigistes. Cinq gars bien bâtis, bien vivants, dont certains étaient à leur troisième ou quatrième passage dans la ville de Québec. Tout un défi de les intéresser durant deux heures à mes histoires.

Tout commence facilement autour des côtes levées du Cochon Dingue, un classique pour ces amateurs de grand air. « Alors qu’est-ce que tu nous as prévu au programme cet après-midi ? » La question lancée par Jeannot donne le signal de départ. Comme ils logent en haute ville et que nous sommes au bord du Saint-Laurent, je vais inverser mon parcours habituel. Pour une fois, je commence là où tout a commencé.

Samuel de Champlain, cet aventurier un peu têtu lance la visite. Son arrivée, la construction de l’ « Abitation » avec ces 27 compagnons, le premier hiver dévastateur, ils seront 8 encore en vie au printemps, donnent le ton. Ils sourient, ils semblent attentifs, je crois qu’ils aiment mes récits. Lorsque j’évoque les filles du Roy, Georges, le photographe de l’équipe, se rapproche. Parlez de filles à une bande de gars et vous aurez leur attention.

Ça va être ainsi pendant deux heures et demie. J’aurais à peine le temps de leur parler de Frontenac. Les aventures du pauvre émissaire de Phips venu pour prendre la ville et déjoué par le rusé gouverneur resteront dans ma tête. Il faut faire des choix, mais j’aime ça. J’aime parler au gré de la marche, au gré des remarques de mes visiteurs. Ils s’intéressent à la vie de tous les jours. Après cinq ans, je peux leur répondre, je peux faire des comparaisons avec la Suisse.

Le temps passe beaucoup trop vite. Je ne veux pas manquer de leur montrer l’arbre au boulet et la plus vieille maison de Québec. J’aurai à peine le temps de parler du Château Frontenac qui n’a jamais été un château. Ils verront et testeront tout seuls la glissade de la terrasse Dufferin. Québec est si active en hiver qu’on ne sait plus où donner de la tête.

Moi, je dois reprendre le traversier. Je travaille au bar du curling ce soir. J’aime ces journées bien remplies. Elles sont encore trop rares. Le temps d’un selfie sur le bateau avec les lunettes Rhône FM, même si la Foire du Valais est finie, je ne veux pas rater l’occasion, puis un café avec ma blonde et le barman prend son service.

C’est la semaine du tournoi des retraités au curling. J’ai enfin atteint l’âge d’y participer, mais je ne vous en parlerai pas. Mes débuts de capitaine seront pour une autre fois. Vous y avez échappé à une pierre près… juste un peu trop pesante !

Québec est belle en hiver.

Québec est belle en hiver.

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