Valais Libre

23 juin 2015

23 juin 1759 – Les Anglais devant l’île d’Orléans

Début de siège

Les positions anglaises devant Québec

Les positions anglaises devant Québec

40 vaisseaux de guerre, 80 transports et 60 bateaux, la flotte anglaise est imposante. Aux bords de cette armada: 15 000 marins et 9 000 soldats, la flotte commandée par l’amiral Charles Saunders jette l’ancre devant l’île d’Orléans ce 23 juin 1759. La ville n’est défendue que par 2 900 hommes de l’armée régulière renforcée par près de 13 000 miliciens et Indiens alliés. Heureusement, elle est naturellement fortifiée et protégée par les falaises qui l’entourent de trois côtés. Tout est en place pour que se joue le sort de la Nouvelle-France.

Les Anglais ont décidé d’en finir avec la colonie française. La guerre de Sept Ans fait rage et, contrairement aux Français, les Britanniques donnent beaucoup d’importance à la campagne d’Amérique. Après la chute de la forteresse de Louisbourg à la fin juillet 1758, le Saint-Laurent est ouvert à la flotte britannique. Dès le mois de février 1759, une partie des forces quitte l’Angleterre. Elle se regroupe à Halifax avec les forces venues de Nouvelle-Angleterre. Au début du mois de mai, une avant-garde est envoyée dans le Saint-Laurent.

Les Français misaient sur les difficultés de navigation dans le fleuve. En 1711, une autre armada imposante, celle de Walker, avait fait naufrage à l’île aux Oeufs et n’avait jamais atteint Québec. Cette fois les Anglais se préparent minutieusement. James Cook, le futur explorateur du Pacifique et quelques autres marins expérimentés ont compilé minutieusement toutes les cartes existantes, fait parler des prisonniers français et remontent le fleuve en avant-garde en le sondant minutieusement et en posant des balises. Ce travail porte ses fruits, la flotte de l’amiral Saunders avance lentement, mais elle arrive sans encombre devant Québec. Le siège de Québec peut commencer.

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22 juin 2012

Saga québécoise – épisode 25 – Les chutes Montmorency

Les chutes Montmorency dominée par une passerelle vertigineuse

Courage Pierrot, encore quelques pas et je pourrais faire une photo de l’autre arche de la passerelle. Allez, respire, tu peux le faire! J’ai réussi, j’ai la preuve que j’y suis allé. Malgré mon vertige abyssal, malgré la sueur qui m’envahit, malgré les palpitations de mon cœur, mais surtout à cause de ma grande g…, je n’ai pas eu le choix. Je me suis avancé sur le pont suspendu qui trône au haut des chutes Montmorency.

Le soleil est au zénith et la joyeuse troupe des journalistes internationaux présents au festival Grand Rire apprécie la visite du parc des chutes des environs de Québec. Le décor est majestueux. La nature éclate dans toute sa force. Le bruit étourdissant de l’eau qui fonce vers le Saint-Laurent plonge cet endroit dans une atmosphère magique. Je suis heureux, je pourrais poursuivre mon discours d’ « indigène ». Les chutes ou plutôt la chute, il y en a trois, mais une seule est imposante, doit son nom à Samuel de Champlain. Le fondateur de la ville de Québec lui donna le nom de l’amiral de France, Charles de Montmorency-Damville en l’honneur du responsable de la marine royale française qui l’envoya à la découverte des nouvelles terres. Haute de 83 mètres, c’est quand même 30 mètres de plus que les chutes du Niagara et 60 mètres de plus que les chutes du Rhin, ces chutes sont les plus hautes de la Province. Elles permettent à la rivière Montmorency de rejoindre le fleuve Saint-Laurent après un périple de près de 100 kilomètres depuis la réserves fauniques des Laurentides. Le parc des chutes Montmorency est un havre de paix à quelques minutes du centre de Québec. Au bas des chutes, la rivière se prélasse quelques mètres avant de rejoindre le grand fleuve juste en face du début de l’île d’Orléans. Cet espace donne accès à un escalier panoramique de 487 marches qui permet de côtoyer de près la masse d’eau plongeante. Quelques fous s’am-usent à gravir cet escalier en courant. Il y a même un défi caritatif qui propose de les monter 60 fois pour égaler la hauteur du Kilimandjaro. À chacun son exotisme! Nous avons privilégié le calme du téléphérique qui nous transporte de la base des chutes au sommet. Quelques jours avant notre visite, les cabines sont restées coincées durant plusieurs heures. Les visiteurs ont été évacués en rappel par les pompiers. J’ai tu cet épisode glorieux à mes confrères citadins. Il ne sert à rien d’effrayer ces férus de culture. A l’arrivée du téléphérique, au sommet des chutes, le Manoir Montmorency nous attend. La somptueuse bâtisse fut reconstruite en 1994 suite à un incendie. L’architecture précédente a été respectée, mais son affectation a évolué. Aujourd’hui, on y trouve un centre d’interprétation, un théâtre, des boutiques et un restaurant renommé. Ce manoir a une origine suisse. En effet, il a été construit par Sir Frederick Haldimand en 1780. François-Louis-Frédéric Haldimand est né à Yverdon en 1718. Son goût pour les armées l’amène à barouder dans diverses contrées. Au service des prussiens, puis dans l’armée espagnole des Pays-Bas, il finit dans l’armée britannique de Pennsylvannie. Après la conquête anglaise de la Nouvelle France, sa langue maternelle et son habileté militaire lui permirent de gravir les échelons pour atteindre l’apogée de sa carrière en devenant gouverneur de la Province de Québec en 1777. Il revint mourir à Yverdon en 1791. Le manoir fut sa résidence d’été.

Après un repas de roi au Manoir, une petite marche sur le haut des chutes nous a facilité la digestion. Le souvenir de cette bravoure helvétique m’a permis de surmonter mes peurs et de me lancer dans la traversée du pont suspendu. Heureusement la foule japonaise se presse sur la passerelle, ma demi-traversée passe inaperçue auprès de mes confrères.

De retour au bus, je peux poursuivre mes anecdotes québécoises, l’honneur est sauf.

 

St-Jean-Chrysostome

jeudi 21 juin 2012 

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