Valais Libre

28 juin 2015

28 juin 1793 – Premier évêque anglican à Québec

Jacob Mountain

Jacob Mountain

Jacob Mountain

L’Église catholique du Québec est inquiète. Ce 28 juin 1793, un évêque anglican est nommé pour le diocèse de Québec. Jacob Mountain devient le premier évêque du nouveau diocèse. Jusque là, les membres de l’Église anglicane dépendaient de l’évêque de Nouvelle-Écosse. Après la conquête qui a vu une première vague anglicane déferler sur la province, l’indépendance américaine a provoqué une arrivée massive de loyaliste dans le dernier territoire d’Amérique du Nord encore aux mains de la couronne britannique.

Depuis la conquête, les autorités avaient envisagé d’affecter un évêque à la nouvelle province, mais rien n’avait été fait. À la demande pressante du lieutenant-gouverneur du Haut-Canada, les autorités impériales décidèrent la création d’un évêché pour le Haut et le Bas-Canada. Le gouverneur en chef Guy Carleton imposa ce siège à Québec et non pas dans le Haut-Canada. Sacré au début juillet 1793 en Angleterre, le nouvel évêque débarqua avec sa femme et ses quatre enfants le 1er novembre 1793 à Québec après une longue et périlleuse traversée.

Issu d’une famille huguenote, Jacob Mountain est né le 1er décembre 1749 dans le Norfolk en Angleterre. Après des études à Norwich et à l’Université de Cambridge, il est ordonné prêtre en 1780. Élève brillant, Jacob Mountain obtiendra une maîtrise en art et un doctorat en théologie. Il se mariera en 1783. À Québec, il se fera remarqué autant dans les affaires religieuses que politiques. Comme c’était l’habitude pour les évêques anglicans, il siégea aux conseils législatifs du Haut et du Bas-Canada. Sa volonté de restreindre le pouvoir de l’Église catholique l’opposa souvent aux gouverneurs Carleton et Halimand. Jacob Mountain mourut le 16 juin 1825 à Québec et fut inhumé sous le chœur de la cathédrale Holy Trinity qu’il avait fait construire.

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7 février 2015

7 février 1801 – Projet de loi sur l’Institut Royal

Éducation anglaise

Pierre-Amable de Bonne

Pierre-Amable de Bonne

Le juge député Pierre-Amable de Bonne présente, ce 7 février 1801, devant l’Assemblée législative du Bas-Canada un projet de loi créant l’Institution royale. Elle proclame l’établissement d’écoles gratuites, la prise en charge des écoles, l’établissement de nouvelles écoles et la taxation des citoyens pour en financer le fonctionnement. L’évêque anglican de Québec, Jacob Mountain assurera la présidence de la nouvelle institution.

À l’inauguration de la session, au début de l’année, le lieutenant-gouverneur Robert Shore Milnes évoquait la volonté du roi de voir établir des écoles anglaises dans le Bas-Canada. Le comité formé pour étudier la question dépose son projet de loi à peine un mois plus tard. Le 24 mars 1801, le projet de loi sera accepté par les députés et le 7 avril 1802, le Conseil privé du roi se prononcera en faveur de cette loi.

L’historien Lionel Groulx y verra une entreprise d’anglicisation et d’anglicanisation de la population canadienne. D’autres historiens analyseront que les Canadiens auraient pu se prévaloir des avantages de cette loi sans rien risquer pour leur langue et pour leur foi puisque les autorités anglaises avaient rapidement renoncé au projet d’assimilation. L’Église catholique ne pouvait tolérer cette intrusion dans leur sphère de compétence. Elle demanda à ses fidèles de boycotter l’institution.

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