Valais Libre

17 septembre 2016

Histoire du Canada – 17 septembre

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James Murray

James Murray

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18 juin 2016

Histoire du Canada – 18 juin

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James Murray

James Murray

18 juin 2015

18 juin 1794 – Mort de James Murray

Premier gouverneur

James Murray

James Murray

Après douze ans de retraite bien méritée dans sa propriété du Sussex britannique, ce 18 juin 1794, James Murray décède à Beauport House. Le premier gouverneur anglais de la province de Québec termine un parcours de 73 ans loin des terres qui ont occupé les années les plus marquantes de sa vie. Commandant des troupes qui ont pris la ville de Québec après la mort de son supérieur Wolfe, James Murray aura su gérer les années de transition et les premières années de la nouvelle colonie britannique.

Né en Écosse dans les propriétés familiales, le 21 janvier 1721, James Murray suivra une formation militaire et s’enrôlera à 15 ans dans une brigade écossaise. Son parcours le verra combattre dans les Antilles, en Flandre, en France, puis, durant la guerre de Sept Ans, il débarquera en Amérique du Nord en 1758 où il participera au siège de Louisbourg. Il commandera l’aile gauche de l’armée de Wolfe sur les plaines d’Abraham le 13 septembre 1759. Malgré sa défaite à la bataille de Sainte-Foy, ses troupes seront sauvées par l’arrivée des renforts et il participera à la prise de Montréal qui marquera la fin de la Nouvelle-France.

Nommé gouverneur après la proclamation royale de 1763 qui marque la fin du régime militaire. Il aura une politique ferme, mais conciliante. Il saura surmonter ses préjugés pour empêcher les marchands anglais d’en faire qu’à leur tête. Il sera rappelé en Angleterre en 1766 à cause de fausses accusations. Blanchi, il ne reviendra pas au Québec même s’il reste gouverneur jusqu’en 1768. Il reprendra sa carrière militaire et deviendra gouverneur de l’île de Minorque en Méditerranée. En 1782, il se retirera dans sa propriété en Angleterre pour terminer paisiblement une vie bien remplie.

30 mai 2015

30 mai 1849 – Un barreau pour Québec

Les avocats s’organisent

Le premier bâtonnier, Henri Black

Le premier bâtonnier, Henri Black

Le Barreau du Bas-Canada voit le jour ce 30 mai 1849. Plus de cinquante ans que le Haut-Canada ait reçu sa charte en 1797, la région a majorité francophone peut à son tour organiser la profession d’avocat. La loi de 1849 ne crée pas la profession, elle permet aux avocats, réunis en corporation, de superviser et d’administrer l’application des règles d’admission et de pratique. Les querelles entre le gouverneur et l’Assemblée législative sont du passé. L’Acte d’Union de 1840 et l’obtention de la responsabilité ministérielle en 1848 ont permis cette évolution.

Les débuts de la Nouvelle-France sont marqués par l’absence d’avocats. Dès 1618, Champlain demande au roi que la justice soit rendue gratuitement sans l’intervention d’avocats. Il veut éviter les complications, les chicaneries et les longues procédures. En 1678, le roi Louis XIV interdit formellement aux avocats de pratiquer en Nouvelle-France. Ce n’est qu’après la conquête que le gouverneur James Murray juge la situation intenable, les arbitrages des juges, notaires ou curés ne suffisent plus. En 1765, il octroie les premières commissions d’avocats.

En 1779, les avocats fondent la Communauté des avocats de Québec et demandent une réforme du système des commissions. Ils veulent plus d’indépendance. Ils établissent des règles d’éthique professionnelle, organisent la discipline des membres et la formation des futurs avocats. La loi de 1849 viendra sanctionner leurs bonnes intentions en leur donnant deux pouvoirs essentiels: le contrôle de l’admission à l’étude et à la pratique du droit et l’autorisation d’appliquer une discipline auprès de ses membres.

28 avril 2015

28 avril 1760 – Bataille de Sainte-Foy

Victoire éphémère

Le chevalier de Lévis ralliant son armée

Le chevalier de Lévis ralliant son armée

[…] plus grande victoire française en Amérique, parce qu’elle a fait un jour trembler le sort de la ville de Québec et de toute l’Amérique. Cette affirmation de l’historien américain Francis Packman illustre parfaitement l’importance de ce 28 avril 1760 dans l’histoire de las Nouvelle-France. Le chevalier de Lévis qui s’est replié sur Montréal après la défaite des Plaines d’Abraham revient au printemps devant les murs de Québec pour reprendre la ville. James Murray, à la tête des troupes britanniques, sort des murs et se porte au-devant des Français.

L’affrontement aura lieu à Sainte-Foy, non loin des Plaines d’Abraham. Lévis dispose de 2600 soldats réguliers, 2400 miliciens et d’environ 1000 Amérindiens. Murray lui fait face avec près de 4 000 soldats aguerris, mais affaiblis par un hiver difficile. Les Anglais passent d’emblée à l’attaque et enfoncent les lignes françaises. Mais cet avantage initial ne durera pas, d’âpres combats ont lieu et, petit à petit, les Français qui connaissent mieux le terrain prennent le dessus. Après deux heures de combats et la perte de près de 1300 hommes tués ou blessés, Murray se replie derrière les murs de Québec.

Le siège de la ville peut commencer. Lévis fait creuser des tranchées pour s’approcher au plus près des murs. Murray organise quelques sorties nocturnes de volontaires pour retarder le travail des Français, mais ceux-ci commencent le 11 mai à bombarder la ville. La vue d’un seul pavillon français aurait opéré la reddition de la ville de Québec. Le voeu du gouverneur Vaudreuil ne se réalisera pas, la flotte anglaise arrivera en premier devant la ville. Lévis s’en retourne à Montréal, le sort de la Nouvelle-France est joué.

7 décembre 2014

7 décembre 1763 – Instructions royales

Pour des écoles protestantes

12.07 View_of_Montreal_1852Et afin de parvenir à établir l’Église anglicane, tant en principe qu’en pratique, et que lesdits habitants puissent être graduellement induits à embrasser la religion protestante et à élever leurs enfants dans les principes de cette religion, Nous déclarons par les présentes que c’est Notre intention […] que tout l’encouragement possible soit donné à la construction d’écoles protestantes […]. Les instructions royales datées de ce 7 décembre 1763 invitent le gouverneur Murray à développer l’instruction britannique dans la province nouvellement conquise.

Dans ces instructions, nul n’invite à pousser les Canadiens à abandonner leur langue, les Anglais espéraient que ceux-ci feraient les efforts nécessaires pour apprendre la langue anglaise. Mais l’éducation n’est pas très développée chez les Canadiens. Seule une trentaine d’écoles primaires poursuivent leur travail après la conquête et le Séminaire de Québec doit s’improviser collège classique pour combler le vide laissé par la fermeture du Collège des Jésuites.

Vers 1790, la population protestante du Canada compte 17 écoles pour 10 000 habitants, alors que les 160 000 Canadiens français en ont une quarantaine. Le gouverneur lord Dorchester amorce une grande enquête en 1787 qui aboutit deux ans plus tard à de sérieuses tentatives pour établir des structures scolaires complètes. Il faudra attendre 1821 pour voir la fondation du collège McGill qui deviendra la première université en 1829.

21 novembre 2014

21 novembre 1763 – James Murray nommé gouverneur

Premier gouverneur

James Murray

James Murray

Et afin de parvenir à établir l’Église d’Angleterre, tant en principe qu’en pratique, et que lesdits habitants puissent être graduellement induits à embrasser la religion protestante et à élever leurs enfants dans les principes de cette religion. Nous désirons que tout l’encouragement possible soit donné à la construction d’écoles protestantes. Les instructions données à James Murray, nommé, ce 21 novembre 1763, capitaine général et gouverneur en chef de la province de Québec en Amérique, sont claires.

Heureusement, le premier gouverneur anglais appliquera avec réalisme ces directives. Il saura respecter les justes réclamations des Canadiens. Il voudra, par sa modération, faciliter l’assimilation de ce peuple nouvellement conquis. Né en 1721 dans une famille de la petite noblesse écossaise, James Murray s’enrôle dans l’armée à 25 ans. Parvenu au grade de lieutenant-colonel de son régiment, il arrive en Amérique du Nord en 1758 pour servir sous les ordres de James Wolfe.

Après la victoire des plaines d’Abraham et la mort de Wolfe, il aura la responsabilité de conserver Québec durant l’hiver 1759/60. Il sera gouverneur de la ville durant le gouvernement militaire anglais. Après la proclamation royale de 1763, James Murray devient le premier gouverneur de la province. En 1766, il quitte le Canada et est remplacé par Guy Carleton. Il mourra dans ses propriétés du Sussex le 18 juin 1794.

29 octobre 2014

29 octobre 1764 – Des ordres en français

Demandes des commerçants

James Murray

James Murray

Depuis quatre ans nous jouissons de la plus grande Tranquilité; Quel bouleversement vient donc nous l’enlever ? De la part de quatre ou cinq persones de Loy, dont nous respectons le Caractère, mais qui n’entendent point notre langue, et qui voudroient, aussitôt qu’elles ont parlé, nous puissions comprendre des Constitutions qu’elles ne nous ont point encore expliquées et auxquelles nous serons toujours prêts de nous soumettre, lorsqu’elles nous seront connües; mais comment les Connoître, si elles ne nous sont point rendües en notre Langue ?

94 parmi les plus importants marchands canadiens français se réunissent ce 29 octobre 1764. La demande des Anglais d’établir une Assemblée législative composée de sujets protestants leur est intolérable. Ils adressent une pétition au roi et au gouvernement britannique où ils demandent que les ordres du roi soient disponibles en français et qu’il soit possible à tous les Canadiens de participer au gouvernement.

Pourtant, après la proclamation royale de 1763, le gouverneur James Murray se voulait accommodant et son point de vue triomphera avec l’Acte de Québec en 1764 où la foi catholique sera permise et les lois civiles françaises garanties alors que le Code criminel sera, lui, britannique.

7 octobre 2014

7 octobre 1763 – Proclamation royale

Ébauche de Constitution

 

Proclamation royale

Proclamation royale

…désirant faire bénéficier avec tout l’empressement désirable Nos Sujets bien-aimés, aussi bien ceux de Notre Royaume que ceux de Nos Colonies en Amérique, des grands profits et avantages qu’ils peuvent en retirer pour le commerce, les manufactures et la navigation, Nous avons cru opportun, de l’avis de Notre Conseil privé, de publier Notre Présente Proclamation royale…Le roi d’Angleterre Georges III donne des règles à la nouvelle colonie ce 7 octobre 1763.

Cette Proclamation royale tient lieu de première constitution. Le Canada est passé totalement sous juridiction britannique après le traité de Paris du 10 février 1763. La colonie reçoit un gouvernement anglais non pour l’étouffer ou pour assimiler les Canadiens francophones, mais principalement pour favoriser une colonisation anglaise. Georges III espère aussi que sa Proclamation pacifiera les relations avec les Amérindiens qui avaient massivement soutenu les Français.

Les lois seront dorénavant anglaises aussi bien au civil qu’au militaire. James Murray, capitaine général et gouverneur en chef de la Province de Québec en Amérique, reçoit des pouvoirs importants. L’appellation Province of Quebec, marque du conquérant apparaît pour la première fois. Tous les fonctionnaires supérieurs doivent prêter le serment du Test ce qui exclut les catholiques des fonctions dirigeantes.

17 septembre 2014

17 septembre 1764 – Ordonnance de Murray

Justice anglaise

James Murray

James Murray

Désormais, toutes les causes civiles et criminelles devront être jugées suivant les lois d’Angleterre et conformément aux ordonnances de cette province. Par une ordonnance de ce 17 septembre 1764, James Murray, 1er gouverneur de la province de Québec, organise et établit des cours judiciaires. L’usage de la coutume de Paris est aboli sauf dans les causes entre Canadiens instruites avant le 1er octobre suivant.

L’organisation de la nouvelle province britannique se précise. Après la capitulation française de 1760, un régime militaire a gouverné la région jusqu’au traité de Paris du 10 février 1763 où le Canada a été officiellement cédé à l’Angle. Le 7 octobre suivant, le Roi émet une proclamation accordant au gouverneur général le pouvoir de créer et d’établir […] des tribunaux civils et des cours de justice publiques […] conformément autant que possible aux lois anglaises.

Après son ordonnance judiciaire Murray qui prône l’assimilation plutôt que la confrontation, le roi impose, le 7 décembre le serment du Test qui ferme la porte des institutions britanniques et des charges officielles aux catholiques francophones en obligeant à renier l’autorité du pape, le culte de la Vierge et des saints. Murray et son successeur Guy Carleton passeront outre et aucun Canadien n’aura à prêter ce serment.

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