Valais Libre

15 juin 2018

366 histoires suisses

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15 juin – Jean-Paul II (1984)

Jean-Paul II à la rencontre des évêques suisses

Le pape Jean-Paul II rencontre la conférence des évêques suisses et les représentants du clergé ce 15 juin 1984 à Einsielden. Arrivé en Suisse le 11 juin pour une visite apostolique, il quittera le pays le 17 après une semaine bien remplie. Un premier passage à Genève en 1982, un deuxième en juin 1984, Jean-Paul II fera encore un troisième voyage helvétique en 2004.

Son périple de 1984 est le plus long. Le souverain pontife aura visité 14 villes, rencontré le Conseil fédéral in corpore, partagé des échanges nourris avec le clergé un peu partout à travers le pays et ordonné des prêtres. Mais les liens entre ce pape charismatique et la Confédération ne sont pas toujours simples.

Il faut dire que la Suisse, avec sa démocratie directe, son pouvoir décentralisé et son refus des hiérarchies rigides, ne correspond pas au modèle du Vatican. Rome voit d’un mauvais œil cette démocratie qui remet en cause la sacro-sainte infaillibilité du Pape et se permet de discuter les positions du Vatican sur le rôle des femmes, la régulation des naissances, le célibat des prêtres ou encore le divorce.

Un véritable choc des cultures qui atteint son apogée lorsque le Pape nomme comme évêque de Coire un certain Monseigneur Haas, un pion servile aux idées rétrogrades dans la partie d’échecs engagée avec la Suisse. Malgré cela, Jean-Paul II a aussi ses groupies. Des jeunes qui vivent souvent à l’opposé des recommandations pontificales, mais qui pour rien au monde ne manqueraient une intervention de ce pape qui fut très aimé.

16 juin 2016

Histoire du Valais – 16 juin

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Jean-Paul II à Sion

Jean-Paul II à Sion

10 avril 2016

Histoire du Canada – 10 avril

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François de Laval

François de Laval

10 avril 2015

10 avril 1980 – Béatification de François de Laval

Premier évêque reconnu

François de Laval

François de Laval

Il faut tâcher d’éviter deux extrémités  en ce qui concerne la conversion des âmes : trop espérer ou trop désespérer. […] À la vue des grandes difficultés dans l’entreprise de la conversion des gens, qu’on se souvienne que la semence de la Parole de Dieu porte son fruit dans la patience. Ces paroles sages sont celles de François de Laval. Le premier évêque de Québec marquera fortement la Nouvelle-France. Il aura contribué à implanter fortement et durablement l’église catholique dans la colonie. Sa sagesse, mais aussi sa fermeté et surtout son sens missionnaire lui ont valu la reconnaissance.

Le cardinal Maurice Roy, archevêque de Québec, annonce, ce 10 avril 1980, la future béatification de François de Laval. Le pape Jean-Paul II l’élèvera au rang de bienheureux le 22 juin 1980 et enfin, le 3 avril 2014, le pape François fera du premier évêque d’Amérique du Nord un saint de l’Église catholique. Le petit garçon né le 30 avril 1623 à Montigny-sur-Avre en France dans une famille de la haute noblesse aura eu un parcours exceptionnel.

Après une formation au collège des Jésuites, il sera ordonné prêtre à 20 ans. Durant ses études, il a fréquenté des prêtres missionnaires, c’est pourquoi c’est tout naturellement qu’il accepte en 1658 la mission d’organiser l’Église en Nouvelle-France. Dès son arrivée à Québec, le 16 juin 1659, il débute sa mission avec énergie. Création du Séminaire de Québec pour la formation des prêtres, organisation des premières paroisses, conversion des Amérindiens, toute l’oeuvre de François de Laval tourne autour de deux mots: amour et patience. Il démissionnera en 1688, mais devra remplacer son successeur Mgr de Saint-Vallier, prisonnier des Anglais, dès 1700 jusqu’à sa mort le 6 mai 1708.

23 décembre 2014

23 décembre 1771 – Mort de Marguerite d’Youville

Une sainte s’éteint

Marguerite d'Youville

Marguerite d’Youville

Mes chères Sœurs, soyez constamment fidèles aux devoirs de l’état que vous avec embrassé, marchez toujours dans les voies de la régularité, de l’obéissance et de la mortification, mais surtout, faites en sorte que l’union la plus parfaite règne parmi vous. Ce 23 décembre 1771, soeur Marguerite d’Youville livre ses dernières volontés. La fondatrice des Soeurs de la Charité de Montréal est terrassée par une troisième attaque de paralysie.

Née le 15 octobre 1701 à Sainte-Anne-de-Varennes, la petite Marguerite est une nièce du célèbre explorateur Pierre de La Vérendrye. Elle a 7 ans à la mort de son père. Elle est alors confiée aux Ursulines de Québec pour son éducation. Elle reviendra auprès de sa mère à 13 ans et se mariera à 21 ans avec François d’Youville. Ce sera un mariage malheureux avec un mari buveur qui la laissera veuve quelques années plus tard avec deux fils et passablement de dettes.

Elles travaillent pour rembourser ses dettes et s’occupent en même temps des pauvres de l’Hôpital général. En 1738, elle loue une maison et s’y installe avec trois jeunes filles recueillies dans la pauvreté. C’est le début de sa grande oeuvre. Malgré les difficultés et les obstacles parfois semés par les autorités, les Soeurs de la Charité, appelées soeurs grises à cause de leur large robe grise, vont se développer. Marguerite d’Youville sera la première personne née au Canada à devenir sainte. Jean-Paul II la canonisa le 9 décembre 1990.

12 novembre 2014

12 novembre 1950 – Béatification de Marguerite Bourgeoys

Une sainte

Marguerite Bourgeoys

Marguerite Bourgeoys

J’ai encore une autre ressource, que le Bon Dieu veut bien m’accorder, qui est le secours de la très Sainte Vierge ; car, si je suis l’objet de la miséricorde de Dieu, je suis en même temps la preuve du secours de la très Sainte Vierge. La basilique Saint-Pierre de Rome résonne, ce 12 novembre 1950, des paroles de Marguerite Bourgeoys. La fondatrice de l’enseignement à Montréal est béatifiée par le pape Pie XII. 250 ans après sa mort, celle que ses contemporains voyaient comme une sainte reçoit la reconnaissance de l’Église.

Née à Troyes en France le 17 avril 1620, la jeune Marguerite ressent très rapidement une vocation religieuse. Elle entre dans une congrégation religieuse externe à 20 ans pour s’occuper des pauvres de Paris. En 1653, elle arrive à Ville-Marie pour tenir la maison du gouverneur et commencer son oeuvre d’enseignement du français. Elle fonde la Congrégation de Notre-Dame de Montréal et accueille des compagnes pour la seconder dans sa mission.

Une école, une chapelle, une communauté d’éducatrice, l’accompagnement des filles du Roy, les tâches ne manquent pas et Marguerite Bourgeoys fait de nombreux voyages pour consolider la jeune colonie. Si les saints se canonisaient comme autrefois par la voix du peuple et du clergé, on dirait demain la messe de sainte Marguerite du Canada. Le prêtre qui écrivait ces mots au lendemain de la mort de Marguerite survenue le 12 janvier 1700 était un peu impatient. Le pape Jean-Paul II canonisa Sainte Marguerite Bourgeoys le 31 octobre 1982.

16 juin 2014

Calendrier historique du Valais: 16 juin – 1984 – Visite du pape

Jean-Paul II à Sion

16 juin Jean-Paul IILe Valais n’a guère eu l’occasion d’héberger un pape. Tout au plus, a-t-on pu le saluer cinq fois au passage au cours des siècles, du VIIIe au XIIIe.L’évêque de Sion, Henri Schwéry, relève l’honneur qui échoit à la ville de Sion, ce samedi 16 juin 1984. Le pape Jean-Paul II termine sa visite en Suisse par une nuit en Valais. Le lendemain, il célèbrera une messe solennelle sur l’aéroport de la ville.

Plus de 40 000 personnes se masseront sur la piste de Châteauneuf pour accueillir le Saint-Père. Arrivé en Suisse le 11 juin, Jean-Paul II termine sa semaine de visite apostolique en terre valaisanne. Comme le rappelait, le futur cardinal Schwéry, le Valais n’a que rarement connu un tel honneur. La dernière visite date de plus de 500 ans. Le pape voyageur que fut Jean-Paul II n’oublia pas la terre qui lui fournit régulièrement des membres de sa garde rapprochée. Il termine sa visite par ces quelques mots:

Je quitte donc aujourd’hui ce pays, l’esprit et le cœur remplis de souvenirs marquants. Je pourrais évoquer vos paysages toujours si attachants, la majesté des montagnes et des glaciers, le miroitement des lacs et des paisibles rivières, la verdure des prairies et le parfum des fleurs à l’approche de l’été. Je pense plus encore aux populations rencontrées à Lugano, à Fribourg, à Flüeli, à Einsiedeln, à Lucerne, à Sion.

14 juin 2014

Calendrier historique du Valais: 14 juin – 1932 – Naissance d’un cardinal

Henri Schwery

14 juin tn_schwery7_jpgCe 14 juin 1932, Camille Schwery et Marguerite née Terroux de Saint-Léonard ont le plaisir d’annoncer la naissance de leur fils Henri. Le petit garçon qui vient au monde peu avant le début de l’été connaitra un destin marqué par le sceau de l’Église. Prêtre, évêque et enfin cardinal, l’ancien professeur de physique au collège de Sion suivra un chemin ascensionnel au sein du diocèse de Sion.

Dès 1945, il entre au petit séminaire de Sion, il obtiendra sa maturité avant d’entrer au grand séminaire pour suivre des études en théologie. Dès 1955 il entrera à l’université grégorienne de Rome. Le 7 juillet 1957, Henri Schwery est ordonné prêtre. Monseigneur Adam, évêque de Sion l’envoie alors à l’Université de Fribourg pour étudier les sciences en vue de devenir professeur au collège de Sion où il enseignera dès 1961. En 1968, il sera directeur du petit séminaire du diocèse et de 1972 à 1977, recteur du Lycée-Collège de Sion.

Le 22 juillet 1977, le pape Paul VI le nomme évêque de Sion, il sera consacré le 17 septembre 1977. Lors de la visite en Suisse du pape Jean-Paul II, Henri Schwery est président de la conférence des évêques suisses. Lors du consistoire du 28 juin 1991, le pape Jean-Paul II le crée cardinal. En 1995, il démissionne de sa charge d’évêque de Sion. Il exercera des charges à la curie romaine jusqu’en fin 2007. Auteur de différents ouvrages, le cardinal Henri Schwery a participé au conclave de 2005 qui a élu le pape Benoît XVI.

4 mai 2014

Calendrier historique du Valais: 4 mai – 1998 – Meurtre au Vatican

Cédric Tornay

4 mai vaticanJ’espère que tu me pardonneras, car ce que j’ai fait, ce sont eux qui m’ont pousser (sic). Cette année, je devais recevoir la Benemerenti et le lieutenant-colonel me l’a refuser (sic). (…). J’ai juré de donner ma vie au pape et c’est ce que je fais. Je m’excuse de vous laisser tout seul (sic), mais mon devoir m’appelle. Dit (sic) à Sarah, Melinda et papa que je vous aime. Gros bisous à la plus grande maman du monde. Ton fils qui t’aime…

Ces mots attribués au vice-caporal Cédric Tornay semblent mettre un terme à l’affaire qui a secoué la Garde suisse pontificale. Le 4 mai 1998, trois personnes sont retrouvées mortes dans les murs de la cité épiscopale : Aloïs Estermann, le chef des gardes suisses, nommé la veille, son épouse et un jeune vice-caporal de la garde.

Pourtant tout n’est pas aussi simple. L’enquête a été bâclée, les conclusions rapides, et il reste de nombreux doutes sur la lettre laissée par le jeune valaisan à sa mère. Des enquêtes parallèles ont parlé d’homosexualité ou de meurtre des services secrets soviétiques auxquels aurait appartenu Estermann.

La vérité ne sera peut-être jamais découverte, mais cet événement a fortement ébranlé l’institution créée le 22 janvier 1506 par le pape Jules II. La dernière Garde suisse encore existante a été mise en cause dans la tourmente de ces meurtres, mais très vite l’entourage du pape Jean-Paul II a écarté l’hypothèse d’une dissolution.

Les Gardes suisses, ces détachements de mercenaires suisses servaient de garde rapprochée et protocolaire dans différentes cours européennes, étaient nombreuses dès le 15e siècle.

15 juin 2013

15 juin

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Jean-Paul II (1984)

15 juin papeLe pape Jean-Paul II rencontre la conférence des évêques suisses et les représentants du clergé ce 15 juin 1984 à Einsielden. Arrivé en Suisse le 11 juin pour une visite apostolique, il quittera le pays le 17 après une semaine bien remplie. Un premier passage à Genève en 1982, un deuxième en juin 1984, Jean-Paul II fera encore un troisième voyage en 2004.

Son périple de 1984 est le plus long. Le souverain pontif aura visité 14 villes, rencontré le Conseil fédéral incorpore, partagé des échanges nourris avec le clergé un peu partout à travers le pays et ordonné des prêtres. Mais les liens entre ce pape charismatique et la Confédération ne sont pas toujours simple.

Il faut dire que la Suisse, avec sa démocratie directe, son pouvoir décentralisé et son refus des hiérarchies rigides, ne correspond pas au modèle du Vatican. Rome voit d’un mauvais œil cette démocratie qui remet en cause la sacro-sainte infaillibilité du Pape et se permet de discuter les positions du Vatican sur le rôle des femmes, le contrôle des naissances, le célibat des prêtres ou encore le divorce.

Un véritable choc des cultures qui atteint son apogée lorsque le Pape nomme comme évêque de Coire un certain Monseigneur Haas, un pion servile aux idées rétrogrades dans la partie d’échec engagée avec la Suisse. Malgré cela, Jean-Paul II a aussi ses groupies. Des jeunes qui vivent souvent à l’opposé des recommandations pontificales, mais qui pour rien au monde ne manqueraient une intervention de ce pape qui fut très aimé.

Autres 15 juin

1523,

Premier édit de Réforme à Berne

1718,

Paix de Baden qui règle la question religieuse du Toggenbourg

1771,

Naissance à Berne du pédagogue Philippe-Emmanuel de Fellenberg

1844,

Ouverture de la première gare suisse à Bâle.

 

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